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les troubles qui agitèrent son pontificat, qui fut de quinze ans et près de huit mois. 11 fut enterré dans l*Eglise de Saint-Pierre, et eut
[»our successeur Hormisdas. On prétend que e Pape Symmaque ordonna de chanter le Gloria in excelsis tous les dimanches et les ffites'des martyrs. Il fitb&tir plusieurs églises, et mit dans plusieurs des ciboires ou tabernacles d'argent du poids de cent vingt livres chacun et dont le travail répondait à la richesse de la matière. On vante surtout l'un de ct'S chefs-d'œuvre, sur lequel on admirait les figures du Sauveur et des douze apôtres.
Ce saint Pape pourvut avec beaucoup de générosité aux besoins d*un grand nombre d*évèques d'Afrique, ç[ui avaient été exilés en Sardaigne par Trasimond , roi des Vandales, que son attachement è l'arianisme avait rendu persécuteur des Catholiques. Il leur enfojait tous les ans de l'argent et des habits, et il leur écrivit, pour les consoler, une letiro
Sue nous avons encore. Symmaqueempioja es sommes considérables pour racheter un Srand nombre de prisonniers. Il nous reste e lui onze lettres et plusieurs décrets.
TÉLESPHORE (Saint), fils d'Anachoret , était Grec de naissance, et le septième succeaseur de saint Pierre. — On dit qu'avant son élection, saint Télesphore avait mené la vie érémitique. On a peu do documents sur ce saint Pontife. Ce qu'il y a de certain, o'est qu'il succéda à saint Sixte 1'% en l'an de Jésus-Christ 127, et gouverna l'Église onze ans, irois mois et viugt-deui jours. Quelques auteurs donnent de grandes louanges sur la r.apac)(é de ce Pape, et sur quelques louables établissements qu'il fit. On lui doit de trèsbeaux règlements pour le bon ordre de l'Eglise. Il ordonna qu'on jeûnerait sept seniaines avant les fêtes de Pâques , et qu'on célébrerait trois Messes le jour de Noël. La prenoièreau milieu de la nuit, au moment même où le Fils de Dieu naquit à Bethléem; la deuxième au point du iour quand les pasteurs vinrent le reconnaître ; la troisième à l'aurore. L'usage de TEglise observé jusqu'alors était de ne célébrer le Sacrifice de Pautel qu'à neuf heures du matin. Télesjphore fit une autre constitution touchant le Gloria in exrelsis Dto^ qui depuis lui se chantera la Messe avant la consécration. Il ordonna quinze prôtres, huit diacres et treize évoques, et souffrit le martyre le 5 janvier de l'an 139, au commencement du règne d'Antonin le Pieux. Son corps fut i)lacé auprès de ceux de ses prédécesseurs, et il eut pour successeur saint Hygin.
THÉOI)OREI*',soixante-quatorzième Pontife et successeur de Jean IV. — Grec de nation, natif de Jérusalem et fils d'un évoque du même nom, Théodore fut élu le 25 novembre 6^2. Dès le commencement de son pontificat, il fit paraître les vertus d'un véritable pasteur, et se donna de grands soins ))our maintenir la pureté de la foi. Son élection fut confirmée sans délai par l'exarque de Ravenne.
Ayant reçu les lettres synodales de Paul, nouveau patriarche de Constantinople, il lui écrivait en ces termes pleins de vigueur : La lecture de vos lettres nous a fait connaître que votre foi est pure et conforme à la nôtre. Woù vient donc yue vous n'avez point été des li^ux publics l écrit qui y était affiché^ au grand scandale des Eglises (c'était ïEcthêsc d'Héraclius}. Si vous- çpprouve:; cet écrit.
pourquoi ne nous Pavez vous pas déclaré par vos lettres synodales ? Si la foi, confirmétpar tant de conciles^ est corrigée par Uéraclm et par Pyrrhus^ c'est en vain que tes Pires font examinée avec tant de soin^ et les morts ont été frustrés de la béatitude quils espéraient. Au reste^ nous sommes étonné que les éniquti qui vous ont consacré, aient donné à Pvrrkm Je titre de tris-saint, déclarant quiï ataii renoncé à VEglise de Constantinople, à cause du trouble de la haine populaire. Ce qui nom faisait douter si nous ne devions point différer à recevoir vos lettres, jusqu'à ce que Pyrrhus fût déposé ; car le tumulte et la haint du peuple note pas lépiêCopat\ Tant qae Pyrrhus est vivant, et n\st point condamné, on doit craindreun schisme; el, pour affermir votre ordination^ il faut assembler contre lui un concile des évéques les plus proches, tious avons donné nos ordres pour cet effet à CarchidiacreSerixus, et à Martin diacre rrapocrisiairCy que nous avons délégués pour tenir notre flace, et examiner canoniquement arec vous ta cause de Pyrrhus, Car sa prisme n'est pas nécessaire, puisque Pon a ses écrits et que ses excès sont notoires. D'abord il ^ donné de grandes louanges à Héraclius, qui a condamné la foi des Pères ; il a approuvé par sa souscription, la lettre sophistique, qj^i contient un prétendu symbole [c'était T^'rthèse) ; t7 l'a fait souscrire chez lui par guel-
?mes évéques au*il a surpris: il la frit imoemment afâcner en public, et na point tenu compte de t admonition de notre prédécesseur pour réparer le scandale. Tout cela étant examiné dans votre concile, vous devez le dépouiller du sacerdoce, non-seulement pour la con* servation, mais pour la sàreté de votre ordination. Que si Ifs partisans de Pyrrhus apportent du retard à celte affaire^ et veulefU exciter un schisme, on peut rendre tains leurs artifices, en obtenant un ordre de itm" pereur, pour envoyer Pyrrhus à Rome, comme nous l'en avons déjà prié, afin quil y *^'^ jugé par notre concile. On voit parcetle lettre que Pyrrhus n'avait pas été encore coudaop^ par aucun jugement c^nouique. Le diacre Martin, apoerisiairek Constantinople etchargé de cette lettre, fut plus lard te successeur de»Théodorc.
Le Pîipc écrivit eu subslauce les mêniM
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DES PAPES
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clioses aux evêques» qui avaient ordonné Paul, et envoya a«Con$tanlinoplo un décrel, |iar lequel il rejetait tout ce que Pyrrhus avait avancé de nouveau conlre la foi, et il anaihématisait VEcthêêef qu*il affectait, ce semtiie, de ne point nommer.
Le' patriarche Paul ne profita point des avis du Pape» à qui il en vint des plaintes de divers lieux. Tnéodore, voyant que ni ses lettres, ni les avertissements de ses lésais n*a valent pu ramener le patriarche Paul a la foi cathoiiQue, prononça contre lui la sentence de déposition. Ou croit que ce fut dans un concile, et dans le même ou il condamna Pyrrhus ; car celui-ci s'étant retiré de Rome, où il avait fait une rétractation, vint à Ravenue où il professa de nouveau le monotbélisofe. Le Pape Théodore Payant appris, assembla dans Téglise de SaJnt-Pierre les évéques et le clergé, et prononça contre lui la déposition avec anatnème. Il se fit mètne apporter le calice, et, ayant pris du sang précieux de Jésus-Christ,, il en souscrivit la sentence. Pyrrhus ntoûrna en Orient. Maïs le patriarche Paul, ayant appris sa propre déposition, renversa lautel.que le Pape avait h Coustanlinople, dans Toratoire du palais de Placidie. Il persécuta plusieurs évAques et d'autres Catholiques : les uns furent mis en prison, d*autres bannis, d'autres déchirés de coups.
Le Pape Théodore mourut peu de temps
après, le 1» mai M9, après avoir tenu le Siège SIX ans et demi, et fut enterré le même jour dans l'église de Saint-Pierre. Il était trèsdoux, très-charitable, et libéral envers les pauvres. Il transféra les corps des saints martyrs Primus et Félicien du cimetière où ils étaient en l'église tie Saint-Etienne, à laquelle il fit de grands présents, ainsi qu'à réglise de Saint^Valentin qu'il rebAtit entièrement. Il construisit aussi un oratoire de Saiut*Sylve5tre dans le palais de Latran, et un second hors la porte Saint-Paul. Plusieurs modernes lui donnent le titre de saint. THÉODORE H, cent quiniièmo Pape et successeur de Romain, était natif de Rome et fils d'un nommé Photius. — Il fut élu au commencement de l'année 898. Ce Pape était sobre, chaste, libéral envers les pauvres, chéri du clergé et ami de la |Viix. Dans le peu de temps qu'il tint le Saint-Siég^, il travailla, autant qu'il put, à la réunion de TEglise; il rappela les évèques chassés de leurs sièges, et rétablit les clercs ordonnés par Formose et injustement déposés par Etienne VI, leur rendant Texercice de leurs fbnctions. 11 fit reporter, solennellement , dans la sépulture des Papes , le corps de Formose, qui avait été trouvé par des pécheurs.—roy. Etienne VI. — Mats ces lueurs d'un heureux pontificat s'évanouirent par sa mort, qui arriva le vingtième jour après son ordination. Son successeur fut Jean IX.
URBAIN I" (Saint), dix-septième Pape, était fils dePontian et Romain de naissance. -^11 fut choisi pour succéder à saintCalixle; et gouverna 1 Eglise pendant la paix dont elle jouissait sous lempereur Alexandre Sévère ; car ce prince, quoiaue païen, avait de l'affection pour les Chrétiens; il ne se contentait pas de les souffrir, il leur accordait encore une liberté entière. On ne s'étonnera pas d'une pareille conduite, si l'on suit Topinion de ceux qui veulent que sa mère Mammée était Chrétienne, et qu'il se conduisait par ses conseils ; qu'il avait l'image de iésus-Christ dans son cabinet,, au rang des personnes pour lesquelles il avait de la vénération, et qu'il avait eu U pensée (te le faire recevoir au nombre des dieux de l'empire. Urbain sut profiter du calme qw In bienveillance de ce prince procucait k l'Eglise pour étendre la chcistianisme dans la maison même de l'empereur. Quoi qu'il en soit, on ne peut nier, que les Chrétiens furent persécutés sous son règne» soil pa flO peuple ou par les magistrats. Sainte Cécile, dans ses Àçtes^ nous apprend
Sue saint Urbain convertit un.^rand nombre 'idolâtres et qu'il encourageait les martyrs. Il ordonn» aue les biens qui seraient offerts par les fidèles, serviraient k l'entretien des iiiini^tres de l'Eglise et que les revenus seraient partagés également, sans qu'aucun pût rien posséder en particulier. Selon le
martyrologe romain, il fut martyrisé luimême en 230, après un pontificat d*envi.ron 6 ans et demi, et enterré dans le cimetière de Prétextât. Son corps ayant été retrouvé en 821, Pascal 1" le fit transporter dans réglise Sainte-Cécile, avec tes reliques de cette sainte qu'on avait aussi retrouvées au môme endroit. En 8.^9 le Pape Léon IV envoya le corps de ce saint k llmpératrice Irmengarde,. épouse de Lothaire I'% et cette princesse- le déposa dans l'abbaye de cha-, noiniesses qu'elle venait de fonder k Erstein, en Alsace. L'empereur Charles IV, ayant visité sa chftsse en 1353, obtint une portiou de ses reliques qu'il fit transporter k Prasue. Le culte de saint Urbain était très-célèbre -en France dès le commencement du V siècle, et sa mémoire est honorée le 2$ mai.
URBAIN II, cent cinquante-septième Pape et successeur.de Victor III, était fils du soigneur de Lagery, près de Chfltillon-sur- Marne, en France, et se nommait Qthon. — Il naquit vers l'an 104% et fut élevé k Reims, où il fit ses études sous saint Bruno, alors chancelier de cette Eglise. Otbon devint chanoine de la cathédrale de cette ville. Il é(ait archidiacre deReims ea 1070. Mais, peu de temps après,. il résolut de quitter le monde et se relira k Cluny, où il eiit pour mnttre Pierre, avec qui il fut depuis envoyé k Rome. Saint Hugues, voyant la capacité d'Othon, le fit prieur du monas^tère vers Tan 1076, et deux