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DICTIONNAIKE
GAn
refusa rin?6sUture de ce royaume à Ferdi- Dandy prétendant qu'Alphonse étant décédé sans enfants légitimes^ le rojaumede Naples, eomme fief du Saint-Siège» était dé?olu à TBglise. Il défendit donc à Ferdinand de prendre la qualité du roi de Naples, sous peine d'excommunication : il avertit les princes et les Tilles» sous les mêmes peines» de ne point le reconnaître pour tel. En conséquence» il déclara le royaume de Naples vacant» et conféra tous les évècbés que le défunt roi Tavait empêché de donner. Ferdinand, outré de colère, leva une armée pour venir à Rome, dans le dessein d'appeler du Pape au concile. Il publia qu'il respectait la dignité de Callixte» et non sa personne ; qu'il tenait de Dieu son royaume de Naples par les l>ienfaits de son père» par la concession des Papes Eugène et Nicolas» et par le consentement des villes et des peuples ; q^ue les raisons de Callixte» pour s emparer de ses Etats» étaient frivoles; qu'il ne craignait ni ses menaces» ni ses armes» ni ses censures. Cependant, avant que d'en venir à une guerre déclarée» il essava» par ses lettres et par ses ambassadeurs» d'obtenir du Pape» ce qu'il voulait. EuBn la mort de Caliite délivra Ferdinand d'inquiétude» et il resia possesseur de son rovaume. Ce Pape mourut à Home le 6 août ihSS, âgé de quatre-vingts ans» après avoir occupé le Saint-Siège trois ans et quatre mois. Selon Platine» il laissa en mourant S0»000 écus d'or.
CAMERUNGUE (Cardinal). — Dans cette histoire complète de la papauté nous ne saurions nous dispenser de donner les détails nécessaires pour connaître l'organisation de la Goor romaine. Nous commencerons par tes suivants : «Le cardinal camerlingue a» en ciuelqoe sorte» succédé h l'archidiacre de rEglise romaine comme le cardinal-vicaire •o le grand pénitencier en rappelle TarcbiprAtre. Nous voyons» en effet» que les fonctions qu'il remplit étaient autrefois annexées k celles du premier diacre ou d archidiacre. Sous Alexandre on trouve dominu$ Hild^raniut vtnerabitis archidiaconua^ jugeant comme président de la chambre ponliticale un différend entre les monastères de Farfa et de Mir^Auron. Mais depuis saint Grégoire VU» les deux charges sont séparées» et à c6té de l'archidiacre apparaît le camérier» nom qui se changea plus tard en oeluide camerlingue. Un acte de 1159 porte: jDomiitis Boio. ventrabilU cardinaliSf diaco^ muê Sanetorum Cowmm et I>amianif Domini
Le cardinal camerlingue est le chef de la chambre apostolique ; (9) il la préside» il a nn droit spécial de connaître des causes et des affaires qui» d'une manière ou d'une autre» sont du ressort de cette chambre.
A la mort du Pape» les droits du cardinal
(9) Ob ne doit pat confondre le cardinal camer- Notue de la sainte Eglise romai e, qui est inamovible, avec le rardinal camerlingue du Sacré Colkge» nammé ton» les aos, et qui est comme l'écA*
camerlingue» au lieu de se perdre» séteadent et s'accroissent» il représente en quelque sorte» la puissance temporelle du Siidi< Siège comme le Sacré Collège représeole li puissance spirituelle» et de même que U juridiction spirituelle passe au Sacré Collège, de même le pouvoir gouvernemental passe principalement aux mains du camerlingue.
La garde suisse est à ses ordres ; il fait battre monnaie aux armes de sa maison» sous le signe de la vacance du Saint*Siége (<leui cleCs en croix sous le gonfainn» ou pavillon de l'Eglise), et il ne partage la suprême idmioistration qu'avec trois cardinaux renouvelés tous les trois jours» c'est-à-dire d*aliOfd avec le cardinal doyen, premier cardioilévèque, le premier cardinai-prétre et le pr^ mier cardinal-diacre, présents è Rome» qui, au bout de trois jours sont remplacés par le cardinal sous-doyen» le second cardinai-pr(tre» le second cardinal-diacre» remplacés à leur tour» trois jours après» par les canlinaux suivants» toujours d'après lerangd^aacienneté» et ainsi Je suite, lusqu'à rélectioa du nouveau Pape. Cependant pour obvier aux inconvénients que pourrait entraîner, en certaines circonstances, ce mode de gouvernement» il arrive quelquefois que le Sacré Collège confie la direction des affaires à une commission permanente» prise en eotier parmi ses membres. En tous cas» le amerlingue a, conjointement avec eux» la charge du gouvernement, ils donnent ie> ordres» règlent tout ce qui concerne la justice, la politique, les finances» l'armée» etc.» etc.; ils nomment aux fonctions publiques ou confirment ceux qui les possèdent ;car» (lar la mort du Pape» tous les fonctionnaires sont révoqués ipso fado. La Rote et les autres tribunaux de justice sont suspendus; ladaterie n'expédie plus de bulles. Ainsi l'a réglé la bulle In eligendo de PielV. Les seules charges qui se conservent à la mort du Pape sont celles que nous ferons connaître plus loin» et celle de secrétaire du Sacré Collège, dont nous allons parler» puis nous diruos un mot de la chambre apostolique» que dirige le cardinal camerlingue.
CARDINAUX ou SACRE COLLEGE.- Après le Souverain Pontife» rien n'est plus grand dans l'Eglise que le Sacré Collèges Les cardinaux» conseillers du Pape pendsot sa vie» prennent à sa mort les rênes du gouvernement ecclésiastique, jusQu'à cequ*ils aient, suivant les rèçles établies» désigné celui que Jésus-Christ fait son vicaire. Dans la société spirituelle tout se tient, cl lorsqu'on étudie cet orgonisme divin» Tesprii découvre d*admirables analogies entre les diverses parties» entre chaque partie et le tout. Le Sacré Collège est au Souverain Pou* tife» toute proportion gardée» ce que le chapitre est à Pévèuue» et de même au'k la mort de l'évèque» la juridiction est dévottte
nome do Sacré Collège. Chaque cardinal Tast h «■ tour» selon aon rang d'ancienneté, moyenaaniU ''ODllruatioa à», ses coUègiies.
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DES PAPES
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au chapitre, de même à la mort du Pape la puissance spirituelle passe au Sacré Collège, qui est vraiment le chapitre, le sénat (10) de TEglise universelle.
Daos ]*auUqui(ét les Eglises principales étaient dites Eglises cardinales, comme on appeite cardinales les principales vertus Qiorales, parce qu*elles sont le fondement el le soutien de toutes les autres. Des Eglises ie tJ(ro passa à ccui qui les occupaient (BelurMm De cleric, lib.i,c. 16), et il fut donné aux chanoines des grandes Eglises, comme Milan, Crémone, Kavenne, Naples, etc. Mais en 1367, saint Pie Y, par une constitution dalée du 13 des calendes de mars, abolit ce titre dans toutes les Eglises, et le réserva aux seuls cardinaux de l'Eglise romaine, auiqu Is Urbain VJII donna le titre d*£mnentissitnes f qui n'appartient qu'à eut *ouls(ll).
De même que les chanoines sont attachés à leurs églises, et ne les peuvent quitter (aol qu*iis conservent la dignité et la charge lie chanoines; de même dans l'origine, chaque cardinal devait occuper l'église dont il avait le titre, et ne pouvait la confier à des mains étrangères; il était dit cardifMl, non seulement h cause de la dignité de son église, mais encore parce qu'il ne faisait qu'un avec elle : Prexbyter incardinatus Ecclesiœ, D*où il suivait que les titulaires des évéchés sub- . urbicaires avaient seuls parmi les cardinaui la charge épiscopale ; les cardinaux-prêtres n'étaient pas, comme beaucoup d*entre eux le sont aujourd'hui, des archevêques et des é?êqnes des différents sièges de la chrétienté, ils pouvaient avoir un titre d'évêque, in partibust ils ne pouvaient pas avoir d'évêché; lis deTaient tous leurs soins à leur Eglise cardinale.
Il est diiBcile de fixer, d'une manière précise, répoque oà cette loi commença à tomber en désuétude; toutefois, il semble oue Uon X ne la considérait pas comme abolie, puisque, lorsqu'il voulut rendre leur dignité lui cardinaui-évèaues, Carvajal et Brissonnetia, déposés par Jules II, il crut nécessaire (l'élever au rang d*évêché cardinalistes suburbicaires, les Eglises de ces deux Pontifes, ftieti el Tivoli. Du reste, le m* concile de l4(raQ (sess. 39} a conservé comme un souvenir et un vestige de l'ancienne coutume, en im|>osant aux cardinaux l'obligation de pourvoir aux. besoins des églises dont ils ^mt liiuSaires, et de les visiter, au moins unb fois l'an. Aujourd'hui même cette loi c'est pas complètement abolie ; les cardinaux étuj^ués de Kome visitent leurs églises par procureurs, et ont h leur charge certaines dépenses, par exemple celle que nécessite la fêle patronale. En ces solennités, le portrait du cardinal titulaire est exposé dans
(tO) lie concile de Trente donne le nom de sénat a^ cliapitres di*s églises cathédrales : Eccteaœ ie- Mu (scM. i4). Maratori nous apprend qu*ao temps <t 'Alexandre 111, les eardinaux étaient appek'S4^ii<i- ^n,{fUrumItaL, 1. 1, part, ii, p. 5400
(tl) D'après un décret de la sainte Conp;r^catîou «) Kiks» du 10 juin 1630 , approuvé par IJrbair
son église, vis-à-Tis le portrait du SouTeraiu Pontife.
On voit, d'après ce que nous avons dit, que la charge, la dignité el le nom même de cardinal remontent à l'antiquité ta [)lus reculée (12). Sous une forme ou sous une autre, depuis saint Pierre jusqu'à nos jours, les Papes ne négligèrent jamais de s'enlourer des conseils et des lumières des membres éminenls de leur clergé. Au m* siècle, saint Corneille parle de presbyierium de l'Eglise romaine, cl c'est à l^xemple des Souverains Pontifes que les plus grands évoques, saint Gyprien , saint Ambroise, saint Augustin, prennent, au début de leur épiscopat, la résolution de ne rien faire sans consulter leurs prêtres. (S. CrpvL.^ Epist. lib. m.) L'Eglise est une monarchie, mais une monarchie toute paternelle, et où rien ne se fait que par conseil. Fot7d pourquoi , dit Benoit XJV, le Souverain Pontife ne traite jamais une af* faire difficile sans prendre conseil de ses frè-' reSf c'est-à-dire des cardinaux^ bien qu'il ne dépende en rien de leur assentiment, (De synodo diœcesano^ lib xiii, cap. 1, n. 67.)
Le Sacré Collège se divise en trois ordres : l'ordre des cardinaux-évèques, l'ordre des cardinaux- prêtres, l'ordre des cardinauxdiacres. Les cardinaux-évêques sont les titulaires des évêchés suburhicaires^ ainsi appelés parce qu'ils se trouvent aux portes de Home.
Etienne IV, dans ie concile qu'il tint k Rome en 769, parle des cardinaux-évéques. C'est la première mention que l'on trouve de ce nom. Ils étaient alors appelés évéquescardinaux hebdomadaires^ parce que, cha-
3ue semaine, ils célébraient & leur tour, ans la basilique de Latran, h la place du Pape, ou l'assistaient lorsque le Souverain Pontife officiait liU-même. On voit, par les monuments de la même époque, qu on les appelait aussi vicaires du Souverain Pontife^ évéques collatéraux^ et encore évéques de la ville {urbis episcopih évéques de la sainte Eglise romaine^ évéques romains. (Giorgi, dissert. 1, De hterarchid. S. R» £., t. 11; Lilurg, Rom. Pont,^ p. 5.)
Les cardinaux-évêques furent d'abord au nombre de sept (Baron., ad ann. 1057); c'étaient les évéques d'Ostie, de Porto, de Sainte-Rufino, d'Albano, de Sabine, de Tusculum (Frascati) etdePalestrine. Ils ne sont que six depuis que Calixte II, en 1120» a réuni l'évêché de Sainte-Rufine à celui de Porto. En 1150, Eugène III unit l'évêché de Velletri à celui d'Ostie. Il y a cependant quelquefois un plus grand nombre de cardinaux-évêgues, mais accidentellemenli et pour des raisons particulières. Nous ci-l lions tout à l'heure un de ces exemples, en\ lappelant que Léon X avait adjoint pour un
VlU, il ii*est permis de donner ce titre qu'aux cai'dinaux. aux trois archevêques électeurs de TËuipire el au grand-mattie de Malte.
(li) Le lecteur peut consulter sur ce point le savant Thomassin : De beneficm, oart. i, Ub. iv cap. 115, nuin. 1.
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temps, aux évèchés suburbicaires, Tivoli et Bieti.
Les cardinaux-prôtres étaient les recteurs des titreSf aujourd'hui appelés para we«. Au tem|»s du Pape saint Marcel, les titres étaient r^ardés comme des quasi-diocises ^ dit Anastase, à cause du grand nombre de ceux qui, convertis du paganisme i venaient v recevoir le baptême et la pénitence» et a cause de la sépulture des martyrs. Dans l'origine, les titres et les paroisses n'étaient pas une même chose. Innocent I" les distingue très-expressément; les cardinauxprêtres sont au nombre de cinquante.
Les diaconies étaient des maisons ou lieux pieux qui avaient ou un oratoire, ou une chapelle» et où la charité entretenait des pauvres et des malades. 11 y en eut d'abord sept ; ce nombre augmenta ensuite et fut porté à quatorze, puis à seize, et, sous Ho« norius II, h dix-huit. Selon Léon d'Orviéto, ii y en avait dii-neuf au xiv* siècle. Ducange en a compté jusqu'à vingt-quatre. Les directeurs de ces diacnnies eurent le titre de cardinaux-diacres. Le nombre des cardinaux-diacres est aujourd'hui fixé k quatorze.
Parmi les titres des cardinaux-prétres est compris celui de Saint -Laurent in Damaso, qui n*esi pas un titre, à proprement parler; puisqu'il est réservé au vice-chancelîer de la sainte Eglise qu'il soit cnrdinal-diacre, cardinal-prêtre ou cardinal-évêque.
Les cardinaux-prêtres jouissent, dans leurs églises titulaires, d'un droit épiscopal ou quasi-épiscopal, par concussion d'Honoritts m (Cap. il : liis quœ^ etc., De major. et obed.| ; et, dans leurs diaconies, les cardinaux-aiacres peuvent user de même de la juridiction c|uasi épiscopale, par privilège de Sixte-Quint. (ConstUuiion publiée en avril 1589.)
Sixte-Quint établit que le nombre des titres et diaconies ne pourrait plus être augmenté; que les titres et diaconies ne seraient jamais donnés qu'è des cardinaux ; les titres aux cardinaux-prêtres, les diaconies aux cardinaux-diacres.
Le Sacré Collège se compose donc de soixante-dix membres : six cardinaui-érêques, cinquante cardinaux-prêtres, quatorze cardinaux-diacres.
Le nombre des cardinaux fut d'abord indéterminé ; chaque Souverain Pontife l'augmentait ou le diminuait, comme il le jugeait k propos. On en comptait sept seulement sous Nicolas 111, vingt sous Jean XXII, vin^^ttrois sous Urbain VI. Eugène IV fut élu |)ar
Satorze cardinaux, Nicolas V par vingtux, Galixtelll par quinze. Pie II par huit, Paul II par vingt, Sixte IV par vingtdeux, etc., etc. Les conciles de Constance et de Bâie prétendirent en fixer le nombre k vingt-quatre ; mais les Souverains Pontifes ne ratifièrent point les décrets de ces assemblées, et Sixte IV l'éleva à cinquantetrois. En 1517, Léon X, par une création de trente- un cardinaux, le |K>rta k soixantecinq, et Paul IV à soixante-dix. Sixte-Quint
décréta que ce dernier chiffre ne serait plus jamais dépassé. Le même Pape fixa les H^ d'après lesquelles doit être fait le choix d» cardinaux, et il voulut que quatre an moins fussent pris dans les ordres religieux h mendiants. Par une autre constitution, ii établit que les cardinaux ne seraient crén selon l'ancien usage que dans la quatrièiDt série des semaines dites des Quatre- Temt^; mais cette disposition est tombée en désuétude, et maintenant les Papes créent des cardinaux en tout temps et quand ils lejogent k propos.
Les Papes créent souvent des cardinaot dont ils taisent les noms, et qu'ils réserveou comme on dit, m petiOf pour les poUter plus tard. Clément XIV en réserva ainsi jusqu'à onze en une seule fois. A la mort da Pape, et lors même qu'il anrait laissé des traces authentiques de ses volontés, les noroinntious de cardinaux réservés ts pfUê sont comme non avenues. Grégoire XVI i laissé cinq cardinaux réservés m pttU: ut cardinal -diacre, le cardinal Mangellt« éuit mort depuis les dernières promotions: \\ restait deux places vacantes : il y avait doiK alors huit places inoccupées au sein du Sacrt Collège, qui comptait eu ce moment soixantedeux membres.
Le nombre des cardinaux, fixé k soixanit» dix, comme nous venons de le dire, n'est presque jamais complet; il est d*Dsage ^e réserver au moins deux clia|)eaax pour le» éventualités futures.
C'est le Pape qui choisit et nomme im cardinaux, librement et proprio motu: ncaiimoins, il est dans TEglise romaine on rrrtain nombre de places qui, occupées pecdant un certain laps de temps, donnent de» droits k cette dignité, et il est rare qae :«4 règles établies k cet égard soient arbîiraixtment violées par le Souverain Ponlîfe.
Les puissances catholiques avaient autrefois le droit de présenter à la nomination -ij Pape un certain nombre de canlinaux* a;*
Selés pour cela cardimiiij; des conr^mmtt .orne parait considérer ce droit comme ai«Y-i par les révolutions, qui ont si profoovkment modifié les rapfiorts de l'élise atrc les Etats divers. Néanmoins, en bit, n France et l'Autriche jouissent encore tlk privilège de désigner des cardinaux. Les cardinaux de la France, k Tavénement de Pie IX. étaient : les archevêques de Lvon et d*Aix et l'évêqûe d'Arras; ceux de l'Autriebe : le
f)atriarche de Veqise et rarchevèaoe de Mian (l'archevêque de Salzhourg rot nooB»é par Grégoire XVI proprio moiu). Les archevêques de Naples et de Palerme sont éga^e* ment nommés cardinaux k la sollictistioA «lu roi de Naples : mais le droit de ce souverain. restreint d'ailleurs k ces deux si^es (taoJL^ qu'en France et en Autriche le goaveroement présente l'évêqûe qui lui convient}, c< d'uû degré inférieur. Ce n*estt en quelqtic sorte, qu'un droit de supplique; le rm pnc le Pape de nommer, et qnoiqa*il soit d'oM^e d'accorder, il y a eu pourtant des exeopes du contraire. L*£spagne et le Portugal avaient.
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DES PAPES
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aa moment de ravéaement de Pie IX, un cardinal, Tarchevèque de Séville et le patriarche de Lisbonne; mais le premier a?ait été créé par Léon XII* en 1826 ; le second, nommé par Grégoire XVI en janvier 1846, était cardinal ponr ainsi dire de droit , et en vertu d*un privilège spécial attaché au siège patriarcal qu'il occupe. Dan^ Tétai de révolution où se trouvent c^s deux nations, leur droit ancien peut maintenant être regardé, sinon comme entièrement éteint, du moins comme suspendu. Quant à la Belgique, elle a, si je puis user de cette expression, un cardinal gracieusement accordé ; on sait que le gouvernement belge ne peut légalement inlerfenir en aucune manière dans les affaires de TËgUse. Les autres puissances n'ont aucun droit de ce genre. On ne doit pas confondre les cardinaux des couronnes arec tes cardinaux nés dans les Etats soumis i ces couronnes. Il est évident, par exemple, que le cardinal Mai, quoic^ue né dans les Étals de Teoipcreur d'Autriche, n'était pas ce qu'on appelle un cardinal de la couronne d'Autriche; que le cardinal Lambruscbini ,
Suoique né à Gènes, n'était pas un cardinal e la couronne de Sardaigne ; que le cardinal Acton, quoique Anglais, n'était pas un cardinal de la couronne d'Angleterre, etc. Le Souverain Pontife prend indistinctement dans toutes les nations les hommes les plus utiles au service de l'Eglise; seulement, comme les i:ardinaux sont ses conseillers, comme ils représentent l'Eglise romaine, il est bon, il est nécessaire que la plupart soient en mesure de remplir les devoirs de cette charge, que la plupart soient à Rome ou près de Rome.
Lorsque le Pape veut créer un cardinal, il conroque les cardinaux en consUtoire iecret^ leur donne le nom du nouvel élu, et demande leur avis : Quid vobis videtur ? La promotion est publiée hors du consistoire (12*), et pendant deux jours Rome la célèbre par une fête publique.
Si le nouveau cardinal est i Rome, le jour même, dans l'après-midi, il se rend au palais
rntiGcal, en voiture couverte, vêtu comme l'ordinaire et sans aucun cortège. Il est refu dans la première salle par le secrétaire d*Ëtat ou par un autre cardinal, qui le présente à Sa Sainteté; le Saint-Père lui donne la barrette rouge et la musette. Il retourne chez lui en grande pompe, m fiocchif comme OR dit en Italie; mais, à moins d'une autorisation spéciale du Saint-Père, il ne peut ni visiter ni recevoir les cardinaux avant que le Pape l'ail décoré, en consistoire public, des insignes du cardinalat, la pourpre et le chapeau rouge (13).
Lq consistoire public a lieu d'ordinaire le jeudi, samedi ou mardi qui suit la promouun. Les cardinaux revêtent, ce jour-là la
{W) On peut voir dans le Cérémonial romain^ lib. i.tea. 8, cap. 7, les paroles qu*emploie le Pape ^r la créaiion des cardinaui.
(15) On voit par VOrdo romain XIV que, bien ataiii Paul H. les cardiiiaiii portaieni déjà la pour- \fft. ÏM 1Î46 , Innocent *1V leur donna le t hapcau
cappa violette; le Pape le pluvial rouge et la mitre précieuse. Les carainaux lui rendent l'obédience ; les nouveaux élus viennent également h ses pieds, et c'est alors qu'il place le chapeau sur leur tête, lis prêtent ensuite le serment de Gdélité. Dtns la journée, le nouveau cardinal doit visiter la basilique Valicane, et de là aller pn^senter ses hommages au cardinal doyen.
Ces formalités remplies, on tient le consistoire secret dans lequel Sa Sainteté ferme la bouche au nouvel élu: Noui te fermons la bouche^ dit le Souverain Pontiié, afin qu'il te soit interdit de donner ton avis dans les con^ sistoireSf dans les congrégations ^ dans les autres fonctions du cardinalat. Le nouveau cardinal quitte alors le consistoire ; le Pa{)e demande aux cardinaux s'il doit lui ouvrir la bouche, et, lorsqu'ils ont donné leur avis, le nouvel élu rentre, et le saint Père lui ouvre la bouche, en disant : Nous t^ouvrons la bouche^ afin que tu aies le droit de donner ton avis dans les consistoires^ dans les congréga^ lions et dans les autres fondions ecclésiasti^
Îues. Au nom du Pire^ et du Fils^ et du Saintesprit. Amen.
Lorsque le nouvel élu ne se trouve pas à Rome, lors de sa promotion, le Pape lui envoie la barrette rouge par un camérier secret ; mais, pour recevoir le chapeau et les autres insignes du cardinalat, il doit se rendre auprès du Saint-Père. On cite cependant quelques exceptions à cette règle. Ainsi, en 1735, Clément XII envoya à Louis, Infant d'Espagne, et, en 17iih6, Benoit XIV, à Théodore , évéque de Liège , le chapeau et les autres insignes.
En ces occasions extraordinaires, le délé-
5ué du Souverain Pontife fait la cérémonie ans la principale église de la ville, à mqins que l'élu ne soit cardinal de la couronne ; alors le roi lui-même fait la remise des insignes dans sa propre chapelle.
Ce n'est qu après lui avoir ouvert la bouche, que le Pape donne l'anneau au nouveau cardinal agenouillé à s.es pieds, et qu'il lui assigne un titre ou un diocèse. Tant que les cardinaux nouvellement nommés n'ont pas reçu du Souverain Pontife les insignes du cardinalat, ils demeurent sans titre; ainsi, les cardinaux de Corvallho, patriarche de Lisbonne, et Remet, archevêque d'Aix, qui n'avaient pu faire le voyage de Rome, depuis leur promotion, n'avaient pas de titre.
Une constitution d'Eugène IV, du 25 octobre lUl, excluait des congrégations et ipême du conclave, les cardinaux qui se trouvaient dans cette position ; mais saint Pie V l'a révoquée par un décret du 26 janvier 1571, que Grégoire XV a confirmé dans sou cérémonial. ^
A la mort d'un cardinal, le titre qu'il laisse vacant peut être pris par un autre , qui
rouffe. ( Voy . Pagi le Jeune* dans la Vie de ce Pape.) Ptfui 11 leur accorda la barreiie rouge, dont Tusag*) fut concédé aux cardinaux des ordres réguliers pat Grégoire XIV, en 1591. Ce fut encore Paul 11 qui permit de porter devant les cardinaux la masie d*argent.
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alvaodonne le sien. Alexandre'y csl le premier qui ait donné cette faculté d'option, consacrée plus tard par Eugène IV, en ikSi^ et enfin convertie en loi par Sixte-Quint. Toutefois i*option n'est jamais imposée : purement facultative, elle n*est accordée qu'aux cardinaux qui habitent Rome, ou du moins (]ui n'en sont pas éloignés de plus de deux journées. Ces cardinaux-diacres ne peuvent opter pour l'ocdre des évoques , s'ils n'ont passé d'abord f)ar celui des prêtres.
Voici comment se fait l'option :
Dans le premier consistoire, après la mort d*un carJinal-évéque, lesautrescardinauxde cet ordre sont adm^is, selon leur rang d'ancienneté, dans l'ordre à opter pour l^rcbevèché suburbicaire vacant, et le premier cnr(lina1-prètre,è prendre celui qui reste sans possesseur. De même, parmi les cardinauxprêtres et les cardinaux-diacres, chacun est admis, d*après son rang d'ancienneté, à opter
{)Our les titres ou diaconies vacants. Touteois, le cardinal-diacre ne peut s'élever à l'ordre des cardinaux-prêtres, que s'il est, depuis au moins dix années, dans l'ordre des cardinaux diacres; mais alors il garde son rang d'ancienneté, de telle sorte (^ii il se trouve au-dessus des cardinaux moins andens que lui comme cardinaux, quoiqu'ils soient plus anciens dans l'ordre des prêtres, et comme s'il eût él» établi tout d*abord dans cet ordre.
Les cardinaux qui prennent un nouveau litre peuvent, par induit du Souverain- Pontife, retenir leur ancien titre, comme commendataires ; c'est ainsi cjue le cardinal Brignole avait le titre de Sainte-Cécile, et gardait comme comraendalaire le titre de Saint-Jean à la Porte-Latine. Les cardinauxévêques peuvent, de la même manière, conserver comme commandataires leur ancien titre presbytéral, les cardinaux-prêtres leur ancienne diaconie. Le nombre des diaconies (on en compte seize) se trouve suj)érieur à celui des cardinaux Kliacres.
Grégoire XVI a assigné au cardinal -prê:re Louis Altieri, la diaconie de Sainte-Marie in Portico. C'est le premier exemple de ce genre que nous connaissions ; cette diaconie aura sans doute été érigée en titre presbytéral.
Deux cardinauxsontabbés commendataires ei ordinaires de l'abbaye de Subiaco, et de l'abbaye des S.S. Vincent et Anastase aux Trois - Fontaines ; une troisième abbaye, celle de Farfa , était récemment encore, également donnée à un cardinal. Grégoire XVI, la réunissant à 'd'autres territoires, en a fait l'évêché de Pogçio-Mirtelo.
Les archevêques et évêques qui occupent, un siège, gardent avec leur titre de cardinal celui de leur église; il n'en est pas de même des archevêques ou évêques in parti* bus: ce dernier titre s'efface et disparaît sous celui de cardinal. C'est ainsi que plusieurs cardinaux revêtus du caractère épiscopal n'ont aucun titre épiscopal.
A Rome, le traitement des cardinaux était fixé à quatre mille écus romains, ou 21,600
francs (l'écu vaut 5 fr. 40). Quelques-uns, tels que le cardinal -vicaire, le grand péuitencier, le cardinal secrétaire a'£tat, etc., avaient jusqu'à 6,000 écus, à raison de leur charge, mais c'est tout«
Autrefois, les cardinaux n'avaient pas lo droit de tester; leurs biens revenaient h l'église dont ils étaient titulaires, à celle dont ils occupaient le siège, ou à la Propagande. Aujourd'hui la faculté de tester leur est accordée, mais à la condition de faire à la Propagande un don de 600 écus romains. Lorqu ils ont payé cette somme, un bref spécial leur est octroyé, qui les autorise à faire testament. Si un cardinal mourait avaut d'avoir satisfait à cette obligation, la Propagande hériterait de plein droit. Les cardi- 'Uaux étrangers sont, comme les autres, soumis k cette loi.
Grégoire XVI a renouvelé presque en entier le Sacré Collège ; il ne restai t que deux cardinaux de la création do Pie VII : le premier cardinal- prêtre, Charles Opizzoni, arcfievêque de Bologne, et le premier cardinal-diacre Thomas Riario-Sforza , cardinal camerlingue; sept étaient de la création de Léon XII : le cardinal doyen Micara, le cardinal sous-doyen Vincent Macchi ; les cardinaux-prêtres : Gayssuck, archevêque de Milan ; Cienfuegoy Jovetlanos, archevêque de Séville; Fransoni, Barberini et le second cardinal -diacre, Thomas Bernetti, vicechancelier de l'Eglise romaine. Il n'y en avait point do la création de Pie VIII, dont le i>ontif]cat fut si court ; les cinquante-trois autres étaient tous de la création de Grégoire XVI. Ce Pape a vu mourir soixantesix cardinaux, dont vingt-deux créés par lui; c^est donc en tout soixante-quinze cardinaux qu'il a créés pendant le cours de son pontihcat. Parmi ceux qu'il a vus descendre dans la tombe, nous comptons le pieux et vénéré Père Odescalchi, mort Jésuite, après avoir renoncé à la pourpre.
CARDINAL DOYEN. — Le plus ancien cardinal-diacre est le chef de Tordre des diacres; le plus ancin cardinal-prêtre, do Tordre des prêtres. Le plus ancien des cardinaux-évêques, présent h Rome, ou absent seulement pour atfaires publiques ou |>ar commission du Souverain Pontife, est le chef de Tordre des évêques el a la charge du dojen du Sacré Collège. Clément XII, en eicluant de Toption pour le décannat les cardinaux absents, a réglé que, pour celte importante fonction, oh n'aurait point égard è 1 ancienneté dans le cardinalat, mais seulement à l'ancienneté dans Tordre des éséques. (Constitution du iOjanv, 1731.)
Le cardinal doyen représente, pour ainsi dire, en sa. personne, tout le Sacré Collège. C'est è lui que tqs ambassadeurs font Tes premières visites, à lui que les cardinaux nouvellement créés doivent présenter les premiers hommages. C'est lui qui, après la mort du Pape, convoque la première congrégation des chefs d'ordre. Il a le droit de porter le pallium archic^piscopal, car c'est à
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lui qu*il appartient do consacrer le Souverain Pontife. Cette prérogaii?e lui est assurée» pourvu qu il soit évêque d'Ostio, ce qui arrire presque toujours. Cependant on a vu quelquefois ces deux dignités séparées; ain^y en 1471, Tévèque d Ostie, oui consacra Siïle JV, n'était pas cardinal doyen. Ljj des temps plus rapprochés, le cardinal dovea Pignalelii n'était point évéque d'Osiie] et Ton pourrait citer quelques exemples semblables d'une date encore plus récciile.
Code prérogative de l'évêque d'Ostie renonle è la plus haute antiquité; en 411, saint Augustin écrivait : Nec Romanœ Eccle^ Htt epitcopum ordinat aliguiê episcopus metropolitanus, sed de proximo Ôstiensis epi-
(Oput.
Le plus ancien cardinal dans Tordre des i'téques, après le cardinal doyen, est sous- <l()}en du Sacré Collège. C'est toujours, ou prei^jue toujours l'évêque de Porto.
CARDlNÀL-VICAlRË. - Ce cardinal remplace en quelque sorte le Pape comme évoque de Rome; il en remplit les fonctions et exerce la juridiction épiscopale.
Le vicariat de Rome ne peut être rempli que p«ir un cardinal, et lorsque le vicaire ^'a/jsente, il est remplacé par un provicaire ::boi$i dans le Sacré Collège. Il n'en fut pas oujours ainsi ; cette charge a été quelque- •lis confiée à un évêque ou même à un simple ihbé'; Paul II la donna à l'évêque de Torello, Paul III à celui de Borgo du Saint- )é|tulcre» Boniface IV à l'abbé du monastère, k^Aédictin de Saint-Martin, au diocèse de f'ilorhe.
La juridiction du cardinal-vicaire est pa- Me^h celle de l'évêque dans son propre iocèse; il convoque les synodes, approuve M confesseurs, tant séculiers que réguliers, ^ministre le sacrement de confirmation, tit les ordinations aux Quaire-Temps, oronne non-seulement les Romains, mais enore les Orientaux qui habitent Rome et les litres étrangers pourvus de leurs dimislires. Aucun autre évêque, pas même les ^èi]aes suburbicaires, ne peuvent conférer s ordres dans Rome sansson^consentement, le., etc.
CELESTIN I" (Saint) était Romain de nais- >n(c, et il fut élu, d'une voix unanime, le I ^pptembre 422, pour succéder à saint >uiface. — Il était diacre de TEglisedeRome, i) passait ayèc raison pour un sujet trèspable de bien gouverner TEglise : il était TAot et vertueux, et il ne manquait ni de i»acité, ni d'expérience pour conduire les 'aires.
A peine fut-il élevé sur le Saint-Siège, le le grand différend des appellations au {>e, des évoques et des clercs d'Afrique, on appelait d'outre-mer, ému du temps Zozime et de Boniface, se renouvela par ai appels, d*un prêtre et d'un évêque de iiuidie. On Tit ce saint Pape se comporter égard de ces difficultés avec tant de ciriis|icction et de sagesse, que sa conduite
ne choqua nullement les évêques, gui «e plaignaient que ces entreprises se faisaient contre les usages de leurs églises. j
Aussitôt après son exaltation, saint Augustin lui écrivit pour l'en féliciter, le conjurant en même temps, par la mémoire de saint Pierre, de ne pas accorder sa protection . à l'évêque de Pussale, condamné par un concile de Numidie pour ses rapines et ses extorsions. Cet évêque, nomm^ Antoine, avait d'abord été disciple de saint Augustin, qui contribua è son élévation à Tépiscopat; mais sa dignité lui fournit l'occasion de satisfaire son penchant à l'orgueil et à l'avarice , qui l'entraînèrent dans des excès criants. Saint Augustin, qui craignait qu'on ne le rendît responsable des crimes d'un homme à l'élection duquel il avait beaucoup contribué, fut un des premiers à s'élever contre lui et à le faire condamner dans le concile de Numidie. Antoine, qui avait gagné le métropolitain de cette province, en appela à Rome, dans l'espérance de gagner aussi le Pape Boniface, prédécesseur de Gélestin I". Ce Pape, ayant lu les lettres de recommandation qu'il avait obtenues de son primat, écrivit en sa faveur aux évêques de Numidie, leur mandant même de le rétablir sur son siège, pourvu toutefois que l'exposé de l'affaire qu'on lui avait transmis fût conforme à la vérité. Antoine revint à Pussale, et menaça les habitants de se faire recevoir par force s'ils s opposaient à son retour. Boniface étant mort sur ces entrefaites, saint Augustin informa son successeur de tout ce qui s'était passé, et Célestin conGrma la sejitence du concile et déposa le coupable. Il écrivit ensuite aux évêques d'illyrie pour leur apprendre qu'il maintenait à Tarchevêque de Thessalonie la dignité de vicaire du Saint-Siège dans cette province.
Vers le même temps, le Pape Célestin écrivit une lettre décretale aux évêques des provinces de Vienne et de Narbonne pour corriger plusieurs abus. Elle commence ainsi :Ma vigilance pastorale nesl point bor* nie par les lieux; elle s^étend dans toutes les contrées où on adore Jésus-Christ. Comme quelques évêques affectaient un habit particulier, qu'ils portaientun manteau de philosophe et une ceinture, sous prétexte qu'il est ordonné dans TEvangile d'avoir une ceinture sur les reins : Si on le prend à la lettre^ dit le Pape, pourquoi ne portent-ils pas à la main des lampes allumées aussi bien que des bâtons? Ces paroles de P Ecriture sont mystérieuses. La ceinture signifie la chasteté : le bâton est le gouvernement pastoral : la lampe allumée est l'éclat des bonnes œuvres. Cet Aa« bit particulier peut convenir à ceux qui vivent en des lieux écartés, c* est -à-dire aux moines; mais pourquoi changer dans les Eglises de Gaule la coutume pratiquée tant d'années par de si grands évêques? Il faut nous distinguer du peuple, non par f habit, mais par (a doctrine et par les mœurs, et ne pas chercher à imposer aux yeux des simples, mais à leur éclairer Fesprit. Quelques auteurs ont inféré do ce passage, que les ec-,
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clésiasUques no portaient point encore d*ha- plaadirau meurtre même. » Celte décréioie bits distingués de ceux des laïques, au moins est du 25 juillet 428. L*annde suivante 429
quant à la forme; mais cette conséquence
farait mal tirée. Le sens des paroles du saint ontife est précisément que le clergé doit se distinguer des laïques» plus par les solides qualités de l'Ame que par l-apparence exté-
sous le consulat de Florentin et de Denis saint Célestin écrivit une lettre décrëtale aux évoques d*Apuiie et de Calabre, pour leur recommander l'observance des canons, et particulièrement de ne point ordonner
* rieure des vêtements; mais non que les vè-^ évoques des laïques^au préjudice des clercs, tements des uns et des autres ne dussent oui ont passé leur vie dans le service de différer en aucune manière. I l^glise.
Le second abus que reprend le Pape Ce-' 1 Nestorius, patriarche de Gonstantinople, lestin, est que l'on refusait la pénitence aux voyant que les Orientaux se prononçaient mourants. Le Pape s'élève avec force contre cette coutume aDominable» et voici les ex-
Eressions même* de ce saint Pontife, qu'il est on d'opposer aux principes d'un rigorisme outré qui ne peut inspirer que le désespoir. Nous avons appm, dit-il, çu'on refusait la pMtence à des mourants^ et qu'on ne secondait pas les vœux des pécheurs qui^ aux approches delà mortf demandent ce remède pour le soulagement de leur âme. Out, je le déclare hautement, je ne regarde qu'avec horreur une impiété assez cruelle pour désespérer de la bonté divine f comme si elle ne pouvait secourir celui qui recourt à elle en quelque temps que ce 89it^ ni soustraire l'homme en péril au poids des péchés sous lesquels il désire de ne pas gémir plus longtemps» Qu'est cela^ je vous prie^ sinon ajouter une seconde mort à la première^ et^ par le comble de la cruauté^ tuer à jamais une âme en refusant de lui rendre la vie? N'est-il pas vrai, d'après une pareille manière de s'exprimer, que ce saint Pontife regarde comme un abus lrès-blâma« ble, en quelques cas que l'on puisse ima^^iner, de laisser mourir sans les secours de l'Eglise, ceux qui les demandent avec les dispositions convenables ?
Le troisième abus est que l'on ordonnait évèques de simples laïques, sans qu'ils eussent passé par les degrés de la cléricature, et même des cens prévenus de crimes. Il confirme le droit des métropolitains, et défend les entreprises d'une province sur J^autre. Il défend d'élire des clercs étrangers et inconnus, au préjudice de ceux qui servent depuis longtemps dans TEglise même, et à qui leurs citoyens rendent bon témoignage. Car^ dit-il» on ne doit point donner un evéque désagréable au troupeau ; il faut le consentement du clergé^ du peuple^ des magistrats. « Enfin », dit M. Henrion, « la décrétale du Pape Célestin fournit un nouvel exemple du recours à Rome, au sujet d'un certain Daniel, accusé par des religieuses au'il avait gouvernées en Orient, et devenu évèque en Gaule, dans le même temps que le Pape écrivait à l'évéque d'Arles, de le lui envoyer pour être jugé sur cette accusation. Célestin déclare que ce Daniel est séparé du corps épiscopal, jusqu'à ce qu'il vienne se présenter au tribunal apostolique , si sa conscience lui en laisse l'assurance. En même temps, il renvoie au jugement des évèques de la province Viennoise et de la Narbonnaise, la cause de l'évéque de Marseille, qui, en accueillant favorablement le meurtre d'un autre évêque, paraissait ap-
contre sa doctrine 9 écrivit à saint Célesiia deux lettres où il déguisait ses sentiments sous des expressions captieuses ; mais saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie , pour apprendre au Pape les artifices de l'hérésiarque et les erreurs qu'il répandait, lui écri* vit une lettre, où if lui rend compte de tout ce qui s'était passé, de sa lettre aux solitaires, de ses deux lettres à Ncstorius, et de la nécessité qui l'avait engagé de s'opposer à lui. Il déclare qu'il n'a encore écrit, concernant cette affaire, è aucun autre évoque, et marque ainsi l'état de Gonstantinople : « Maintenant les peuples ne s'assemblent point avec Nestorius, sinon quelques-uns des plus légers et de ses flatteurs; prescjue tous les monastères et leurs archimandrites et plusieurs du sénat ne vont point aux assemblées, craignant de blesser la foi. Votre Sainteté doit savoir,» poursuit-il, « que tous les évèques d'Orient sont d'accord avec nous; que tous sont choqués et affligés, principalement les évèques de Macédoine.
Je n'ai pas voulu rompre ouvertement la communion avec lui, avant de vous avoir fait part de tout ceci. Ayez donc la bonté de me donner votre sentiment, pour savoir s'il faut encore communier avec lui, ou lui dire nettement que tout le monde l'abandonnera, s'il persiste dans ses opinions. Votre avis sur ce sujet doit être déclaré par écrit aux évèques de Macédoine et décrient. Afin de mieux instruire Votre Sainteté de ses sentiments et de ceux des Pères, j envoie les livres où tes |)assages sont marqués, et je les ai fait traduire comme on a pu à Alexandrie ; je vous envoie aussi les lettres que j'ai écrites. » Cette lettre au Pape fut portée par le diacre Possidonius, qui fui chargé d'une instruction contenant en abrégé la doctrine de Nestorius et la manière dont il avait déposé le prêtre Philippe.
La Pape saint Célestin ayant reçu les sermons de Nestorius, sa lettre et ses écrits par Anliochus, voulut, avant d'y répondre, faire tout traduire en latin. Il fit même coniposer un traité pour soutenir la doctrine catholique contre cette nouvelle hérésie; ce fut sans doute par son ordre que saint Léon, alors archidiacre de l'Eglise romaine, en chargea Jean Cassien, qui était plus propre qu'aucun autre à celle œuvre, parce qu'il était très-savant dans la théologie, et que d'ailleurs il entendait parfaitement le grec, et avait demeuré longtemps à Gonstantinople.
Nestorius ne recevant pas de réponse du
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Pape, loi avait décrit uoe seconde lettre par Yalëre» cbambelian de Tempereur, qui rait mention de plusieurs lettres précédentes au sujet de Julien et des autres pélagiens. Il prenait ce prétexte» comme dans la première» pour parler des autres prétendus hérétiques qui combattaient» selon lui» le mystère de flncarnation, et qui étaient en effet les Catholiques. £nfin le pape saint CeleslîD» ayant reçu par le diacre Possidopius la lettre de saint Cyrille» assembla un conelle à Rome » au commencement du mois d'août i30» où les écrits de Nestorius furent examinés et comparés avec la doctrine des Pères. Le Pape y rapporta des autorités de saint Ambroise» de saint Hilaire et de saint D.iffldse : après quoi la doctrine de Nestorius fut condamnée» et saint Cyrille chargé iJe Teiécution du jugement. De ce concile» le Pape écrivit sept lettres de même date: la première h saint Cyrille ; la seconde à Nesiorius ; la troisième au clergé de Cons- («otmople ; la quatrième à Jean d*Antioche; la cinquième à Rufus de Thessalonique; la sixième à Juvénal de Jérusalem» la septième à Flarien de Pbilippes» c'est-à-dire aux évêques des plus grands sièges de Tempire (1 Orient. Toutes ces lettres sont datées du 11 août tôO» sous le treizième consulat de Théodose et le troisième de Valentinien ; le diacre Possidoni us en fut chargé pour les porter à saint Cyrille» qui devait ensuite les faire tt^nir à ceux à qui elles étaient adressées. Dans la Lettre à saint Cyrille^ le Pape loue son zèle et sa vigilance» et lui déclare fu'it est entièrement dans ses sentiments tou- (haut rincamation: que si Nesiorius persitte dans son opiniâtreté^ il faudra le con^ damner: mais qu'il faut tenter auparavant tous Us moyens de le ramener. Donc^ ajoutet-il, tous ceux quil a séparés de sa commU" tkn doivent savoir qu'ils demeurent dans la ^élre; lui-même ne peut avoir désormais de tommunion avec nouSf s'il continue de com^ battre la doctrine apostolique, Cest pourquoi tous exécuterez ce jugement par l'autorité de i^tre Siége^ agissant à notre place en vertu de notre pouvoir : en sorte que si dans l'espace de dixjours^ à compter depuis cette admoni-- (ton, il n'analhématise en termes formels sa doctrine impte, et ne promet de confesser à Tacentr, toucliant la génération de Jésus- Christ noire Dieu^ la foi qu enseigne l'Eglise Tomaine et votre Eglise et toute la chrétienté^ ^'otre Sainteté pourvoie aussitôt à celte ^giise^ c'est-à-dire à celle de Constanlinople^ ft qu'il sache qu'il sera absolument séparé de ^oire corps,
.l>an$ la lettre è Nestnrius» il marque coml'ien il a été trompé dans la bonne opinion su*il avait conçue de lui sur sa réputation. Il dit qu'il a lu ses lettres et les volumes ^o*il lui a envoyés» qu'il a trouvé ses opinions sur le Verbe divin contraires à la foi ^bulique. Parlant des pélagiens» il dit : Qvaiu àces hérétiques^ sur lesquels vous nous '^^ consultés^ comme si vous ne saviez pas ^ qui s'est passéf ils ont été justement con- ^^9 tt chassés de leurs sièges. Ce qui nous
étonne^ c^est que vous souffriez des gens qui ont été condamnés pour nier le péché originel^ vous qui le croyez si bien^ comme nous avons lu dans vos sermons. Les contraires ne s'ac^ cordent jamais sans éh>nner du soupçon. Et pourquoi demandez-vous ce qui s'est passé tct» puisque Alticus^ votre prédécesseur ^ nous a en* voyedes actes contre eux? Pourquoi Sisinnius^ de sainte mémoire^ ne s*en est-tt point infor^ m/» sinon parce qu'il savait qu'ils avaient été justement condamnés sous Attieus f Sachez que si vous n'enseignez^ touchant Jésus-Christ notre Dieu^ ce qu'enseigne Rome^ Alexandrie et toute l'Eglise catholique^ ce que la sainte Eglise de Constantinople a enseigné jusqu'à vous^ et si dans dix jours^ à compter depuis ce troisième avertissement ^ vous ne condam^ nez nettement et par écrit cette nouveauté impie, qui veut séparer ce que V Ecriture jointe vous êtes exclu de la communion de toute VEglise catholique. Nous avons adressé ce jugement par le diacre Possidonius, avec toutes les pièces, à l évéque d'Alexandrie, afin quHl agisse à notre place, et que notre ordonnance vous soit connue à vous et à tous noe frères.
La Lettre, au clergé et au peuple de Constantinople est pleine d'exhortations à demeurer fermes dans la foi catholique» et de consolations pour ceux que Nestorius persécutait. Le Pape y déclare nulles toutes les excommunications prononcées par Nestorius depuis qu'il a commencé à enseigner ses erreurs. II ajoute que» ne pouvant agir eu personne à cause de l'éloignement » il a commis à sa place saint Cyrille ; puis il met la sentence qui termine la lettre précédente. La lettre à Jean d'Anlioche contient en substance les mêmes choses» la condamnation de Nesiorius s'il ne se rétracte dans dix jours» et la nullité des excommunications ou des dépositions par lui prononcées. Les trois autres lettres à Juvenaf de Jérusalem, à Rufus de Thessalonique» et à Flavien de Philippes, n'étaient que des copies de celle-ci.
Vers le même temps» le Pape saint Célestin envoya dans la Grande-Bretagne saint Germain» évèquc d'Auxerre» pour résistera Agricola» fils d'un évéçiue pélagien nommé Séverin» qui corrompait les Eglises de Bretagne en y semant son hérésie. Saint Germain y fut envoyé comnQ.e vicaire du Pape, sous le consulat de Florentins et de Denis» l'an &29» Pelage était de la Grande-Bretagne» ainsi» il n'est pas extraordinaire qu'il y eOt des disciples. Le diacre Pallade envoyé par le Pape sur les lieux» l'excita à y procurer du secours» et les évoques de Gaule de leur côté re<;urent une députation de la Grande- Bretagne» qui les invitait k venir promptement défendre la foi catholique. On assembla pour ce sujet un concile nombreux» et de 1 avis de tous » on pria saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troyes de se charger de celte entreprise : ainsi la mission de ce concile concourait avec celle du Pape,
Saint Cyrille» en exécution de la commission du Papci assembla un concile k Alexaii-
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drie, peut-fttre le concile ordinaire du mois d'oclobre de tous les évoques de la province d'Egvpte ; et, au nom de ce concile, il écrivit & Neslorius une lettre sj-nodale pour servir ^e troisième et dernière monition : lui déclarant que, si dans le terme marqué par le Pape, c'est-à-dire dans huit jours après la réception de cette lettre, il ne renonce pas à ses erreurs, ils ne veulent plus avoir de communion avec lui, et ne le prendront plus pour évoque ; et que dès lors ils commumquent avec tous les clercs et les laïques qu'il a déposés ou excommuniés. Aure5{f,ajoutet-il, il ne suffira pas que vous professiez le symbole de Nicée ; car vous savez y donner des interprétations violentes : il faut confesser par écrit et orcc sermenty que vous anathématisez vos dogmes impies^ et que vous croirez et enseignerez ce que nous croyons tous, nous et tous les évéques d'Occident et d'Orient et tous ceux qui conduisent le peuple. Carie saint concile de Rome et nous tous sommes convenus que les lettres qui vous ont été écrites par l Église d'Alexandrie ^ sont orthodoxes et sans erreur,
La lettre svnodale contient ensuite la profession de foi. Premièrement le symbole dé Nicée, puis une explication ample et exacte du mystère do Tlncarnation conforme à ce que saint Cyrille en avait déjà dit dans ses autres lettres. Il y répond aux principales objections de Nestoriu<, et tire un argument de TEucliarislie en ces termes :
rfous annonçons la mort de Jésus-Christ^ et nous confessons sa résurrection et son ascension, en célébrant dans les Eglises le sacrifice non sanglant. Ainsi ^ nous nous approchons des eulogxes mystiques^ et nous sommes sanctifiés, participant à la chair sacrée et au précieux sang de No Ire -Seigneur Jésus- Christ^ nous ne la recevons pas comme une chair commune^ à Dieu ne plaise, ni comme h chair d^un homme sanctifié et conjoint au Verbe par une union de dignité^ ou en qui la divinité ait habité ^ mais comme vraiment vivifiante et propre au Verbe. Car lui qui est vie de sa nature comme Dieu, étant devenu un avec sa chair , il Fa rendue vivifiante : autrement, comment la chair d'unhomme seraitelle vivifiante de sa naiure f Cette lettre finit l^ar douze onathèmes qui en reuierment toute la substance en ces termes :
l"* Si quelqu'un ne confesse pas qu'Emmanuel est véritablement Dieu, et par conséquent la sainte Vierge Mère de Dieu , puisqu'elle a engendré selon la chair le Verbe de Dieu fait chair : qu'il soit anathème.
2** Si quelqu'un ne professe pas que le Verbe qui procède de Dieu le Père est uni à la chair selon l'hypostase^ et qu'avec sa chair il fait un seul Christ j qui est Dieu et homme tout ensemble : qu'il soit anathème.
3* Si quelou'un après l'union divise les hypostases au seul Christ ^ les joignant seulement par une connexion de dignité, d'autorité ou de puissance, et non par une union réelle : qu'il soit anathime.
k* Si quelqu'un attribue à deux personnes ou à deux hypostases^ les choses que les
apôtres et les évangélistes rapportent cotnme ayant été dites de Jésus-Christ par les saints ou par lui-même: et applique les unes à Vhomme considéré séparément du Verbe de Dieu, et les autres comme dignes de Dieu au seul Verbe procédant de Dieu le Père : qu'il soit anathème.
i"" Si quelqu'un ose dire que Jésus-Christ est un homme qui porte Dieu : au lieu de dire, qu'il est Dieu en vérité, comme Fils unique et par nature^ en tant que le Verbe a été fait chair^ et a participé comme nous à la chair tt ausanq , qu'il soit anathème.
6"* Si quelqu'un ose dire que le Verbe procédant de Dieu le Père, est le Dieu ou le Seigneur de Jésus-Christ, au lieu de confesser que le même est tout ensemble Dieu et homme, en tant que le Verbe a été fait chair selon Us Ecritures : qu'il soit anathème.
T Si quelqu'un dit crue Jésus^ en tant que homme, a été possédé au Verbe Dieu, et revêtu de la gloire du Fils unique, comme étant un autre que lui : qu'il soit anathème.
8* Si quelqu'un ose dire que l'homme pris par le Verbet doit être adoré, glorifié, et nommé Dieu avec /ut, comme l'un étant en l'autre: car y ajoutant toujours le mot avec, il donne cette pensée : au lieu d'honorer Emmanuel, par une seule adoration, et lui rendre une seule glorification , en tant que U Verbe a été fait chair : qu'il soit anathème.
9" Si quelqu'un dit que Notre Seigneur Jésus-Christ a été glorihé par le Saint-Esprit; comme ayant reçu de lui une puissance étrangère, pour agir contre les esprits immondes, et opérer des miracles sur les hommes : au lieu de dire que VEsprit par lequel il les opérait lui était propre : qu il soit ancUhènîe.
10" L'Ecriture divine dit que Jésus-Christ, a été fait le Pontife, et l'Apôtre de notre foi, et quUl s'est offert pour nous à Dieu le Père en odeur de suavité. Donc, si quelqu'un dit
Îue notre Pontife et notre Apôtre n'est pas le ^erbe de Dieu lui-même, depuis qu'il s est fait chair et homme comme nous, mais nn homme né d'une femme, comme si c'était un autre que lui : ou si quelqu'un dit qu'il a offert le sacrifice pour lui-même, au lieu de dire que c'est seulement pour nous, car il nataii pas besoin de sacrifice, lui qui ne connaissait pas le péché : qu'il soit anathème.
Il* Si quelqu'un ne confesse pas que la chair du Seigneur est vivifiante, et propre au Verbe même procédant de Dieu le Pire: mais Vattribue à un autre, qui lui soit conjoint selon la dignité^ et en qui la Divinité habite seulement, au lieu de dire quelle est vivifiante, parce qu'elle est propre au Verbe, qui a la force de vivifier toutes choses : qu'il soit anathème.
12* Si quelqu'un ne confesse pas que le Verbe de Dieu a souffert selon la chair, et
Îftt'i/ a été crucifie selon la chair, quil a été e premier né d'entre les morts, en tant qu'il est vie et vivifiant comme Dieu : qu'il soit anathème.
Voilà les douze fameux anatbèmes que saint Cyiille prononça au nom et par ordre du Pape Céiestin, contre toutes les pro-