‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 33 sur 123 · ET · texte numérisé non relu

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flËS PAPES.

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lie Porto, as-lu porté ion ambition jusqu'à usurper le Siège de Rome? »

L'ayant condamné, on le dépouilla des habits sacrés, on lui coupa trois doigts, et enfin la tête; puis on le jeta dans le Tibre. Le Pape Etienne déposa tous ceux que ^or« mose avait ordonnés, et les ordonna de nouveau ; mais il reçut bientôt la peine de tous ces actes. On le prit, ou le chassa lui-même du Saint-Siège. On le mit dans une obscure prison, chargé de fers, ei on Tétrangia (année 897). Il eut pour successeur Romain -Gai lesin,

ETIENNE VU, cent vingt-cinquième Pontife et successeur de Léon IV, fut le contemporain de Constantin Porphjrrogénète, empereur, et de Raoul , roi de France. — Ce Pa))e, Romain de naissance, fut élu en février 929. Il tint le Saint-Siège 2 ans, i mois et 12 jours, et mourut en mars 931. Platine ie loue de sa douceur et de sa piété ; uinis on ignore ce qu*il fit durant son pontificat. Il eut pour successeur Jean XI.

ETIENNE VlU, cent vingt-huitième Pape et successeur de Léon Vil, fut élu en juillet 939. — Les Romaifis le prirent en aversion , (larcc qu*il était Alleaand, et se portèrent contre lui à de telles violences, qu'ils lui découpèrent le visage, et le défigurèrent de telle sorte, qu'il n*osait paraître en public, ce qui ne peut que nous donner d*étranges iiïées du caractère des Romains de cos temps. Cependant Etienne Vlll tint le Saint- Siège 3 ans et k mois. Il accorda le pallium à Tarchevèque de Reims, et fit venir à Rome, |K>ur la troisième fois, Odon, ce saint alibé de Cluay, afin de procurer la paix entre le roi Hugues et le çaHce Albéric» car la guerre coutiouait toujou*^s entre eux. Il s'eflorça égaioiuent de mettre fin aux guerres civilesiqui désolaient la France, et écrivit aux seigneurs français pour les menacer d Vxcommunication, s'ils ne rentraient dans robéissaui^ qu'ils devaient à Louis d*Outretncr. Ce Pape, dont Tbistoire ne dit rien de remarquable, mourut en novembre 9^2, ei eut pour successeur Marin 11 ou Martin 111. Oa Jui reproche d'avoir reconnu le jeune Hugues de Vermandois pour archevêque de Reims; mais il est probable qu'il fut trompé dans cette affaire par de faux rapports en faveur d'un intrus a qui sa naissance procurait de nombreux et puissants protecteurs. £TIENNE IX, cent cinquante-deuxième I^ape ot successeur de Victor 11. — La nouvelle de la mort de ce dernier ayant été perlée è Rome, les Romains allèrent trouver Je cardinal Frédéric, abbé du Mont-Cassin, qui se trouvait à Rome; ils le tirèrent par force de Saint-André de Paltare, où il logeait, elle menèrent è l'église Saint-Pierre ^ux Liens, où ils l'élurent Pape, et le nommèrent Etienne, parce que c*était la fête de saint Etienne, Pape* Ensuite ils ie menèrent au iHilais patriarcal de Latran, suivi de toute la ville, avec des acclamations de joie. Le lendemain 2 août 1057, les cardinaux. Se clergé et le peuple le conduisirent à Saint- Pierre, où 11 fut consacré.

Etienne IX^ nommé auparavant Frédéric • était frère de Godefroi , duc de Lorraine, un des plus grands princes de son temps. Il fut d'abord archidiacre de Liése, d'où* le Pape Léon IX le retira^, et le fit chancelier de l'Eglise romaine. 11 fut un des trois légats qu'il envoya à Constanlinople en 105'». Apres la mortdecePape,iI se retira au Mont-Ca$siu,où il embrassa la vie monastique, et fut ensuite (^lu abbé du monastère. Etant allé trouver le Pijpe Victor en Toscane , pour recevoir la bénédiction abbatiale, le Pape lé fil prêtre du titre de Saint-Chrysogone ; ce qui Tobligea d'aller à Rome prendre possession de ce titre , et ce fut ià où on Talia prendre pour l'élever sur le Sainl-Sié^e.

Etienne IX tint plusieurs conciles à Rome pour empêcher les mariages des prêtres et des clercs, ainsi que les mariages incestueux. Il chassa tous ceux du clergé qui avaient été incontinents depuis la défense du Pape Léon IX. Quoiqu'ils eussent quitté leurs femmes et embrassé la pénitence , il voulut qu'ils sortissent du sanctuaire pour un temps, et n'eussent plus d'espéitince de célébrer la Messe. Il fit un voyage au Mont-Cassin, le jour de Saint-André, et y passa deux mois. Là il s'appliqua h bannir le vice de propriété qui s*était glissé dans le monastère.

«r Ce fut Etienne IX, » dit M. l'abbé Ja^cr (Cours d'histoire eccÛsicLStiqut : Université catholique , t., XIX p. 113), « (]ui retira de Id solitude où il vivait saint Pierre Damien, l'un des plus grands et des plus féconds écrivains de ce temps-là : il le nomma évè-

S[ue d'Ostie, le premier des cardinaux, et ut obligé de le menacer d'excommunication pour lui faire accepter ces hautes dignités. » Ce saint Pontife, rempli d'un ardent amour, d'une sollicitude infinie pour TEpouso du Christ, tombait dans les angoisses les plus violentes , car sa haute intelligence lui faisait apercevoir sans cesse les dangers de l'avenir et les douleurs cruelles que l'Eglise aurait à souffrir par suite de l'élection de son successeur. Tous les jours et sous les images les plus vives l'histotre du passé et la connaissance du présent retraçaient à ses yeux gonflés de pleurs le lugubre tableau des excès où se portaient les familles romaines , qu*il savait si désireuses de renouveler et de faire valoir par tous les moyens possibles leurs ambitieuses prétentions, et de la complaisance servile qu'elles trouveraient dans le peuple prêt à favoriser qui saurait mieux le capter ou le corrompre. Pour comble de malheur, en Allemagne, il ne voyait dans un enfant qu'une ombre de royauté et l'incertitude de ce qu*elle deviendrait, lorsqu'il eût fallu un bras fort et redoutable pour réprimer l'ambition indomptable des princes et des seigneurs de Tltalie. En ce moment même, les ravages des Normands au|{meD« taient les maux. £tienne IX avait, nélasi tant de peine à conduire le vai>seau si agité de l'Eglise. Quel pilote viendrait à sa mort en pren;lre le gouvernail, lui faire traverser les mers orageuses et parsemées d'écueils

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u*il d^slinguait dans te lointain? Au milieu ^es Quctuations incessantes de son esprit, le Pape songoa un instant à 6ter Tenipire è i*\llemagne, et à l'assurer sur la tê(e de son frère, le duc Godefroi^ entièrement dévoué au Saint-Siège : mais des réflexions nouvelles rengainèrent à abandonner ce projet. Il est à croire qu*£lienne IX dut reculer devant les innombrables et sérieux embarras dont fût venue compliquer la situation déjà si mauvaise, une rupture éclatante et décisive avec rAilemagne, et peut-être aussi ne jugca-t'il pas le génie et la puissance du duc de Lorraine et de Toscane de force k soutenir le poids de la couronne impériale, poids bien lourd et qui le fût devenu davantage encore.

Enfin, Etienne IX. , poussé et agité par toutes ses préoccupations , assembla un jour le clergé et le peuple, et lui fit prometmeltre solennellement, au cas qu'il vint à mourir, de ne point lui élire de successeur avant le retour d'HIldebrand, envoyé, pour aiïaire d'Etat, en ambassade auprès delà reine Agnès. Il disait avec un esprit prophétique : Je sais qu'après ma mort il surgira des hommes qui chercheront à prendre pos^ session du Saint-Siège^ non suivant les prescriptions des canons , mais par violence. Ce furent là les derniers reniements d'Etienne IX à Uome; il mourut peu après à Florence, entre les mains de 1 abbé de Cluny , qui employa de pieux efforts à consoler ses derniers moments. Son règne n'avait duré que 8 mois , depuis le 2 août 1057 Jusqu'au 29 mars 1058 ; et son successeur fut Nicolas II.

EUGÈNE V' (Saint), soixante-quinzième Pontife et successeur de saint Martin I*% fut contemporain de Constantin Pogonat, empereur d*Orient, et de Clotaire II roi de France. — Il était Romain de naissance, fils de KuOnicn, et clerc dès son bas Age. Après l'enlèvement de Martin I'% son prédécesseur (Foy. ce Pape), l'empereur Constantin donna ordre au clergé de Rome d'élire un nouveau Pape, et, sous prétexte que Martin s'était fait ordonner sans son consentement, il déclara le Saint-Siège vacant. On éluda cet ordre aussi longtemps que possible; mais, dans la crainte que l'empereur ne mit sur le Sié^e un monothélite, on se décida enfin, le 6 septembre 65-1^, à élire Eugène I", qui, en Tabsence du Pape, gouvernait l'El^lise comme archiprétre. lues qu'Eugène fut installé sur le Saint-Siége, il envoya des légats à Constantinople, qui entrèrent en accommodement avec les monothéliies, et communiquèrent aveo eux. Cela paraît du moins par la Vie de saint Maxime : d'où quelques-uns conjecturent qu'Eugène leur avait donné deâ instructions secrètes sur ce sujet; d'autres prétendent gue les légats furent séduits. Cette dernière conjecture nous parait la mieux fondée: carie patriarche Pierre, uui avait succédé à Pyrrhus, lui ayant envoyé les lettres synodiques, le Pape relusa de les recevoir, parce que Pierre ne «'expliquait pas clairement sur les deux

opérations et les deux volontés en Jésus- Christ.

Eugène I" mourut le 2 juin 657 après un court ponliGcat de 2 ans 8 mois et 24 jours, qui ne lui permit pas de remédier aux maux de l'Eglise, surtout en Orient. Il fut enterré à Saint-Pierre, et eut pour successeur Viialien. Ce Pape est loué pour sa bonté, sa piété et sa libéralité. Il est qualifié de saint dans le Martyrologe romain moderne, et sa mémoire est honorée le 2 juin, jour anniversaire de sa mort.

EUGENE II, qualre-vingt-dix-neuvieroe Pontife, successeur de saint Pascal I", Romain de naissance et fils de Boëmoud. — Son humilité, sa simplicité, sa libéralité, iointes à la pureté de sa foi et de ses mœurs, le rendaient recommandable. Il fut élu le dimanche 5 juin 824, et n'était encore qu'archiprétre de l'église de Sainte-Sabine. Son élection ne se fit pas toutefois sans difficulté * il avait un concurrent nommé Zizime ; mais le

fiarti des nobles, qui étaient pour Eugène, 'emporta. L'empereur Louis, ayant appris, cette nouvelle, envoya son fils Lothaire à Rome, pour aviser, à sa place, avec le nouveau Pape, à ce qu'exigeait la nécessité des affaires.

Lothaire fut accompagné, dans ce voyage, par Hilduin , abbé de Saint-Denis. Etant arrivé à Rome, il se plaignitque, parmi ceux qui avaient été fidèles à l'empereur, son père, et aux Français, les uns avaient été mis è mort injustement, et les autres étaient traités avec mépris. Il demanda pourquoi il v avait tant de plaintes contre les Papes et les juges de Rome. On trouva que plusieurs terres avaient été injustement confisquées par lavarice des juges. Lothaire en ordonna la restitution. Le Pape Eugène y consentit de bonne grâce, et tout le peuple en eut une grande joie.

Le 15 novembre 826, Le Pape Eugène il tint un concile à Rome. Soixante-deux évêques, tous venus d'Italie et des provinces soumises aux Français y assistèrent, et le Pape y présida. Le diacre Théodore lut au nom du Pape un discours pour servir de Préface aux canons qui sont au nombre de trente-huit, la plupart pour la réforme du clergé et parmi lesquels nous remarquons les suivants *

^ Les prêtres ignorants seroni avertis par révéque, et suspendus^ pour leur donner le temps de sUnstruire^ et^ s'ils n'en profitent^ ils pourront être déposés. Le tnétropoUtain en usera de même, à t égard des suffragants» Ce môme concile ordonne d'étabir des écoles dans les évéchés, les paroisses et les autres lieux où elles seront nécessaires. On établira des cloîtres pour l'église cathédraUf où les clercs vivront en commun, sous la conduite des supérieurs capables et dépendants del'évéque Les évéques ne nimtneronl les curés que du consentement des habitants, et nor* donneront les prêtres que pour un ceriJin titre, afin qu'ils ne soient pas obligés de demeurer dans des ma. sons séculières. Les prétrès ne seront ni usuriers, ni chasseur s^ ni

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occupés au iravail de la campagne, et ne paraUroni hors de leurs maisons qu'en habit sacerdotal. Les évéques et les clercs auront des avocats qui poursuivront en justice leurs causes, et celles de leurs Eglises, afin de nétre point détournés de leurs fonctions; mais pour le criminel f ils se défendront en personne. Les prêtres ne seront point obliaés d'être té' moins en justice, s'ils ne sont témoins néces* saires. Les évêjues ne pourront tourner à leur usage particulier les biens des paroisses et des autres lieux de piété, ni les charger d'exactions yu delà des anciennes coutumes. Les abbés seront prêtres, pour avoir plus ([autorité. Les évéques corrigeront les moines qui n'en ont que Vhabit, et leur feront observer leur règle ; mais on ne tiendra point dans les monastères ceux qui y ont été mis par force, sans l'avoir mérité par leurs crimes.

Peu de temps après avoir diclé ces sages rè^lemenlSf le Pape Eugène 11 mourut^ le 27 août 827, ayant tenu Fe Saint-Siège 3 ans et 3 mois.

Ce Pape se fit remarquer par les soins qu*il prit pour faire venir du bléà Rome,et en telle f|ua Uit^y qu'on y vivaU à mailleur marché f|u*en aucune autre ville. Il eut encore une Attention singulière àsoulager les pauvresses malades* les veuves et les orphelins» en sorte qu'on l'appelait le père des pauvres. Il eut pour successeur Valentin.

£UGCNË 111. — Le patrice et le sénat romain voulaient taire un Pape à leur dévotion, lU commençaient même a exciter des troubles è ce suiet; mais les cardinaux, s'étanl assemblés dès le 4 février 1145» élurent Pape Bernard, abbé de Saint-Anastase. Il était né h Pjse« et avait été vidame de cette Eglise; depuis il entra dans l'ordre des Clteaux, et j>assa quelque lemps à Glairvaux j<ous la discipline lie saint Bernard. Arnuse, abbé de Farsa, en Italie , ayant demandé à saint Bernard des moines pour fond«*r une comfimnauté, le saint abbé lui envoya Bernard «Je Pise avec quelques autres, mais le Pape Innocent les prit pour lui-mè ne : il leur donna régli$edeSaint*Anastase,cten fitabbé Bernard. C'est de là qu*il fut tiré pour être Pape. Aussitôt qu'il fut élu, on le mena au palais de Lalran; on le fit asseoir, selon la outume, dans la chaire pontificale» et on le nomma Eugène III.

Quand saint Bernard eut appris celte élection» il écrivit une lettre aux évéques et aux cardinaux, dans laquelle il témoignait son ^•lonneroent «de ce qu'ils avaient tiré,»disaitil « un mort du tombeau, pour replonger tlaas les affaires un homme qui ne cherrtiail qu*è8*en éloigner, d'avoir jeté les yeux ^ sur uo i^auvre moine, lui avoir Até des mains la coi^oée et la bêche, pour 1ère* >èlir de |>ourpre et l'élever sur la chaire l»oDtiflcale. Hélas I » ajoutait-il , « si Dieu tie le soutient, il faut qu'il succombe sous lin fardeau formidable aux anges mêmes. » f > saint ablié écrivit aussi au nouveau Papn, r*i lui disait entre autres choses : « Mon lils UtToard est devenu , par un changement

heureux, mon Père Eugène. le souhaite que PEglise change aussi en mieux, et que vous vous regardiez comme étant obligé de donner votre vie pour elle. Que je serais heureux, si, avant de mourir, je voyais l'Eglise telle au Vile était dans son premier Age, quand les apAtres étendaient leurs Olels, non pour prendre de Tor et ae l'argent, mais pour prendre des Ames ! C'est ce que l'Eglise attend de vous. Prent z donc courage : faites sentir votre pouvoir aux ennemis de la vertu ; mais souvenez-vous toujours que vous êtes homme. »

Le Pape Eugène fut sacré au monastère de Farsa, parce qu'il craignait la fureur des Romains qui demandaient la confirmation du sénat nouvellement établi. Celte même crainte l'obligea de passer quelque temps dans des ()laces fortes. Il alla ensuite à Viterbe, où il fit un assez long séjour. Cependant les Romains , excités par les discours du fameui Arnaud de Bresse , qui disait qu'il fallait rétablir la dignité du séiiat, et que le gouvernement de Rome ne regardait point le Pape, obligèrent tous les principaux des nobles et des citoyens de se soumettre au patrice. Ils abattirent tes maisons des cardinaux et des ecclésiastiques; ils fortifièrent réglise Saiut-Pierre, et obligèrent les pèlerins, par leurs mauvais traitements, h faire des oiirandes qu'ils prenaient pour eux; ils en tuèrent même plusieurs.

Eugène, voulaut réduire les Romains , commença par excommunier leur patrice ; il se servit des troupes des Tiburtins, et par leur moyen il réduisit les Romains à lui demander la paix. Mais ils ne la leur ac. orda qu'à condition d'abolir le patriciat, et de reconnaître que les sénateurs ne tenaient leur autorité que du Pane. Il rentra donc à Rome vers la fin de Tan \ihif et le peuple vint en fouie au-devant de lui avec des rameaux à la main, et se prosterna à ses pieds ; toutes les compagnies marchaient avec leurs bannières. Les Juifs mêmes y vinrent avec le livre de la loi. Mais Eugène ne demeura pas longtemps à Rome. Car, comme les Romains le sollicitaient de jour en ^our de ruiner Tibur,il fut obligé, pour éviter leurs imporlunités, de passer au delà du Tibre. 11 donna bientôt une bulle pour le rétablissement de l'évéché de Tournai et sacra comme évéquo de ce siège Anselme, abbé do Saint-Vincent de Laon.

Pendant que le Pape était à Viterbe , il reçut des députés d'Arménie qui venaient au nom de leur patriarche et des évéques témoigner leur soumissiook au Saint-àiége et le consulter sur différents points. Leur patriarche avait^ selon eux, plus de mille évé- 3ues sous sa juridiction. Un de cos envoyés éclara publiquement qu'en assistant à la Messe le jour de la dédicace de Saint-Pierre, il avait vu sur la tète du Pape un rayon d6 lumière avec deux colombes , ot que cette * merveille le confirmait davantage dans To* béissance au Saint-Siège. Ce fait est rapporté par Othnn de Frisingue, qui était présent. L'évé^iue de Gabale en Syrie vint aussi

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