‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 94 sur 248 · PEINTURE A L'HYDRATE DE CHAUX · texte numérisé non relu

PEINTURE A L'HYDRATE DE CHAUX

Ge procédé, qui est diû. à M. Glaudot, architecte de Verdun, repose sur Taffinité recoo-* nue de l'acide jcarbonique pour l'hydrate «la chaux. A presque l'on a divisé la cûaux» suit par le lavage, soil par le broyage, on la

DE TCCUMOLOGIE.

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fMis», h Tétai de laH, an pinceau et par coa^ ctiea soceeasiyea, d'où résulte un enduit compaele qui, en s'unissant à Tacide carbonique de l'air, acquiert en peu de jours une telle dureléqne I ongle ne saurait plus Tentamer, dureté qui, au bout de quelques moiSt offre loule Ti m perméabilité du marbre. Cet enduit peut donc» lorsqu'il est cooh bioéaTec les mortiers hydrauliques^ donner un mode de construction analogue h celui des Romains, et recevoir en même temps coules les teintes qu'il plaît è Tartistcde lai imposer; il a en outre l'immense avantage fie pouvoir remplacer les peintures à l'huile qui sont d'un prix élevé, sans être susceptibles d'une semblable conservation.

PEINTURE AU LAVIS. Yoy. Lavis.

PfiINTURB AU PASTEL. L'origine de cette peinture remonte vers Tannée 1685, et on en attribue l'invention k divers peintres, tels entre autres que Thiele d'Erfurt, Mlle Heid de Dantziek, etc. On l'exécute au moyen de crayons pastett (Voy. Pastels) qui remplissent alors Toffice de pinceaux ou d'eslomfie, et c'est principalement avec le bout des doigts qu'on étena les couleurs ei qu'on ▼arie les temtes. Cette peinture se fait sur papier; son velouté imite la nature mieux que tout autre procédé; mais d'un autre c6té elle a l'inconvénient de manquer de fixité, et ses couleurs se détachent facilement du fond. On a fait de nombreux essais pour arriver à cette fixité, mais sans qu'on ail encore obtenu un résultat entièrement satisfaisant. En 1761, Loriot, célèl>re mécanicien de Paris, Gt usage d'un procédé que Ton accueillit avec faveur, et dont il communiqua la formule è l'Académie des sciences en 1780. JOans le même temps, le prince San Severo imaginait un autre moyen qui consistait è humecter par derrière le papier sur lequel était peint le tableau, avec une eau gommée qui pénétrait les couleurs et !es fixait, h l'exception toutefois de la laque, du jaune de Napies el de f|ueiques autres sufcistances çui se montraient rebelles et restaient tou^urs sèches. Un nommé Pellecfaei découvrit aussi une manière de fixer le

Pastel, dont Halle, de Latour el Rollin firent éloge, mais il mourut sans la rendre publique. Kofin, on a cité le procédé de deux peintres allemands, Louol et Terfstein. Les pastels de Rosalba et ceux de de Latour, obtinrent urne grande renommée.

PEINTURE EN BATIMENT. Selon la nalure du liquide emplové pour délayer les couleurs, on distingue deux genres de peiu- Inre en bâtiment : Ta peinture eu détrempe et la peinture è Thuile. La peinture en détrempe ou peinture à la collet est celle dans laquelle on fait usage de la colle pour délaver les couleurs. Toutes les matières muciiagineuses qui, par leur ténacité, ont la propriété de fixer les couleurs, peuvent être employées pour liquide de la détrempe. On a recours h ce genre de peinture pour tout ce qui n'est pas exposé directement aux injures de l'air, ainsi que pour ce qui ne doit aTOir qu'un usage de courte durée, tel que

DlCTIOaHAlHE DB TBCaNOLOGIB H.

les décorations pour les théâtres et pour les fêtes publiques. Cette peinture, après cela, ne remplit que l'un des deux buts de la peinture d'impression : elle embellit f mais elle ne comerve pas les corps qu'elle recouvre, ainsi que le fait ja peinture à l'huile. Employée à l'extérieur, elle est de peu de durée; à l'extérieur, elle offre l'avantagé d'une prompte et économiaue exécution ; et, ne produisant aucune odeur, elle permet d'habiter les appartements aussitét l'achèTement des travaux. Les croisées ne doivent jamais être peintes è la colle, car pendant l'hiver l'eau qui se condense è l'intérieur des vitres coule sur les petits bois de ces croisées et a bientôt sali et enlevé la couleur; puis cette eau ne tarde pas è pourrir le bois. La peinture à Chuile est celle dans laquelle on emploie des couleurs broyées et détrempées à I huile. Elle est la plus durable et la plus utile, et c*est celle qu'on exécute le plus fréquemment. C'est qu'en effet elle conserve en même temps qu'elle em • bellit ce qu'elle recouvre; les procédés d'exécution en sont très-simples; et comme les couleurs à l'huile sèchent moins Titn que celles à la colle, on a la faculté de passer la brosse sur l'objet, autant de fois qu'il est nécessaire pour étendre uniment la peinture. Cette peinture, nous le répétons, esl d'une grande utilité au \mai de rue de k conservation, surtout pour les boiseries : elle pénètre dans les pores du bols, en bouche Taccès à i'humidué, et s'oppose au ravage de celle-ci; et en préservant aussi cas t>oi$eries du contact de l'air, elle les empêche de travailler. La peinture à l'huile esi également indispensable pour la conservation du fer, de la fonte, de la tAle et du ferblanc; elle empêche sur les métaux la formation de la rouille; mais elle reste sans aucun avantage pour la conservation du plomb, du cuivre et du zinc.

PEINTURE EN CAMAÏEU. Foy. Camaibl.

PEINTURE EN FEUILLES. Procédé dont H. Hussenot , de Metz, est l'inventeur, et pour lequel une médaille de 1" classe lui a été décernée à l'exposition universelle do 18S5. Voici en quels termes H. H. Gaugain rend compte de cette invention dans la journal VAmi de$ êcience» :

« Le procédé de M. Hussenot consiste, ainsi qu il le dit lui-même, à changer dans un grand nombre de cas le mode (Tappiication de là peinture à l'huile, en se fondant sur cette observation, complètement justifiée depuis par les remarquables expériences de M Çhevreul, « que la peinture à l'huile « augmente de poids pendant sa prétendue « dessiccation, qu*elleab$orbe de l'oxygène, n et que c'est à la combinaison qui résulte c de cette absorption qu'est dû le durciêêec ment de la peinture fort impropremen « appelé, comme on le voit, desttc^a/ton. » Un autre fait résulte de rex()érience : c'est qu'une couche de peinture à l'huile étendue sur une autre couche ou sur plusieurs couches déjà sèches , fait prise et sèche ( ou se sature d'oxygène ) plus rapidemeal

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MCTIONNAIRE

que la première couche appliguée. « Adc mettons maintenant » » dit M. Hussenot, dans son intéressant mémoire» t qu'un6 couche de peinture complètement isolée « dans Tair comme le serait une feuille de a papier suspendue par un point, absorbe « ainsi Toxygène par ses deux faces , puis « que Ton applique cette feuille ainsi sa- « turée d*oxygène sur une couche de peinte ture fraîche, déposée à la surface d'un « corps ; admettons encore aue cette couche « humide ait été composée des éléments* « ordinaires de la peinture à l'huile» mais « dans des proportions telles que , d'une « part, Tadhérence à la surface peinte , de « l'autre , l'absorptiob de l'oxygène ait été « favorisée autant ou'il est possible, il est « évident que la répartition uniforme de « Poxygène se fera dans un temps relati- « vemcul très-court, et qu'il résultera de ce « travail intérieur une adhérence rrès-forle « entre les deux couches, adhérence occa- « sionnée surtout par la dissolution dans la « couche liquide , de la partie de la couche « délh, sèche et saturée d'oxvgène, qui aura m été mise en contact avec elle. » Car, de ce que nous avons dit plus haut, il résulte en principe : « 1" que dans l'application de « couches successives , il n*y a pas lieu de « se préoccuper des moyens de faciliter une « prétendue évaporation de liquide ou des- « iiccalion^ attendu qu'il ne se passe rien « de semblable; qu'il suffit, au contraire, <c de favoriser l'absorption de l'oxygène par o des couches qui ne sont pas encore se- « ches;2* que cet oxygène peut être em- 41 prunté en partie à une couche déjà sèche « et pour ainsi dire sursaturée d'oxygène, « puisuue le contact d'une semblable couche « nAte le durcissement. »

« Chacun peut, maintenant, se faire une idée nette et précise du procédé de M. Hussenot: il ne diffère de la manière habituelle que par l'ordre des opérations , car 'au fond, sa peinture se compose des mômes substances que la peinture ordinaire, si bien que par une analyse chimique, on ne saurait trouver aucune différence entre elles. Figurons-nous donc une peinture è l'huile isolée de tout support et ne consistant plus qu'en une feuille mince comme une feuille de gélatine ou de papier, souphj, élastique jusqu'à certain point, et qu on peut expédier roulée en telle dimension qu'on veut, après qu'elle a reçu, dans VauUer de lartisU^ le motif de décor, ou le sujet de tableau que comporte sa destination. Il est évident que ce motif de décor et ce sujet de tableau seront d'une exécution plus facile d couvert et dans l'atelier ^ que dehors ou sur une échelle, voire même sur un échafaudage. Cette peinture exécutée et roulée, comme nous venons de le dire, en feuilles de dimensions calculées et déterminées à Tavance , est expédiée sur le lieu oC^ l'application doit en être faite ; là des ouvriers, familiarisés avec ce genre de .travail, appliquent ces feuilles et les fixent à la' place qu'elles doivent occuper, au

moyen d*atie couche fraîche de peinture à l'huile disposée pour les recevoir, et avec laquelle elles ne forment bientôt plus qu'un seul et même corps.

« Si les procédés de M. Hussenot offrent d'incontestables avantages à Tintérieur, ceux qu'ils donnent à l'extérieur des habitations sont encore bien plus sensibles.

Ainsi , tout le décor d'une façade peut être fait dans l'atelier, à couvert et à 1 abri des inconvénients çiu'entralne toujours pllis ou moins l'emploi des échelles et des échafaudages. Ces dangereux et incommodes engins ne sont plus nécessaires alors que

S\ont le travail d'application qui peut se aire en quelques heures, et ils n encombrent pliiSi par conséquent, pendant des semaines ou des mois, la voie publique et les abords des édifices. Quant a la solidité de cette peinture, elle est telle, que même appliauée en mauvaise saison, elle résiste plus longtemps que la peinture à l'huile ordinaire, ce qui provient de l'adhérence bien plus intime qu'elle est susceptible de contracter avec les surfaces, pierres, enduits divers ou bois qu'elle recouvre. Enfin, les feuilles de couleur de H. Hussenot, se prêtent à tous les genres d'impressions, typographie, gravure, lithographie et lithocnromie. La gravure en Ik>is peut y imprimer des ornements de tout genre , à lond d'or ou rehaussés d'or, d'argent et de bronxe, enrichis de tous les tons, et nécessairement tracés avec un degré de pureté que les travaux exécutés sur place ne peuvent que difficilement atteindre. »

PEINTUKK EN MINIATURE. Foy. Miniature.

PEINTURE EN MOSAÏQUE. Yoy. Mosaïque.

PEINTURE MONOCHROME. Yoy. Monochrome.

PEINTURE SUR PORCELAINE. Foy. Porcelaine.

PEINTURE SUR VERRE. C*est une opinion toujours fort accréditée dans le monde, que les procédés de la peinture sur verre , si florissante au moyen Age, s'étaient perdns du XVI* siècle au nôtre , et ont été retrouvée ou pour mieux dire réinventés parles industriels de notre époque. C'est une erreur. Les secrets prétendus de la peinture sur verre ne se sont jamais égarés; ils sont enseignés dans des livres ott on a pu en tuui temps les trouver ; seulem'ent ce genre de peinture fut abandonné durant une longue période , et depuis qu 'on l'a remis en honneur, il a participé, comme tous les autres arts, aux progrès de l'esprit humain. L'ori- {{ine de ce genre de peinture n'est pas connue exactement, et l'on indique d* une manière conjecturale les ix* et xi* siècles. Les plus anciennes verrières conservées en France, sont celles de l'abside de Tabbaye de Sai ut- Denis, qui furent exécutées au xn* siècle par l'ordre de l'abbé Suger qui y fit repré-^ senter l'histoire de Moïse, et la crois^ad» de Louis VIL Viennent ensuite les verrières de l'abside de la cathédrale de Bourges » et

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DE TECHNOLOGIE

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