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DES PAPES
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ntiest où il y a apparence que Foii confirma rinilulgenoe k regard des acbismatiqoes. Car les Romaina ehassèruat bonieuseoient Guibert et lui firent promettre par seraient qu'il tiusurperiit plus le Saiot-Siége; mais il conservait toujours ceUii d^^ Aavenae. Le Pape [tassa ensuite dans la PouiUe; il y tint un i;oncile à Meifi, au tous lesétâf^iies du pays, au nombre de soixancte-dÎKyiBSsisièreot ; oo y |)ublia seize canons qui coDtirinei>t les an«> [;iens contre les investttiKes. Cependant les schismatiques ^lemeuraient les jplus forts à Kome. Ils surprirent lei^hAleau Saint-Ange, i|ui jusque-lk avait tenu pour le Pape;. et la |trise de Mantoue, que lempereur Henri assiégeait depuis un au, les encouragea, en >orte que les Romains permirent k Tantipape liuibcri de rentrer dans Rome, d*aù ils Taraient chassé.
En li)90, vers la Pentecôte, le Pape Urbain jl lenir^^ar ses légats un concile k Toulouse, )ù assisièr<eni les évèques des diverses prorinces. On Y corrigea divers abus, et révolue de Toglouse s y purgea canoniquement les crimes dont il était accusé. A la prière lu roi de Castille ou envoya k Tolède une égalion pour rétablir Ja religion. Rainier, louveau légat du Saint-Siège pour l*Es pagne, )assa en Catalogne, où il reçut, au nom du ^<ipe, la députaiion de Béran^er, comte de Barcelone, qui doniia h l'Eglise romaine la ^ille de Tarragone; reoonoaissant que lui H ses successeurs iie la tiendraient désoriiais que comme vassaux du Pap# et lui rayeraient tous les cinq ans un tribut de i5 livres d*argeot.
Le 28 mars 109t, Urbain tint un concile k lénévent, où Ton r4Héra Tanathèm^ contre luibert, etoù l'ofifit quatre canons de discipline, dans lesquels on ordonna que tous les idèles recevraient les cendres le jour du Carène, et qu'on ne pourrait célébr<er des maria- ;es depuis la Septuagésim'e jusqu'k Toctave de a Pentecôte. Le Pape confirma* celte année et es deui années suivantes , l'érection ou le établissement dQ plusieurs évèchés aue la omte Roger fonda en Sicile, où la plupart vaient été ruinés pendant la domination es Sarrasins. On remarque parmi i:es évètiés ceux de Uessine, de Catanes, de Sjrause et d'Agrigente.* Url>aio,ayantapprisqi]6leroiPhi]ippeavait
uitlé sa feinm€ Bertne pour épogaer Berro<ie, femme de Foulques, comte d*Anjou, i que l'évèque de Senlis leur avait donné 1 bénédiction nuptiale, écrivitk l'archevêque o Reims «t k ses suffragants, leur reproliant d'avoir souffert un crime si scandaleux :Nou$vou$ ordonnoM^ disait-il, daller rompunum iro^v€r le roi, pour l avertir^ e la part 4$ JHeH et de la nôtre ^ et f obliger te relever (fun si grand crime. Que sHl ïépriât vos at)iê , nous serons obligé d'efn^ ioyett le glaive spirituel contre son adultère. mte$ aussi la mime imtance pour la déli^ rance de ssolre confrère Vévéfue de Chartres. 'était le célèbre Yves, que le roi avait fait ftcitre en prison, parce qu'il n'avait pas oalu auorouver U mariage de ce prince.
Celte lettre k TarchevAque de Reims est du 27 octobre i092, et le Pape en envoya de semblables k tous les évèqoes de Franee.
Le clergé et le peufrie d'Arras, voulant rétablir leur ancien évèehé, «tivoyèrent une députafeion au Pai^eiUrbain, qui accueillit fa- Torabieroentleur damande,^n écrivit k Reynaud, arcfaevéooe de ReiB>s. puis aa clergé et au peuiple d Arras, leur ordonnant d*élire un cardiual-évêque, et de te faire sacrer et inatalbr par le métropolitain. La même année, le Pape avait érigé en arohevèclié l'Eglise de Pise, k laquelle il accorda plusieurs privilèges.
En i4»2, ie Pane Urbain vint k Rome et y célébra la fête oe Noël. Il savait que plu* sieurs partisans da fiuil^ert y étaient encore cachés ; mais il ne voulut pas les en chasser, parce qull eût fallu te faire k main armée et troubler la tranquillité de Rome. L'année suivaote, s'étant trouvé dans une affreuse disette de toutes choses, il reçut de grands secours de Goiiefroi, abbé de Yenddme, qui ▼int le visiter, et emplojra tout ce qu'il pos*> sédaît pour le soulager ; il lui procura même les moyens d*eotner dans le palais de Latran, dont jusqu'alors rantipa^ie s'était rendu tpattre. Ainsi, Urbain ayant pris le dessus, célébra un concile k Plaisance, que l'on tint en pleine campagne, k cause du grand nombre d'év&ques, de clercs ai de laï(iues qui s'y trouvéreni. On renouvela dans ce concile la condamnation de Thérésie de Bérenger, et on déclara que la |)ain et le vin, quand on les consacre sur Tantel, sont changés, non en figure, mais véritablement et essentiellement au corps et au sang de Notre-Seigneuf.
En 1M5, Urbain passa en France et parcon* rut les principales Tilles du royaume, où il fit la dédicace de plusieurs églises. Il se rendit kClermontyOÙil avait indiqué un concile. Il s'y trouvait treize archevêques etplus de deu x cents prélats portant crosse. On y fit plusieurs canons ; mais celui de tous les actes de ce concile le plus fSimeux fut la publication de la première croisade, pour laquelle le Pape fut aidé par Pierre TErmite. C'était un homme de grande vertu, qui, étant allé a Jérusalem , avait élé touché de voir les lieux saints sous la domination des infidèles. Le Pape fit k cette occasion un sermon pour exhorter tout le monde k cette entreprise. Les assistants en furent tellement émus qu'ils s'écrièrent : Dieu le veut^ Dieu le veutz et s'étani prosternés, pendant que le cardinal Gr^oire récitait la confession, et tous se frappant la poitrine , ils reçurent i'abso« Ittiion d^ leurs péchés, puis la l)éoédiction.
Le lendemain , pour encourager encore plus k la croisade, UrtMin déclara de nouveau, que tous ceuiA qui auraient pris la croix étant pénilenta» seraient dès lors absous de tous leurs péchés, et dispensé» des jeûnes et des autres ceuvres pénales auxquels ils étaient obligés, en conaidéraiion des périls et des fatigues auxquels \ia s'ex« |M>seraient en ce voyage. Hais il ordonna que tous ceux qui se seraient croisési hi-
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raient ob.igés d'accomplir leur vœu, sous peine d*excomrauQication. Enfin il ordonna à tous les évâques de prêcher la croisade, chacun dans son diocèse.
Dans ce concile de Ciermont» on adopta tous les décrets des conciles que le Pape Ùr- (>ain avait tenus k Melfi, a Bénévent, k Troie en Fouille et à Plaisance. On renouvela les décrets contre la simonie et l'incontinence; on défendit aux roisetaui prin* ces de donner l'investiture des dignités ecclésiastiques, et aux évéques ainsi qu'aux prêtres d'en faire hommage-lige entre leurs mains, ou celles de tout autre laïque. On confirma soigneusement la trêve de Dieu et le droit dasile qu'on étendit jusqu'aux croix érigées sur les grandes routes. Tant d'affaires importantes dont nous ne pouvons ënumérer ici le détail se terminèrent k Clermont en moins de quinze jours. Le Pape partit de cette ville le -2 décembre et parcourut une multitude de provinces, faisant partout publier la croisade et distribuant lui-même des croix. 11 pénétra dans les montagnes sauvages de l'Auvergne, et se rendit successivement k Saint-Flour, k Aurillac, k Limoges» k Poitiers, k Angers, au Mans, k Tours, k Bordeaux, k Toulouse, k Montpellier et en mille autres lieux.
Avaut de quitter la France, Urbain, qui, dans son long et laborieux vova^^e, avait réglé en concile une multitude d'affaires, eut la satisfaction de voir le roi Philippe se soumettre k l'autorité at)Osto!ique. Ce prince vint lui-même dans ce but au concile que ce Pape tint k Nîmes, en 1096, et Urbain leva l'excommunication qui le frappait. Voulant enfin rentrer en Italie, le Pape alla de Nîmes k Saint-Gilles, k Avignon, puis k Vienne, où, continuant avec un zèle infatigable k remplir les fonctions de sa sollicitude pontificale, il fit rendre au corps de saint Antoine les honneurs que méritaient d'aussi précieuses reliques.
Mais au milieu de tant d'affaires diverses, Urbain s'appliquait surtout k l'objet principal de son voyage, c'est-k-dire au service de la croisade. Il la publiait dans tous les conciles qu'il 'célébrait incessamment fur sa route, et, par ses ordres, les évêques et les prédicateurs exaltaient en tous lieux l'enthousiasme des populations. Bientôt tout s'ébranla dans toute l'étendue de la France , en Italie, en Allemagne et jusque sur les plages elacées du Dimemark et de la Norvège. Nobles et plébéiens, laboureurs, artisans, commerçants, tous quittaient leurs maisons, leurs charrues, leur négoce; les voleurs mêmes et les malfaiteurs confessaient leurs péchés et s'offraient k les expier par la guerre sainte. Femmes, vieillards, enfants, troupes de clercs et de moines, d'infirmes et de reclus, tous voulaient donner leur sang en témoignage de leur foi. Les inimitiés et les guerres particulières cessaient tout k coup, et la chrétienté tout entière, debout comme un seul homme, se levait pour arracher le tombeau du Christ des mains des infidèles.
L'an 1098, lé Pape Urbain étant revenu h Rome, tint le concile de Bari, où il' se trouva cent quatre-vingt-trois évêques. Les Grecs y proposèrent la question de la procession du Saint-Esprit ^ prétendant prouver qu'il ne procède que du Père. Le Pape y répondit par plusieurs raisons. L'an-née suivanle il en tmt un autre k Home, dans l'église de Saint-P-ierre; il nous en reste dix-huit canons. Depuis ce concile, on ne trouve plus rien de ce Pape. On sait seulement qu'il mourut k Rome le 29 juillet de l'an 1099, après avoir tenu le Saint-Siège 11 ans et k mois.
Dans un temps orageux, Urbain 11 ne signala pas moins sa prudence que son aclivité et sa grandeur a'flme. Ayant h eombaltre tout kia fois un antipape puissant et emporté, un empereur schismatique et sans religion, des rois sans mœurs et sans res-
[»ect pour l'Eglise, ses propres pastetirs qui a déshonoraient en grand nombre parleurs simonies et leur concubinage, il nt face à tant d'ennemis divers avec un zèle exemplaire auquel on attribue des miracles, et consomma le {;rand dessein, tant de fois conçu avant lui, d*arrêter les ennemis du nom Chrétien en Orient.
URBAIN III, ceni soixante-dixième Papt?
et successeur de Lucius III, fut élu d'une commune voix et sacré le 1*' décembre 1185. — Natif do MiUn , avaat son élection, oo Pape se nommait Hubert Cri velli. Il avait été archidiacre de Bourges, ensuite de Milan,
fuis cardinal, etenGn archevèaue de Milan. 1 eut d'abord plusieurs conïérences a^ec l'empereur Frédéric, teucbant les affaires que Lucius avait laissées indécises, el qui produisirent bientôt des diOérends enire eux; car Urbain était zélé pour les droits de TEglise, et comme Milanais, iJ avait
tieine k oublier les maux que Frédéric avait àits k sa patrie. Il se plaignait que ce prince s'était emparé, injustement des biens que la princesse Mathilde avait donnés k rÉj^iise romaine, qu'il prenait les dépouilles des évêques morts : en sorte que leurs successeurs trouvant les églises dénuées de toQl« étaient réduits k faire des extorsions; qu'il avait dissipé plusieurs monastères de Giles dont il avait pris les revenus, sous préteite de la conduite des abbesses. LVmpenur, de son côté, était irrité de ce que le Pa|)6 avait fait cardinal Volmat, élu archevêque de Trêves ; car ce prince soutenait Rodolphe, compétiteur de Volmat. Il empêcha même ce dernier de jouir du temporel de son archevêché, et y maintint Rodolphe. U Pape cita l'empereur, menaçant de 1 excommunier s'il ne renonçait k ses prétentions sur la succession des évêques ; mais ce prince étant de retour en Allemagne, ferma tous les passages des Alpes pour empêcher ^ne personne n'allât k la cour de Rome, ce qui obligea le Pape k établir pour son légal en Allemagne Philippe, archevêque de Cologne. L'an 1187, Jérusalem étant retombée sous la puissance des in&dèles. après avoir été :»ou5
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elle des Chrétiens latins pendant 88 ans, Jrbain fut si affligé de cette triste nouvelle t de la perte de la Terre-Sainte, qu'il en omba malade, et, comme il était dejk coniinié de vieillesse, il mourut le 18 octobre 187. Ce Pontife qui honora le Saint-Siése »ar la variété de ses connaissances, par la puissance de sa parole, et bien plus encore mr sa lovauté, par sa vie irréprochable et »ar la sévérité avec laquelle il veillait sur B conduite des membres de sa famille, eut »oiir successeur Grégoire VllI.
URBAIN IV. — )l n'y avait à Viterbe que luit cardinaux ; ils se trouvèrent tellement li visés, qu'iis ne purent convenir de nommer lucun d'eux. Ils s'accordèrent enfin à élire ^ape, Jacques Pantaléon, patriarche de Jérualem, qui se trouvait alors à Viterbe, pour olliciter une affaire de son Eglise ; il était le Trojes en Champagne et d'une naissance »bscure. Etant venu fort jeune étudier à ^aris, il s'appliqua au droit canon, et enuile à la théologie ; il devint fameux prélicateur, fut pourvu de l'archidiaconé de .iége, et ensuite de l'évéché de Verdun. 11 'était distingué dans plusieurs légations lu Nord, Ayant été élu Pape, il prit le nom l'Urbain IV. Aussitdl après sa promotion, il crivit aux évoques pour leur en faire part tt se recommander a leurs prières. Il écriit en particulier è saint Louis, dont il était ojet, et k Philippe, son flis aîné; et il leur ionna des indulgences. Comme les cardilaux étaient réduits à un petit nombre, Urbain IV en fil quatorze, dont deux furent lepuis Papes.
Cependant l'Empire de TAIIemagne était ncore vacant depuis la mort de Frédéric, *6st-à-dire depuis plus de douze ans, et es deux contendans, Alphonse, roi de Casille, et Richard, comte de Cornouaille, près» aient le Pape de décider la question. Urbain lût bien souhaité que ce grand différend se Ht terminé par un accommodement entre les parties. Il leur envoya des nonces qui les itèrent à comparaître devant lui ; mais il e vécut pas assez longtemps pour voir la n de ce différend. Vers ce même temps lainfroi se fortifiait de plus en plus en Itaie. Il avança mémo dans les terres de l'Etat cclésiastique. Urbain crut devoir procéder outre lui; il le cita publiquement à Rome, our comparaître devant la multitude des dèles qui y venaient le jeudi saint, et pour atisfaire au Saint-Sié^e, sur les crimes u'il .avait commis, àainfroi ne voulut as donner sujet au Pape de l'accuser ;de ontumace, et il lui envoya proposer ses xcuses, mais cette négociation n^eut point e résultat. Urbain avait déjk offert le oyaume de Sicile k saint Louis pour un le ses enbnts ; mais le saint roi craignit de aire tort k Conradin, qui semblait en être 'héritier légitime ; sur quoi ce Pape écrivit
Albert de Parme, son nonce, et le chargea ie rassurer saint Louis a ce sujet, et de lui léciarer que Iç droit du Saiut-Siége avait lé bien examiné par le Pape et les cardi- :aux qui avaient aub^i leur conscience à
farder et étaient bien éloignés de faire tort personne. Au refus du roi, Albert était charsé d'offrir cette couronne k son frère Charles, comte d'Anjou, k qui il l'avait dAja offerte neuf ans auparavant, de la part d'Innocent IV.
[126i^ Quoique le Pape Urbain tùi occupé de la guerre contre Mainfroi, il ne laissa pas d'instituer la fête du Saint-Sacrement de l'autel, et il donna pour cet effet une bulle, dont voici la substance : Encore que no%^ renouvelions tous les joursj à la Messe, la mémoire de rinstilution de ce sacrement^ nous estimons toutefois convenable de la ce-lébrer plus solennellement, au moins une fois Vannée, pour confondre particulièrement les hérétiques : car, le jeudi saint, VEglise est occupée à la réconciliation des. pénitents, à la consécration du saint chrême, au lavement des pieds et à plusieurs autres fonctions qui Vempéchent ae vaquer pleinement à la vénération de ce mystère. Or nous avons appris autrefois, étant en un moindre rang, aue Dieu avait révélé à quelques personnes catholiques, que cette fête devait être célébrée généralement dans toute VEglise, (Le Pape veut parler ici d'une sainte fille nommée Julienne qui demeurait auprès de Liège, dans le temps qu'il était archidiacre de cette ville.) Cest pourquoi nous ordonnons que le premier jeudi après V octave de la Pentecôte, les fidèles s'assembleront dévotement dans les églises^ pour y chanter avec le clergé les louanges de Dieu et pour y exciter les fidèles. Nous ac* corderons cent jours d*indulgence à ceux qui assisteront aux Offices de cette fête.
Depuis deux ans Urbaiu IV demeurait k Orviéto, mais cette année, ies habitants s'étant déclarés contre lui, et ayant pris une forteresse appartenant k l'Eglise , il se fit
?orter k Pérouse, où il mourut le 2 octobre 264, après avoir tenu le Saint-Siège trois ans et un mois. On remarque de ce Pape qu'il pardonnait les injures avec la plus grande bonté.
Ce grand Pape était fils d'un cordonnier. Loin de rougir de son origine, il fit peindre son père exerçant son métier sur les vitraux de I église de Troyes. Il eut la gloire de fournir un nouvel aliment k la pieté catholique en instituant la fête du Saint-Sacrement. Inébranlable au milieu des plus grands dangers, il meurt sans savoir où reposer sa tête, mais en léguant k TEglise la protection du frère de saint Louis et une royauté française dans la Sicile.
URBAIN V. — Dix jours après les funérailles d'Innocent VI, les cardinaux, qui étaient k Avignon au nombre de vingt, entrèrent au conclave. Ils y furent plus d'un mois avant que de s'accorder ; ils n'élurent aucun d'entre eux, mais^ils choisirent Guillaume G rimoard, abbé de Saint-Victor de Marseille, né en Gévaudan, au diocèse de Mende. Il avait été d'abord abbé de Saint- Germain d*Auxerre; il fut sacré évéque et couronné le 6 novembre par le cardinal Audouin Aubert , qui avait été transféré du siège de Paris k celui d'Auxcrre, et eufiu k