PEU
couleurs des véritables perles. On leur donne 11* brillant et le reflet de ces dernières au moyen d*une liqueur qu'on nomme eisence éTOrieni. {Toy. ce mot). 11 est du reste important que les bulles qui servent à la fabrication des perles artificielles, soient un pou bleufllres, opalisées, très-minces, et d'un verre contenant peu de potasse et d*oxyde de plomb. Il y a dans chaque fabrique des ouvriers exclusivement chargésde la prépanitjon de ces bullesde verre qui réclament une grande Labitude.
PERLER. Se dit de Torge dont on arrondit les grains par le frottement.
PEKLOIR. Instrument grave en creux, dont le ciseleur se sert pour ornementer en forme de perles. — Entonnoir à petits trous, à travers lequel les confiseurs laissent couler le sucre sur les dragées qu'ils veulentperler.
PERMANENT (physJ. Du latin permaneiif , formé de per pendant, et manere^ rester. Se dit d'un gaz, qui conserve l'état aériforme à toutes les températures, et sous toutes les pressions.
PERMÉABlUTË(phys.). Du latin per, h travers, et meare^ passer. Propriété qu'ont les corps, en général, d'en laisser passer d'autres è Ira vers Tes pores dont ils sont pourvus.
PERNETTE (céram.). Support d'une poterie encastée. — On donne aussi ce nom au support d'une forme à sucre.
PERNICITE (phys.). Ce mot désigne une très-grande rapidité.
PÉROT (eaux et for.). Baliveau de deux coupes. Si le bois se coupe tous les 20 ans, le pérot, au moment de la coupe, en a 40. Aujourd'hui, on nomme modernes, les arbres qui ont atteint 50 années ; au-dessous de cet âge, ils sont dits jeunes. Selon Roquefort, le mot pérol est un diminutif de père, |tarce que l'arbre qui porte ce nom est censé avoir déjA produit un autre arbre.
PEROXYDE (chim.). Du latin ver, partie.
aagro. , et du çrec ô5uç, acide, fout oxyde qui ne se combine avec les acides qu'en dégageant une certaine quantité d*oxygène. Le peroxyde le plus connu est celui de manganèse, qui sert k préparer le chlore et l'oxygène. C'est la pyrolusite des minéralogistes. Le peroxyde prend anssi le nom Ae sur oxyde.
PEROXYDE (chim.). Qui est à l'état de peroxyde.
PERPENDICLE. Niveau à pendule.
PERPENDICDLE Angl. vertical Une; al- Icra. senklinie. Ligne verticale et perpendiculairequi, tombantà4)lomb du sommet d'un objet élevé, sert pour en mesurer la hauteur ou pour en régler la verticalité. — Fil terminé f)arun morceau de plombquifiiit partie de quelque instrument de mathématiques.
Fil à plomb employé dans la construction. — Hauteur perpendiculaire d'un objet. •
PERPÉTUANE (manuf.). Sorte d'étoffe de laine qu'on fabrique en Portugal.
PERRÊ (maçonn.). Revêtement en pierre Qui protège les abords d'uu port, et empêche \ eau de les dégrader.
PERUEâU (cir.). Grand chaudron étamé, étroit, rond et profond, qui sert pour faire
amollir la cire employée pour les derges à la main.
PERR1ER (ardois.). Ouvrier <iiii tire^a^ doîse de la carrière.
PERRIER ou PERRIÈRE (fond.). Foy.
PÉRIBR.
PERRON (arubit.). Du grec irftpoç, rocher. Escalier extérieur et decouven, composé d'un petit nombre de marches, que l'on construit sur un massif au-devant de la principale entrée d'un étage un peu élevé audessus du rez-de-chaussée, ou pour communiquer à la terrasse d'un jnrdin. On appelle perron carré, celui fiont les marches sont d'équerre ; perron cintré, celui dont les marches sont arrondies ; et perron à pans, celui dont les encoignures sont coupées. Ces divers perrons peuvent être è une seule ou à deux rampes.
PERROQUET. Chaise k dos pliant.
PERROT (manuf.). Angl. hank; allem.
strang. Echeveau de fil de trame.
PERROYER. C'est, en terme de carrier, extraire la pierre de la carrière.
PERRUQUE. Mot dérivé, selon Nicolaï, du celtique 6arr, chevelure, etucA, élevé; mais suivant Roquefort, du grec tcûj&^i^xoç, jaune fauve, parce que, dans 1 origine, toutes les perruques étaient en cheveux blonds , couleur qui était préférée par les Romains. L'usage des faux cheveux remonte à des temps reculés. Au rapport de Xénophon , le Hède Astyage en portait. A Rome, et particulièrement sous l'empire , hommes et femmes se servaient de perruques. Juvénal nousapprend que Messaline en portait une blonde, lorsqu'elle se livrait à ses sales débauches. La mode des perruques, condamnée par les Pères de l'Eglise, n'en continua pas moins jusqu'au xii* siècle, époque à laquelle elle disparut à peu près; puis Louis Xiil étant devenu chauve, la ressuscita vers 1630 : elle devint alors la coiffure de la noblesse et de la bourgeoisie; les ecclésiastiques l'adoptèrent eux-mêmes vers 1660. Sous Louis XIV, elle prit d'énormes dimensions; elle diminua d'ampleur sous les règnes suivants, B^ais on la chargea de poudre, et Ton distingua, durant cette période, les perruques à marteaux, à nœuds, à calotte , â bourse, à tonsure , etc. Cette coiffure disparut sous la république, pour faire place à celle dite à la titus, empruntée par les rénovateurs, soit à la vieille Rome, soitènosbagnes. Enfin, si de nos jours la perruque est encore très-répandue, c'est plutôt par infirmité que par gloriole qu'on s'en affuble; et l'on ne vanle plus aujourd'hui que la monumentale perruque du speaker o\x président de la chambre des communes en Angleterre. La fabrication des perruques a lieu principalement avec des cheveux que des courtiers vont acheter aux jeunes campagnardes de la Bretagne, de la Normandie, de l'Auvergne, de la puisse, etc. ; mais on en fait aussi avec du tulle chevelu qui imite parfaitement les cheveux naturels.
Ces derniers doivent être coupés sur une tète vivante et saine, et l'on doit rejeter ceux
PER
DE TECHNOliOGIE.
PER
qui sont fournis par un sujet âgé de moins lie 15 ans. Les cheveux châtains sont ordinairement les meilleurs, les plus usités , et Ton en compte trois nuances différentes ; les noirs ne sont pas aussi communs ; les gris se distinguent par leurs nuances nombreuses; les blancs sont les plus difficiles kse procurer, et leur prix, par conséquent, est le plus élevé. Les cheveux gris et les cheveux blancs doivent être pris sur la tète de vieillards bien portants et pas trop décrépits. Les outils dont le perruquier fait usage pour la pré))aration des cheveux sont d*abora des cardes ou sérant de plusieurs finesses, qu*ii emploie de la même manière que les sôrangcurs de chanvre et de lin, ou, mieux encore, les peigneurs de laine; puis des mou/es* ou bilboquets^ qui servent à friser les cheveux. Les meilleurs de ceux-ci sont en buis, tournés; ils ont environ 8 centimètres de long; ils ont depuis Sjusqu*k27 millimètres de grosseur dans le milieu de leur longueur; et leur forpe ressemble assez à celle d*un petit pilon , arrondi par chaque l>out et déprimé dans le milieu de leur longueur. A laide, du seran on sépare les cheveux selon leur longueur, on les fait tremper, et on les roule ensuite avec un tout petit carré de papier sur les moules, en les arrêtant avec du fil. On lie alors en paquet, avec de la ficelle, tous les moules de même numéro; puis on les fait bouillir pendant deux heures, dans la bouilloire, que l'on tienttoujours pleine d'eau de rivière, à l'aide d'une cafetière remplie de la même eau, et que Ton entretient à côté, toujours bouillante. On met ensuite ces moules k Tétuve pour les faire sécher; après cela on les enferme dans une pflte de farine de gruau, dont on a formé une masse qu*on fait cuire au four durantenviron 3 heures, c*est-è-dire le temps qui serait nécessaire pour faire cuire un pain de 6 kilogrammes.
En sortant la masse du four, on la coupe toute chaude ; on en tire les .mou les pour les porter dans une étuve lé^jèrement chauffée, où on les laisse refroidir entièrement ; il faut attendre ce refroidissement pour les décorder, et l'on doit avoir le plus srand soin de ne pas mêler les longueurs, c est-à-dire de les conserver suivant les numéros des moules. Lorsqu'on a préparé un assez grand nombre de tresses de toutes les longueurs que l'on doit employer, on dispose, sur la tête de bois, la monture selon la mesure qu'on a prise pour la personne qu'on doit coiffer. Cette monture est un filet en soie, léger, qu'on a fait sécher après l'avoir mouillé, afin qu'il ne se retire pas par la sueur et qu'il conserve constamment la forme qu'on lui a imposée. A Taide d'un ruban de 1 centimètre de large qu*on faufile surla tête de bois avec le filet de soie bien tendu par des clous plantés dans cette tête et au dehors de la place que doit occuper la perruaue, on marque la forme de celle-ci ; on tend fortement ensuite ce filet à l'aide d'un fil fort dont CD enveloppe les petits clous ; on coud le bord du ruDan avec le filet; enfin, on ouvre
entièrement ce filet avec les tresses préparées, en les fixant au moyen de points avec le filet et le ruban, et en ayant le soin de n'emplover les cheveux longs ou courts que suivant les places qu'ils doivent occuper sur la tête.
PERS. Angl. bluish grey; allem. blaugriin. Couleur qui tient du vert et du bleu, on qui est placée entre ces deux nuances. Les anciens donnaient aux déesses des yeux pers.
PERSE (arcbit.). Le style perse ou arehi^ tecture perse^ consiste en des édifices établis sur des terrasses h plusieurs étapes, qui se communiquent par de larges escaliers, et le tout taillé dans le roc. Les chapitaux des colonnes sont ordinairement formés d'ani* maux è mi-corps, principalement de chevaux. On cite, comme restes de cette architecture, les ruines de Persépolis ou Tchei- Minar.
PERSE (manuf.). Toile peinte qu'on tire du royaume dont elle porte le nom, et qui sert è faire des tentures, à couvrir des meubles, etc.
PERSICOT (boiss.). Liqueur spîritueuse dont la base est principalement de l'alcool et des noyaux de pêche.
PERSIENNE (menuis.). Angl. mndow blind; allem. sommerladen. Sorte de contrevent à jour, formé d'un chftssis ou cuidredont les montants et les traverses ont depuis 8 k 11 centimètres de large, sur27k3« millimètres d'.épaisseur, selon la hauteur et la largeur qu ou veut lui donner. Dans les
Srandes croisées, on place deux traverses k gale distance dans l'intérieur; dans les moyennes, on n'en met qu'une ; et dans les petits, on n'en met aucune. Les persiennes sont ferrées, comme les contrevents, sur le dormant; on les fait k deux battants pour les grandes et les moyennes; elles sont k recouvrement dans le milieu, et elles af* fleurent le dormant en dehors lorsqu'elles sont fermées. On remplit les espaces vides compris entre les montants et les traverses , par des tringles, ou lames de 9 k 11 millimètres d'épaisseur, sur 81 millimètres de large, inclinées du haut en bas et du dedans au dehors, d'une quantité suffisante pour que le soleil ne puisse pas pénétrer.
il y a trois manières différentes d'assembler ces lames avec le bâti : 1* en entaillant dans le l)flti et des deux cAtés des rainures inclinées environ k U degrés; on fait entrer les lames par le bout dans ces rainures et on les y fixe; 2* en faisant les lames juste de la distance d'un montant k l'autre; on introduit alors dans les bouts de chacune un goujon en fer qu'on fait entrer dans des trous t^ratiaués aux montants avant de les cheviler, d où il résulte que ces lames mobiles peuvent tourner sur les goujons comme sur deux pivots; 3* en faisant des lames comme di'ins la première méthode, puis en élevnat k chaque bout un tenon carré qu*on arro*"dit ensuite, lequel tenon remplace le goujon de la seconde méthode. Dans cette seconde et dans la troisième, on place en dedans ua liteau, ou mieux une verge de fer qui porte
su
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MGTIUMNAIIUS
PES
«ne poignée k une bauleur convenable, afin que chacun puisse la faire mouvoir facilement. Cette trinsie porte des paties de plusieurs centimètres de longueur et en aussi grand nombre qu'il y a de lames ; chacune de ces pattes est (itée sur une lame, de manière qu en poussant la tige de fer vers le haut ou vers le bas, on ouvre entièrement les lames ou on les ferme pour intercepter toute lumière, ce qui nécessite qu'elles se recouvrent exactement Tune I autre. On doit observer encore que , dans les trois manières de placer les lames^ les traverses supérieures et leur plan supérieur et inférieur doivent avoir la même inclinaison que les lames.
PERSILI^ (romm.). Sorte de fromage dont rintérieur est parsemé de points ou taches verdAtres semblables k du persil haché. Le Roquefort et le Sassenase sont ainsi persillés, et cette marbrure est cTue à un champignon microscopique du genre des moisissures.
Or, comme cette marbrure est une qualité des plus appréciables pour certains gourmets, il s'ensuit que les fraudeurs, et tous los marchands le sont, imitent cette production, en introduisant dans la |)Ate Je la mie de pain moisi d'avance, ou bien du fenouil ou du cumin haché menu.
^ PERSIQUE (archit.). Ordre dans lequel Fentablement est porté par des figures de captifs. On rapporte comme suit l'origine de cet ordre : Pausanias ayant vaincu les Perses, on érigea à Sparte des trophées avec les armes de ceux qui avaient été défaits, et Ton représenta ceux-ci sous la figure d'esclaves soutenant des portiques, des arches, etc.
PERSPECTIVE. Du latin perspicere, voir clairement. On nomme ainsi l'art do représenter les objets sur une surface plane, tels qu*on pourrait les voir à travers un plan transparent placé entre eux et l'œil , c'est-àdire aans leurs conditions naturelles de distance et de position. On divise la perspecti ve en ptnpeetivt spéculative et perspective pratique. La première comprend la théorie optique des différentes apparences des objets, suivant les positions de l'œil qui les examine; la seconde enseigne comment il faut les représenter pour qu'ils conservent la forme qu'ils olTrent à la vue. On distingue en outre la perspective pratique en perspective linéaire ou perspective aérienne ^ selon qu'elle considère simplement la forme des objets» ou au contraire les nuances de leur surface. La perspective linéaire était connue des anciens dès le temps d'Eschyle, et on en trouve des traces dans Vitruve. Chez les siodernes, Albert Durer et Pietro del Borgo sont les premiers qui en aient tracé les règles ; Guido Ubald fit paratirc , en 1600, le premier traité systématique de perspective ; et depuis lors Jean Coujon, Vignolc, Deschœles, Lamy, S'gravesande, Taylor, Ozanam, etc., ont putiiié des traitéi sur le même sujet.
PKUSULFURE(cbim.). Du lalin per, parfic. augra., et su) fur, soufre. Combinaison
d'un corps simple avec .a plus grande proportion de soufre qu'il puisse at>sort)er.
PERSULFDR& febim.]. Qui est à TéUtdo persulfure.
PERTDAU (ardois.). Ecorce de bois enduite de résine, que l'ardoisier brûle pour s'éclairer dans la carrière.
PERTUIS. Du latin pertusui^ percé, ouvert. Angl. thorong: allem. sehirmbreti. Troo par où se perd l'eau d'un bassin, d*une footaine ou d'un réservoir. — Passage éut)it pratiqué à une digue, dans certaines rifiè» res, afin de faciliter la navigation en serrant à hausser l'eau è volonté. — Ouverture i^ar laquelle l'eau passe d'une écluse dans oa coursier, pour faire mouvoir une roue. - Le batteur d'or donne ce nom au trou d'une filière. — Chez le serrurier, le|»eriu:i est une garde fixée dans l'intérieur des serrures, on bien une ouverture corres()ûfidante faite au panneton de la clef.
PERTURBATION (phys.). Du latin perturbatiOf trouble. Se dit des mouvemeols brusques et en apparence accidentels que l'aiguille aimantée éprouve tous les jovrs à l'est et h l'ouest du méridien magnétiiiae.
PESANT. Morceau de fer ou de plomhqae le tailleur met sur son ouvrage pour I asMh jettir. -—Se dit aussi d'une sorte de ver^ot^ rie.
PESANTEUR (phys.). Angl. u>€ighl; allem.
êcku^rkraft. Force en vertu de laquelle les corps tendent à se précipiter vers -le ceolni de la terre. 11 faut se tarder de confondre )« pesanteur avec le poiais : la pesanteur se oiesure par la vitesse d'un corps qui tombe librement sur la surface de la terre ; tandis aue le poids d'un corps se mesure par Teffort ou il faut faire pour le soutenir lorsqu'il tend a se précipiter vers le centre de la terre, effort qui est toujours proportionnel i s^ masse. Les corps terrestres, comme toos It» autres corps de la nature , tendent les un^ vers les autres, avec une force variable, en raison directe des masses et en raison invtnt du carré de la dûtoncequi sépare leurs centrer d'action. En outre, les corps tombent arec une vitesse accélérée qui provient de ce que la pesanteur est une force sans cesse sff^' saute, et qu'une nouvelle impulsion s'ajoute sans discontinuer à celle que le corps a d^j' reçue. Dans la chute des corps» t'espace p^' couru par un corps qui tombe est proporûon^ nel au carré du temps écoulé depuis le m^ment de son départ^ les vitesses croii*^ proportionnellement au temps. L'espace \^^couru par un corps qui tomtie è la surtiii'<^ pendant la première sccomla de sa chute c:>t, à Paris, de fc* 90^4 ou environ 5 oi^jj^' la vitesse acquise par seconde estdeV* VW» ou très-près de 10 mètres. On vérifle 1< i*'] de la chute des corps à l'aide du plan iocliO' de Galilée et de la machine d'Atwood.
Le plan incliné de Galilée consiste ^^^r^l^ ment en une surface inclinée sur laquei^ on fait rouler une poulie. Si la snrfat^^ »^ plan était horizontale, la vitesse de la poui'* serait égale à zéro; dans le cas où celte »o^ fitce serait verticale, la vitesse aurail $(*
PES
DE TECmOLOGIE.
PES
maxiAum ; flMÎs si le pian, au cooiraire,
offre on cerlain degré a'inclinaison, la vi-
iesee de la pool ie se irouve réduite relatire-
memt sans qu*il en provienne aucun cban-
genœoidaas le rapport des es|)aces parcourus
dans des iempsdonnés; et Ton n'aplusalors,
pour reconnaître Taccélération du mouve-*
ment, qu'à eoppter Tespaee parcouru dans
la 1" seconde, puis dans la S% dans la 3* et
ainsi de suite. La machine d^Aiwood est re-
Crtfsentée par une poulie parfaitement moile, dans la gorge de laquelle passe un fli très-tin, tiré à chacune de ses extrémités par un poids. L'éauilibre subsiste lorsque les deux poids sout les mêmes , quelle aue soit d*aitleurs la hauteur de l'un ou de l'autre ; mais il est aussitôt troublé quand on lijouie UQ excédant à l'un des poids ; cet excédant eoiraloe alors le poids sur lequel il repose» et le force à descendre» tandis qu'il oblige l'autre à monter; mais comme dans ce cas sa descente est très-lente, il est aisé de la mesurer» et l'on peut vérilier ainsi les lois de la cbute d^ cori^s. Pour conduire à ce résultat, l'appareil est pourvu d'une règle 'verticale et divisée, propre à mesurer les espaces parcourus, ainsi que d'une horloge à secondes au* mo^en de laquelle on peut compter le temps durant lequel le mobile est mû.
On a trouvé k l'aide des observations sur la durée des oscillations du pendule, que la
eîsauteur n'est pas la même sur toute la surce de la terre , et aue l'intensité de eette force est moindre k 1 équateur qu'aiix pôles. C'est que chaque point de la surface du globe décrivant un cercle dans le mouvement de rotation de ce globe autour de son axe, et ce cercle se trouvant d'autant plus grand qu'il se rapproche de l'équateur, il en résulte que les corps qui sont placés k la surface acquièrent une force centrifuge d'autant plus considérable qu'ils décrivent de plus grands cercles dans le même temps; et attendu que la force centrifuge agit en sens inverse de la force centrale de la pesanteur, elle diminue nécessairement les effets de cette dernière. La pesanteur est donc une force dirigée selon la verticale en chaque lieu, et un peu variable avec la latitude ; elle est la résultante de la gravité et de la force centrifuge terrestre. C'est k Galilée que Ton doit la découverte des lois de la pesanteur. — Newton prouva ensuite l'identité de cette force et de celle qui retient les planètes dans leurs orbites, et reconnut que la pesanteur diminue k mesure qu'on s'éloigne Ju centre de la terre. Vinrent ensuite Bouguer et i.a Condamiue, qui conQriiièrent celte vérité parles observations des oscillations du pendule; puis Lesage qui, ainsi que cfautres savants, rechercha sans succès k déterminer la cause de la pesanteur.
PESANTEUR DE L'AIR. Foy. Aia, Bâao-
MKTBK.
PESANTEUR SPËQFIQUE. Yoy. Dem-
PÈSE-ACIDE. Foy. A&aoïfàTRE.
(épingU)* AngU Aeodiny Aammcr ;
allem. truckgemeki. Massif de plomb sur lequel Tépinglier fra[>])e les têtes d'épiuicles.
PESÉES (DooBLBs). Yoy. Balimcs.
PÈSE-ESPRJT. Vay. ALCoonàTae.
PÈSE-LAIT. Yoy. GALACTOMiras, LACitH
PÈSE-LAIT PORTATIF. Appareil inventé en 1856, par M. Mesnard, horloger-bijoutier de Barbézieui, département de Ta Charente. Cet appareil , qur s'applique directement sur le vase dans lequel la laitière porte son lait, consiste en une très-petite romaine portant k son bras moyen un vase qui contient une fraction de litre, puis k son grand bras et sous forme de curseur, un poids ésal, lorsqu'on le place k zéro, k celui que pèse la fraction de litre de lait normal. Amené alors k coïncider avecdeui traits k droite et k gauche du zéro, il ferait équilibre au poids que peut atteindre le lait pur le plus lourd, ou auquel le lait pur ne peut pas être inférieur. La romaine est portée sur un pied que Ton flie avec de la cire sur le boni du pot ou de la boite au lait; et k la simple vue de la position du poids, quand l'équilibre est élauli , on juge de la pureté ou de la falsification du lait.
PÈSE-LIQUEUR. Yoy. A^ioukm^ Al*
GOUllkTRB.
PÈSE-MOUT. Yoy. OEmomètrb.
PÈSE-SEL. Instrument qui indique la densité d'une dissolution saline*
PESETTE. Sorte de petite balance trèsprécise, dont on fait usage pour vérifier le poids des pièces de monnaie.
PESEUR-ENSACHEUR. Appareil inTenlé par M. Philippe de Girard. Il se compose d'une série de silos , hermétiquement fermés, au milieu desquels une vis sans fin, k godets, prend le grain au fond du silo, le remonte k la partie supérieure, et de Ik le laisse tomber dans le grenier. Le blé passe sur un van qui enlève toutes les impuretés, et, dans sa chute, il reçoit un choc qui donne la mort au charençon. Le bas du silo se termine par une trémie renversée, percée de trous nombreux, et c'est par ces orifices que peut se faire la ventilation, au moyen d'une pompe foulante. On peut également introduire dans les silos des gaz propres k tuer les insectes nuisibles. A rextrémitédu silo se trouve un autre appareil qui fonctionne pour emplir les sacs et les peser sans le concours d'un homme. Cette seconde nuh chine consiste en une bascule ordinaire , sur laquelle on place le sac qui se tient d^ bout k l'aide d'un cerceau de fer; et au-des* sus du sac est une trémie fermée par une coulisse, au bout de laquelle se trouve un contre-poids qui re|K)Sj^* sur la plate-forme. Lorsquon'veut vider le grenier, on place le sac sur la bascule que Ton arme d'un poids déterminé; on ouvre alors la coulisse, et le blé coule; puis, aussitôt que le sac atteint le poids voulu, la bascule s'abaisse ; et le contre-poids fixé k la coulisse n'ayant plus de ()Oiot d'appui, pèse sur cette dernière et se èrme immédiatement. Enfin, le contre-coup
H 1« connsse
Sono i\(\*^
pagne, composée « ou plau moxicani frincâ 3V centim
iDonDBtih décompte Jes Kes ûiii«"«' 'ï"' , *^^MT-0EUX (nffin.). Hmnoue
«aut 4 francs a cenUmes. ^ ,, '^' P""* ''^ '"i^™ l*» lestai t
PESON. Aiigl. Mtttt-Mord- al'e"- "*«"- gramme.
,i»9e. Instrument donton fait "«»" P*""' PETITE-OLOîiNR (Mnuî.). Snnt *'
déiermioer des pesaoleurs ou dos forces, et toile de chanTre éwue, iloni on fav\ t
nui consiste simplement cd im '«"•'' coudé, yotles de navirei.
îot la point d'appui duqoel est Bxée, k an- PETIT-tiRIS (pe||ai,). fonrnit* qi~,
die droit, une tige pesante. Lorsque l ins- vient d un écureoil que I'or reRtoiAttï.
irumem est disposé de manière que te cen- le nord de l'Borope. C«le fourrure, i-
tre de gravité du larier coïncide avec le douce au toucher, est, sur le i1««sqs>)
point d'appai, il s'ensuit qu'en suspendant uorps, d'un joli gris faiblement wxmûn
un poids A l'uae des extrémités du levier, jaunftlre; et, par-dessous, d'un iiltnc t^'. '
la langenie de l'incliDsisou de l'aiguille croit l^s poils de la queue sont Bnne^ès doVroi..
CD proportion du poids du corps; el pour Le petit-gris, qui est très-recherché diasi,
ooanaltre cette proportion, l'on gradue le commerce, ne pouvait fttre aait«fo\s w4i
jimbe d'uo quart de cercle Uxé au support nue par les personnes de race noiile.-"* fia l'instrument. On appelle peton i ruMort celui qui marque la pesanteur au moyen d'un ressort, ce qui la distinfiue du peson Afilinalre ou pei9nàcontr»-potdt. — Yoy. Ba-
lonne le même nom h on dnvet pai^Àt^V' . que l'on tronve sous les ailes de Vaulrucbtl
PBTIT-LAIT (écon. rur.). Liquidi sépare du lait coagula, el uai v)nT\ft bm^ï
nom de (frum dulait. On l'oblienl
en tel
PKfigAIRE (inst. de chir). Instrument sant dans le lait de la présure déla^^
3u'on iMruduii et qu'on laisse à demeure l'eau, ou on (>ea de vinaigre, et sépanni ' i ans le vagin pour maintenir la matrice dans caillé par un linge. Ce liquide renferoKi \ §a situation naturelle, lorsqu'il j a chute ou l'eau qui tient en dissolution une xtitif' relâchement de cet organe, ou bleu hernie sucrée particulière, la lactint, uu fucrt^ I vaginale. Le pessaire le plus communément lait, ainsi que des sels, priDciii«\«ia«^v^ floiployé se compose d'un tissu de soie rem- phosphates et des chlorures. « La dlQiri: pli d'une laine choisie, et enduit exiérieH- de se procurer de la présure en tout (.enivrement de plusieurs couches de gomme éiss- dit H. Robiquet, et j>eui-6tre plus eacc tique. 11 7 a ensuite des pessaires sphéri- celle qu'on éprouve k obtenir, par ce moy^'
que, ovoïde, ovale, allonge, en 8 de chitfre, en cuvelle, en bondon, k lige, k pivot et k bilboquet.
PESâEAU(agricult.). Ce mol dans quelques localités, est synonyme d'érhalas.
un petit-lait bien lim[jide, a dfeXfttmiiA plupart des praticiens k donner la préKref' au vinaigre; et, en effet, la coasutKV\«in fromage avec la présnre n'est jamais a* complète, on est obligé d'y ajouter d«
PKSSER (agrleult.). Garnir une vigne d'é- eréme de tartre, tandis qu'avec Vacide t
ebalas. tique, elle s'opère bien et beaucoup '
PESSON ou PAUSSON (peauss.). Instra- promptement. Voici comment on v^^
ment en forma de fer k cheval et monté sur On met immédiatement le lait sor an
un morceau de bois <le 0~ 650 k 0" 975 de vif; aussitôt que le lait monta, on \e^v
hauteur, dont le peaussier fkit usage pour fliet de vinaigre, el l'on reoaae tout i
ouvrir el préparer tes peaux. quide. Bientôt le bouillon se manif^
PKSSONUHE (cartonn.). Ratissure de tant qu'il conserve de l'opacitô, on y »^
peaux blanches qui servent k fuire de la du vinaigre par petits SIets : on ces»
colle pour les cartonniers. que le liquide devient transparent, «V *
PliSSOT {loanuf.). Sorte de drap qu'on lève aussitôt. On verse le tout sur an
fobriqnn dans ta Languedoc. placé au-dessus d'une terrine propre
PËTAKD (pyrotectin.). Petit cylindre de on continue l'opération coinme dan*
panier charge de poudre qui éclate lors- . précédent, avec cette différence qu '
quon met le feu k la m" '
I mèche. ' PKT-EN-L'AIR (cost.)- Vetemeot en forme de rolie de chambre, mais très-court.
PÉTKNUCUE {comm.]. Sorte de bonrrede •oie d'une qualité inférieure.
PETILLËKES (gant.). On nomme ainsi, en termes de gantier, les parties d'une peau dont les pores sont moins serrés.
PETIT. On appelle pelit-eoup une sorte lie vis dont la tète est pourvue d'une éminciKe sur hi|uelle on dirige le bout d'un crochet inférk-ur de l'nbaitanl du métier à
de crème de tartre, c'est un pe»» J^* nate de magnésie qu'on ajoute A ^^ d'œufs, afin d'absorber le léger excès C qu'on pourrait avoir mis. On ot»****?' un petit lait très-limpida et f>arfa" doux.
■ Plusieurs praticiens ajoutent «"•* ' d'œufs quelquesgrains d'alun, ai&n u* miner une clarification plus compl^'^ celte méthode, qui d'ailleurs râu5s>t tement, doit être sévèrement proscrite qu'elle a le grave inconvéoienl. q«>'