TET
ff^no. peDaaot le temps du dirin sacrifice. Il remplit toutes les autres fonctions sacrées en pIuYÎal » et avec la mitre ou en tiare, excepté la nuit de Noêl/où il prend le manteau à capuchon de velours rouge, et, pendant la lemaine sainte, où il se sert de la chape de même forme, mais en drap, et distincte du plarial (115). Lorsque le Pane porte la mitre ou la tiare, il garde par-ciessous la petite calolie blanche.
Le Pape assiste aux congrégations et aux consistoires dans son costume ordinaire, sauf au premier consistoire qui suitsonélécliooi où il parait en pluvial et mitre, pour remercier le Sacré Collège. Lorsque le Pape 1 la mitre ou la tiare, les cardinaux vont derant lui deux k deux, les diacres d'abord^ puis les prêtres, puis les évéques; quand il [i*a ni la mitre ni la tiare, les cardinaux suirent, les évéques d'abord, puis les prêtres »l enfin les diacres.
Donnons quelques mots d'explication sur es divers ornements que nous avons nomnés. Le formai précieux ou pastoral, qui appelle le rational du grand prêtre chez les uifs, est une large plaque d argent ou de vermeil qui retient sur la poitrine les bords e la chape, et où sont gravés divers emblèaes. Le lorroal des cardiuaux-évêques peut (re d*or ou d*argent, mais il ne peut avoir *autre ornement que trois pommes de pin angées perpendiculairement; sur le fermai u Pape elles forment un triangle. Cespomles de pin sont formées avec des perles nés.
L*étole est le symbole des liens qui te« sient le Sauveur attaché k la colonne ; le spe la porte k la manière des évéques, qui e la croisent pas, parce qu'ils ont la croix ir la poitrine.
Le sueeinclorium est Tancien cordon autel était attachée la bourse en forme de anipulet appelée en italien loccona, où ail rargent pour les aumônes du Pape. Ce rdon est tissé d'or; les extrémités en sont rges et aplaties ; il est ceint de manière à qu'elles retombent k gauche.
La falda est une longue et lar^e jupe de re blanche retombant sur les pieds, d*uue lade ampleur et k queue traînante, que D soutient k droite et k gauche et par derre, pour que le Pontife puisse marcher. prince assistant, le sénateur romain et
camérlers secrets ont le privilège de rter la queue de la falda. Ce vêtement est ïlusivament réservé au Pape. On n'encont pas Torigine; il en est fait mention k la se de possession de saint Pie V, en 1566. «e fanom est comme une pèlerine cousue ne autre pèlerine, dans la partie qui en- >nna le cou. Au«dessous il couvre les ules et la poitrine du Pape; au-dessus il 3ure sa tête, pendant qu'on le revêt de autres Têteoients ; il retombe ensuite sur basuble et ressemble alors k une mots) Le pluvial, li chape et le rnsnleaii sooirune le cliose« et se preaiieiit Tun pour Taaire. (Voy. tia>» éimiê^m.. i.ll.c. 10.) L*uMge de la moietie I nsafliiaati è capuelHMi fut Intreduii penUant U
sette. Au tem|)S d*lnnocent III on 1 nppelait orale : Jtomaniif Poniifex^ dit ce Pape, omu« mit oraltt quod circa caput invohii et replia eat super humerum. L'étoffe est soie et or, k raies perpendiculaires binnches et or, réu* nies par une ligne amarante. Sur la noitrino est brodée une croix rayonnée. Le ianon est également réservé au Souverain Pontife; il rctppelle le voile qui, dans les fonctions sacrées, couvrait la tête des anciens évéques grecs.
Le vallium est en Orient un insigne commun a tous les évéques, qui le reçoivent k la cérémonie de leur sacre; en Occident, les Papes ont seuls le droit de le porter partout et toujours, et d'accorder aux archevêques et k Quelques évéques le privilège de le porter, à des époques déterminées de leurs fonctions épiscopales. Le pallium est Tétole de l'apostolat; il a six croix de taffetas noir, réparties d'une manière déterminée.
Le chapeau du Pape est de foutre, de forme oblongue, recouvert d'étoffe de soie rouge, bordé d'un galon d'or et entouré d'un cordon k glands d'or, mais frange de «soie, les prélats portent les glands Youges ou verts.
Le Pape a trois mitres comme les évéques ; la glorieuse ornée de pierres pré« cieuses et d'un cercle d*or qui en forme comme la base ; la deuxième, riche, mais dégarnie de ce cercle; enûn, la mitre blan* che de drap d'argent. Le droit de |H)rter Ja mitre a été donné aux cardinaux ainsi qu'aux abbés chefs de monastères, eroesie et mitr/s,
La couronne ou regnum n'était dans Tori* gine qu'une mitre ornée du cercle d'or semblable k une couronne; lorsque deux autres couronnes ont été Routées, elle est devenue la trirègne ou la tiare. La tiare que portait le plus souvent Grégoire XVI était en velours blanc, les trois couronnes sont dessinées sur ce fond blanc par trois rangs, k p«u près k égales distances, de saphirs, d'émerendes, de rubis, de perles et de diamants. La partie supérieure et convexe consiste en un fond d'or ; sur le sommet est une large émeraude surmontée d'une croix en diamants.
Le Souverain Pontife n'a point de crosse ; mais il prend, en certaines occasions, la
5 rende croix, différente de la croix papale, ont nous parlerons tout k l'heure; la crosse, recourbée dans sa partie supérieure, e»t l'emblème d*une juridiction bornée » dit Innocent III ; la juridiction du Pape n'a pas dk limites.
La croix papale précède toujours et partout le Souverain Pontife, non-seulement dans l'Eglise romaine, mais dans tout l'univers; il est l'évêque universel, le monde est son diocèse. En iSiS, le concile de Lalran déclara que la croix est l'insigne distinclif du Pontife romain; par privilège du Saint- Siège les patriarches peuvent la Caire por* ter devant eux partout, excepté k Rome ct«
aéjoor des Pipes k Avisaon, oonire les InUmpénéi de Talr. Auparavant lia n*avaieat que le mislPia uns cafKichoit, comme en le voit par eeax de iears vieux poriralu qui ont élé conserves.
Vie
dans l/Bs \iewx uù se trouve le Pape ou son lé^at a h(^^» 1^^ ne peuvent jouir de ce privilège devant un ca/dina). Les primats, les archevêques et quelques évèques i*ont dans leurs diocèses respectifs. La croii papale a lu forme ordinaire, et ne ressemble point à celle des patriarches, qui est double, c'està-dire qui a deux traverses. Dans l'exercice de certaines fonctions sat-rées; teUes que la eon^écral^on des églises, des autels, des évèques, le Pape, ainsi que nous venons de le dire, tieal de sa maiu une croix aussi haute qu^ la crois papale, mais qui ne iH)rte point la figure du Sauveur.
Le Pape ne porte la croix pectorale que loi!squ*ii chante la Messe pontificalement. On croit, assez communément, que les évèques doivent cacher leur croix dans les diocèses étrangers ; mais cette idée ne repose sur rien ; il n'y a ni loi canonique, ni constitution apostolique qui ait prescrit rien de semblable. La croix pectorale, dit BeaollXlV, n'est point un signe de juridiction.
Le grand autel des trois basiliques pairiaccale» : S4int-Jean.de Latran, Saint - Pierre et Sainte-Marie-Majeure, dit autel p^alp est ré:»ervé au Souverain Pontife ; nul autre n'y peut célébrer les saints mystères, à moins d un bref spécial qui demeure ap-
t>eiidu k l'une des colonnes de l'autel tout e temps que dure le saint sacrifice.
Dans Ips fonctions sacrées le Pape se sert d'un faldistoriOf en manière de prie-Dieu, le faldistorio est un siège à quatre pieds h l'usage des cardinaux, en bois doré , bronze ou fer ouvragé, à bras, mais sans dossier; le coussin est recouvert en étotfe de la couleur du rite.
lAtedia gestiUoria est le fauteuil pontifical, de velours crampisi, aux armes du P^pe» placé sur un plan horizontal, que sou« tienpent et lient de fortes traverses en bots et que recouvrent des tapis cramoisis. Placé sur ce siège, le Pape e^t porté sur les é^uiules des seéiarii pontificaux. En 7^, Etienne II, aj^ant ébôèlttPape, les Rooiains, ivres de joia» le portèrent en triomphe et dans leurs bras jusqu'à ia basilique de Latran; c'est ainsi que nos ancêtres portaient leurs rois sur le pavois. L'usage de la iediagesta^ toria remonte au moins jusqu'à cette épo* que.
A droite et a gauche de ia aedia, dans les cortèges solennels qui ac-compagnent les Pau^s, on agiloies flabeUes pu grands éventails à plumes de paon, dont les yeux que la nature y peint, figurent ke^ regards des fidèles, .fixés de tous les points du globe sur le Chef de l'Eglise, et en même temps rappellent au Pontife quelle vigilance lui est nécessaire pour pourvoir à toutes les affaires du monde catholique. Comme ia iedia les fiahelles ne sont en usage que dans ces occasiions; c'est une iparque d'hopneur ré- servée au Souvçrain Pontife. t
VICE-CHAÎ^ÇELIER DE L'EGLJ|SE RO- MAINE. •-- a La dignité de chancelier de TEgiise romaine fut toujours regardée comme une des plus éminentes, et| à certaines épo-
aues, on ia ulaçiait immédiatemeal aupès lij ignité Siipreme. i.es Eglises ealliidrales avaient leurs chanceliers, TE^Iisc roffialae avait le sien dont la fonction était de transniettre dans les pays étrangers les réponses du Souverain Pontife, relativement aux doutes qu'on lui soumettait^ soit aux matières de la foi.
« Au xu* siècle Albert Mors, chancelier, ayant <^té élu Pape sous le nom de Grégoire Vlll, ne jugea pas à propos de noninier à la place qu*il laisbait vacante, et dont un chanoine de Latran qu*il avaiteu sousiui, continua à remplir les fonctions. Celui ci signait : vieem agem eancellarii^ et il en fot ainsi jusqu'à ce que, sous Hooorins 111, Hanieri prit le titre de vice çkanetUtr que Ton a retenu depuis. Bonifacè VUI réserf a cette dignité aux seuls cardinaux. Le cardinal viee-chanoelier a toujours le titre <ie l'insigne collégiale de Saint-Laurcnt m Damaso: il occupe le palais de la chaneellene, où il exerce ses fonctions. Les affaires les plus délicates, princi|)alen}ent celles qui se traitent dans les consistoires, les lettres de provisions apostoliqties expédiées sous le sceau de plomb, doivent être signées par lui ou ses subordonnés, etc. » {ËUciion el couronnement du Souverain Pontife,)
VICTOR I^' (Saint), Africain de naissanoe, fils de Félix et ran^é par saint Jérôme au nombre des écrivains ecclésiastiques, fil paraître de bonne heure une grande vertu et une grande capacité. — 11 montra sartoot un zèle ardent pour la gloire de Diea et le salut des âmes. C'est ce qui le Gt juger digne de succéder k saint Ëleuthère. Il monta sqf le trOne papal en 192et fut le treizième Pon* tife.*Saint Victor se fit remarquer pur dei efforts infatigables pour ralTermissemenl de l'unité catholique et donne des preuves de toutes ses vertus, il, condamna plusieurs hérésiarques, entre autres Théodote le Corroyeui% qui, avant apostasie k Byzanoe peadant la dernière persécution, était Tenu à Home, et, pour justifier sa chutei pub'iftH que Jésus-Christ qu'il avait renoncé n'était qu'un hpmme. Comi^ie il se faisait de ïiMbreux disciples, le Pape saint Victor Tes- Oûii[imunia, ainsi qu'un autre Théodote,5u^ nommé le Trapezite ou le Ranqoier, Ebion et Arlémon, qqi enseigoaieni les luémes lïlasphèmes.
La question dci jour où Toa devait eélé* brer la Péque, cette grande question, àéfi agitéii sous le pontificat d'Anicel, se rantiot sous celui de saint Vielor. « L'Kgiise routine, » dit M. Uenrion,« conaave la plupart djs Eglises, était dans l'usage îu^méiaoriffl «^ faire la Pâqoe le dimaoGlie après le quaior* zièuie jour delà lune de aiars. Les égU^^ de l'Asie Mineure, au contraire^ la faissieBl le quatorzième nième de la lune, qii«l4>>^ juur de la seaiaine qu'il tombât. ABicel ^ P(»l.y<arpe ne purent se |iersuader Tun T^ut.re de prendre le ra^ème jour : iuai:s l'union lie (qt p^s po^^r cela ronipuet et cbscuu re« tint, (Uns la paix et là coucordo, la couluD| de sa pre\pre figUse. Ak>rs 1^ dispute n eii^