‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 106 sur 123 · IS6I · texte numérisé non relu

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Vie

DES PAPES

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qu'entre les Ctflltoliques. SOM h ponitfMat lie VrelOf*, lu cKvéfsiCé sar ee poinf paroi Wvorlscfr rbérésrie» les itionfanistes enséigi^arît (}u*on ne pouvait, sans erreur, célébrer la Fâque un autre jour qfue le quatorzième prôcis de la lune, et qu*2finsî l'ordonnait leur Paraclet. Btasle, f/rètre de rKglise fomarnei atAit fait schisme |>our ce(fe cause, et entraîna à sa saite un grand non>bre de per^ sonnes. » Saint Victor crut ne devoir plus user de niénagenient envers ces hérétique?, et résolut de convoquer un concile.

Co concile se tint à Rome en l'année l'96. Saint Victor écrivit ailx évèqiies de l'Orient pour les inviter à se réurtir. Éusèbe rapiiorte on fragment d^ la lettre synodale qui fut composée pat* le concile de la Paîesline, ou pré!>idaient saint Théophile de Césarée et s^aint Narcisse de Jérusalem, et auquel assise tdrem pf€sieurs évtqties de Syrie. Après avoir solidement appuyé la ooutuuie de célébrer la Pâque le dimanche, conformément à la tradition qu'ils disaient tenir des ap6^ très, les étèqnes terminaient ainsi cette lettre en sTa^ftressliot an Pape : « Nous vous prions d'eûvoyer les copies de notre lettre à toutes les Eglises, de peur <}D*on nef nous imuute la faute d^ ceut qui s'engagent téméraii'ement dans Terreur. Nous vous faisons savoir aussi que l'Eglise d'Alexandrie eélèbre la Pàque le m Ame joor que nous. » Eosèbe cite encore les conciles de la Grèce, des Gaules, du Pont, de rOsrhoèné Ou de la Mésopotamie, q^ii tous, d'un commun accord, portèrent un jugement seml»laMe et décidèrent qu0 la PAquo ne devait Ati*e céié^ brée que le dim«rit3he.

Folycraie, évèque d'Ephèse,- assembla Aussi les évéques de l'Asie, sur rinvitation du Papev mais ils ne se conformèrent point à la décision gi^nérale, et Polyerate écrivit su Pa{«e une lettre où ildéclara que, malgré toutes les menaces, il est bien résolu à ne point changer de sentiment. M exalté d'a^ bord la iratlition de son Ej^lise, qu'il rap^ porte k saint Polycarpe, à saint Philippe le iiacre et même à saint Jean TEvanmiiste, I iiis il ajoute : « Moi qui sers le Seigneur Jepuis soixante-cinq ans, qui ai coiumuni- ]ué avec les frères de toutes les parties du inonde, et qui ai soigneusement étudié rKcr.ture sainte, je ne me suis point etTrayé les menaces qu'on nous fait, car i'ai appris lij'il (allait obéir à Dieu plutôtqu au< nomiies. Je pourrais mettre ici les noms des évdpies que J'ai rassemblés d'après vos ordres, ^'ous séries étonné de leur multitude, et ous ont approuvé cette lettre, sachant que e ne porte pas en vain îles cheveux blancs, H queie me suis toujours conduit selon lésus-Glirist. »

Polycrate semblait oobliei* que la coutume les Asiatiques, fondée sur une condesct-nlance qUiataitèu Shs motifs, comme la loérance de quelques autres pratiques légales, ip devait pas- être considérée comme une ^gle permanente ; que si quelques hommes tpi>stohqoes Taraient observée par ménageueut pour les Juifs, qui étaient en grand

nombre dans TAsié Mineui'e, ris n'enaTaiunt point fait une loi, et que les inémes iùoiih n'existant plu^, fl était juste, Au corf.traire, qu'une seule province ne refusât pé$ plu^ longtemps de siè conformer à Tusage général de PEglisesurun point de cette ir'nportai^ce. Aussi ré Pape Victor, voyant cètlé obstination éff craignant San^ douté qxfeUe ne provint d^ûhé erreur contre la fol, ne crut pas dévoir tolérer davanvagé cet ioetpHcéule attachement des Asiatit^ne^ è leur coutume particulière. Il manifestf^ l'inFèrrtion de les relraiicher de la communion de l'Eglise, et quelques auteurs croient même nu*il les eicommunia en effet. Mais cette sévérité ne fut pas regardée comme opportune par tous le^ évéqueS. I^lusieûrs écrivirent au Pape and de l>ngager è ne point excommunier des EgHses entières pour de simples Questions de discipline. Saint Irénée fut de ce nombre , et nous avonâ encore Quelques fragments de sa lettre. Quoiqu'il n^a'pprouvAt pas la coutume des Asiatiques, il fit remarquer cependant que cette diversité durait depuis longtemps sans que la paix eût été troublée; et il rappela ce qui sTétait passé enfre saint Polycai'pe et saint Anicet. Il ajouta que la différence des^ coutumes portait aussi sur la manière déjeuner, plu^- Sfèurs croyant ne devait jeûner qu'un jour, d'autres deux ou tlava^iage, et que' néanmoins ces pratiques diverses n^avaien-t ooint fait fODQpre Tunité. Saint Irénée né parlé ici

2 il» des jeûnes de la semaine sainte, qui talent les plus rigoureux de tous, en< sorte que Ton passait tantôt un jour, tantêt plusieurs, saus prendre aucune nourriture. On eroit que cette lettre au Pape Victor ési la lettre synodale du concile des Gaules, tenu à ce sujet par saint Irénée qui écritatt aussi è plusieurs évèques sur nette question, pour les exhorter au maintien de la paix. (L'abbé liscB^Kua, Uiêt. de VEglist^ 1. 1.)

Après saint Irénée, bien d'autres reprochent à saint Victor la rigueur avec laquelle il se prononça sur cette question. Mais ce saint Pontife n'agissait point de son propre mouvement; avant qu'il procédât contre les Asiatiques, il y eut plusieurs conciles tenus h ce sujet, un dans la Palestine, un dans le Pont, un dans TOsrhoène, province de la Mésopotamie, un dans les Gaules, une lettre écrite par l'évëque de Corinlhe, et Victor agissait à la tète d'un concile de Rome ; tous avaient décidé qu'il ne fallait point faird la PAque avec les Juifs; un canon de ces conciles se trouva au nombre des canons apostoliques, en ces termes iSi un étéque^ un prétre^ ou un diacre célèbre le iaint jour de Pd* fjue atant léquinoxe du printemps comme lee Juifê^ qu'il eoii déposé. (Can. S, n. 7.) Ces coih ciles ne regariiaicnt donc point alors la jLuev tioD comme inditférente; les choses n'éAiënt plus au même état que du temps du Papa Anicet et de saint Poly(;&rpe, et saint Irénée a pu ignorer ces circonstances quand il é<Srivit è saint Victor. Mais une preuve de plus que le Pape saint Victor n'avait pas tort^ c'est que la seotcnee qu'il prononça contre

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