AU PASTEL
PASTELIER. Moulin à pastel.
PASTICHE (peint.). De ritalien pasiiccio, pAté. Se dit d'un tableau dans lequel te peintre imite la manièreet le coloris d'un artiste en renom. On cite, pour cette imitation, Jordaens, Boullogne, Bourdon, etc. ; et Ton dit que Téniers, quoique créateur, reproduisait h s*y méprendre la touche et les formes des tableaux du Bassan.
PASTILLAGE. Imitation d'une figure, d'un fruit, etc., que Ton fait avec une pAte de sucre, dégomme adragante et d'amiaoh, et dont on garnit les surtouts de table et les assiettes montées.
PASTILLE, (conf. parf.). Du latin pasHttust dimio. de pantt, pain. Se dit de petits
J>ains de diverses foriues et composés de diférentes fsubstances odorantes, dont on fait usage pour parfumer un appartement. On appelle pastilles du sérail^ celles qui viennent de Constantiuople, dont l'odeurest très*suave et qu'on emploie è faire des bijoux. — Petits pains ronds faits avec du sucre, des aromates, des sucs de plantes, des lus de fruits, etc. On prépare, des pastilles à
l'ambre, à la cannelle, à la menthe,, au cédrat, h l'ananas, è la somme, au chocolat, etc. Les pastilles dites a la goutu^ s'obtiennent en versant goutte i . goutte, sur des feuillestde fer-blanc, la pAte chauffée légè* rement sur un feu très-aoui, et lorsqu'elle a acquis assez de fluidité. — Les pastilles au &t;0y sont des pastilles h la goutte ayant de la transparence, et que l'on fait avec du sucre entièrement liquéGé. — Les, pastilles du Levant sont des terres bolaires qu'on ap- |K)rle des lies de l'Archipt'K sous forme ne pastilles avec l'empreinte d'un cachet, etqui sont employées comme remèdes astringents et absorbants; et i*on appelle pastilles dE" piménide^ une pAtn qui tient lieu dff pain.
PATACA(monn.}.Monnaiede compte d'Amérique, qui correspond à k francs 47 cent. Au Brésil la pataca .offre plusieurs espèci-s : il y a la pataca viiille de 640 r» is ou 3 fr. 86; la pataca de 600 Ms ou 3 fr. 55; la pataca de 1768 ou 3 fr. 63; et la pâlaca de 1801 ou 3fr. 77. A AigT, on distingue la patacachica neuve, monnaie d'argent qui vaut 58 centimes; et la pataca-ehîca aoc^nne, dont la valeur est de 61 centimes.
PATACHE. Du latin pic^a, peinte, ou de l'italien patascia. Sorte de voiture publique, è deux roues, non suspendue et incommode au superlatif, qui était autrefois d'un usage très-répandu dans nos provinces, ei dont on se sert encore dans quelques-unes d'elles.
PATACHON. Conducteur de patache.
PATAGON ( moon. ). Monnaie d'argent frappée au coin du roi d'Espagne, et qui vaut à peu près 3 francs. — Monnaie d'argent de Genève, qui correspond à 5 francs 5 centimes. ^ Il y a encore dans divers pays des monnaies de ce nom dont la valeur moyenne est de 4 A*. 94 centimes.
PATAQDE. Voy. Pataca.
PATCHOULI (parfum.). Plante que l'on tire de l'Inde et que Ton croit appartenir è la famille des labiées. Son odeur forte et pénétrante la fait employer pour mettre dans les vfttements de laine, afin d'en éloigner les insectes.
PATE. Du latin posta. Farine détrempée et pétrie pour faire du pain. — On appelle métal en pâte celui qui est prêt à fondre.
PATE. ( fab de pap. ). Angl. pulp: allem. zeug. Vieux linge détrempe, pilé et broyé (ians l'eau sous consistance de bouillie, avec lequel on fait du papier.
PATE ( grav. ). Angl. poste; allem. ghis^ pâte. On appelle estsmpe de belle pdte celle dont les tailles conservent de ]a souplesse, du moelleux et de la couleur après le Cirage.
PATE ( impr.). Angl. pie; allem. mdnch. On dit qu'une forme est tombée enpâte^ lorsqu'elle s'est rompue par accident, et que les caractères tombes se sont brouillés.
PATE f peint. ^ Se dit de l'ensemble des couleurs a un tableau. Peindre dans la pdte. c*est charger sa toile en masses épaisses de couleurs et les fondre ensuite lea «nés dans les autres.
PATE (scolpt.). En termes d'atelier on dit bonne pâte pour exprimer que l'artisie a
PAf
DBrrEGHNOLOGIE.
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as4 largemeot el aisément de la matière UMMlelée.
PATE DE LA CHINE ET DU JAPON. PAte qae Ton obtient en imprégnant du papier mâché <l*eau de gomme* et en faisant t)oniliir ce mélange pour le mettre ensuite en moule. Les Chinois et les Japonais font avec cet apprêt des Yases de toutes sortes, et des plats et des assiettes qu'on recouvre d'un vernis noir. On imite parfaitement ce produit, aujourd'hui, en France*
PATE D'ITALIE. PAte de farine ou de fécule avec laquelle on fabriaue le vermi* celle, le macaroni, la lazagne, le taglioni, le millefanti, la semoule de pAte» etc., tous
Koduits qui se détrempent ensuite dans du >uillon,du lait, etc. LespAtes d'Italie les plus renommées sont celles.de Gènes, que ron prépare avec les blés de la Sardaigne; nais on en fait actuellement d'assez bonnes en France, particulièrement à PariSf Nancj, Marseille et Clermooi-Ferrand.
PATE MOULÉE. PAte qui se prépare avec du carton en papier mAcné, des râpures de bois|ou du blanc d'Espagne, etqu'on emploie pour suppléer aux ornements de seul pture sur le champ des cadres, les panneaux desappar* tementSv etc. On fixe cette pAte au moyen de colle, ou avec de légères pointes.
PÂTÉ. Se dit, en termes de eraveur, des endroits noirs qui se trouvent dans les ombres, par la confusion que l'eau forte tait sur les hachures serrées et croisées* — En ioaillerie, on appelle ainsi un assemblage de plusieurs pierres précieuses, de nature et de forme différentes, que l'on expose en vente. — Assemblage de vieux fers qu'on soude et corroie ensemble. — Ustensile de brodeur, qiii est h plusieurs cases. — Mor* ceau de bois plus ou moins plat et grand, et couvert d'une semelle de chapeau, sur le-
Ïuel le botttonnier pose le bouillon. ^ Bloc e divers petits objets que le brocanteur achète ou met en vente. — Le terrassier appelle pAié une butte que l'on doitarraser. — Un fdié de cheveux est une certaine quantité de cheveux roulés sur des bilboquets pour leur donner la frisure, et qu'on enferme dans de la pAte grossière, après qu'ils ont été brouillés et sécbés.
FATÉ {impr.).Hélange de lettres et de ca*» ractères qui a eu lieu par une ûjconstaoce quelconque.
PATELIN (cristalL). Petit creuset à queue dont on fait usage pour essayer la pureté ilu minium, dans les fabriques de crbtaL
PATÈNE (orl'èv.). Du latin palami, bit de paiere, être ouvert, ustensile sacré, fait en f orme de petite assiette, qui sert î couvrir le calice et recevoir l'hostie, et qu'on donne A baiser aux fidèles qui sont è l'onrande. L^ patène se fait en or ou en argent.
PATENOTRE. Des mots p^ier noeterp qui commencent la prière de ce nom. Nom que Ton donne au chapelet. — Dans les ponts et chaussées, on appelle patenôtres les chaînes sans fin employées dans les chapelets verticaux ; el certaines mailles de ces pateoA* Ins, égalenieui espacée^, se trouvent dis*
posées de manière à former exactement le vide du cvlindre dans lequel l'eau est éle«vée. — Cnapelet de morceaux de liège qui maintient un filet au-dessus de l'eau. -^ Se dit, en architecture, d'un ornement composé de petits grains ronds ou ovales qu'on taille aur les baguettes, dans les profils,
PATENOTRERIE. Commerce de chapelets, de croix, etc.
PATENOTEIER. Celui ^ui fabriaue et vend des chapelets, des colliers, des bracelets et autres objets analogues. Le patenô* trier fait usage de diverses sut)stances, comme le coco, Tivoire, les os, les bois
f>récieux, l'émail, le verre, le jais, le corail, 'ambre, Técaille, la nacre, etc. Il perce et tourne celles de ces substances qui sont d'une exécution facile ; se procure chez les émailleurs et les souffleurs de verre les grains d*émail et de verre ; puis chez d'au* très artisans oui s'oci^upent spécialement de ces parties, les grains de jais, de corail, d amnre, de nacre, etc., qui lui sont oéces* saires. 11 emploie, pour tourner et percer ceux des grains qu'il fabrique lui-même, des outils qui ressemblent aux tours k filer le coton ou la laine à la main, pour percer, une grande roue ou tambour, roue par une manivelle qu'on fait tourner k la main, met en mouvement une poulie engagée entre deux poupées. L'axe de ceitu poulie se ter* raine d'un côté, en dehors, par une sorte de foret, devant la pointe duquel on présente la pièce à percer. L'outil k tourner a la même construction, et la seule différence consiste dans l'extrémité de l'axe saillant, qui est légèrement conique. C'est sur cette partie qu'on enfile les pièces percées, et qu'on arrondit avec des instruments tranchants qu'on tient d'une seule main, tandis que de 1 autre on tourne la manivelle.
PATEE. Coller des cuirs ensemble avec une sorte de colle qu'on appelle pâte
PATÈRE. Du latin fiolero^ fait de paiere^ être ouvert. Ornement de cuivre doré, avant la forme d'une patère antique, que t on visse è l'extrémité du croissant de fer qui tient écarté et drapé le rideau d'un lit ou d'une fenêtre. — Ornement d'architecture, de forme cirtulaire, qui imite, ta patère antique, et se place dans les métopes de la frise dorique.
PATEUX (lapid.). Angl. mUky; allem.
'jùolkig. Se dit d un diamant ou d'une agate qnî offre quelque chose de trouble et de louche.
PATEUX (peint.). On appelle iauekes pdieuses celles qui sont abondantes en coaleura« Se dit aosaî des chairs peintes \argement el moelleosement.
PATIÈRE ou PATTIÈRE (fabr. de pap.).
Angl. rmgiorter: allem. lunipenouêleserin^ Femme qui trie et déblaye les chiffons k papier.
PATIN. Du grec «nlv, fouler aux pieds.
Sorte de soolier que les femmes portaient atiirefois pour se grandir et dont la semelle était très-épaisse. — Chaussure d'hiver formée d'nne ibrte semelle en bois, recouverte
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ffan chausson en laine doué en entier snr la semelle* et quelquefois seulement jusqu'au milieu, k partir de la pointe, afin de Msser au pied la fiicilité de plier, en évitant le frottement (continue) «lu talon contre es parois de la chaussure. On appelle painorisé^ celui dont la semelle est brisée /ers son centre, et dont les deux parties se trouvent réunies par une charnière en cui*vre maintenue en dessus par un ressort d*acier, et en dessous par une pièce de cutr flexible. — Chaussure supportée par un cercle de fer et par deux montants que Ton attache k la semelle des souliers, afin d'éviter rhumidité des rues. — Chaussure garnie de fer par-dessous et dont on fait usage ponr glisser sur la glace. Elle est formée d*nne semelle de bois au milieu de laquelle est flxée, dans toute sa longueur, une lame d'acier placée de champ, recourbée è la pointe et droite au talon. Cette chaussure se fixe •oas chaque pied, k l'aide de courroies et de boucles. Les peuples du Nord, comme les Norwégtens, les Suédois, les Russes et les Hollandais, se servent de ces j^ixns pour voyager sur la glace. On fait aussi des patins <le*ce genre, destinés k exécuter dans les appartements et sur les promenades, les évolutions que les patineurs font sur la glace. Ces (latins sont construits comme les autres; mais au lieu de lame d'acier, ils sont munis de trois roulettes en bronze. — Les eharpentiers nomment patin une pièce de bois qu'on pose de niveau sous la dnarpente d'un escalier pour la porter, el cette pièce repose elle-même sur une assise de pierres.
— En architecture hydrauliaue, les patins sdiil des pièces de bois que I on couche sur lies pieux dans les fondations où le terrain n'est pas soMe, et sur lesquelles on assure des plates-formes pour bâtir dans l'eau. — Ldferà paiin du maréchal, est celui qu'on met aux pieds du chevdU dans certains cas» pour l'obliger k s'appuyer sur le pied opposé. — Gros tendon qu'on enlève de la partie
BDstérieore des quatre jambes du bœuf. — om donné, dans les forges anglaises, aux sii|>ports des cisailles employées pour cou-
Iier le fer et la tôle. — Se dit, en termes de >rasseor, de petits morceaux de bois, de 5 centimètres de long et de la largeur du faux fond de la cuve-matière, qui servent k soutenir ce faux fond distant du fond de leur éijaisseur.
PATIN (impr.). Morceau de bois qui sertk assembler le bas des jumelles d'une presse.
— Pièce de bois dans laquelle s'assemblent les traverses du berceau.
PATINE. Latin, angl. et allem. ptUina.
Nom que donnent les antiauaires et les numismates k la -belle couleur vert-de-gris noirâtre que prennent quelquefois le cuivre et le bronze ancien. On imite cette teinte, sur les statues de bronze moderne, au moyen d'un vernis particulier.
PATINER. Glisser sur la glace avec des |tatins.
PATINER (chem. de fer). Se dit d'une locomotive dont ïe$ roues tournent sur les
rails sans avancer, faute d'adhérence suiB* santé. Cet effet se présente lorsque le poids remorqué par la machine est trop considé-^ table.
PATINERIE. Fabrication et commerce des patins.
PATINKR. Ouvrier qui fait des patins.
PATIRA (taill.). Petit tapisjde lisière sur lequel les tailleurs font porter les bontonoières de l'habit qu'ils repassent, afin qu'elles ne soient point aplaties par Taction du carreau.
PATIS (écon. rur.). Sorte de lande ou de friche, dans laquelle on met paître les bestiaux.
PATISSOIE (manuf.). Belle étoffe de soi» de la Chine, façonnée en gros de Tours.
PATISSOIRE. Table avec rebord, sur lar quelle on pâtisse.
PATOLLES (manuf.). Etoffe de soie qu& ' l'on fabrique aux environs de Surate.
PATON. Morceau de pflte que le boulanger agite avec force en pétrissant. — Morceau de cuir mis entre le dessus et la doublure d'un soulier, afin de le tenir plus ferme. — Rouleau de terre qui, mis sur d'au-* très, forme le creuset du verrier.
PATON (céram.). Angl. elod; allem. erdklumpen. Motte de terre, ordinairement plus petite que les ballons, oui sert k faire une oreille, ou le manche d une poterie.
PATON (fabr. de pap.). Sorte de bouton ou de grosseur qui se rencontre dans le papier.
PATOUILLET ou PATODILLB (.métallurg.). Appareil employé pour débarrasser les minerais de leurs parties terreuses. Il so compose d'une bAche demi-cylindrique en fonte, placée horizontalement; d'un arbre en bois armé de bras en fer qui tourne au centre de la bkche k l'aide d*un moteur quelconque; puis dans le cylindre se trouvent trois excavations, Tune supérieure pour l'introduction de l'eau courante, Ifr seconde placée plus bas pour évacuer les eaux salies, et la troisièdre se trouvant au fond pour recevoir le minerai lavé. Quelquefois le patouiliet est remplacé par une auge en bois dans laquelle le lavage se fait k bras^ ou par un cylindre k claire-voie plongeant dans une cuve pleine d'eau, et pouvant tourner autour d'un axe légèrement incliné.
PATOUILLËUR (métallurg.). Ouvrier qm sépare le minerai de la terre.
PATRAQUE (horlog.). Se dit, en termes d'atelier, d'une montre mal faite, usée» el de peu de valeur.
PATRAT (monn.). Monnaie arabe.
PATREMENTS (comm.). Les négociants francs de ConsCantinof»le désignent sous ce nom les peaux de bœuf que Ton se procure en hiver.
PATRON. Du latin patronus. Modèle sur lequel travaillent certains artistes et artisans, comme les brodeur^, les tapissiers, les tailleurs, les couturières, les lingères, etc. Ces patrons, en papier ou en |>arclie*min, représentent les diverses parties de l'ouvrage k exécuter, et servent k tailler l'é-
PAT
DE TECHNOLOGIE
PAV
tolTe dont ces ournrges doifenl être faits. -^— Le luthier donne ce nom è certaines piè* ces de bots qui ont la forme des ioslrumenls cfai doiTent être fabriqués, tels que violons, basses» guitares, etc. — Dans les manufactares, le patron est le dessin rehaussé de eoulesrs qui sert è monter le métier et à représenter sur l*étoffe les figures dont on Tout renricbir.
PATRONAGE. Sorte de peinture faite avec des patrons découpés.
PATRONNKR (cart.). Enduire les caries de couleur, en faisant usage d*ua patron qui est éTÎdé aux endroits ou la couleur doit paraître.
PATRONNET. Terme populaire qui désigne un garçon ^^tissîer.
PATROUILLK. Espèce d'écouTillon dont Je boulanger lait usage pour nettoyer le Ibor. — Linge mouillé placé sur un bâton, pour rafraîchir un moule.
PATTE. Du bas latin stetot plate. Instrument qui sert i régler du papier de musi- 2ue, en traçant à la fois les cinq lignes qui irmetit une portée. — Ourerture inférieure «les instruments è Tent. — Petite bande d'étoffe attachée par Tun de ses bouts k quelque partie d'un Têtement. — Bande d'é- Icille de couleur tranchante qui fait partie du parement d'un habit d*uniforme. — Languette qui garnit' la couverture d*un portefeuille et sert è le fermer. — Partie inférieure d*une cloche qui Ta en s'amincissaut. — Le gros bout plat d'un nain de sucre. — Che- Tille de bois dont le Doucher fait usage pour accrocher la viande. — Espèce de clou dont la tête est aplatie en forme d'ovale et percée de plusieurs trous pour l'attacher contre une planche, etc. — Morceau de bois percé, dans les trous duquel doivent être passés les loquets du vergetier avec de la poix fondue. — Le bout d'une raie de roue qui entre dans le moyeu.
PAITE (serrur.). Angl. eramp; allem.
klammer. Morceau de fer pointu d'un bout et plat de l'autre, dont le bout pointu se fiche dans du bois ou se scelle dans du plAtre; et dont l'autre bout sert è fixer un lambris, un chambranle de porte, un chftssis de croisée, etc.
PATTE-DE-LION (charp.). EliTajure formée par l'assemblage des demi-tirants qui tiennent les chevets d'une Tieille église.
PATTB-DE-LION (eaux et for.}. Se dit de plusieurs allées qui, dans un bots, aboutissent à un même centre comme les rayons du cercle
PATTB-DE-LODP ou LISSOIR (fabr. de psp.). Angl. êUekêtone; dlhak. glëttstein. Instrument propre à adoucir le papier raboteux et dont le grain est trop gros.
PATTE-D'OIE (charp.). Assemblage de
tnèces de charpente, présentant en plan la crme triangulaire.
PATTE- D'OIE ( ponts-et^^h. ). Endroit d'un iiavé où deux ruisseaux viennent se réunir en un seul.
PATTER. Régler du papier de musique avec une ^latte.
PATTES DB COQ. Voy. Csivara orruar.
PAl TIÈRE. Yoy. pATiàas.
PATY (ogron.). Nom que l'on aoniie,dans les environs de Metz, aux pierres enlevées des vignes et déposées en tas à leurs extré* mités.
PAO (métrolog.)- Mesure de longueur en usage dans le royaume de Loango. Ellecor^ respond ^ t4S, 66 et 77 centimètres.
PADFORCEAU. Piquet solidement enfoncé dans la terre et auquel on attache un Blet pour prendre des pluviers.
PAUL (mon'i.). Monnaie d'argent de TEtal romain, qui correspond à 52 centimes. --Le paul de loscane vaut 56 centimes.
PAUME (métrolog.). Du latin palma. Mesure formée par la hauteur du poing fermé, et qui est d'environ 8 centimètres : on dit plus communément palme.
PAUMÉE (agricult.). Manière de mesurer la tige du lin et du cnanvre avec la paume de la main.
PAUMELLE. Machine où l'on met un oiseau vivant pour appeler. — Outil de bois dont le corroyeur garnit la paume de sa main pour rendre les cuirs plus maniables. Le maroquinier se sert également de f)aumelles de bois et de liège pour faire sortir et relever le grain des |>eaux de maroquins noirs. — Bout de lisière de drap dont le eordier entoure le hl de caret è mesure qu'il fa formé, et qui empêche que sa main ne soit coupée par ce fil. — Espèce de penture de porte qui s'attache sur le bois et qui tourne sur un gond.
PAUMIER-RAQUBTIER. Artisan qui fait des raauettes de paume.
PAUMILLE. Machine sur laquelle on place une UMXiuette destinée à faire tomber les oiseaux cians le piège.
PAUMILLON (agricult.). Partie de la charrue gui tient l'épars où sont attachés les bœufs ou les chevaux qui tirent la charrue.
PAUNCHËA (monn.). Monnaie qui a cours dans les possessions britanniques de Tlnde, et qui Tant 12 fr. %k centimes.
PAUPOI^E (verrer.). Plaque de fonte placée dans les ateliers et sur laquelle on aplatit le cul des bouteilles.
PAUSE. Du grec itaOscç, fait de naûo), faire cesser. Se dit de l'endroit où, dans les cloches, le battant frnppe. — Temps nécessaire ))Our battre l'or et le réduire à un certain degré.
PAUTKAS (manuf.). Toile de coton des Indes.
PAVAGE. Du latin pwoimtiUum. Le pavage des rues se ftit communément, ainsi que celui des grandes routes, en pavés de grès; mais on fait aussi des pavages en pierre calcaire, en basalte, en lave, en meulière, en larges dalles, en briques et en galets. De nos jours on a fait des essais de [lavage en bitume mélangé de gros gravier et même de caoutchouc; de pavage en bois, qui a l'avantage d'éviter le bruit des voitures; puis enfin du pavage de macadam ou macadamlsage. (l'oy. ce mot.) On attribue l'invention du pavage des rues aux Carthaginois. La
PAT
mCTMINBUlU
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▼ilto de Rome m fat paTée qae 188 ans rezpuldon de ses rois, c'esl-è-dire sous le consolai d*Appias Claodias, fan 321 avant Jésus-Christ. Gordooe fut la première ville moderne dans laquelle on fit emploi d'on
rvéYégalier, vers 850; et Paris ne parviol ce progrès que sous Philippe-Auguste, en 1185. Sous Louis XIII, la moitié de la capi-> cale était encore sans pavés. L*£tat entre* tient les grandes routes. Les autres chemins Je soni coniointement par les communes H les propriétaires ; et la proportion dans laquelle les unes et les autres v doivent contribuer est fixée par une loi du 7 juin 18U. La charge est par moitié.
PA VAILLE. Nom que portait autrefois une grosse toile dont on faisait des tentes.
PAYE. Du latin pavimenlum. Les pavés de gris qui sont le plus souvent emplovés sont des cubes de 90 à 25 ceniimètres, qo on pose en général) sans aucune liaison, sur un terrain nivelé et recouvert de sable, en remplissant leurs interstices de la même matière. On iait usage, pour les mettre en pla* ce, d*un marteau très-lourd qui présente à Fun de ses hoiiis une houe large et allongée, et à Tautre une tète; puis, pour égaliser la superficie, on laisse tomber dessus une bie ou demoiselle, sorte de pilon à deux anses en bois garni de fer et pesant 30 kilo-
frammes. On appelle pavé» bruis, ceux que on emploie tels qu'ils sortent de la carrière; paoet ssmUUs, ceux dont on a 6té les plus fortes aspérités; pâmés piqués, ceux qui sont tout à fait taillés et dressés; et pavés d'échantillon, les grès cubiques qui ont 21 centimètres de cAté, et qu*on débite en deux. On nomme bordures ou boutisses, les pavés plus longs que larges, c*est-è-dire ayant 35 centimètres sur 23, qui servent è border les chaussées des roules; caniveaux, ceux qui sont creusés pour le passage des ruisseaux; ti pavés en reekerche, ceux qui sont fendus et pourris et qu*il faut enlever pour les remplacer.
PAVEMENT. Du latin pavimenlum. Action de paver.
PAVER. Du latin pavire, frapper. Couvrir le sol d'une roule, d une rue, etc.* avec du grès, de la pierre, des caUloux, etc., afin de lui donner de la solidité et de la résistance au passade des voitures.
PAVER (arcbit.U On appelle paver à bain de mortier Taction d'enfoncer les pavés dans une épaisse couche de mortier, de chaux et de sable, ou de chaux e( de ciment, afin d'asseoir et de maçonner ces pavés, comme cela a lieu dans les cours, les écuries, les cuisines, les terrasses, les aqueducs, les cloaques, etc.
PAVEUR. Celui qui pave.
PAVIE (manuf.). Se disait autrefois d'une espèce de linge ouvré qu'on fabriquait en f landre et daus la basse Normandie, PAVILLON. Du latin papilione, ablat. de apilio, tente. Tourd*étoffe dont on couvre e tabernacle dans quelques églises, ou que Ton place sur le saint ciboire. — Tour de lit plissé par en haut et suspendu au ulancber.
ou bien attaché It un petit mfti veis le chenet. -- Bttrémité évasée d'une trompette, d*un cor, d'une clarinette et autres instruments à vent analogues. — Planche qui cache toutes les planchettes d'une jalousie» lorsque celle-ci est relevée. — Facette qui termine la culasse du diamant taillé en brillant. -— Partie évasée d'un entonnoir.
PAVILLON (archit.). Corps de bâtiment presque toujours de forme carrée, qmprend son nom de la ressemblance qu'il prfeente avec les pavillons ou tentes qu'on employait autrefois à l'armée. Le pavillon est ordinairement couvert d'un seul comble, à deux égoûts, ou en dôme, ou à l'impériale. — Se dit aussi d'une partie de construction uni accompagne le oAtiment principal. — On appelle pavillon double, celui dans lequel deux appartements se trouvent adossés. — Enfin, on nomme aussi mmllon, les extrémités angulaires d'un bâtiment, soil sur la rue, soit sur un jardin. .
PAVILLON CHINOIS (inst. de musJ. Instrument de musique militaire, formé d'un petit cône de métal garni de clochettes, et atuché à Textrémilé d'une hampe qu'on agite pour accompagner la grosse caisse. On frappe sur les tem|)s forts de la mesure. On dit aussi bonnet chinois.
PAVOLO (monn.). Monnaie des EUts romains qui équivaut à 50 centimes. Il y a aussi des demî-pavolo.
PAYA (comm.). Soie blanche d'Alep. — Espèce de coton filé.
PAYELLE. Grande chaudière dont on fait usage pour raffiner le sel. — On désigne aussi par ce nom, dans quelques localités, un poêlon de cuivre.
PAYEN (céram.^. Traverse de la roue i potier, sur laquelle I ouvrier appuie sesi pieds.
PEAU. Ou latin pellis. L'art de préparer Jes peaux et de leur enlever le poil, fui inventé en Chine, à ce qu'on rapporte, par le roi Chanç, vers l'an 1766 avant Jésus-Christ Le travail et le commerce des peaux est l'objet de plusieurs industries, comme celles du pelletier, du tanneur, du corroyeur, de rhoogroyeur, du mégissier, du peaussier, du gantier, etc. {Yoy. ces mots.) Il est des
fléaux exclusivement employées è cause de eur fourrure, telles que celles de martre» d'hermine, de petit-gris, de renard, rie loup, etc.; d'aulres, après avoir subi le tannage et te corroyage, constituent les cuirs, et de ce nombre sont les peauï de bceaf, de vache, de veau, de buffle et de bison; les 'peaux d'agneau, de chevreau, de daim, de chamois, soirt passées en mé^ on cbamoîsées, pour servir k la fabrication des gaûts, des culottes de peau, etc.; et tes peaux de brebis, dé moutoù, de bélier, de veau, d'âne et de mulet sont employées dans la fabrication du maroquin, du parchemin et du chagrin, ou bien pour la reliure, la ghîiiefie,etc. — Chex le tanneur, on appelle peau de bon apprêt, cette qui est facile à préparer, ei uàt ehùponner une p€au, on entéùd fendra la tète depuis les yeux jusqu'à la t>ouche, el couoer les oreilles. — Chex le méRissier,
PEt
DÉ TECHNOLOGIE
PEI
on QOinme peaux ftaiehei^ les maroqains* façon de Bari[>arie , qui se fabriquent à Rouen ; et jfeaux f^irietf celles qui n*ont point encore reça de préparation, et sont telles qu'on les a lerées de dessus le corps de t*anifflal.
PEAU DE CHIEN DE MER. Morceau de peau du poisson de oe nom, qui* est de la famille des squalesi Cette peau est si dore» que les menuisiers et d'autres artisans remploient pour polir leurs ourrages.
PBAU-DB-CHIRNNER. Se dit, en termes d*atelier, de Vaction de polir un ouvrage à Vaide de la peau de chien de mer.
PATISSERIE. Art de travailler les peaux. — Commerce des peaux.
PEAUSSIER. Artisan qui prépare les peaux. Il reçoit ceiles-ei du mégtssier ou du cbamoiseur, pour les mettre en couieufi |Soil de chair, soit de fleur, et les approprier iè diverses industries, dont les ouvriers vien* nent s'approvisionner chea lui. C*est dono le peaussier qui prépare et teint ces peaux Aminées dont iait usage le gantier. Il passe d*abord ces peaux sur le paKuon pour les adoucir, en ouvrir les pores et les disposer k recevoir la teinture qu*îl leur donne immé* diatement; puis, après cette opération, il les soumet è deux autres façons, au moven de la harre et du pesion, La harre Ibrme la moitié d*un grand anneau de fer fiché dans la muraille, et elle sertè adoucir les peaux, à peu près comme le pâtisson; le pesson est un morceau de fer de la forme d'un fer h cheval, gui est monté sur un morceau de bois de 812 millimètres de haut, et dont Tu^ sage est d'ouvrir la peau et de lui donner
Iilus d*élendue. Ces deux façons achevées, e peaussier étend les peaux sur des cordes pour les faire sécher; il les délire, et les attache ensuite sur une espèce de herse^ afin de les assujettir pour recevoir la dernière laçon, laquelle consiste à les adoucir et k en coucher le duvet d*un même c6té. Cette opération s'accomplit parle moven de la luneUe^ et réclame beaucoup de précautions et d*ex« iiérif^nce
PÊCHÊ-PIERRE (inst. de chir.). Instrument garni d'un |>etit filet pour pécher la pierre dans la vessie.
PECTATB (chim.). Genre de sels formés
r la combinaison de Tacide pectique avec es bases. Ces sels sont gélatiniformes, se dessèchent comme une gomme, et sont en général peu solubles.
PECTINE (chim.). Du grec «nxt{{, gelée artificielle. Principe immédiat ajant quelque analogie avec la gomme, et qui existe dans tes fratU, On risole, sous forme d'une masse iranaparen te ei gélati neuse, en faisan t bou 1 1 1 ir du jus de pommes, pendant quelque temps,) alio de coaguler la matière azotée qui $*y trouve; puis en filtrant et ajoutant de Tesprit-de-vin, qui précipite alors la pectine. Cette sntMrtÎBnce diminue beaucoup de volume par la dessication, et se réduit en fragments translucides qui sont durs et cassants eumme la gomme arabique. Dans cet état, la pectine n'a aucune saveur : elle est très-peu
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soluble dans l'eau froide, mais elle s'jr gonfle et lui communique une consistance mucila-^ gineuse. Les alcalis la convertissent en acide pectique, autre matière gélatineuse. La peo» tine, qu'on nomme aussi gelée^ végétale^ et nui constitue essentiellement les gelées de rruits qu'on prépare dans l'économie dômes* tique, fut obtenue pour la première fbis à l'état de pureté, en 1831, par M. Braconnot; et depuis lors elle a été de la part de H. Frémy l'oMet d'une étude particulière.
PECTIQUE (AciDB). Du grec ir^mx^, rai.
iroxrcV, gelée artificielle. Acide provenant de diverses substances végétales et que Ton rencontre particulièrement dans les navets, les carottes, les betteraves, les tiges et les feuilles des plantes herbacées, et les couches corticales de tous les arbres.
PÉDALE. Du latin peda/û, rad. pei, ptéHsi pied. Se dit, en mécanique, de toute partie d'une machine qu'on fait jouer avec le pied. *— Gros tuyau d'orffue qui donne nn son ffrave ft l'octave inierieure, et qu'on fait jouer avec le pied. — Se dit aussi du son le plus grave d'un serpent, d'un basson, d'tm opbicléide, d'un trombone, etc. — On appelle ttavierde pédales une rangée de touches que l'organiste abaisse avec les pieds pour fliire parler le jeu entier des pédales. — Pédale$ de Aarpe, les touches de ler qui sont placées au bas du corps de la harpe et qu'on abaisse avec le pied. — Pédales de ptano, les touches de bois établies sous l'instrument, et que le pied fait mouvoir pour modifier la force du son.
PÉDALE. Angl. treûéUe: allem.lHir. Morceau de bois plat à Tune des extrémités dnquel est attachée une oorde qui correspond è un ressort, et que Ton fait mouvoir avec le pied pour communiquer la rotation à un tour, è une meule, etc.
PÉDOMËTRB; Vay. Goiivtb-fas.
PÉDONNB (manuf.). Boulon en bots eu en ivoire attaché au bout do fer rond du velours frisé, et qui, dans le velours coupé, se met alternativement au bout de chaque pointe de laiton.
PÉDOTROPHIE (agron.). Du grec frélov, sol, et 'cpi^pu), je nourris. Théorie des en-^ grais.
PÉDOlltOPHIQDE. Qui concerne la pédotrophie.
PÈGLE. Espèce de goudron.
PEGMATITB. Du grec ic^TH^i concrétion.
Roche granitique composée d'orthose lamel* laireetde quartz, et dans laquelle se tibuveni fréquemment associés du mica, de la tourmaline, des grenats, des topazes, des cymo- Shanes, etc. On rencontre cette roche en Ions, en veines, en amas, en petites masses, dans les granités, gneiss, les micaschistes, etc.; et c'est avec elle que se montre aussi le kaolin, la plus précieuse des deux terres avec lesquelles on Xiliriqiie la porcelaine.
PEHvNAGB (manuf.). Angl. keeklimf:
allem. hechtin. Opération qu*on flin subir aux substances filamenteuses après qu*en en a Até les;c»rr#t ou fils droits et raidea. %t
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ÛIGTIONNAIKE
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qai a pour objet de débarrasser ces snbstances des filamenls grossiers, des petits boucbons et des impuretés qui s'y trouvent engagés.
PEIGNE. Du latin peeUn. instrument de buis, de corne, d'écaillé, d'ivoire, etc., taillé d'un ou des deux côtés en forme de dents, et qui sert è démêler les cheveux et i net* toyer la tète. Il est aussi des peisnes qui sont un ornement de tête ; leur forme est courbe avec de longues dents, et les femmes eu font usage pour retrousser et retenir leurs cheveux. Les peignes sont fabriqués par les tabletiers; et, autrefois, les taoUtien-pei-gnier$ formaient è Paris une communauté d'arts et métiers qui comptait plus de deux cents maîtres.
PEIGNE. Instrumenta plusieurs pointes
3ui sert k l'épinglier pour piquer les papiers ans lesquels on place les épingles quand elles sont achevées. — Outil oenté pro{>re k former des vis sur le tour en Tair : celui qui fait les vis intérieures s'appelle peigne md/e, et celui qui les îait extérieurement peigne femelle, — Tringle de bois armée de dents, avec laquelle le marbreur agile ses couleurs sur l'eau gommée. — Extrémité des douves d'un tonneau.— Outil que le savonnier emploie pour tracer les pains de savon. — Instrument avec lequel le boulanger trace des figures sur le biscuit de mer. — On nomme If non d peigne le tenon de rap()ort que le menuisiercote dans les traverses, soit droites, soit cintrées.
PEIGNE (manuf.). Angl. reed ;allem. blatt. Instrument formé de pointes de fer très-acérées, Qxées sur une planche de lK)is reclan* !;ulaire, et qui sert pour apprêter la laine, e chanvre et le lin. — Espèce de châssis long et étroit, divisé en un grand nombre d'ouvertures linéaires, par oii les tisserands font passer les fils qui composent la chaîne. Le peigne des fabriques reçoit aussi «es noms de roê^ de rot^ de ro/e/el, etc.
PEIGNÉ (manuf.). Genre d'étoffe de laine peignée quon fabrique particulièrement à Reims.
PEIGNÉE (manuf.). Se dit de la quantité de laine ou de chanvreque l'ouvrier met sur son peisne.
PEIGNER. Du latin pectere^ ou du çrec irfCxiiv, même signilication. Apprêter la laine, le lin ou le chanvre avec des peignes à dents de fer. — On emploie aussi ce mot, dans les ateliers de fleuristes, pour désigner Taction d'arranser les différentes parties d*une fleur, afin de Ta rafraîchir.
PEIGNEKAN. Nom que Ton donne, dans quelques localités, è Touvrier qui fabrique les tHrignes |H>ur la laine.