‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 102 sur 123 · URB · texte numérisé non relu

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cotui d'Ostie. Le nouveau IPnpe prît le nom< d'Urbain V. Voulant évlier le faste séculier, il ne flt point la cafalcade ordinair<e, quoique tout tùi préparé.

L'Eglise ifAvignon n'arait point eu cTévôque sous les deux derniers Papes Clément et Innocent^ qui s'étaient réservés 'Cette Eglise et la faisaient gouverner par des grands vicaires. Urbain V la mit en rè^le et en pourvut son frère, qui était chanoine régulier de Saiot-Pierre de Die.

Pès le coiomencemeat de son pontificat* Urbiùn fit publier en France une croisade cuotre l'empereur Micbel Paléologue^ qui^ loio d'4i4er lesxu^oisés dans leur sainte entreprise, les trahissait et leur suscitait d*inoessanles difiicultés. Mais les généreux efforts des Papes contre les infidèles, qui meoaçaient la chrétienté, ne rencontraient sou- \ent, de la part des princes surtout, que la plus lâche indifférence» et l'appel dTrbainV eut peu de résultats.

Au milieu des inquiétudes et des alarmes qui J'assiégeaient de tous cAtés, Urbain pour^ siiiTtit I9 projet de rétablir les mœurs et la disdpline. Il donna d'abord des ordres pour la résidence des j)énéiiciers et contre la pluralité des bénéfices, puis il prit d'autres mesures efficaces contre les abus^ Le principal fut de rétablir J*u^age presque oublié de tenir les conciles provinciaux. Il adressa dans ce bnt aux métropolitains une lettre remarquable, où il fait tout pour réveiller leur zèle»

Cependant les Romains soHscitaienI vivement Urbain de faire cesser les maux causés en Italie par la longue absence des Papes. 1/empereur Charles IV le pressait de se rendre à leurs instances. £0 France, an contraire, le roi Jean voulait lui persuader que son séjour 2l Avig^hon était plus avantageux pour le maintioD de son autorité et pour le bien général de l'Elise. Urbain fut déterminé par la seule envie de faire son devoir. Il comprit que les prééminences attachées à sa dignité de Chef de l'Eglise no le dispensaient pas de l'obii^ation de résider comme évolue, et il ne se crut pas suffisamment autorisé par l'exemple de ses prédéftesseurs, à vivre séparé du troupeau que la Providence avait confié à ses soins. Occupé de ces sages pensées, il prit des mesures ^>our aller établir sa demeure h Borne. Il

Bartitde Marseille le 19 iiiai 1367, avec une otte de vingt-trois galères et d'autres bâtiments que la reine de Napleset les Vénitiens lui avaient fournis. Il était suivi de la plu-

[>art des cardinaux. Il fut reçu à Gènes avec es plus grands honneurs, et débarqua au port de Cornero , qui est dans l'Etat ecclésiastique. Il y passa trois mois; il arriva •nfia a Rome le 16 octobre suivant, soixantetrois ans après la mort de Benoit XI , qui quitta Eoma en 130i. Urbain V y étant entré, le clergé et le peuple la reçurent avec de grandes démonstrations de joie,, louant et bénissant Dieu de son arrivée. Après qu'il «ut été installé dans la Chaire pontilicale, il

passa au Vatican, qu*il fit rétablir magnitîquemenl.

Att commencement de l'année suivante, le PapeaJla à Saint-Jean et célébra la Messe dans la dbapelle nommée le Saint des saints. Ensuite îJ en fit tirer les chefs de saint Pierre et de saint Paul , qui étaieoi enfermés sous l'autel. On les porta k la loge qui donne sur ia place, d'où le Pape les inonira k tout le peuple, après quoi il donna de nombreuses indulgences aux assistants. Les cliefs de ces saints apAtres étaient ench&ssés dans de Targeat. Mais le Pape Urbain fit faire de nouteaux reliquaires. Ce sont des bustes d'argent, ou plutôt des demi-statues avec leurs bras, précieux surtout par la richesse de ]a matière et des ornements. Saint Pierre j est représenté en Pape, avec la tiare, telle qu'oq^la portait alors, pmntue, en fiirme de cAae «t chargée de trois couronnes. De sa main droite, il donne la bénédiction • et de sa giuciie, il porte deux grandes clefs. Saint Paul lient k sa main droite une épée, et à sa gauche un livre; chacune de ces figures porte sur la pc«itrine une fleur de lis de pierreries, donnée par le roi de France Charles V.

L'an 1368, l'empereur Charles IV vint en Italie, à la prière du Pape« avec une grande armée* pour soumettre l«s usurpateurs des terres de l'Eglise, liais avant d'entrer eo Italie, il confirma, F«ar une bulle d'or, toutes les donations et piriviléges accordés par les emiperears , faisant le dénombrement exact des domaines et des droits de l'Eglise de Rome, parce que la longue absence des Papes et des empereurs y avait aparté une grande confusion, et avait donné lieu à plusieurs usur()ations. L'empereur trouva' le Pa(« à Vi tertre; il alla ensuite à Rome et le Pape partit aussitôt pour s^'j rendre. L'empereur l'attendit dans une église, à un mille de ia ville, d'où il l'accompagna marchant à pied, et tenant la bridn de son cbeTal d'un cOté ; le comt^ de Savoie la tenait de Tautre. Ils vinrent ensuite à Saint-Pierre et demeurèrent à Rome 9 attendant l'impératrice qui arriva le 29 octobre. Le jour de la Toussaint, le Pape céléi»ra la Messe à l'autel de Saint- Pierre et couronna l'impératrice. A cette Messe, l'empereur taisait la fonction de diacre» excepte qu'il ne lut point l'Evangile; ce qu'il ne pouvait iaire que le jour de Noël.

Urbain resta encore à Rome l'année suivante; et, le la avril 1370, il fit porter à Saint-Jean de Latran les deux reliquaires, qui venaient d'être achevés et destinés pour les chefs de saint Pierre et de saint Paul, qui y furent enchâssés par trois cardinaux et |K>sés sur un grand tabernacle, soutenu de quatre colonnes de marbre, au-dessus du grand autel. Deux iours après, ce Pape partit do RoQif pour la dermère fois t et alltf à Monte-Fiascone. Alors il déclara qu'il avait le dessein de retourner à Avignon, pour procurer la paix entre la France el l'Angleterre. Quelque temps après, il écrivit aux Romains pour les consoler de son absence et prévenir

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le fort qu'elle potirr^rt leur laire.

déclara donc, que s'il se retirait «ce point pour aucun mécontentement ( reçu d eux, et qu'ils Tavaient au a Lion traité lui et sa cour, pendant 1 ans qu'il avait séjourné à Rome. Saii

Silte de Suède s'efforça de détourner e son dessein» et elle lui déclar mourrait bientôt» s'il retournait à A Urbain partit le 26 août, et arriva septembre à Avignon , où on le reçi joie.

Urbain avait confirmé à Yiterbe la ( gaiion des' Jésuites, fondée par Jean i ban. Il avait fait plusieurs promoli* cardinaux et s'était eObrcé d'étein schisme d'Orient ou du moins d'en .

les progrès. Il avait organisé des m en Tartarie, et réformé le Mont-Casi une réorj^pnisation nouvelle. De re Avignon, il voulut aller en personne tfier la paix qui motivait son retour, ( il avait fait quelques préparatifs p( voyage, quand il l'ut attaqué d'une { maladie et ne songea plus qu'à ce q

Î gardait son salut, il se confessa plu ois, reçut les sacrements et dit en \)t( des assistants : Je crois fermement ^ gu*€nseigne P Eglise catholique. Si fai c quelque chose qui y soit contraire^ je tracte^ et ie me soumets à la correcti l'Eglise. 11 mourut le 19 décembre après avoir tenu le Saint-Siège huit i deux mois. Son corps fut porté à ^ftint tor de Marseille, où il avait choisi sa s ture.

Urbain Y exerça son zèle contre les c déréglés, les simoniaques et les usur il condamnait la pluralité des bénétic il la restreignit autant qu'il lui fut pos^ Pendant son pontificat, il entretint étudiants en diverses universités; il 1 à Montpellier un collège p'iur douze diants en médecine, et donna en plus!

occasions des marques de sa tendre afiet pour les pauvres. Il bâtit plusieurs ég et fonda plusieurs chapitres de chanoi Le palais d'Avignon fut construit par soins; il avait d ailleurs un goût singi pour les bâtiments; il aimait à terminei affaires et à réprimer la chicane des ave et des procureurs. AussjtAt après sa m on l'invoqua et l'on exposa de toutes p son image sur les autels. 11 fut quostioi le mettre solennellement au nombre saints; et les troubles du schisme empèc

rent seuls le jugement déOnitif du S

ique à cet égard. Naturellement bi

fiâisant et magnifique, lorsqu'il s'agissait

aposloliqi

culte divin et des fondations reli^iei

Su'il multipliait en grand nombre, il é 'une réserve presque unique pour ses [i elles. Libéral jusqu'à la profusion pour pauvres, il entrait avec i'attenlion d'i uière dans le détail de leurs besoi se déclarait le prolecteur des faibles et tous ceux qui avaient besoin d'appui. Uu l>le et ennemi du faste, son régime éi moins celui d'un Pape que d'un moine a

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