‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 107 sur 123 · TIC · texte numérisé non relu

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la coatume des Asiatiques fut confiroiée par le coocile de Nicée.

En effet» Tan 325, ce concile décida que désormais toutes les Eglises célébreraient uniformément la fête de PAqueSy le dimanche après le quatorzième jour de la lune de mars, et non le même jour que les Juifs. Eusèbe nous a conservé le discours que Constantin fit au concile à ce sujet (De vita Camtant.f Ub. m, c. 18) , et cet usage est devenu général. Ceux qui ne voulurent pas s'y conformer furent des lors regardés com • ne schîsmatiques. Comme il y avait dans Alexandrie une école célèbre d'astronoone et de mathématique» le patriarche de cette ville était chargé de notiHer d*avance aux autres Eglises le jour auquel la fête de Pâques devait tomber ; il en écrivait au Pape qui l'iadiquait à toutes les i^lises de l'Occident.

Saint Victor au rapport de Tertullien, se laissa tromper par rherésiarc|ueMonlan,qvti lui avait envoyé des déclarations catholiques en apparence» et qui cachait ses dogmes pervers sous le masque de !*orthodoxie ; mais Praiéas». le inAme qui devint hérésiarque à son tour dans la suite^ ne Peut pas plus tdt informé du véritable état des choses» au*il révoqua les lettres de communion qu*il lui avait adressées. Nous avons de saint Victor plusieurs épllres. Ce fut lui qui décida qu'en cas de nécessité toute sorte a'eau commune était une matière suffisante pour la validité du baptême. La durée de son pontificat fut de dix ans» trois mois et dix jours. 11 mourut en odeur de sainteté. Le Martyrologe romain lui donne le titre de martyr» et plusieurs auteurs» parmi lesquels se trouve saint Jérôme» assurent qu'il versa son sang pour la foi ; on met sa mort en l'année de Jésus-Christ 202 sous Tempereur Sévère, et sa mémoire est honorée le 28 juillet.

VICTOR It» cent cinquante et unième Pape et successeur de saint Léon IX.— Après la mort de ce dernier le Saint-Siège vaqua

Srès d'un an» et comme il ne se trouvait à orne personne qui réunit toutes les qualités nécessaires pour le remplir dignement, les Ronuiins' envoyèrent en Allemagne Hildebrand» alors sous-diacre» avec pouvoir d'éiire» au nom du clergé et du peuple» Gebehard» évêque d'Eicbstet et proche parent de l'empereur. Cette élection se fit dans un concile tenu k Mayence; mais Tempereur Henri 111 en fut affligé» tant à cause de la tendre amitié qu'il portait au prélat» qu'à raison des services qu'il tirait de sa grande capacité dans les affaires. De son côté Gobehard refusa longtemps; mais il céda enfin de peur de résister à Tordre du ciel» et par^ tit pour Rome» où il fut refu d'un consentement unanime sous le nom de Victor 11» et inti^nisé lo jeudi saint. 13 avril 105&. U confirma à la têle de l'Eglise toutes les espérances qu*il avait fait concevoir de lui. 11 fut habile» éclairé» ferme» sage» et mit le plus grand zèle k poursuivre l'œuvre sainte liommencée par ses prédécesseurs. Son zèle pour la discipline lui attira des ennemis :

un sous-diacre voulant le Caire périr mit du poison dans le calice, et le Pape» De le pouvant lever après la consécration* se prosterna avec te peuple pour demander h Diva de lui en découvrir la cause. Aussitôt l'empoisonneur fut saisi du démon» et le Pape, connaissant son crime» fit enfermer le calice dans un autel avec le sang de Notre-Seigneur pour le garder à perpétuité avec les

nouveau ce que le

Yictor II tint la même année on grand concile à Florence, en présence de Tempereur« pouf corriger plusieurs abus. Il envoya en France le sous -diacre Hildebraod» pour réprimer la simonie oui y faisait de

S;rands ravages» aussi bien qu en Bourgogne. I en fit tenir un aussi à Toulouse par ses légats» où l'on fit treize canons» la plupart contre la simonie. L'année suivante, invité

§ar l'empereur Henri» il l'alla trouver en axe, à Gostar, où il célébra la fête de la Nativité de la Vierse. En 1051, il assista k une grande assemblée qui se tint à Cologne^ et il y réconcilia l'imperairice Agnès avec le roi Baudouin» comte de Flandre, et Godefroi» duc de Lorraine, et il pacifia le royaume autant qu*il lui fut possible. Peodant le sé-

I'our de Victor 11 en Allemagne, Henri. le ^oir mourut, laissant un fils en bas âge. « Aa lit de la mort, » dit un auteur contemporain» c Henri 111 voulut consolider de toutes ses forces sur la faible tête de son enfant ce lourd fardeau de la couronne impériale d'Allemagne. Le hasard avait en ce moment réunit autour du mourant ce qu'il y avait do plus illustre dans l'empire; outre le Pape, l'archevêque d'Aquilée et l'évêque de Ratisbonne, il se trouvait alors à la o6ar une grande quantité des plus puissanta seif^neurs ecclésiastiques et laïques de l'empire. Il en proflta pour leur faire confira^r Vélaciion u Henri IV» et pour remettre sa tutelle ainsi que le gouvernement de Tempire pendant le minorité» entre les mains de Victor U. VoUà donc le Pape à la tête de l'Eglise et de Tempire. Jamais la tiare n*avait resplendi datant de puissance» et jamais Pontife ne s'était trouvé ni plus capable» ni plus ardemment disposé à s'en servir pour le bien de la religion catholique et pour le bonheur de la chrétienté, lorsqu'un trépas prématuré vinl l'enlever aux fidèles. Victor U mourut ea Toscane le 28 juillet 1057» après deui ans, trois mois et demi de règne. Cet événement funeste causa» au dire de tous les historiens» un effroi» une terreur inimaginable ; il est toutefois très-simple des'expliquerde pareils senlimenls en songeant* aux magnifiques espérances qui se trouvaient déçues, y Ce saint Pontife eut pour successeur Etienne IX. VICTOR 111, cent cinquante-sixième Pape et successeur de Grégoire VU, était abl>é du Mont-Cassin lorsque ce dernier le désigna ou mourant comme le plus digne d'être élevé à la ciiaire pontificale. — Il jouissait dès lors» danç toute la chrétienté et principalement en Italie, d'une immense ré-

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DES PAPESc

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puratlôD de sAintelé. C'était un des confidents les plus intimes de Grégoire V]|| qui n'avait avec lui qu*une seule et niétne pensée, la liberté, la réforme et la gloire de l'Eglise. Il avait dit hardiment è Henri IV : Jamaii nous ne permettrons que le roi i Allemagne nous donne un Pape selon ses cU' {\rices. Malgré ce noble exemple de fermeté, es partisans de Henri ne purent s'empêcher de radmirer» et l'empereur lui-même respecta son caractère» et lui donna une bulle d'or pour la sûreté de son monastère. « D'après le suffrage de Grégoire Vil» » dit un auteur contemporain, « encore tout-puissant dans l'Eglise après sa mort, on Gt les instances les plus vives auprès de Didier, abbé du Monl-CHSsin, afin de remplir les intentions de ce pontife qui l'avait désigné pour son successeur. Mais, pendant près d'un an, quoiqu'on peignit à. Didier la Chaire de saint Pierre abandonnée, comme un vaisseau sans pilote, aux orages les plus dangereux, on ne put jamais le résoudre à prendre en main le gouvernail. Ceux qui étaient chargés de l'élection, voyartt enfin que l'antipape Guibert se prévalait de cette vacance, et qu'on ne gagnait rien sur Didier, concertèrent des voies plus sûres que la persuasion. On ne lui (>arla plus de la papauté, et la dissimulation se soutint /issez longtemps pour lui donner lieu de penser qu'on avait jeté les yeux sur quelque autre quo lui. Les cardinaux et les évèques s'assemblèrent ensuite à Rome, et mandèrent l'abbé du Mont- Cassin, ^ui avait promis de rendre k l'Bl^iise, qu il ne se croyait pas en éiat de gouverner, tous les services qui, d'ailleurs, dépendraient de lui. Il se mit en route avec sécurité, et arriva, le 23 mai 1086, veille de la Pentecôte. Le même jour, on lui renouvela les anciennes prières qu'on lui avait si souvent faites sans succès : les prélats se jetèrent plusieurs fois à ses genoux , et quelques uns avec larmes. Il refusa invincibteiuent, protesta qu'il ne consentirait jamais, menaça d'aller se renfermer dans un monastère, et de ne plus prendre part aux affaires de l'Eglise. Les sollicitations durèrent jusqu'à la nuit sans rien avancer ; les préjats se retirèrent désolés. » [Chron, Cass.y lib. III, c. 63.) « Le lendemain, jour de la Pentecôte, dès le grand matin, tous revinrent lui faire les mêmes instances ; il persista dans son refus avec tant de fermeté, qu'on désespéra de le vaincre, et qu'un fût |)rès d'élire Tévêque d'Ostie, qu'il proposait k sa place. Mais un des cardinaux s'écriant quil n'y consentirait jamais, sa persévérance, comme si elle eût été inspi « rée, ramena tous les autres k leur premier dessein. Aussitôt les évèques, les cardinaux, le clergé de second ordre, toutes les classes de citoyens, d'un concert unanime, entourent Didier, le prennent de force, et le trans- Brtent k l'église de Sainte-Lucie, où ils lisent Pape dans les formes canoniques, et lui donnent le nom de Victor IIL Ils le revêtirent de la chape rouge, malgré sa résistance; mais ils ne purent jamais lui mettre

l'aube. Quatre jours après, les paKisans de l'empereur Henri excitèrent dans Rome des troubles qui obligèrent le nouveau Pape et sa suite a en sortir. Arrivé k Terracine, il quitta la croix, la chape et tous les autres ornements du pontificat, sans qu'on pût l'en empêcher, ni lui persuade'r de les reprendre. Il était résolu k passer le reste de sa vie en pèlerinage, plutôt que de se charger de cette dignité. Cependant il retourna au Mont- Cassin, et y demeura inaccessible pendant toute une année. Ce ne fut qu'en 1087, le 9 mai, que l'anlipBpe Guibert ayant été chassé de l'Efflise de Saint-Pierre dont il s'était emparé, le Pape Victor y fut sacré avec les cérémonies d usage, aux acclamations du peuple et du clergé. Le duc de Catahre, Roger, fils de Robert Guiscard, et Jourdain, [)rince de Capoue, aidèrent puissamment es prélats k soutenir et k persuader Victor, qui craiznait enfin d'attirer la colère du Ciel en abandonnant plus longtemps l'Eglise aux maux extrêmes qu'elle éprouvait. Après avoir demeuré huit jours k Rome, il retourna enrore au Mont-Cassin, mais en sa reconnaissant chargé du gouvernement universel de l'Eglise. iè (Chron. Cass.f lib. m, c, S5; Fleur , Bist. eccL; t. IV; L xxxuf, p. 4U-H5.)

Après avoir confirmé l'excommunication de 1 empereur Henri, le Pape Victor III tenta de réaliser le projet conçu par Grégoire VU, de terrasser le colosse de fa puissance musulmane. De concert avec les cardinaux et les évoques, il assembla une grande armée de presque tous les peuples d'Italie» leur douna l'étendard de saint Pierre, avec espérance d'obtenir la rémission de leurs péchés, et les fit partir pour l'Afrique. Usattaijuèrent la ville maritime de Méchédia, défirent cent mille hommes et se rendirent maîtres de la ville, ce qui passa pour un miracle. Cette première croisade eut lieu au mois d'août

Pendant le même mois d'août 1087, le Pape Victor 111 se rendit k Rénévent, pour y tenir un concile qui fut assez nombreux. Après avoir représenté l'intrusion de Tantipape Guibert, et la persécution qu'il avait faite k Grégoire VU, le Pape prononça contre lui une sentence do déposilioo et d'anathème,puis il ajouta :

Vous savez aussi la persécution que m'ont faite Hugues^ archevêque de /.yen, et Richard^ abbé de Marseille^ qui sont devenus schismati^ quest quand ils ont vuquils ne pouvaient réus* sirdians le désir secret qu'ils avaient de monter sur le Saint'-Siége. Richard avait fait notre élection à Rome, avec les évéques et les càrdjnatêx : Hugues était venu peu après nous baiser les pieds^ al, nous reconnaissant pour Pape malgré neuf, i7 avait demandé et obtenu la légation des Gauhs. Tant qu^ils ont vu que nous résistions à l^éleetion qu'ils avaient a}iprouvée, ils nous ont pressé d^ accepter: mott fl'uofid ils ont vu que nous nous étions laissé Jléckir^ ils n'ont pu se retenir plus longtemps sans faire éclater leur ambition ; et royofil . que nos frères s opposaient con$tamment à ce '

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i^ot«â ordonnons ausêi^ qt^e s,i, d^sorrfmÎÂ metqWun neçaU un ^v4ché ou yne ofibay^ i$ hmaind^imeper^oifin^. hlque^ il ne ^oU p^çint comptée mire Us évéques ou les abbé$t a^ fCoii m$cufne. audience etk ceU^ qufUité. Nous h pri" 9fms de. la gtdc4 de soiau lfierf:e ef de l entrés de. VEglisê. jusqu'à ce quil quiHe Ic^ place qu!H a. nsurpée. Nous or4f»W9n^ (« vf^mA chose touchané les digfMÙSi inférieures ds rEglise^ Bt même si quelque empe^eun^ roi, du£, vHtrquiSjf comte tyu, Qutre persi^ne sé^ eulièr.e pr^ésume donner Vimesiiture des iv4^ €h& ou des. autres diwités ecdésiastifjpsest il sera compris dans m mime CQndflmrkation. Quand donc vous n'évitez, point dt tels évé^ fues»^ de tels abbés^ de tels clercs^ (ptan/i vo^s enUndez leur Messe, ou priez, avec euo?, voufi encourez axec eux l* excommunication. Cair e'tstt se ta-omper que de croira même fptUs soient prêtres. Ne. r.ecepe;i la pénitence et la communion que diwi prêtre catholique,: s'il nûs!tn trouxe points il \/aut mieux dem^r^en mans somvfiunion et la rec^oir d^ N4>tf^'Seir gsusur invisibleme^. Gea dâcçe^l^ ^fit\V été confirmés par Taulorité de tous lQ$,éîàc|;MQ9 qui assistaient au coocil^ on en lit (ies. copies que Ton répandit en Orj^nl et en Occiflanl.

Bendant ce oonciie qui dura trois- jou^rsi, le Pape Victor lil tomba gri^vaimeat uidJade ; et quand ce concile fuit fiBi» il, retourna au MoniTCassin. 11 se démU de cette abbaye qn*il avait gardée jusqu«-là et âbrecpnp^t^e pour abbé Odérise, diacrci, de )'£glise 1:0* inaino. Ensuite ayant appelle. le^ évoques, et leS; cardinaux* il. leur recooi^n^^ia d'éUce pour Pape, suivant rioiemion de saint Gcrégolre VU, Otton, évéQue.d'OatiA : et^copima Uttoa était pnésent, U I^4)e Victoc le prit par la main, et, le présentant aux autres évèqueSy il dit : Receviezrleet V ordonnez jiiour iEglise romaine : je. vqu9 en donne ep tout mon^ pouvoir^ jusqu'A ce que. vous le puissiez faira, \\ fit biiir son tombe^^u dans le chapitre eL BOûurut tnois jours après, le li& septembre 1087, après avoir été. vingt-neuf an>sa^)bé du Montr€assin, et Pape depuis son saore^quatre mois sept iours. Ainsi il donna. moin3 de temps à KadministratioQ du ponUQcat qu!on en avait. consumé à le lui faire accepter* Ce Pape.fit transcrire beaucoup de livres et en composa quelques-uns. lui-même» dont il nous reste trois, livres de Ifialogues sur les mirsules de. saint Benoit, et des autres^, moines du. Mont-Cassin. 11 eut pour successeur Urbain. IL.

Vi^lUSt cinanaote^neuidèm^i Pontife, -- Nou& a»ons déjà. soQUBajrement ea^pliqné, dcu:|s<rhîstoire.du.PapûSi)vère» c^ que^ut le di^cro Vjgile pour* obieuir le Saint-Slége; uiflis.ici« pour>ta.danqer de plus amples dé* fcail&i noua laisserons parler de plus compétents» quanous^ Théodor^^ fomn»i&de. Jusii* ftii q empereur, protégeant les ijarUs4insxi*£uigrcbès , voulut flaire nommer un Pape qui

iB^r fftt fayora/ljla. « La djacre yigi,lft, ^ 4it M, l>b))é lagçr ifiours aBii^t^ir^ tcelésMtr iigufi; UniW'sUé catholique), 9 qu\ ivait ()éî^

Îhercbéà ^ £ajre pommer le. successeur £ ig9iia.ce ïlf di^ vivAut de ce Pontife, étaii ajor3 à Copstànlinopla en qualité d'a^ocrisia^tin, du Saint-Siège. Tbéodora,qi;^i coonai^ mi sou ambition ^t son ^vari^e, lé lil \eMt

S lui dit en ^eçret qu e^lle 3e chargerait de te ixe piape pur llnleroiéd^aire de fiélis^ire, si tpuieiois il TOul^i( lui pifomQÛre qu^, dès qu*il le serait, il rejetterai^ le coQcila de

Sbalfrédoina,, reconna^Ait lafoid'ÂnViiq^, e Sévère d*A,ntioche et de Tbèodos^ d*ÂleiLambrie , et; Ic^s recevrait dans sa communion i elle ajouta que, s'il lui rendait cq service, elle. Iqi dipnnerait en outre s^pt. cents livres d*on. Vitgilo, qui aimait autant Targent que la dignité « ii|t au comble de la joie Qt souscrivit h lout^çe ^u^^oÇidemaDdlait., c'eslikrdjre. qu'il, cph^entiit à, tralUr sa foi et oelle du Saint-Siégè, pour devenir EapcJam^is on n^'an^it vu u^i tnific pliM$ infâme et un.irailé pluis h^oti^u,^. A celle l^eure^là o^èfl^^ Bélisçire pr^nijit; leiyilj^ ({q 9apl0S «près un^ vi v^e: résistance. Il s'éitait c<ûiduit i|vqc modér-ation^s^lon jt^s histôrieps i^yzaniiAS,elaiiec cruauté f. sèjon les bisjloriens d'Italie , oaieax ii^fprmiés* Tbéodôra envoya donc Vigile à Rome, avec. une. rçcommandalrioi^ pour 9é)i- SjQire».qn.*oll^ croyait d^è sans douf^ mfttUe d^ cettie. ville. Vigile, en arrivAul àRo(u<:f tfO:U{V^ lu ville encore occupée pi^r ïModal et.uA nouvea,^ Pape déjà consacré et; iatronisé ;. c'était Silvère,, diacre de rE^IÀseronjiajne, fiis du Pape Agapet, que. c^Iuinci avait qu , bi.en, entendu , d'ua mariage antérieur à son. pon(ii(icat. Il y àM^\i bien quelqu^e cMm à. dire sur l'élection de Siivière. Ttiéodat IV viait; faite dç sa propre autOi ité, et uieoacé de mort tout clerc qui n*y. souscrirait, poini. Malgré ces meuaces,. le (clergé n'y siHM»ciiiTil qp*après, son ordipa^ion ;, etucore ne fAl-<^ que pour éviter un scbisoie dans ffigUse romaine. Par cette souscription,. quoique {«u volontaire, $iiv;è/]e.éU|il d^ii^Qnn. Pap^ lii^lime, ^

4c Vigile,. désa{)ppinté , quitta Rome, s en alJa à r^npiiea tro^/r^r Bélis^ire. U lui montra les ordres de. Timpéralrice Xhéodorar lui uromit deux. cents livres d'or s'il, venait à les raire exécuiêr : deux^iè/ne marjChé. jésuite il s'en retourne à Cpnstan^npple. pour ri^ conter sa, mésaventure k Xbéodora eVsa c^n* certer avec elle. Dan^ TintervAUe Tl^at est assii^ibé» et Viti^ès nommé roi d'Italie. M^is Véii^oirjQ s:étAit.empai:é de, la, ville de Rorpe, gr^esurtput.aU;! èflpi;lstdp Pape SU* vè.JTQ». qui i, voy,aot,lou^ résist^oqei itMitili^ aviait coRseillè aux babitantS' de Bnme w repeyiojr la vainqueur. M, nouvelle de la prise de Rpme étàni arrivée à. Constantio^ pie, Théodoca, qui taiiiait. mo.ii?^ è Vigile qu'à. U ucQieqtipn. dp îf^g^ pQUP leis.hétêuqMc^, s^adi:^5S(^,i,Silvàre:^. le priant ou de venir, à. CQUéilantinople,, MU.de rétablir je pa^pjarcbQ.-AinUMmv. déjiK?sé R«r spn pèpe.Lfi Pap«, ne consentit ni h Tu» niiè ilaulfc^ ^ pe^idant ViUgèéi a^ail , fait. . un aoi^l ^^^^

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DES PAPES

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les Gotlis, même aa delà des Alpes; se (muvam. à Lu t^te d'une armée de cent cin* quanta mille hommes, il vint mettre le sié- );e devant la ville de Rome, mais sans soo cès. BéJisaire jen resta mattre.

« Théodora, toujours vivement préocctjpée de la papaulè, n avait attendu le refus du Pape Silvère que pour envojrer Vigile è Rome, avec ordre pour Bélisaire de faire déposer fe Pape Silvère ou de l'envoyer à Conslantinople, et de faire nommer Vigfle à sa place. FI répugnait h la conscience de Béiisaire d'cxécnter un- pareil ordre; mais il n*osa pa.s désobéir à Vimpératrice. Il était d'ailleurs poussé par sa femme, qui était dans les intérêts de Théodora. Il chercha donc h faire déposer Silvère; les causes ne manquaient jamais aux souverains quand ils voulaient se défeire d'un évêque. Silvère Fut accusé de trahison contre TKtat; de faux lémoins rappogtèrent qu'il avait été d'intelirçence avec les Goths; qu'il avait appelé Vi tiges et cherché h l'introduire dans la ville. Lies accusations étaient ftiusses ; mais quand fnême elles auraient été vraies, elles n'éidient pas une raison pour la déposition d'un f^ape. La politique des princes ne regardis •a« de si près.

« Silvèri^fut déposé, exilé, et Vigfle or^ lonné à sa place; c'était en 537. Belisaire, ^près cet acte dont ij sentait lui-même Pinustice, demanda h Vigile les deui cents ivres d'or que celui-ci lui avait promises; nais le Pape , retenu par la crainle des Ronains et par sa propre avarice, ne les don- »a |>as; il était Pape, c'est tout ce qu'il déirait.

« Cependant le sort de Silvère avait révolé tous les Catholiques ; mais on n'osai l ouvrir la bouche, parce qa'on était' frappé le terreur au milieu de^ événements politi* |ues. L'évèque de Patare, dans l'Asie &îileure, où Si(?ère avait été relégué , indigné le cette cruelle injustice, alla trouver l'em^ ereur en Tacrusant de sacrilège pour avoir »issé déposer le père commun des fidèles', l le menaçant des jugements de Dieu^L'em^ ereur, effrayé de ce langage, rappela Silérede aon eiil, et ordonna une nouvelle n&tructioo. Théodora voulut empêcher le elour de Silvère; mais eHa s'y prit trop ird, Silvère était déjè en Italie.

« Vigile, craignant d'être chassé, demanda Belisaire de lui livrer Silvère; autrement

ne pourrait pas- lui donner l'argent pro- 118. Belisaire eut la faiblesse de céder; Silère fut livré à Vigile, qui le fit transporter 90S rtle de Palmarle, ou il mourut de faim L de misère.

« L'argent et l'ambition avaient été le mo-* île de cette horrible tragédie. Vous voyez, »r co cruel et hideux exemple , ce que peut I ire la politique des princes quand elle s'in- ^^rc'dans les affairea^ de l'Eglise. Mais vous »yez enmême temps è^queJs excès peu4 se jftcr celui qui entre dans le sanctuaire par ^io de simonie. Cependant, par une grâce ^écialt», le Pa^ie Vijjilo s'en ««st préservé; M* il faut rendre justice è la dernière partie

de sa vie. La mort tragique du Pape Silvère, les miracles opérés h son tombeau , Pavaient fMt rentrer en lui-même. Il se soumit à une nou velie élection , et , protégé par Belisaire » iï devint Pape lé^^iiime. Il refusa alors de reconnaître Anthime et de remplir les promesses faites à Théodora, et il expia plus lard ses fautes dans la même ville de Conslantinople, où il les avait commises, dans l'affliire des trois chapitres; il mérita même d*être inscrit sur la Piste des grands Papes qui ont bien mérité de l'Eglise. Mais il n est pas moins vrai de dire qu il était entré par voie de sitnonie. C'est heureusemeni le seul exemple que iK>os offre Thisitoire delà papauté des six premiers siècles.

« Je n'oserai pas dire que l'exempte du Pape Vigile n'ait exercé une funeste in&uence ; c'est principalement depuis celte époque que te simonie fit de rapides progrès, surtout en France, où elle devint.un vice dominant. Biais le Satnt-Siége n'en fut pa:» atteint; il devffH, ait contraire, un des phis redoutables adversaires d-e cette hérésie. ^

Anrès avoir décrit tes voies criminelles par lesquelles Vigile obtint te Saint Siège, il reste à faire voir la manière dont ii se com- |)oria' durant' son pontificat. 11 répara d'ailleurs par son zèle pour )a foi les fautes qv'il »veit pu commettre pour arriver au pontificat. L'empereur JustinieD' envoya ànome te patrice Dominique, avec- des lettres par ies(iae4tes il térooigoait sa défiance à l'égard du Pape et son attachement à la foi. Le Pape Vigile, dans sa réponse, loue hautement la foi de l'empereur, et déclare qu'il n'en a point d'autre que ceile de ses prédécesseurs Cétestin, Léon, Hormidas, Jean et Agapet; qu'il reçoit les quatre concile» et la* lettre de saint Léon , et anathéroatise tous ceux qui croient le contraire, et en partteuHerSévèrev Pierre d'Apamée, Anthime, Zt)ara et Théodose d'Alexandrie; mais oueconHiie ils oui été déjà suffisamment condamnés, il n'a^ pas cru devoir répondre k le déclaralinn que Mennas en avait donnée. Enfin, dit Fleury, il prie l'empereur de ne lur envoyer que des personnes catholiques et irréprochables. Il écrivit^ en même teinf^sau* patriarche Men- BBS'une lettre, où it le félfeite* de ee qu'il eiéeute ce qu'il «fait promis au Pape Agapet P* à- son ordination*, o'est«*2i-dire do recevoir lés quatre conciles et d^aflathén»a4iser les* scfaismatiques-, A la fin de ees^deuT* lettres, ouire la souscrifiion du Pape Vigile, était celte du patrioe Dominique, datée da i7 septembre MO.

A^^ani ensuite reçu' une consultation oe Profuturus, évêque de Brague en Lusitanie-, Vigile, dans sa réponse, parle d'abord' des priseilianisies- qui s'abstenaient de la chvir

Kar superstition, et termine ainsi : Pfourne iémons'paê rab$linefic€' offréaMe à Dieu; maiê nous- nt- r^tven% peint ceux- qui dAnrteni $e$ créaiurêê* U parle de la manière de réeoneilier les ariens, à ueuse des Goths oui dominaient eo Espagtie et dont il se*conver^ lissait toujours quelques-uns. Il dit* qu'une église est suffisamment consarrée dès qu'on

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y célèbre la Messe, quoiqu'on n'y ait paa jeté de l'eau bénite, et que Tordre des prié* res est touiours le même. On voit par cette fetire que 1 eau bénite était déjà usitée. Peu après Ttiéodeberty roi des Francs, ayant envoyé des troupes en lialie, à loccasion de la guerre entre les Romains et lesGoths, fit consulter le Pape Vigile par Moderic, son ambassadeur, pour savoir quelle devait être la pénitence de celui qui avait épousé la femme de son frère. Le Pape, outre la ré* ponse qu'il fit au roi , écrivit À saint Césaire d'Arles , qui était dans ses Etals, de s'informer de la nature du fait et de la disposition du pénitent, pour instruire le roi du temps nécessaire à une telle pénitence et le prier d'empêcher de tels désordres à l'avenir. Ia raison de renvoyer cette affaire k saint Césaire est remarûuable : On doit^ dit le Pape, commettre aux évéques présents la mesure de la pénitence , afin que ton puisse aussi accor^ der Cindulgencef selon la componction du pénitent. Cette lettre est du 3 mars 538. Saint Césaire étant mort eut pour successeur Auxanius, qui, après son ordination, envoya è Rome le prêtre Jean et le diacre Térède, pour en faire part au Pape Visile, lui demandant en même temps le palTium. Le Pape, dans sa réponse datée du 18 octobre likS^ dità Auxaniusqu'il le faisait son vicaire dans les Gaules et lui donnait pouvoir d'examiner et terminer les différends des évéques, en se faisant assister d'autres évéques en nombre suffisant , à la charge toutefois de renvoyer au Saint-Siège les questions de foi et les causes majeures. Il lui accorde l'usage du pallium, comme le Pape Sy m maque lavait accordé k son prédécesseur. 11 écrivit en même temps aux évéques de Gaule, les exhortant k reconnaître Auxanius pour son vicaire et k lui obéir. Ces lettres sont du 2 mai 545. Auxanius mourut peu après, et le Pape Vigile, par dei^x lettres datées du 23 août 546, I une aux évéques de Gaule et l'autre k son successeur Aurélien, accorde k ce dernier le même pouvoir aux mêmes conditions.

L'Italie fut livrée aux horreurs de la guerre i)endant toute la durée du pontificat de Vigile , c'est-k-dire pendant plus de dix-huit ans , et l'Eglise trouoléo par des disputes au sujet des trois chapitres. C'était le nom qu'on avait donné k trois sortes d'écrits : savoir, 1* ceux do. Théodore de Mopsuesle ; 2* la lettre d'Ibas, évêque d'Edesse, k Maris Persan ; 3* l'ouvrage de Théodoret contre les douze «uathèmes de saint Cyrille. Un grand nombre de moines demandaient la condamnation de ces trois pièces, comme contenant les erreurs d'Origène. L'empereur Justinien « séduit par Théodore de Cappadoce, et sollicité par les acéphales , donna un édit intitulé : Confession de foi 9 portant condamnation des trois chapitres; car ce prince, naturellement vain dt léger, s'arrogeait de décider sur la doc- Iritie, au lieu d^n laisser le jugement k l'autorité ecclésiastique.

Cet édit causa de grands troubles, parce qu'on obligeait tous les évéques d y souscrire. On

récompensait libéralemeol ceux qui valent la condamnation des trots cbc^ On déposait et on enroyaii en exil cur. la refusaient : car ces derniers craigifeff ^' Ik de donner atteinte au conciledeC:^ doine. Plusieurs s'enfaireot ecae critr-.. Le Pape Vigile eut ordre de rtmptm* • venir a Constantinople, mais il D'vinrtr^ l'année suivante . ayant demeoré loa^-c en Sicile. Justinien le reçut avechetT*:. d'honneur; cependant le Pape suspetd:: )lv quatre mois de sa commuotoa Meosai,;* Hriarche de Constantinople, parée qi*) ii souscrit la condamnation des trois ck9«r Il publia aussi une sentence de oooiuL: lion contre l'impératrice Théodora et «fcéphales ; mais il rabattit ensuite de sci^. et reQutMennas k sa communioD. Ceitf:*:

descendance ne contenta pas les esprtu.^'^. • pressa lui-même de conuainner les tra.' -i pitres, et avec tant de iriolenéb, aoV s^-. publiqueraent dans une assemiMéf : >w

Ïii*en tenant Vigile captifs rowu nttiMz % imon Pierre f et que les crainte* de Cèmt ne me feront pas trahir les depsin éi H tife. Cependant il rassembla un €0&d> r les évéques (]ui lui étaient unis, ao Bd^~ d'environ soixante-dix ; mais^apr^plas-.* sessions, il clôt le concile, et pnt ie^;ques de donner chacun leur avis par * il donna lui-même le sien, qu*il nomu gement, judicatum. il y condamoa les :* chapitres, sans préjudice duoondladftl^ cédoine, et k la charge que persoaiie of .r lerait plus de cette question, ni de vive r. : ni par écrit. Vigile crut pouvoir user de -«^condescendance dans une question 4it ^' où la foi n'était point intéressée. Cepes^ il ne contenta personne par cet écrii > ennemis des trois chapitres étaient di^<^ de la clause, sauf l'aotorilé du cooci Chalcédoine ; et les défenseurs de ces -pièces étaient indignés de ce que le ftf* avait condamnés. Ces derniers éiii-a. '

Srand nombre ; car c'étaient tous les é«^;.* 'Afrique, d'illyrie et de DalaMtie,QiL*t * sujet, se séparèrent de la commnnioo d& h pe, et ceux d'Afrique, assemblés eu acJ l'excommunièrent. Bien plus, Farci:^ évêque africain • qui se trourait à C6c^*> tinopie , composa, pour la défense da * chapitres, son ouvrage qu'il adressa iis^ pereur Juslinieu. C'est le merveillefts . ait été fait pour ce parti, il j fait voir ;^ condamnation des trois chapitres s'est vc:^ que du dépit qu'ont eu lesorigéoisus.tinemis du concile de Chalcédoine, de a 4-' l'empereur avait condamné Ori^éof. prouve enOn qu'il faut reconnaître dexll^ tures en Jésus-Christ.

Aurélien , évêque d'Arles et soocesser i* saint Césaire, ayant appris celle ouoJartfition des trois chapitres» en écrivit au f^* Vigile; et le Pape, dans sa répottse» dL-rn'avait rien fait contre les décrets de fe« ;«^ décesseurs, ni contre les quatre c^ar. r Vous donc , continue «t-il, qui Ues tHmn •• Saint-Siège t aiertissez tous Us ésémua ér • se troubler ni des fausses lettres^ ni ies ^^ •

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DES PAPES

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■ louvilUi qu'Ut pourront recevoir ^ et iTélre murée que noue gardone inviolablement la 'bi de noepiree. Quand l'empereur noue aura 'ongédiéif noue vous enverrons un homme jour voue instruire exactement de tout ce que %ou$ n'avons pu faire encore^ tant à cause de ^a rigueur de l'hiver^ que de Vétat oà est T/lalie et que tous n*ignorex pas, 11 parle eniuite de la guerre des Goths et ajoule : Corn* ne nous savons que le roi Childebert a une orofondé vénération pour leSaint-Siége^rieZ" > instamment de prendre soin de T Eglise ^ tans une si grande nécessité. Et comme on dit lue les Goths sont entrés avec leur roi dans ■avilie de RomCf au il lui écrive de ne rien faire au préjudice ae notre Eglise , sous pré^ 'exle qutl est d'une autre religion. Car tl est ligne d'un roi catholique^ comme le vôtre ^ ie défendre de tout son pouvoir la foi et VE- ]lise dans laquelle il a été baptisé. Cette lelire est du 29 avril 550. Le i8 mars précé- Jeot, Vigile avait écrit à Valentinien» évalue de ToQii en Syrie sur le même sujet et pour se justifler des calomnies de Rustique et de Sébastien, dont il le prie de ne plus recevoir, les lettres, {>arce qu'il les a déjà séparés de sa communion ; et il les menace lie les jjuger canoniquementi s*ils ne reviennent bientôt h résipiscence.

11 tint parole, et condamna Rustique et Sébastien, par une sentence conçue en forme de lettre , adressée k eux-mêmes. Il pairie d*abord à Rustique, et lut dit entre autres choses : Vous avez demandé vous-même la condamnation des trois chapitres jusqu'à trier en présence des diacres Sapatus et Paul, séde SurgentiuSf primicier des notaires^ que non-stulement nous devions condamner le nom et les écrits de Théodore de Mopsueste, mais que l'on vous ferait plaisir de déterrer set o«, et de les brûler. Notre judicatom ayant été prononcé de votre consentement , comme du reste de notre clergé^ vous nous avez pressé de le donner promptement à notre frire JfennaSf à qui il était adressé. Et comme Surgen^ dus en demandait t original pour le garder^ telon la coutume , vous refusâtes de le M donner pendant plusieurs jours , jusqu'à ce que tout en eussiez envoyé aes copies en Afrique.

Le samedi saint , jour auquel nous publia* mes notre Jodicatum, vous vîntes à l'Eglise^ tous fîtes vos fonctions au retour de VEglise^ tout dites à Vevéque Julien que fon n'avait pu mieux faire. Le lendemain ^our de Pâques, vous ficet de même , et demeurâtes lonotemps dans le même sentiment, exhortant tes autres à fuivre volontairement notre jugement. Comme les apocrisiaires de l'Eglise aAntioche nous en demandaient des copies^ nous disiotts quils de* vnient plutôt les demandera Mewnas, à qui nous lavions adressé; mais vous le demandiez pour eux à haute voix , disant que saint Léon en avait usé ainsi ; que si tout le monde n'en rerevaitdes copies ae nous-mêmes ^ craigniez»vous (fue dans la suite on ne voulût le cacher. Ayant trouvé l'occasion de quelqu'un qui allait en Virile, vous vous pressâtes d'envoyer une co* pie au diacre Pelage, mais il reçut la nétre tiuparaiant.

Après tout cela , nous avons appris , par brutt commun, que vous étiez changé, et que vous traitiez secrètement avec les ennemis de V Eglise, qui combattaient notre JvmcArvM. Le diacre Paul , qui voulait s*en aller en Italie, ayant appris ce scandale que vous vouliez exciter ict et en Afrique, nous pressa de vous obligera nous satisfaire publiquement, ou de recevoir la requête qu'il voulait donner contre vous, et qu'il avait entre les mains. Alors voue nous fîtes serment, en touchant les Evangiles, de ne quitter jamais notre service ; nous avpne dans nos archives vos paroles oui furent écrites par un notaire. Mais iepuis que Sébastien est venu à Constantinople , vous avez conjuré secrètement, et le scandale a éclaté.

Le Pape ^'adresse ensuite k Sebastien.

Après quelques autres reproches, il dit: Vous nous avez prié instamment de vous envoyer au patriarche de Dalmatie; mais étant arrivé à Solone, vous avez pris part aux ordinations illicites qua faites Técêque Honorius. Etant de retour à Constantinople , vous avez loué publiquement notre Judicatuv en présence dus tout te clergé, disant quil était venu du ciel, et que vous aviez trouvé à Bome les écrits de Théodore de Mopsueste remplis de blae^ phèmes.

La fête de Noël étant venue, nous vous avons appelé, et vous avons dit ce que nous avions appris de votre conduite en Dalmatie; et que si Dieu nous fait la grâce de retourner à notre Eglise, nous serons obligé de punir cette faute suivant les canons. Dès lors le reproche de votre conscience vous a fait chercher Foc* casion de vous séparer; vous avez toutefois continué de faire les fonctions de diacre, aussi bien que Rustique, et vous avez tous deux mangea notre table. Vous avez dit aux évêques Jean et Julien : « Je me conforme au jugement du Pape, pourvu qu'il chéUie ceux qui y sont contraires. » Et les moines Lampride et Félix, qui n'ont pas voulu recevoir notre Jvdicatxm, étant venus vous trouver, vous leur fîtes dire: « Nous ne pouvons vous voir parce que vous êtes cTufi autre parti que nous. » Toutefois , ensuite vous avez communiqué avec eux et d'au* tres^qui avaient écrit contre /eJuDicATCM.f/ par conséquent étaient excommuniés, en vertu de Facte même: d'où il s'ensuit que vous êtes vous-mêm'es excommuniés , suivant les canons. De plus, vous vous êtes attribué l'autorité de pêcher, ce que les personnes de votre ordre n ont jamais fait sans la permission de Févêque. Vons avez attaqué le premier concile dEphèse et saint Cyrille, et soutenu des blasphèmes avancés contre ifolre-Seigneur-Jésus-Christ. Vous avez écrit faussement far toutes les provinces, que nous avons comhtsttu le concile de Chalcédoine. Ainsi ceux qui ne savaient pas votre malice, et recevaient vos écrits comme diacre romain, y ont simplement ajouté foi: d'où il est arrivé que dans quelques lieux on a répandu du sang dans F Eglise. Vous avez même osé avancer depuis peu , tians un écrit donné A F empereur , que notre prédéce$seur saint Léon a autorisé tes erreurs de Théodora de Mopsueste

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