‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 26 sur 123 · KS PATES · texte numérisé non relu

KS PATES

ses adhérents y foreitt condamnés, et la foi do Nicée confirmée.

Le Pape Damase eut encore è combative les luciréfiens» autres schismatiques» qui tenaient toujours des assemblées dans la ville de Rome; mais» en vertu d'une loi qui défendait les assemblées illicites, il fit prendre un prfttre luciférien qui tenait des assemblées la nuit» et l envoya en exil. On bannit de même quelques. auUes de celte secte, tant prêtres que laïques. Mais, malcré iotts ses soins» il ne put empêcher que les lucifériens n'eussent un évêque dans Rome. Les donatistes en avaient aussi un sous ce même Pape, et on renvoyait d'Airique où résidait toujours le centre du schisme.

L'an 376 Damase tint un concile è Rome, où il condamna l'hérésiarque Apollinaire qui Réadmettait point d*autre entendement en Msus-Cbrist auç la Divinité. Deux ans après la mort de Valons, et avant que Gratien eût élevé Théodose à )'em[»re, saint Damase tint à Rome unconcile do plusieurs évêques, pour arrêter les entreprises de l'antipape rrsin qui tâchait de faire revivre son piarti. Les Pères du concile écrivirent à Gratien et au jeune Yalentinien pour se plaindre qu*Ursin, tout relégué qu*il était, ne cessait \iBS de solliciter la populace de Rome par ses émissaires. L'empereur Théodose vou* lut travailler à remettre par tout l'empire ruDiformité de sentiments pour la religion, suivant la foi de Nicée , prit pour règle celle que suivaient Damase à Rome, et Pierre, successeur de saint Athanase, à Alexandrie: c*est ce gu'il fit par une loi qu'il publia l'an 380, conjointement avec les empereurs d'Occident, Gratien et Yalentinien, où il marque qu'il n'jr aurait que ceux qui suivraient la foi enseignée par Damase et par Pierre, qui seraient réputés catholiques; que tous les autres seraient traités comme hérétiques et punis de diverses peines.

L'année d'après» on tint en Occident le concile d'Aquilée. Après qu'on y eut condamné Tariaiiisme, on y examina de nouveau les accusations dont les scbismatiques chargeaient le saint Pape. Damase. N'ayant pas osé toucher è la pureté de sa foi, qui était reconnue par tout le monde, ils attaquèrent celle de ses mœurs, et ils renouvelèrent l'accusation du crime d*adultère, qu'avaient faite autrefois deux diacres dévoués h Ursin. Mais Damase, distingué dès renfonce par une continence parfaite, ne pouvait être suspect à personne. Aussi ses ennemis ne fondaient leur calomnie que sur ce (|ue les dames romaines avaient presque toutes pris son. parti avec zèle contre celui dX>siu. On était tellement persuadé de sa vertu et deson mérite jusqu'au fond de l'Orient, que Théodoret le représente comme on homme de très-sainte vie, toujours prêt à maintenir la foi des apôtres. Cependant le concile, pour fermer la bouche k ses accu- .«ateurs, voulut examiner juridiquement tous les chefs d'accusation; et, en ayant reconnu la fausseté, il mit le dernier sceau au

témoignage que le public rendait k Pinnocence et à la sainteté de Damase.

Ce saint Pape se vit encore en butte aux priscillianistes. Il refusa de voir et d'entendre leur chef Priscillien, lorsqu'il vint è Rome pour se justifier devant hii. Les païens même regardaient Damase comme un dangereux adversaire, car il s'ooposa au rétablissement de Pautel de la Victoire dans le sénat : ce fut lui qui se chargea de la re-

3uêle des sénateurs chrétiens contre celle es sénateurs païens. Il l'adressa à saint Ambroise, qui sut la faire valoir auprès de Gratien et de Yalentinien, et sa demande eut un heureux succès. Parmi les vertus de Damase, on célèbre sa charité. Il n'jr avait personne qui n*eût part h sa bienveillance autant qu'il dépenaait de lui. On doit attribuer la prévention où il fut contre saint Mélèce et saint Flavien,son successeur, à l'horreur qu'il avait du schisme qui divisait l'Eglise d'Antioche entre ces deux prélats. Ce fut pour tflcher d'y remédier, qu'il assembla un concile à Rome de plusieurs provinces d'Occident, et où parurent entre autres, saint Ambroise de Milan, saint Yalérien d'Aquilée, et saint Ascole de Thessa- Ionique. Il y invita même les Orientaux, I)ar une lettre synodale : il u'y eut que saint Epiphane, évègue de Sajamine, et Paulin, évêque d'Antioche, qui y vinrent, et ils amenèrent avec eux saint Jérôme. Damase et le concile ne voulurent point reconnaître d'autre évêque d^Antioche que Paulin, et refusèrent leur communion à Flavien et aux évêques oui l'avaient ordonné.

Le concile nni, saint Jérôme demeura à Rome et s'attacha au Pape Damase» pour l'aider tant à ^icrire ses lettres, qu'à répondre aux consultations que les conciles des diverses Eglises lui adressaient. Le saint Pape l'avait déjà engagé à corriger la version latine du Nouveau Testament; et il continua, l'ayant auprès de lui, à le faire travailler sur les saintes Ecritures. Ce fut vers ce temps, que ce saint docteur écrivit le dialogue contre les lucifériens, qui, s'étant joints aux partisans de l'antipape Ursin, excitaient des troubles à Rome contre saint Damase.

Durant le séjour do Paulin d'Antioche è Thessalonique, saint Damase lui écrivit, au sujet d'Apollinaire, unelettre ainsi conçue: Je vous avaii déjà dit, par mon fils Vitale que je laissais tout à votre jugement. C'est pour^ quoif afin que vou9 ne fassiez point de diffi^ culte de recevoir ceux qui voudront se réu" nir à V Eglise^ noiis vous envoyons notre pro^ fession de foi : non pas tant pour vous, qui la tenez comme nous^ que pour ceux qui se joindront à vous. Donc^ après le eonctle de Nicée^ et celui qui fut tenu à Rome par les évéques catholiques^ on a ajouté quelque chose touchant le Saint-Esprit^ parce que quelques* uns ont avancé depuis qfi il était fait par le Fils, Cest pourquoi nous anathématisonê ceux qui ne disent pas franchement que le Saint-Esprit a la même puissance et la même substance que le Pire et le Fils * nous ans-

SM

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