‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 28 sur 123 · DOMAINE TEMPOREL DD SAINT-SIEGE · texte numérisé non relu

DOMAINE TEMPOREL DD SAINT-SIEGE

— Nous indiquerons d'abord en quoi coo* sisle et a précédemment consisté le doaMi&< temporel du Saint-Siège ; nous examioer»* ensuite comment s*est formé ce domaisf temporel par Tabandon des empereurs, U volonté du peuple et la force inévitable d<s circonstances , bien aîant les préteodot^ donations de Cbarlemagne qui, selon ie^f texte lui-même, no firent que restitoer à l'Eglise son ancien patrimoioe.

Les Etats del'Eglise s'étendent sur eDvtroe 90 lieues de long et kk de large, d'une mer à l'autre, du port de Givitta-Veochia, sor li mer de Toscane, à celui d'AncAne sur TAdriatique ; et des bouches du Pô aux cbaiDp« de Terracine et de Nettuno. Il y faut joio* dre le territoire et la ville de Béoéfeai. dans le royaume de Naples, et le petit 4aà^ de Ponte-Corvo, sur les confins du ooést royaume. Donnons d*al)ord rancieone divi*

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siOD de TElat ecclésiastique : on le partageait en treize provinces :

La première était celle de la Campagne de Rome, où se trouvent autour de la capitale du monde* Ostie» Velléiri , Albano, Fraseati, Tivoli 9 Anagnif Véroli , Terracine, Frasinono , et un grand nombre de terres et de châteaux appartenant jadis à divers seigneurs, princes, ducs, marquis et comtes.

La seconde province, appelée le Patrirooiiie de saint Pierre, comprenait : Viterbe, Civita-Vecchia, Cornelo, Porto, Nepi, Su* tri, Civita* Casteilana, Oslie, MonteGas* cofie, etc.

La troisième, l'Ombrie ou duché de Spolète, avait Spolète, Terni , Narui , Narcia , Rieti , Todi, Amelia, Bevagna , Assise, Foliguo, S|)ello, Nocera, Camerino.

La quatrième se trouvait formée du dudiô de Castro, du <2omté de Ronciglione et du chAteau de Caprarola.

Dans la cinquième, celle d'Orvieto, étaient la ville de ce nom,BoIsène, Acouanendente et Bagnorea.

La sixième, où l'on rencontrait peu de villes, au milieu d'une quantité de bourgs, possédés à divers titres par des barons romains, s'appelait la Sabine, pays renommé pour sa fertilité.

La septième était le comté auquel donnait son nom l'antique et illustre Pérouse.

La huitième, celle de la ville de Càstello, sur le Tibre.

La neuvième, celle de la Morche d'Ancône, comptait Ancône, Lorette, Recauati , Fermo, Ascoli, Macerata, Tolentino, San- S^'veriuo, Cingali, Fabriano, lési, Osimo et Montalto.

La dixième, le duché d'Urbin, oui renfermait Urbino, Cagli, Sinigaglia, Fano, Pesaro, Fossombrone, Sari-Leo, Castel-Durante, Civita-Urbana , San-Angelo in Vado.

La onzième, la Romagne, avait Ravenne , Sarsina, Rimini, Césène, Bertinoro, Cervia, Forli, Smola, Faëuza, Savignano, Roversano.

Ferrace et le Ferrarais formaient la douzième, Bologne et le Bolonais, la treizième.

Le gouvernement de ces quatre dernières provinces était confié à des cardinaux avec le titre de légats. Les gouverneurs des autres et ceux des villes principales étaient des prélats, la charge dos gouvernements <4'uae moindre importance était donnée à des docteurs en droit. Un prélat gouverneur était envoyé à Bénévent et Pontecorvo.

La division que nous venons de retracer ne subsiste plus; aujourd'hui les Etats de l*Egli$e sont partagés en six légations, gouvernées par des cardinaux légats, qui sont : Velletri, Bologne, Ferrare, Ostie, Ravenno et Urbino, etc., Pesaro , une présidence , celle de la Comarche de Rome, Comarca di RgmOf qui comprend la Campagne de Rome, lAgro nomano ; un commissariat, celui de la sainte maison de Lorette, <ofi/a casa di Larêtmt et treize délégations, dont les gouverneurs ont le titre de légats, savoir : Ma*cerata^ Ancône, Fermo, Pèrouse , Spolète,

DOM

Rieti, Viterbe, Frasinone, d*où dépend Ponte-Corvo, Ascoli, Camerino, Civita-Vecchia, Orvieto et Bénévent.

Quant à la division ecclésiastique, les Etats romains comprennent: Rome et ses six évéchéssuburbicaires; huit archevêchés; Bénévent, Bologne, Camerino et Tréia, Ferrare, Fermo, Ravenne, Spolète, Crbm ; sous la dépendance de ces trois métropoles , vingt évèchés suttragants, et-enGn trentesix évèchés relevant directement du Saint- Siège.

Autrefois, l'Eglise romaine possédait les duchés de Parme et de Plaisance, et en France, Avignon, avec le comtat Venaissin. Benoit XII céda Parme et Plaisance aux Yisconti. H fut stipulé que le haut domaine demeurant au Saint-Siège , les nouveaux possesseurs lui payeraient un tribut anunel de mille florins, et l'acte d'investiture portait qu'il en serait ainsi toujours , que ces Etats appartinssent au Pape, en vertu de donation, de prescription ou de tout autre titre : Sive ex donalionCf sive ex prascri" ptione velalio tUulo quocunque. Le terme de prescription indique que, dans ces temps reculés, il y avait déjà une longue possession en faveur du Saint-Siège.

Les mêmes traités qui garantissent au Saint-Siège les principautés de Bénévent et de Ponte-Corvo, comme domaine à lui appartenant, obligent le roi deNaples au payement d'un tribut annuel et à renvoi d'une haquenée. Depuis longtemps ce roi et les souverains de Parme et Plaisance refusent de remplir leurs obligations, et chaque année, le jour de la Saint-Pierre, le Pape proteste solennellement, en général, contre tous ceux qui retiennent les biens du Saint- Sié^e, ou qui négligent de payer les tributs qu'ils lui doivent, et, en particulier, nommément contre l'oecupation des duchés de Parme et Plaisance et contre la non prestation de la haquenée et du tribut dû par le roi des Deux-Siciles. Il n'y a point, comme on l'a prétendu, de protestation expresse contre I occupation d'Avignon et du comtat

aue l'assemblée constituante, par décret u 1^ septembre t791, réunit à ta France,, sans autre forme de procès , quoique le Saint-Siège les eût achetés à beaux deniers comptant. A la paix de Tolentino , Pie VI fut contraint par la force de renoncer à ses droits sur Avignon , le comtat, la Romagne, Ferrare et Bologne. En 1815, le congrès de Vienne rendit ces trois légations au Saint-Siège, mais la cession du comtat fut maintenue, malgré les protestations des légats de Pie VH.

En 1817, de nouveaux sièges étant érigés en France, et Avignon étant déclarée métropole, le Pape fit encore valoir ses droits. Pie VII écrivit è Louis XVIII : Nous attendons de la religion du roi tris chrétien la restitution de ces provinces aux domaines des saints apôtres^ ou du moins une compensa^ tion proportionnée. Ainsi Sa Majesté remplira les promesses de son fflorieux frère Louis 2 Ylg

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