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ihématiêonê les sabelliens qui dhent que le Pire est le même que le Fils ; Arius et Euno' miuSf qui disent également^ quoiqu'en diffVrenies paroles^ que le Fils et le Saint-Esprit ëont des créatures ; les macédoniens qui viennent d' Arius sous un autre nom; Photm^ qui^ renouvelant l'hérésie d'Ebion^ soutient que Nôtre-Seigneur Jésus-Christ ne vient que de la Vierge Marie : ceux qui disent qu'il y a deux FUSf run avant les siècles^ Foutre après rincamation. Ensuite il y a uo autre anathème contre ApoIPinaire, et un contre Marcel d'Ancyre, sans les nommer, un canon contre les translations si fréquentes dès lors en Orient ; puis les anathèmes continuent contre diverses propositions des ariens et des macédoniens. Le dernier défend de se servir du nom de dieux au pluriel, en parlant des personnes divines, quoique TEcriture le donne quelquefois aux anges et aux saints. Ensuite le Pape saint Daraase continue : Cest pourquoi si mon fils Vital et ceux qui sont avec lui veulent se joindre à nouSf ils doivent premièrement souscrire la foi de Nicée; ensuite^ parce que l'on ne peut remédier aux maux futurs^ ù faut déraciner Vhérésie que Von dit avoir paru depuis en Orientf et confesser que la Saqesse mémcy le Verbet le Fils de Dieu^ a pris le corps humain^ Vàme et Ventendement ^ c'est-à-dire Adam tout entier f tout notre vieil homme^ sans péché. Car comme en confessant qu'il a pris un corps humain, nous ne lui attribuons pas pour cela les passions humaines : ainsi, en disant qu'il a pris l'âme et l'entendement de Vhomme, nous ne disons pas qu'il ait été sujet au péché, qui vient des pensées. On voit ici que l'erreur d'Apollinaire était clairement connue et condamnée à Rome, mais que Vital n*était pas encore convaincu d'en être infesté, quoiqu'il en fût soupçonné : au contraire, il avait donné au Pape Damase une confession de foi qui paraissait orthodoxe, et le Pape le renvoyait è Paulin pour s'en éclaircir.
On rapporte au même temps une lettre du Pape saint Damase aux Orientaux, qui commence ainsi i Quand vous rendez au Siège apostolique l'honneur qui lui est dà, le plus grand avantage vous en revient àvous' mêmes, mes très-honorés frères. Ensuite, il déclare qu'il a condamné, il y a longtemps, Timothée avec son maître Apollinaire, en présence de Pierre, évoque d'Alexandrie ; et qu'ils n'ont pas de sujet de demander au il soit déposé de nouveau. Il les exhorte cionc à se tenir fermes à la foi de Nicée, et à ne pas souffrir que ceux qui leur sont soumis, écoutent de vains discours et des questions déjà résolues.
Ce saint Pape, après avoir gouverné l'Eglise pendant l'espace de huit ans et quelques mois, avec beaucoup de prudence et de piété, mourut Agé de quatre-vingts ans, le 11 décembre 38». On prétend que sa mort fut suivie de quelques miracles ; il fut enterré auprès de sa mère et de sa sœur la vierge Irène, dans un oratoire c|u*il avait fiiit bâtir dans les catacombes voisines de la
voie Ardeatine. Leurs tombeaux furent découverts en 1736. Dans les éloges aue les écrivains ecclésiastiques ont donnés a saint Damase, ils ont surtout relevé sa constance^ maintenir la pureté de sa foi, l'innocence de ses mœurs, sa profonde humilité, sa charité pour les pauvres, son zèle à décorer les Heux saints et les tombeaux des martyrs. Saint Jérôme l'appelle nn homme excellent, un homme incomparable, savant dans les Ecritures, le docteur vierge d'une Eglise vierge, et Théodoret, qui le met à la tèle des docteurs qui ont illustré TE^'llse latine, dit qu'il s'est rendu ilVustre par sa sainte vie, et qu'il était plein de zèle pour instruire, et qu'il ne négligea rien pour la défense de l'Eglise apostolique. On remarque dans ses lettres beaucoup d'esprit et de foût, et dans ses poésies un style noble et légant. Outre le recueil de ses épilaphes, les meilleurs critiques lui attribuent généralement les petits poëmes chrétiens qui ont- été imprimés parmi les Œuvres de Claudien. Plusieurs recueils, notamment celui dedom Coustant (Epist. Rom. Pontife in-fol.) sont enrichis de diverses lettres de saint Damase. Le Corpus poelarum de Maltaire, renferme aussi quelques vers latins du même Pontife. On pretena, sans en fournir de témoignages certains, que c'est saint Damase qui ordonna de chanter les psaumes, suivant la correction des Septante, faite par saint Jérôme, ainsi que le Gloria Patri à la fin de chacun d'eux, et V Alléluia pendant le temps de Pâques.
Saint Damasefil rebâtir ou du moins réparer Téglise de Saint- Laurent, qu'il avait desservie après son père, et qui porte encore aujourd'hui le titre de Saint- Laurent in Damaso, l'embellit de peintures qui représentaient plusieurs traits de l'histoire sainte, et lui fit don de patènes, calices, chandelierst etc. ; le tout d'argent et d'un travail exquis : il y ajouta des fonds de terre et des maisons. Il fil dessécher au Vatican les sources dont les eaux passaient sur les corps qui y avaient été enterrés; il décora les tombeaux d'un grand nombre de martyrs, et les orna d'épitaphes en vers, où l'on remarque un génlo vraiment poétique.
Ce fut en 381 , trois ans avant la mort ne ce Pape, qu'eut lieu le premier concile général tenu à Constantinople. Selon Socrate, Théodoret et Sozomène, saint Damase n'intervint point dans la convocation de ce concile ; le cardinal Baronius et Séverin Bini sont d'une opinion contraire. Quoi qu*il en soit, le Pape n'envoya aucun légat à ce concile, lequel n'ayant d'ailleurs été composé que d'évèques orientaux, ne fut considéré comme oecuménique qu*après que saint Damase en eut approuvé et confirmé les décisions en matière de foi.
DAMASE II, cent quarante-neunème Pape et successeur de Clément II. — Après la mort de ce dernier et avant l'élection de Damase» Benoit IX rentra pour la troisième fois dans le Saint-Siège, et s'y maintint huit mois jusqu'au 17 juillet IQkS, Enfin ^ touché de
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DES PAPES
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ropcntir, il découvrit ses péchés a un saint atibé » qui lui déclara qu'il ne lui était pas permis d'exercer les fonctions du sacerdoce, et qu'il ne devait penser qu'à se réconcilier à Dieu par la pénitence. Benoit suivit son avis et renonça à sa dignité. — Voy. BbîfoiT — .Le mfttue jour on couronna Pape Pappon 9 évéque de Brixen, que l'empereur avait choisi et envoyé à Rome où il fut reçu avec honneur. Il prit le nom de Daraase 11, mais il ne tint le Saint-Siège gue 25 jours, et mourut à Prénestre le 8 août iOhS. Il fut enterré à Sainl-Laurent hors de Rome, et eut |K>ur successeur saint Léon IX.
DENYS (Sainlj). — Ce Pape élevé sur le trône pontifical , le 22 juillet 259, sous TemptTcur Gallien, fut le vingt-quatrième successeur de saint Pierre. Il avait été élevé dans les exercices spirituels de la vie ascé*' tique, lorsqu'il fut ordonné prêtre de TEglise romaine. On le choisit pour succéder à sarnt Sixte H ; mais il ne fut ordonné que Tannée suivante, à cause de la violence de la persécution qu'avait excité i'empereur Yalère.
Dès qu'il fut sur le Saint*Siége , il vérifia les témoignages que les Pères rendirent depuis à sa haute vertu et à la pureté de sa doctrine. Denys d'Alexandrie dit que c'était un homme admirable, et il le trouvait éloquent dans ses lettres. Saint Athanase le •x>mptait avec raison parmi les Pères anciens qui ont été les plus^ capables de nous informer de la véritable doctrine de TEglise; et saint Basile dit qu'il s'était rendu illustre par l'inlégnté de sa foi et par sa charité. En t'tfet, lorsque la ville de Césarée en Cappauuce, fut à demi ruinée par les Barbares qui ravageaient les provinces de l'empire par la négligence de Gallien , saint Denys écrivit à Firmilien, évèque de cette Eglise ailligée. tl euvoya de l'argent et des personnes sûres en Cappadoce, pour racheter chez les Bari>arBs les Chrétiens prisonniers. Saint Denys fit éclater aussi son zèle pour la défense de la loi catholique à l'occasion des erreurs de Sabellius et de Paul de Samo-* ^»ate. Le premier enseignait qu'il n'y a en Dieu qu une seule personne qui est le Père, duquel le Fils et le Saint-Esprit sont des attributs, des émanations, et non des personnes subsistantes. Dieu le Père, disait Sabellius I est comme la substance du soleil, le Fils en est la lumière, et le Saint-Esprit h chaleur. De cette substance est émané le Verbe comme un rayon divin, et il s*est uni a Jê:>us-Christ pour opérer Kouvrage de noire Rédemption ; il est ensuite remonté au I ère comme un rayon à sa source, et la I baltur divine du Père , sous le nom du >aint-£sprit, a été communiquée aux apd- 1res.
De là il s'ensuivrait évidemment gue Jésus-Christ n'est point une personne divine, luais une personne humaine ; qu'il n'est ni Dieu, ni Fils de Dieu. Pour soutenir son erreur,Sabeltius abusait des passages de l'Ecriture sainte qui enseignent l'unité de Dieu, surtout de ces paroles de Jésus-Christ ^/oan.
X , 20) : Mon Père et moi sommes une méme^ chose. Cette hér-ésie, réfutée par saint Denys et par d'autres Pères de l'Eglise, fit néanmoins des progrès non-seulement dans l'A* sie flineure , dans la Cyrénaic[ue , mais en*core dans la Mésopotamie et jusau'à Rome. Au XIV* siècle, efle fut renouvelée par Photins, et c'est encore aujourd'hui la doctrine des sociniens. Il nous reste un long fragment d'une lettre où le Pape saint Denys combat^ tait à la fois le trilheisme, le sabellianisme et l'arianisme. Cette lettre était adressée à saint Denys d'Alexandrie, qui avait été accusé d'être tombé dans cette hérésie. Nous nous bornerons à citer les quelques passages suivants de cette encyclique où le saint Pape s*exprime ainsi :
L'ordre de mon discours me conduit à par» 1er de ceux qui déchirent ^ qui mettent en pièces la respectable doctrine de VEglise^ et qui la détruisent en partageant la monarchie en trois 'puissances^ en trois substances dis» ' tinctes et en trois divinités. Car fai appris qu'il y avait parmi vous quelques predièa» teurs de la parole divine qui ont exprimé %tn système semblable^ qui prennent le contre-pied de Sabellius. Celui-ci blasphéma m disant que le Fils est le Père; ceux-là prêchent en
!}uelque façon trois dieux^ puisqu'ils divisent a sainte unité en trois substances entièrement séparées lune de l'autre. Car le Verbe est nécessairement uni au Père de toutes choseSf et le Saint-Esprit doit aussi nécessairement habiter et vivre en Dieu. Il faut donc assem-^ bler et réunir la sainte Trinité en un, comme en un point central^ Je veux dire le Dieu de toutes choses 9 le Tout-Puissant, Et plus loin: Ifat^ il ne faut pas moins blâmer ceux qui regardent le Fils comme une créature^ et qui pensent que le Seigneur a été fait comme un des êtres fdits^ tandis que les saintes Ecri» tures lui reconnaissent la génération propre* ment dite et ne disent pas qu'il ait été fait ou formé. C'est donc un fort grand blasphème de dire que le Seianeur est un objet fait par les mains , car si le Fils a été fait ^ il y a donc eu un temps où il n'était pas. Or il y a été de toute éternité, s'il est dans le Père et si Jésus-* Christ est le Verbe, la sagesse et la puissance. Et c'est là ce que l'Ecriture dit de lui. Or ce sont là des facultés divines. Il s'ensuit que si le Fils a été fait, il y a eu un temps où toutes ces choses n existaient poji, et par conséquent un temps où Dieu était sans Verbe, sans sa» gesse, e/c, ce qui serait complètement absur* de. Il faut que ceux qui ont imaginé celte erreur ne se soient pas rappelé ou n'aient pas compris la grande différence intrinsèque qu'il y a entre ycwâv et ttouIv sans cela il n'ciuraientpas confondu deux idées si essentiellement distinctes. Il termine en disant : 7/ n'est donc pas permis de séparer la sublime et divine unité en trois divinités, ni de rabaisser la dignité et la majesté du Seigneur en le regardant comme une créature; il faut au con* traire croire à Dieu le Père tout-puissant^ et à JésuS'Christ, son Fils, et au Saint-Esprit; il faut se figurer le Verbe uni au Dieu de toutes choses, puisqu'il dit : a Moi et mot^
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Pire nous tommes un. p {Joan. x, 30.) C'est aîiMt que fan conserve à la fois la divine Triniié et le dogme sacré de l'unité.
Saint Denjs assembla ensuite un concile à Rome, pour condamner saint Denys d'Alexandrie; mais l'accusation intentée contre ce dernier venait de ce qu'on n'avait pas lu avec assez d^aliention son ouvrage contre kssabelliens. Saint Denys se justîna pleinement datis une lettre qu'il écrivit au Pape, où il fil voir le sens orthodoxe des expressions qui avaient donné lieu aux injustes soupçons que l'on avait eus de la pureté de sa foi.
On retrouve le fond des principes de Sabelliust avec quelaues modifications» dans Thérésie de Paul cle Samosate. Ce dernier enseignait que Jésus-Christ n'était qu'un homme auquel la sagesse divine s'était communiquée par une abondance extraordinaire de grâceset de lumières, sans néanmoins s'unir à lui bypostatiquemenl, de sorte qu'il était Fils de Dieu par adoption et non par nature. En un mot, selon lui, le Verbe divin et le Saint-Esprit n'étaient que les attributs par lesquels la personne du Père se manifestait en agissant au dehors, à .peu près comme la pensée et la volonté révèlent i*âme humaine, sans avoir une personnalité propre qui les dislingue. Pour remédier au scandale et arrôler les progrès de cette erreur, le Pape saint Denys ordonna aux év6- Îues d'Orient de s'assembler en concile à ntioche. Parmi le grand nombre de saints prélats qui s'y trouvèrent. Ton remarque saint Grégoire le Thaumaturge, saint Athé- Bodore son frère, évéque d'une Eglise dans le Pont; Firmilien de césarée en Cappadoce, Hélénus de Tarse, Hy menée de Jérusalem, Théotecne de Césarée en Palestine, outre une quantité de prêtres et de diacres. « Ce concile, » dit M. Receveur, t^ se tint l'an 264, et Tony discuta, dans plusieurs sessions, la doctrine de Paul de Samosate, qui, à l'exemple de tous les hérétiques, essaya longtemps de dissimuler ses erreurs en les enveloppant sous des termes obscurs et équivoques. Mais convaincu enfin d'avoir innové dans la foi, il fit semblant de se rétracter, et protesta de son attachement à la doctrine des apôtres. On crut devoir se contenter de cette rétractation et de ne pas prononcer de sentence contre lui, dans l'espérance que l'erreur s'étoufferait ainsi sans éclat. Mais on ne tarda pas è reconnaître que l'on avait été trompe, et que l'hérésiarque n'avait changé ni de mœurs ni de principes. Le Pape saint Denys et les évèques, après avoir essayé par leurs lettres tous les moyens de le ramener, furent donc obligés do se rassembler de nouveau à Antioche, Tan 269, pour prononcer enfin leur jugement contre lui. » Ils se trouvèrent à ce concile au nombre de soixante et dix, et l'hérésiarque y fut déposé et excommunié.
Le Pape saint Denys partagea les églises et les oratoires deR()me entre les prêtres de eetle ville , institua les paroisses et même les diocèses de sâ dépendance immédiate.
En cela il ne fit que rendre des pasteurs lui églises qui les avaient perdus par le mai. heur des temps et régler les ûdiites it lenr ressort d'une manière plus exacte ou plos fixe qu'auparavant. On ignore les autres circonstances de la vie de ce saint Pape qui mourut le 26 décembre 5256, etfutrempiftcé deux jours après par Félix.
Il ne nous reste de saint Denys que \m% lettres qui offrent à la fois la preuve de ta sollicitude pastorale et de son érudition.
La première est intitulée : Bpistola ncyclica adtersus Sabellianos ; elle est «dressée aux Efflises d'Egypte ; les diverses faéré* sies qui régnaient alors au siyet de la Tnnité y sont combattues.
La seconde, à Denys d'Alexandrie, attirtit son attention sur lès assertions errouées dont on Taccusait, et lui demandait Taipii* cation des expressions désignées. C'est celle dont nous avons cité plus haut quelques fragments.
La troisième, adressée à l*Egtise de Cési» rée en Cappadoce, la consolait des malbeon que lui avait fait souffrir l'invasion des bir* bares. Des députés de l'Eglise de Romi étaient chargés en même temps de racheter les Chrétiens de cette Eglise que TfODeiDi avait faits prisonniers. Du temps de hssïk, cette ville conservait encore, avec une ret-
fectueuse reconnaissance la lettre de et ape.
DEUS-DEDIT, DEODATou DIEUDONNt
(Saint) soixante-neuvième Pontife.— Ce Pape» Romain de naissance, fils d*£tienne, sousdiacre, fut élu le 13 novembre 614, poor succéder à Boniface IV. Il eut toujoors une affection singulière pour ie clergé et u grand zèle ponr rhonncur de l'état clériai. Saint Deus-Dedit se signala aussi par si science et ses vertus, et l'on rapporte qo'i! guérit un lépreux en l'embrassanL Ost \t premier Pape dont on ait des bulles scellées es plomb. L'histoire ne nous apprend rien lo sujet de ce saint Pape, qui mourut le7 o^ vembre, jour auquel l'Eglise honore ss mémoire. Il eut pour successeur Boniface V.