‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 93 sur 248 · PEIGNES EN CAOUTCHOUC VULCANISÉ · texte numérisé non relu

PEIGNES EN CAOUTCHOUC VULCANISÉ

M. Emile With décrit comme suit cette intéressante fabrication qui se pratique à l'usine deBeaumont : « On commence par jeter les morcecux de caoutchouc, préalablement lavés k l'eau chaude, puis séchés, entre les cylindresdunkminoir.Cescylindressont creux et chauffés par la vapeur. Les merceaux s'écrasent, s*éc|iauireut, et, au fur et k mesure

qu'ils toflibent, Pouvrier les ramasse et les remet immédiatement entre les cylindres « afin qu^ils soient écrasés de nouveau; ils ne tardent pas k s'agglomérer par l'effet de la chaleur, et k ne plus former qu'une pâte ou plaque grossière qu'on saupoudre de fleur de soufre, ainsi que la surface des cylindres. Le soufre pénètre dans les molécules du caoutchouc, qui change de couleur, et de noir devient sris. Ce laminage a lieu plusieurs fois, et a chaque tour on serre les cylindres. Les feuilles on plaques servent h plusieurs usages; mais, quand elles sont destinées aux peignes, on aj^'ute h fa fl^ur de soufre de ta magnésie en poudre. Le caoutchouc devient alors très-dur et imite la corne de buffle. Ces plaques ainsi préparées doivent être vulcanisées, c'est-à-dire sou* mises h l'action du feu, ou plutôt de la chaleur; on les place dans une chaudière, et on y introduit de la vapeur h haute pression. Si la chaleur est trop faible, on ne les vulca* nise pas ; si elle est trop forte, on les brûle. Le véritable degré de chaleur est encore un secret de fabrication que les ouvriers eux* mêmes ne connaissent pas, car on pose exprès sur les chaudières des thermomètres inexacts dont le point zéro ne correspond pas à celui des thermomètres sradués correctement. Il n'y a que le maître qui con« naisse la graduation réelle. La température est, à ce qu'on croit, entre 125 et l&O degrés, et varient suivant la nature de l'olyet qu'on veut fabriquer. Les plaques pré^rées sont ensuite découpées pour les peignes, qu'on travaille comme la rorue.»

PEIGNKUR ou DÉCHARGEUR (manuf.).

Angl. doffer: allem. abnehmer. Celui qui

t teigne la laine. Les maîtres cardeurs da ^aris étaient appelés autrefois peigneun de laine.

PËlGNEUSE (manuf.). Angl. eombing-nu^^ ehin.; allem. wollkâmmaêch. Machine qui sert h peigner la laine et qui remplace le travail de main d'homme.

PEIGNIER» Celui qui fabrique les peignes, et celui qui en fait le commerce.

PEIGNOIR. Sorte de manteau de toile qu'on se met suc les épaules pour faire sa toilette, ou dont on se couvre dans le bain. — On donnait aussi ce nom, autrefois, à une espèce de trousse dans laquelle les perruquiers renfermaient leurs peignes.

PEIGNON. Angl. toia; allem. heckelwerg^ Quantité de chanvre peigné que Touvrier fixe à sa ceinture, pour tiler une corde. — Filaments courts, ou restes de la laine pei-

PEILLES (fabr. de pap.). Angl. ro^a ; a.lein. lumpen. Se dit des chiflbnS qui servent à fabriquer le papier.

PEINCHEBEC ou PINCHEBER (métallurg.). Angl. et allem. pinchbeck. Alliage de zinc et de cuivre.

PEINTRE. Du latin picior^ lait de pingtre^ peindre. On classecommunément les peinti es . en écoUê^ei voici les sujets les plus célèbies que l'on rencontre dans chacune d'elles.

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DE TECHNOLOGIE

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EcoU alUmande : Albert Durer, Holbein»

Kucller et Meii^s.

EcoU anglaiie : Hogart, Wright, iiejnolds, Gainsboroagb, Wilkie, Lawrence et Opîe.

Ecou êêpagnole : Mûfillo, Velasquez et Zurbaran.

EeoU ûammkdâ : Rabens, Téaiera, Jordaêns et Van Djck.

Eeoh firatêçaise : Claude Lorrain, Poussin, Le Brun, Lesaeur, Mtgnard, Vemet, Vieo, €irodel, llor^ao^ DaTÎa, Gros et Gérard.

EeoUhoUaméaist * Rembrandt, Gérard Dow, Mieris, Ostade, Poleiuberg, Berghem, Wouvermans.

EcoU italienne : Michel-Ange, Raphaël,

Titien, Corrége, les trois Carrache, Carie

Dorci, Guide, Del Sarto, Parmesan, Salvator

Rose, Cara^aggio, Paul Véronè&e et Guer-

, cino.

PEINTRBAD. Se dit, en termes d*atelier, d'un mauvais peintre.

PEINTRESSE. Se dit, par ironie, d'une femme qui barbouille de la toile, comme on ditemoetiaei de la grande majorité des Ames en peine ou bas-bleus du xix* siècle*

PEtNTURAGE. Enduire de couleur certains objets, comme un mur, du bois, du fer, etc. ~ Se dit aussi d'une mauvaise peinture.

PEINTURE. Du laiin pictura, formé de fingere, peindre. L'origine de la peinture est tout à fait inconnue, et l'on ne peut regarder que comme des fables tout ce que les anciens ont raconté sur la découverte de cet art. Ce qui demeure incontestable, c'est que Tusage de celui-ci remonte aux temps les plus reailés, puisque l'on en trouve des tra« ces sur les monuments qui datent des presiiers âges, soit dans les pagodes de l'Inde et de la Chine, soit dans les téoccellis des Mexicains, soit dans les constructions troglodytiquesdel'Abyssiniefde l'Egypte, ctc ; enfin, il est des peintures sur les monuments répandus sur les rives du Nil, qui datent d*aa delà de vingt siècles avant I ère chrétienne. Les peintures à l'encaustique, à la fresque et les mosaïques, furent les premières dont il fut lait usage. Celle à l'encaustiqoB consistait en une composition de cire que Ton fixait à l'aide du leu. Les artistes qui obtinrent le plus de réputation dans ce Seore de peinture furent Polygnote de Thasus, Panenus Briétès et Pausias de Sicyone. Celui-ci excellait è peindre les fleurs, et il rendit célèbre la belle Glycère, bouquetière 4j*Aibènes, qu'il repré>ienta dans un tableau Aoquel les Athéniens donnèrent le nom de la fMêtuse ou fÊMrchande de couronnée. Ce méme Pausias mit en vogue la peinture des lambris et des voûtes des palais. Après lui wiiH une femme qui acquit aussi beaucoup de renommée dans la peinture en miniature e& toujours h l'encaustique, ce fut Laia, qui r^s^ fuie et que Ton appela pour cela la i€rç€ porpéiuelle. La Grèce compta parmi 'S peintres illustres, Zeuxis, Parrhasius, j^lle, Asbiépiodore, Protogène, Pamphile, , imaDtfae, etc. ; mais les Romains produisi- '

rent peu de véritables ariuttes, et les noms de Fabius Pictor, de Turpilius, de Q. Pe« lius, etc. ne sont guère connus que des archéologues. Après la chute de l'empire d'Oceident, la peinture, conservée au sein des catacombes par les premiers chrétiens, se releva è Byzance sous la protection des empereurs d Orient, et c'est alors qu'elle prit son caractère essentiellement religieuXp Avant que la peinturée l'huile fût employée, les tableaux de chevalet se faisaient i I eau d'œuf^ et la fresque était la peinture monumentale.

La peinture monochrome ou è une seule couleur fut inventée, dit-on, par Cléophante de Corinthe, vers l'an 840 avant Jésu^^-Christ; celle sur émail était connue des To>cans, dès l'an 620 avant l'ère chrétienne; la peinture à Veneauelique fut inventée par Pausias de Sicyone, vers l'an 333 avant la venue du Rédempteur ; celle sur toile fit son apiiarition au r' siècle de notre ère; les llaiiens commencèrent à faire usage de la détrempe^ de la fresque et de la moêalque^ vers 1020; la peinture sur verre fut introduite en France en lUO; celle à Vhuile est due, i ce qu'on croit généralement, à Jean Eyck, qui la tit connaître en 1M5; et la fondation des diverses écoles de peinture eut lieu dans Tordre suivant : l'école vénitienne, par Giorgion« en 1421 ; l'école romaine, par Raphaël, en 1610; l'école allemande, par Albert Durer, en 1514; l'école lombarde, par le Corrége, en 15:20; l'école française, par Simon Vonet, eu 1628; et l'école française de Houie, par Louis XIV, eu 1665.

. Au moyen âge, l'art de la peinture fut k

feu près borné à la peinture monumentale» celle sur t)ois et à celle des miniatures sur les manuscrits. Alors Tintérieur delà plupart des églises était revêtu d'une riche ornementation coloriée, c*est-à-dire de vastes com^^osilîons peintesià fresqueou^n détrempe. Lhildebert avait fait couvrirde peinture^ les murs de Saint-Germain-des-Pres; Charlemagoe, dans ses Capitulaires, prescrivit de peindre les églises; et Sugerorna de peintures la basilique de Saint-Denis. Parmi les plus anciennes de ce genre, sont celles de Saint- Honorat, d'Arles; de Sainl-Jean, de Poitiers, et les. fresques byzantines de réalise de Saint-Savin, qui datent de 1050 è 1150. Charles V créa la première académie de peinture, sous le nom d'Académie de Saint-Luc^ laquelle fut réorganisée en 1391, et dura jusqu'au xviii' siècle. Les peintres les plus connus dn xiv* siècle, sont Girard d'Orléans qui, bien avant Eyck, exécuta, dit-on, des peintiires è l'huile et vernissées au château du val de Rueil ; Jean deBlois, qui travailla è rhôld de ville de Paris; François d'Orléans, qui fit des peintures murales à TbAiel Saint-Pol; J. Piterne, qui |>eignit deux l>erceaux pour la gésine de lime de Touratne; Colart de Laon, qui fit plu^ieura tableaux pour la chapelle des Célestins; lean de Saint-Romain, imagier de Charles V; GuiU laume Loyseau et Perreniet qui décorèrent la chapelle des Célestins; Jean de Saint-Kloy^

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DiCllONNAIl.E

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Perrin de Dijon^ La Fontaine, Copia et Colirt de Laon qui, en 1397, firent des pein* urea à la librairie du duc d'Orléans; Jac^ ques Gringonneur qui peignit des cartes è Duer pour Charles Vl; Guillaume Josse et Philippe de Foncières, qui travaillèrent ani peintures du Louvre sons Charles Vil. Il ne Faut pas oublier non plus de donner une place, parmi les peintres de ce temps, au roi René, de Provence, qui peignit des mini»* lures, des vitraux, des fresques et des tableaux, et dont on conserve un triptyque à Àix, et un tableau à Thôpital de Villeneuveez-Avignon.

On ne connaît, parmi les peintres des premiers temps de ta Renaissance, que Jean PerreaL dit Jean de Paris, qui accompagna Louis XII durant la campagne de 1509. François !*' attira d'Italie en France, Léonard de Vinci, André del Sarto, maître Roux de Provence, et le Primatioe, élève de Jules Romain, qui tous travaillèrent aux décora-lions de Fontainebleau, et plusieurs peintres français très-distingués consentirent à être employés sous leur direction. Ce furent Roux de Roux, Charles de Varye, Louis Dubreuil, Eustache Dubois, Cormoy, Hicbet Rochetel, Roger de Rogerv, Français Ques« nel et Jacob Bunel. Jean Coosio fut le seul qui voulut demeurer Qdèle aux traditions françaises, et Ton conserve de lui, au Louvre, son Jugement dernier et sa De$eente de croix. La décoration de la voûte Sainte^ Cécile, à AIbi, est due aussi à des Italiens dont les noms de quelques-uns sont arrivés jusqu'à nous : ce sont Ambroise Laurens de Modène, Violanus Julio, Antoine de Loili, etc. Cette peinture, dont le dessin représente des arabesques rehaussées d*or sur' fond d*azur, a 86*75 de longueur, sur li" 625 de hauteur. Au xvr siècle, Guéty, Corneille de Lyon, Janet dit Clouet, Foulon et Dumoustîer furent des portraitistes renommés, et Ton a conservé les gracieux pastels de Dumoustier, mort en 1631. Sous le règne de Henri IV, on remarqua les peintures d'Ambroise Dubois, de Fréminet, de Toussaint et de Oubreuil; le Flamand François Porbus

BMgnit chez nous des portraits estimés; et ubens fut chargé, par Marie de Médicis, de peindre la galerie du Luxembourg. Vers 16%, Simon Vouet fonda à Paris, comme nous l'avons dit plus haut, une école qui suivit les errements de Guide et de Paul Véronèse; puis vinrent le portraitiste Philippe de Cnampagne; le Poussin, la gloire de l'école française; le paysagiste Claude Gellée, dit le Lorain ; Lesueur, qu'on a appelé le Raphaël français ; Sébastien Bourdon ; et enfin, Jean Courtois, dit le Bour* gnignon, célèbre peintre de batailles.

Le règne de Louis XIV n'offre pas moins d'illustrations dans la peinture : ce sont Le Brun, dont les œuvres capitales sont la grande galerie de V^ersatlles^ représentant rhistôire de Louis XIV et les batailles d'Alexandre ; Mignard, à qui l'on doit la cou-r pôle du Val-de-Grâce ; Noël Coypel, qui a exécuté de grands travaux aux Tuileries;

Gh. Delafosse, qui peignit la coupole des In valides et la salle du trône h Versailles; Jouvenel, Bon Boutlongue et Lode Boullongue, qui furent aussi employés dans les mêmes lieux; F. Lemoine, chargé des peintures du salon d'Hercule à Versailles; Martin des Batailles, qui reproduisit sur la toile, l'histoire militaire du grand Condé ; et Van der Meulen, qui en ât autant pour celle de Louis XIV. On doit aussi à ce monarque la fondation en 1648, nous l'avons déjà dit, de Vacadémie de peinture etdescuplturet et celle de Vacadéme de France à JiPome, qui fut créée en 1666. Les peintres les plus remar-

?[uables du règne de Louis XV, sont N. N. loypel, Ch. A. Coypel, J. F. de Troy,P. Sableyraset J. B. Vanloo;puis Watteauet Boucher, qui créèrent la peinture de genre, et dont les couvres sont aujoiird'hui trè&*recherchées, comme type du style Louie XI! » enfin les portraitistes Ri^aud, Largillière, de Latouf' et Vivien ; puis Oudry et Desportes, peintres de fleurs, de fruits et d'animaux. La fin du xviu* siècle oifre les peintres d'histoire J. B. de Lasrénée. tireuze, Pierre et Suvée; Joseph vernet, dont les marines sont populaires; et le chevalier de Barde, auteur de gouaches admirables. Y ers l'an 1787, David fonda une école qui essaya de ramener la peinture au culte exclusif de l'antique, et cette école compta parmi ses adeptes, sous l'empire, Doyen, Peyron, VIen, Drouais, Gérard, Gros, Girodet, Guérin et Valenciennes. Durant la Restauration, on secoua de rechef le joug des Grecs et des Romains, ce qui n'apporta aucun obstacle à la renommée des Prudhon, des Léopold Robert, des Géricault, des Ingres et des Delacroix. Ce dernier se fit chef de l'écale roman* tique. Aujourd'hui nous comptons eneore». avec quelques-uns des précédents, les deux Isabey, Gndin, le peintre de marine, etc.

Par rapport aux diverses matières sur lesquelles on applique les couleurs, ou distmgue la peinture murale ou monumentale^ là peinture $ur ioû, la peinture êur ietVe, la peinture sur ivoire^ la peinture sur émuil^ Ia peinture sur porcelaine^ la peinture sur ver^ rt, etc. Sous le rapport des sujets qu'elle représente, la peinture est aussi divisée eu plusieurs genres, comme la peinture d'his^ lotre, la peinture de genre, la peinture de portrait^ la peinture de 6atetUe«, la pctiiltire de mortue, la peinture d^antmàus^ la peintura de fleurs^ la peinture de fruits^ la peiniura de paysage^ etc.

PKINTURB A FRESQUE. Voy. Febsqob.

PfilNTDRE A LA GOUACHE. Foy. Gouik^

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