‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 96 sur 248 · PEL · texte numérisé non relu

PEL

DHTTfONNAmB

PCN

PÈLERINE (oost.}. Ajostement de femme, en forme de grand collet rabattu, qu'on ajoute à une robe et qui courre la poitrine et les épaules.

PÊLETRAGB. Se disait autrefois pour fermeture de coffre.

PÉLICAN ^charp.)- Ang). tron-dojf;aIlem.

sehliessklammer. Petit crochet qui sert k assujettir les pièces de bois lorsqu'on les scie ou qu*on les travaille.

PÉLICAN (chim.). On a donné ce nom à un alambic de verre d'une seule pièce, avec uu chapiteau tabulé, d*où sortent deux becs opposés et recourbés, oui font anse et se t-endent à la cucurbite, ou ils rapportent les vapeurs condensées dans le chapiteau.

PÉLICAN (tnst. de chir.). Instrument dont on fait quelquefois usa(;e pour l'extraction des dents molaires, particulièrement lorsque les gencives sont trop douloureuses pour supporter Taction de la clef. Le pélican le plus estimé est celui de Bucking.

PELJN (tann.). Du latin pe//t«, peau.

Composition qu*OQ emploie pour peler les peaux.

PELISSE (cost.1. Du latin peKû, peau, ^'nveloppe. Sorte de manteau doublé et garui de soie ou de fourrure. — C'est aussi le nom d'une veste-^alonnée et bordée de fourrure, qui fait partie de rhabillement du hussard , et qu'il porte et laisse pendre sur les épaules, par-dessus la veste ordinaire d'uniforme.

PELLATRE. S'est dit de la partie inférieure, large et plate d'une pelle.

PELLE. Du latin pala. Angl. shoteL Ins- 4rument de fer ou de bois, large et plat, puis k long manche, qui sert k preudre ou k réunir diverses choses.

PELLE (céram.). Angl. hlunger; allem.

ruhreiêcn. Sorte de râteau qui sert k mélanger la terre.

PELLE-A-CUL. Espèce de chaise de jardin, dont le siège est fait en forme de pelle.

PELLERON (boulang.j. Pelle de bois •étroite et longue , dont les boulangers font usage pour enfourner les petits pains.

PELLETERIE. Du latin pW/tJ, peau. Commerce de toutes les fourrures oui sont employées, soit pour la garniture de vêtements, soit pour celle de divers objets d'utilité domestique. — Se dit aussi de Tart de préparer les peaux en fourrures. Voy, ce mot.

PELLETIER. Celui qui prépare les fourrures ou qui en fait le commerce.

PELLEVERSAGE, PELLEVERSER (agricult.). Labour qui se fait k la bêche.

PELLEVERSOIR (agricuit.). Sorte de bêche qui sert k retourner la terre.

PELOIR (mégiss.). RAton rond et renflé dans le milieu, qui sert à faire tomber le poil des peaux.

PELOTAGE. Action de mettre les écbe<veaux en pelotes.

PELOTAGE (comm.). Poil de chèvre qu'on tire de i*Orient et c^ue i'on reçoit en pelotes.

PELOTE. Du latin pila, balle. Boule que Ton forme eu roulant sur lui-même du Ql de 9oiei de laine, de coton, etc. — Petit cous-

sinet, de fonhe et d*étoire diverses, et le plus ordinairement rempli de son, sur lequel on 6che des aiguilles et des épingles. — Cuivre en feuilles, roulé et préparé |iour le mettre k la fonte. — Boule d*émfri pulvérisé qn*on réduit en pâle en le mêlant k de i'eau. — Tas de braise ou de cendre rouge sur lequel on pose les plateaux fondus dans les verreries. -- Réonion de peaux qu'on jette k la fois au foulage dans les tanneries.

PELOTER (monnaj.J. Se dit, dans les ateliers de monnayage, de Faction d*étendre la matière sous le marteau.

PELOTEUSE. Machine qui sert k former et façonner les pelotes de ni et de coton qui se trouvent dans le commerce.

PELOTON. Boule de fil , de coton , de laine , etc. — Se disait autrefois d'une pelote k épingles que les femmes attachaient k leur ceinture.

PELTRE (manuf.). Toile grossière que Ton fabriquait autrefois en Bretagne.

PELUCHE (manuf.). Angl. plu$h: allem.

{}lusch. Étotfe a longs poils qui se fait comme a panne et le velours. Il ^^ a des peluches de colon, de soie et de laine; et il y en a aussi dont la chaîne est en fil et poil de chèvre, ou en laine, et la trame en laine. Cette dernière se fabrique particulièrement k Abbeville, Amiens et Lille. Les peluches toutes en soie viennent de Lyon. Les peluches s*emploient principalement pour doublures et garnitures de chapeau de femme

PELUCHEUX (manuf.). Angl. plushy:

allem. pluschartig. Se dit |d*un produit qui pluche.

PELVIMËTRE finst. de chir.) Du lalin

fie/rû, bassin , et du grec {litpov, mesure, nstrument dont on fait usage, dans la pratique des accouchements, pour mesurer le diamètre du bassin , et surtout le diamètre antéro-postérieur du détroit abdominal.

PENCE (monn.). C*est le pluriel de penny. -— Voy. ce mot.

PENDAGE (mines). Se dit de rinclinaison des veines de houille dans la mine.

PENDANT (horlog.). Anneau de la boite de montre , auquel on attache le cordon ou la chaîne

PENDELOQUE. Pierreries en forme de poire qu'on ajoute k des boucles d'oreilles. — Morceau de cristal ou de verre taillé en poire.

PENDENTIF (archit.). Portion de voûte dont la forme est triangulaire, quelquefois saillante ou presque verticale, et tantôt ou- Terte par le devant comme une trompe. On appelle pendentif de Modène, la portion de cintre gothique qui est de forme Iriaeguiaire ; et pendentif de Valence^ une espèce de voûte en cul de four.

PENDERIE (mégiss.). Endroit où roD pend les peaux pour les faire sécher.

PENDILLON (horlog.). Angl. vibration rod : allem. vibrtrungêtange. Verge qui esl rivée avec la tise de Téchappement , afin de communiquer Te mouvement au pendule d*une horloge.

PEN

DE TECHiNOLUGIE.

PEN

PBNDOIR. Appareil anqnel on suspend s animaux fioiir les dépoafUer.

PKNDDLB (pbj9. mécan.)- De l*adjectif lin penduhUfqai estsaspendu. Angl.pcntfium; allem. pende/. Un pendule est un )rps pesant suspendu qui * étant écarté de 1 position d'équilibre et abandonné à luiléine, est c4)otraint, par la gravité, dVcil* tr de pari ei d'autre de la verticale de reos. La durée de ces oscillatioBs dépend de I forma du corps , de ses dimensions, et de I situation du point de suspension» On rap- K>rte que Galilée ayant reconnu Terreur des principes d*Aristote sur In chute des corps, Principes que jusqn*alors on avait admis tomme incontestables, imagina une nouvelle béorie,celtequi,anjourd*nui9 est universelemeol adoptée. (Fey. Chutk, Gravité, PblAHTioa.) liais ajant è vérifier les théorèoes auxgnels il avait été conduit, il dévêtait indispensable qu'il pût mesurer avec xffclitude le tem|»s employé par les corps *oiir tomber de différentes hauteurs; et omme cette chute est très-rapide, même sur es plans inclinés, il était préoccupé de la echerche d'un procédéqui lut permit de diiser la durée eu intervalles ésaux* lorsque 'examen d'une lampe, suspenuiie à la voûte l'une éçlise de Pise, lui donna la solution lu problème. Cette lampe, qui avait reçu un Qouvement, oscillait depuis quelque temps, a vitesse se détruisant et se reproduisant à haque excursion. Il devint évident aussitôt 4iur le physicien, qtt*eo aecourcissant la orde de susfienaien, on pouvait accélérer k oloQté les oscillations, et que c'était un iioveo très-précis de reconnaître les interailes de temps. En effet, le mobile suspenu se retrouvant, à chaque excursion, dans f même état où il était d'abord placé, il de* ieure parfaitement établi que la durée des M^i Mations est constante; et comme un iMidute qui n'est lié è aucun rouage, qui *éprouve d'ailleurs d'autre résistance que elle de Pair, d'autre frottement que celui de I suspension, reste très^longtemps en moueiuent awaot de s'arrêter, on peut aisément roloager des expériences tout le temps né* esaaire, sans avoir k redouter que le penu le employé éprouve une variation sensi* le dans ses oscillations. Lorsque la sussnsion a lieu, en effet, è l'aide d'un eouieau^

pendule, une fois mis en mouvement, ?ut osciller jusqu'à 9k ou 30 heures. C'est tte régularité oui a décidé le choix qu'on fait du pendule comme modérateur des uages de certaines pièces mécaniques; ij vghens l'appliqua le premier aux borloa» à roues; et Graham et Ellicot,. horlogers * Londres, puis Julien Leroy, horloger de iris, construisirent les premiers pendules »Qden.^ateurs. Borda est l'auteur d une méiMÏe exacte pour mesurer le pendule- Les principales propriétés du pendule sont s marquer la direction verticale ou celle de

fiesanteur; de produire des oscillations aoes quand on 1 écarte de la verticale et j*on rabandonne k lui-même, sans lui doncT aucune impulsioa; et l'on appelle

pUtudê de roscillation. Parc mesure on degrés, minutes et secondes, que décrit Ih pendule quand on l'écarté de la verticale. On distingue trois lois dans les oscillations du pendule : 1" la durée des oscillations, qui sont très-petites, et qui est indépendante de leur amplitude. Elles sont dites ùocAroriex , pour exprimer qu'elles se font toutes dons le même temps; celles de fc ou 5 degrés d'amplitude commencent k avoir une durée sensiblement plus grande. 3* La durée des oscillations, qui est tout k fait indépendante du poids de la boule et de la nature de sa substance. 3* La durée des oscillations, oui sont entre elles comme les racines carrées des longueurs des pendules.

On appelle paidu/e ttmp/e le corps dont toute la pesanteur est réunie sur un seul point, lequel étant suspendu k un fil supposé sans pesanteur, peut se mouvoir en décrivant des arcs de cercle autour du p^MUt où le fîl est suspendu; pendule libre-, celui dont les oscillations sont indépendantes du rouage , et se font par la seule impulsion qu'on a donnée k ce pendule, dont la verge est pesante et la lentille étendue, en répartant de son repos; pendule compoeé, celui dont la verge est faite de deux ou de plusieurs barres de métal différent, qui ont pour objet la compensation du chaud et da Ik-oid; et pendule à nir0ueite, celui qui décrit un cône dont la nase est horizontale, au lieu de faire des oscillations dans, un mêma

plante pendule dont on fait usage pour régler la marche des horloges, est composé d*une lentille pesante suspendue k une tige qui {)0se, par un couteau d'acier, sur un autre couteau de même métal et poli. Cette lentille, par sa forme et sa pesanteur, fend l'air avec plus de facilité et éprouve moins d'obstacle a son mouvement; et on arme ce pendule d'une oiicre dVcAappcmefU, qui s*engrène dans les dents d'une roue que.met en mouvement le ressort ou le poids moteur de l'horloge. Quand le pendule est vertical» les dents de l'ancre entrent dans les dents do kl roue de chaque cêté et tout le mécanismo est arrêté; quand il s*écarte de droite et de gauche, le mouvement rec<immenoe ; et la secousse qui se produit ehaque fois que le contact se renouvelle, rend au pendule la ]K>rtion de vitesse qa*il a perdue par le frottement et la résistance de l'air. On nomme pendule êexagéâimeUf le pendule qiii (ait une oscillation en une seconde. A Paris, la longueur de ce pendule est de 0* 9938261; è Londres, de 0* 99ill<^1, Cette dernière longueur a été déterminée, en 1818, par le capitaine Kater, au moyen d'un appareil ingénieux de son invention. L'instrument consiste en un pendule k forte tige, portant deux couteaux placés de telle manière que le tranchant de l'un soit au centre d'oscillation de l'autre, et que, par conséquent, après avoir lait osciller le pendule sur l'un des couteaux, on retrouve exactement la même durée et le même nombre d'oscillations en retournant 1 aopareil de haut eu

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