‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 100 sur 123 · IS&S · texte numérisé non relu

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ans plus tard Gr^gctm Vil lui ay aot demandé queiques-oiia dje ses Idoines ies pluscapables,

Bmr raiderdaps le gouvAraeraent de TEglise, Kgu«f5 lui eavoya Olhon. Le Pape, frappé de son mérile, le nom ma éftque d*Ostie, et en fit sou prioeipal confident. Il resta quatre ans duram ronUnuellement avec lui. Envoyé nomme légat en Aljemagne en 106&, Otbon y fit un asseis long séjour el y ordonna plusieurs évéques. Désigné f)&r ses deux prédécesseurs» Grégoire VU et Victor 111, pour leur succéder, il eut des difficultés à accepter la dignité papale. Cependant il dut céder aux vœux unanimes du clergé et du peuple. Il fut sacré et couronné Pape, sous le nom d'Urbain 11, le 12 mars 1088.

Comme l'antipape GuiberA était alors maître de presque toute la ville de Rome, et qu'il s'agissait de donner un successeur au Pape Victor, les évéques qui étaient disper^s se réunirent et tiareni une assemblée a Tiîrracine. Jean, évoque de Porto, avait pouvoir de tous les cardinaux et de tout le clergé de Rome ; et i^rès que les uns et les autres eurent délibéré quelque temps, ils éjurent, d'uioe commune voix^ Otbon, évéque d*Ostie. II était initié è toutes les pensées de Grégoire Vil et avait été témoin de ses vertus. Aussi, dès Je tendemain de son élection, il écrivit h tous les Catholiques pour leur en faire part et leur déclarer qu'il suivrait en tout les traces d» son lUEicien naître. Ca qu'il f-ejetie^ disait-il, je /« rejette; ce qu'il condamne^ je le condamne: ce qu'il teut^ je le veux; ses vues et ses pensées sont les miennes. C'est ce nu'il montra bientôt par ses actes. De ses lettres. nous avons encore celle qu'il écrivit à l'arcbevégne de Saltzbourg et aux autres évéques d'iillemagne ; celle qu*il écrivit aux évéques de la province de Vienne; et la lettre à saint Hugues, de Cluny, dont il se reconnaissait disciple; Peu de temps après, le Pape vint au Mont-Cassin, d'où il tira le moine Jean Cajetan, qu'il fit diacre-cardinal de l'Eglise romaine, et qui fut depuis Pape sous le nom de Gélase 11.

De lA Urbain 11 alla sacrer l'église du monastère de Bautin , en PouiUe, et lui accordi^ de grands privilèges. Ensuite il

Kassa eu Sicile où commandait le comte oger, avec lequel il eut une entrevue. Le Pape avait envoyé, peu de temps auparavant, des légats a I empereur Alexis Commène pour l'avertir paternellement qu'il avait tort de défendre aui: Latins de son empire l'usage des azymes au saint Sacrifice, L*euiperdur avait bien reçu cette remontrance du Pape et lui avait écrit, par les mêmes nonces^ de venir à Constantinople avec des théologiens, pour y assembler un concile qui trancherait la question dos azymes entre les Grecs et les Latins. Le comte de Sicile conseilla au Pape d'y aller |K)ur mettre fin à ce schisme ; mais celui plus pressant de Guibert, qui était alors maître de RomCj empêcha Urbain de foire ce vovage.

Bernard, nouvel archevêque de Tolède, vint, dans ce temps, poursuivre le rétablis-

sement des anciens privilèges de mSgSie.

Il trouva sur le Saint-Sié^e Crbtiaqui x donna le pallium et rétablit primat sur toiit l'Espagne. Cette bulle, datée du 15 octolrt 1088, dit en substance : Nous r<adMuéi)ii de grandes actions de grâce de a qui (ï^w de Tolède f dont la dignité est si emcitm tf dont r autorité a été si grands ea Eipo^wc en Gaule^ vieni titre délitrée de topprm^ des Sarrasins 9 après environ troii <m soixante-dix ans. Ce$t pourquoi^ tauvvU respect de cette Eglise qu'à la prUrt di rit Alphonse 9 nous vous donnons h potlivi, c'est-à-dire la plénitude de la digmé wff' dotale^ et nous vous établissons primat 4»i tous leâ royaumes des Espagnes^ comr..' est certain que Font été ancimntmm h évéques de Tolède» Tous Us itêauu dri Eipagnes voué regarderont comme lOir ^ rùcr. et s'il s'élève entre eux quelques qiusimi f» le méritent^ ils vous en ferontjle rapport,Kâ;, toutefois^ les privilèges dt chaque méin^*litain. Le Pape écrivit eo même teiuf^ u roi Alphonse une lettre où il lui marque « qu'il a accordé h l'archevêque Beroari -. comment il a rétabli Tolède daos son kcienne dignité, l'exhortant à protéger 11glise et k lui obéir en fils soumis, his ajoute : Nous avons appris avec doultur fir vous avez fait arrêter révéque de Scx- Jacques et que^ pendant sa prison^ tout Tr*: fait déposer de la dignité épisceîpak^ ce ^. est entièrement contraire aux caaaiu. A^^^* blissex donc cet évéque dans sa di^nùt f renvoyex-nous-ie avec vos députés potr '«^ri jugé canoniquement. Autrement vouê b*' obligeriez à faire contre vous ce fui n«w u voudrions pas.

La même année 1068, Arnaud, étaéfé^' d'Elue, en Roussillon, vint à Rome \w^ faire sacrer par Le Pape Urbain, qui )«^ donna après qu'il se fui purgé du son;-. : de simonie.

En Allemagne, le schisme s*a(bM$&s- Urbain avait pour légat dans ce romr Gébehard, de Constance, qui le consolu v plusieurs questions touchant les excfc:?^ niés. Le Pape lui répondit |iar la d^r^J' suivante : Nous tenons pour ei-ct>v«»« « au premier ranOf l'hérésiarque de isrr*' usurpateur de f Eglise romaine^ axt€ It ' Henri au second rang^ ceux qui to aé^' d'argent^ de conseils ou éTobéissaMCi . f^^ cipalement en recevant d'eux au de Iterfl^^ leurs (es dignités ecclésiastiques. Autrv^^' rang^ sont ceux qui communiquent ext< r^' fioua ne les excommunions pas nosi^'^ mais nous ne les recevons point en n^tr: • ciété sans pénitence, que nous vMdéroej f^ - ^u*t7a ont agi par ignorance^ par ^sisi* • par nécessité^ car nous voulons ç»>i ï"^'* plus rigoureusement ceux cuisent <«■ * volontairement ou par négitiaeute^ ^f^^ Ifiiissons à votre discrétion. Cette b<ilt<^* '^'' de Home, le 18 avril, use, aataat q«<

f>ermet la discipline, d^indulgeore f**' es clercs ordonnés par les étèqiie$ d'^ munies.

Urbain tint un concile de crnt*inicB •

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