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porlaiil défense, sous peine d'anatlième, de promouvoir à l'éptscopat aucun laïque, ni clerc, qui ne fût pas monté par degrés au rang de diacre ou de prèlre-cardinal, c*ost-à>dire allaché h un titre. Ce décret fut fait dans la troisième session. On y ajouta défense, sous peine d'anatbème, a aucun laïque, soie de la milice, soit des autres corps, de se trouver à Télection du Pape, i|ui doit être faite par les évoques et tout le clerçé. Hais avant que le Pape soit élu et ciMiJuit au palais patriarcal, toute l'armée, l(*s citoyens et le peuple de Rome viendront raiitier l'élection.
Dans la même session, on statua sur les ordinations faites par Constantin, et le décret fut conçu en ces termes : Premièrtmeni^ nous ordonnons que les évéques quil a con-' tacrés^ s'ils étaient auparavant prêtres ou diacres^ retournent au même rang; et qu'enfuite^ après avoir fait à l'ordinaire un décret pour leur élection^ ils viennent ut Saint^ Siege^ et reçoivent du Pape la consécration^ comme s'ils n'aivaient point été ordonnés évéques. Quant aux prjêtres et aux diacres qu'il a ordonnés dans l'Eglise romaine^ ils retour^ neront à tordre de sous-diacre ^ ou tel autre qu'ils exerçaient auparavant; et il sera en cotre pouvoir (ils parlent au Pape) de les ordonner oudPen user comme il vous plaira. Ce ijécret fut ponctuellement exécuté : les évè« ques ordonnés par Constantin retournèrent vhez eux, furent élus de nouveau, et revinrent à Romci où le Pape Etienne les coo- 5acra.
Dans la quatrième session, on traita de la
vénération des images; on rapporta et on
examina plusieurs passages des Pères, et la
Lettre synodale de Théodore, patriarche de
Jêru.>aleui, adressée au Pape Paul l'^ On
or.iouna que les reliques et les images
des saints seraient honorées suivant l'an-
i'ienne tradition ; et l'on anatliématisa le
( oncilc tenu en Grèce depuis peu contre les
images. Le concilede Rome étant terminé, le
l*apc, tous les évéques, le clergé et le peu^*
pie, allèrent en procession à Saint-Pierre,
nu -pieds et en chantant. Le secrétaire
Léonce monta sur Tambon et lut les Actes
au concile; le Pape y tûonta ensuite, et pro-
liori^-a anathème contre les transgresseurs
ih*s «iécrets de ce concile.
iLiieone III ayant appris que la reine Iti?t the voulait marier un des rois de France, >cs tils, à Kruiengarde, iille du roi Didier, et leur sœur Giroselle au fils du même roi , écrivît aux deux rois de France pour les en • iéiourner. 11 leur représenta ce projet «oujiue une tentation du démon, et les Lomt«arJd comme une nation méprisable et perti<Jt% indigne d'être alliée avec l'illustre natt«)a des Francs, et la noble famille royale. I uus êtes déjà engagé^ dit le Pape, par ta volouié de Dieu et l'ordre de voire père , en des fnariaffes légitimes avec des femmes de votre ^a/iof», que vous devez aimer^ et quil ne vous rj; piis permis de quitter pour en épouser \/iiiâtres. Souvenez-vous que le rot, votre père^ 1 yronii»^ en votre nom^ quevous demeureriez
DiCTJo?!!^. DES Papes.
fermes dans la fidélitéà la saintt Eglise^ l'obéissance et l'amitié des Papes, et que vous avez renoutelé les mêmes promesses par vos lettres. Je vous conjure donc, au nom de saint Pierre^ par le Jugement de Dieu et tout ce qu*il y a de plus saint, de ne point faire ces mariages, mais de résister aux Lombards^ et de les obliger à exécuter t entière restitution des droits de saint Pierre, le tout sous peine d'anathème et de damnation étemelle. Pour rendre cette adjuration plus solennelle, le Pape mit ta lettre sur la conression de saint Pierre, en y célébrant la Messe et la renvoya ainsi. Malgré ces repVésentations, Charles ne laissa pas d'épouser la Qlle du roi des Lombards , mais la quitta un an après : il épousa dans la suite Hildegarde , de la première noblesse des Suèves , et il en eut plusieurs enfants.
Le Pape Etienne mourut le 1" février 772, après trois ans et demi de pontiticat : il se montra grand observateur des traditions ec* clésiastiques, et renouvela plusieurs anciennes coutumes pour l'honneur du clergé. Il ordonna que tous les dimanches les évéques d'Ostie, de Porto de la Forèt-Blaocbe, de Sabine, de Prénestre, de Tusculum etd'Albane célébreraient la Messe sur l'autel de Saint- Pierre. Il fut enterré à Sainte-Pierre, et eut pour successeur Adrien I".
ETIENNE IV, quatre-vingt-dix-septième Pontife et successeur de saint Léon III , fut le contemporain de Léon IV, empereur d*0rient, et de Louis le Débonnaire, empereur d*Occi(ient et roi de France. — Après la mort de Léon III, Le Saint-Siège vaqua dix jours après lesquels, le second dimanche qui suivit la Penlei Ole, 22 juin 816, on élut Etienne IV. Ce Pape était d'une famille noble et fut mis, dès sa première jeunesse , dans le |iaiais patriarcal de Latran, et élevé par les soins du Pape Adrien. Léon, son successeur, connaissant la vertu d'Etienne, l'ordonna sous-diacre, et, voyant qu*il s'applijuait de plus en plus aux choses spirituelles, lui conféra le diaconat dont il exerça les fonctions si saintement, qu'il fut élu d'une voix unanime après la mort du Pape Léon. Dès f|u*il eut été ordonné , il fit jurer fidélité à Tempercur Louis pour tout le peuple romain. Eu même temps, il se dis- |»osa à faire un voyage en France, pour voir l'empereur Louis. Ce prince , averti de sa venue, envoya au-devant de lui Bernard , roi d'Italie, pour le conduire à Reims, où il voulait le recevoir. Il s*avança lui-même à Nielle , près du monastère de Saint-Kemi. Dès qu'ils s'aperçurent, ils descendirent tous deux de cheval. L'empereur se prosterna aux pieds du Pape, qui le releva; ils se saluèrent eu latin. L'empereur dit : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur; et le Pape ré(H>ndit : Béni soit Dieu, qui nous a fait voir de nos yeux un second David. Ensuite, s'étanl embrassés, ils marchèrent à l'église, l'empereur soutenant le Pape de sa main On cban^la le TeDeum ; puis le Pape chaula à haute voix, avec son clergé, les louan^^es ou. acclamations de orières pour Tempereur. Ou
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rentra ensuite. Le Pape exposa à Louis les causes de son voyage , que i*tiistoire ne rapporte point. Le lendemain, Tempereur lui donna un repas magniCque et de grands
firésents. Le troisième jour, le Pape invita 'empereur, et lui donna des présents, ainsi qu'à rimpératrice. Le dimanche suivant^ Je Pape sacra de nouveau Tempereur , lui mit sur la tête une couronne d*or, ornée de pierreries; et une autre à Irminj^^arde, qu'il nomma impératrice. Pendant son séjour i Reims, il conféra souvent avec l'empereur, et il en obtint tout ce qu'il demandait. Ensuite il s'en retourna à Rome, chargé de présents beaucou|) plus considérables que ceux qu'il avait faits à l'empereur.
Le Pape Etienne mourut trois mois après son retour à Rome, le 22 janvier 817, n'ayant tenu le Saint-Siège que sept mois. 11 fut enterré à Saint*Pierre , et eut pour successeur Pascal I".
ETIENNE V, cent dixième Pape, et successeur d'Adrien 111. — Il était Romain de n.iissance, et de famille noble, avait été instruit par les soins de Zacharie, évêque d'Anagnio. Le Pape Adrien 111, voyant ses saintes inclinations, l'ordonna sous-diacre, et le prit auprès de lui dans le palais de Latran. Après la mort d'Adrien, les évèques, Je clergé de Rome, et tout le peuple s'étant assemblés, demandèrent pour évêque le prêtre Etienne, persuadés que, par sa vertu, il les délivrerait des périls qui les menaçaient. Ils allèrent le tirer de sa maison, et l'emmenèrent au palais de Latran malgré sa résistance : car il se croyait indigne de l'honneur qu'on lui voulait faire. Le dimanche suivant, 25 juillet, 883, il fut consacré à Saint-Pierre.
Quelques jours après, il fit la visite du palais de Latran, accompagné des évèques, de renvoyé de l'empereur et du sénat. On trouva les garde-meubles pillés, et peu de chose du trésor des églises, les greniers et les celliers étaient vides, et le Pape eut la douleur de ne rien trouver pour racheter les captifs, et nourrir les pauvres dans la fa* mine , qui était grande. Il eut donc recours à son patrimoine, qui était riche, et le distribua libéralement. A son dîner, il avait toujours des orphelins qu'il nourrissait comme ses enfants. Quand il donnait à manger aux nobles, il y joignait la nourriture spirituelle: car on taisait toujours à sa table de saintes lectures. 11 célébrait tous les jours la Messe, et était nuit et jour occui^é à la psalmodie et à l'oraison, autant que lui permettaient les besoins de son peuple, qu'il était obligé d'écouler et de soulager.
Comme les sauterelles aiSigeaient tout le pays depuis quelques années, il publia qu*il donnerait une certaine somme à quiconque lui en apporterait un boisseau , ce qui fut exécuté. Mais comme ce moyen ne suffisait pas» il alla à l'oratoire de Saint-Grégoire, où il pria longtemps avec larmes, puis il bénit lui-même de 1 eau, la donna auiL mansionnaires, et leur dit : Distribuez-la a tout le peuple pour asperger leurs blés et leurs
vignes , en implorant le secours de Dieu. Partout où l'on jeta de cette eau il ne parut plus de sauterelles ; ce qui attira à Rome tous les peuples d'alentour pour y chercher le même secours.
Dans l'espoir de faire approuver l'élection de Photius, faux patriarche de Constanlinnple, Basile, empereur d'Orient, avait écrit au Pape Adrien 111, et il s'emportait contre le Pape Marin, qui y fut contraire. Le Pape Etienne Y, aj^ant reçu ces hêtres injurieuses, y rénonuit par une lettre où il marque d'abord la distinction des deux puissances : Comme vous nous êtes donné de Dieu ^ dil-il, pour gouverner les choses terrestres , ainsi Dieu nous a donnée par saint Pierre, le gouvernement des choses spirituelles. C'est à vous à réprimer les rebelles par votre puissance^ d envoyer des troupes par terre et par mer^ de rendre justice^ défaire des lois : mais c'est à nous qu est confié le soin du troupeau. Ensuite il ajoute : Nous nous étonnons quun prince aussi éclairé que vous ait pu écouter de telles calomnies contre le Pape Marin.,. Si t affection que nous vous portons ne nous faisait souffrir avec patience l injure faite à notre Egltse^ nous aurions été obligé à prononcer, contre le prévaricateur Photius^ des peines plus graves que n'ont fait nos prédéces" seurs. Cette lettre n'arriva a Cunstantinople qu'après la mort de l'empereur Basile, à qui succéda Léon, son ûls. Celui-ci chassa Photius, étalant reçu la lettre du Pape Etienne, il lui fit écrire par Scylien , métropolitain de Néocésarée, pour lui demander dispense et absolution en faveur de ceux que Photius avait ordonnés. Le Pape Etienne répondit qu'il fallait que les deux parties envoyassent des évèques, afin, disait-il, que nous puissions prononcer ce que Dieu nous inspirera.
Le Pape Etienne était très-libéral envers les pauvres, les captifs et les églises, qu'il orna ma^niOquement. On rapporte un sermon qu'il fit à son peuple, pendant la Messe, contre l'immodestie et les vains discours dans l'église : le style en est simple et familier, mais soutenu d'autorités de l'Ecriture. Ce Pape mourut le 7 août 891 , après avoir tenu le Saint-Siège six ans ; et le 19 septembre, on élut, pour lui succéder, Formose, évêjue de Porto.
ETIENNE Vl , cent treizième Pape et successeur de Boniface VI, Romain de naissance et fils d'un prêtre nommé Jean. — Etienne VI fut élu sous le règne de Léon le Philosophe, empereur d'Orient, et de Charles le Simple, roi de France. Son pontificat de quatorze mois n*est marqué que par un trait moins honorable encoi*e pour son gouvernement qu'un entier oubli. 11 tint un concile, et ne se contenta pas de condamner son prédécesseur Formose ; mais il lit déterrer sou corps, et le fit apporter au milieu de rassemblée. On le mit sur le Siège poutificaU revêtu de ses ornemenji^s, et on lui donna un avocat pour ré{K)ndre en son nom. Alors Etienne parlant à ce cadavre, comme s'il eût été vivant :« Pourquoi , lui dit-il, évêque