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entourée de$ gardes suisses, escortée de tous , les prélats et dignitaires de sa maison et de la cour pontiflcalet est portée à la basilique, è travers la salle royale et par J'escalier royal , et reçue par le chapitre» sous le. portique, au chant de Tanlienne: Tu es PetruM. Le SaintoPère descend de 4a stdia^ devant Tautel dti Saini-Sacreroent, s'asenouiile et prie. On le porte ensuite devant rautel de la Chaire de saint Pierre qui fait face au grond autel de la Confession. Le Pape descend de nouveau, et de nouveau s'agenouille et prie. Puis, assis au milieu de cet autel, il reçoit la troisième adoration des cardinaux, qui la rendent, la barrette à la main et le manteau traînant. Le cardinal doyen ayan^, le premier» fait son obédience, entonne le TeDeum que les chantres continuent jusqu'à ce que le Pape ait reçu Tadoration de tout le Sacré Collège. Alors le cardinal entonne le Pater noiierf le verset Salvum fac serrum tuum, #vec les versets ordinaires; le chœur répond, et le Pontife sans mitre, assis sur l'autel, commence le verset i.SU nomen Domini 6enedictUm ; puis debout, la tète inclinée, il bénit solennellement pour la première fois le peuple dont les flots inondent la basilique.
Remonté sur la ledtaet avec le même cortège, il s*arrète dans la chapelle de la Pitié, Il première h droite en entrant dans Saint- Pierre, et oui, les jours de solennité, sert nu Pape de salie des parements ou de sacristie. Assisté des deux cardinaux premiers-diacres, il quitte les vêtements pontificaux, et rentre au Vatican ou revient au Quirinal, si Ton est dans la saison pendant laquelle le Souverain Pontife occupe cette résidence.
Dans la soirée les cardinaux rentrent dans leurs palais; toute la nuit et les deux suivantes de magnifiques illuminations, d'immenses feux de joie éclairent les rues de Rome.
Le plus souvent le Pape n*est couronné
Sue huit jours après Télection; et quoique» es Tinstant où il est élu, il ait, comme le dit Nicolas IV, la plénitude de l'autorité pontificale, d'après Tusage établi il s'abstient de toute fonction jusqu'au jour de la consécration et du couronnement. Consacrant ses premiers moments h la nomination des digtiitaires de r£glise romaine, des hauts fonctionnaires de ITtat» et à la notification de son avènement» soit aux membres du Sacré (Collège qui n'ont pu prendre part au conclave, soit aux diverses puissances, il se borne è donner des brefs, sous l'anneau du Pécheur, et n'expédie aucune affaire par tiulles, sous le sceau du plomb, à moins que (ies circonstances imprévues ne l'y obligent» ot alors la bulle, ainsi souscrite : Datum a Ros/rt suscepti apostolalus ofâcii anno
ÎrimOf n'offre que I image des u nôtres saint ierre et saint Paul, le côté du sceau où d'ordinaire est gravé le nom du Pontife, de-
- [\iSf)JSéajiieê di velluto rouo, eon croee rkamata fofo ftU me^tto. G*esi ee qu*oïi appelle eu France les '«uAf» -du Pape.
meurent nu et vide. (Rigani'i, De reguL cancelLf t. II, reg. 17.) .
VÊTEMENTS DU PAPE. — Le Pape a la soutane blanche, en soie, ou» s'il est sorti d'un ordre religieux» en serge de la mémo couleur» le rocbet de lin, la roosetle rouge, de velours en hiver, de soie en été, la caloile blanche, les bas blancs, les souliers rouges, en velours ou en laine avec bordure d'or, et la croix d'or brodée sur le milieu (113).
On connaît le récit que fait Eusèbe (Hi$i. eccLt lib. xyi), de l'apparition miraculeuse d'une colombe sur la tète du Pape» saint Fabien; certains auteurs font remonter à cette époque la coutume où sont les Papes de se vêtir de blanc» mais elle est probablement encore plus ancienne; le même Eusèbe nous apprend que Thabit blanc était en usage du temps des apôtres» et que saint Jac(|ues» premier évêque de Jérusalem» était vêtu de lin : tinea veste aut sindone indue' batur.
Selon saint Cyrille» les patriarches de Jérusalem se distinguaient des ministres in* férieurs par leurs habits blancs. Les Papes des premiers siècles nous apparaissent Têtus de blanc sur les vieilles mosaïques; soos l'ancienne loi, les vêtements du grand prêtre étaient de bysse et de lin, et peut-être saint Pierre, demeurant fidèle è l'antique tradition de la Synagogue, a-t-il voulu rappeler tout à la fois et Ta robe blanche dont le Sauveur fut revêtu dans le cours de sa passion et le vêtement de lumière, blanc comme la neigea qui l'entourait au Thabor, quand il montra sa gloire.
Le Pape garde toujours cette couleur; son costume ne se modifie que dans l'A vent et le Carême, où il prend la soutane de laine blanche, et du samedi saint au samedi suivant, qui précède le dimanche In o/6ts» où il revêt la mosette de damas blanc. Lorsqu'il sort de ses appartements» il porte Tétole rouge brodée d'or.
Les vêtements etornementsdu Pape, quand il célèbre les saints mystères» nu rempUt Quelque fonction sacrée, sont : les sandales (114), Tamict» Taube, la ceinture à glands d'or» le ^ucctnc/ortum» cordon or et soie» l'étole» le manipule» la tunique et la dalmaiique» la chasuble» le pallium» le fanon» la folda» le pluvial» la chape iralnaote ornée du formai précieux» la mitre et te tiare.
Tous ces ornements sont de drap tissu ou brodé d'or ou d'argent. Les couleurs varient selon les temps ouïes solennités, ainsi qu'il est prescritpar le cérémonial: le rouge, au temps de la Pentecdle et pour les f&ies des martyrs ; le blanc» au temps de Pâques et pour les fêtes des vierges et des confesseurs; le violet» pendant le Carême et TAvent et toutes les vigiles; le noir» le vendredi saint et aux liesses pour les morts.
Le Pape ne porte jamais la tiare su tri-
(114) Ce sont ecs espèces de brodequins» avec la croix aW turodée sur le milieu du pied.