‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 36 sur 123 · EUS · texte numérisé non relu

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Bivitre ei d*Anlriche rcronnurenl Félii : ijuelques universités d'Allemagne et de Oacovie furent |)our lui, et firent plusieurs écrits pourdéfendre Tautorilé du concile do Bâie.

Ainsi, une assemblée de trente-neuf pré- ]ats« parmi lesquels il n*y avait que sept ou l.uil évèques, poussait Taudace jusqu'à dé* poser un Pape et en élire un autre, tandis que les canons eiigent douze ju^es de cet ordre |H)ur déposer un simple évoque. Encore ees sept ou huit évéques étaient-ils indignes ou incapables de juger, comme le prouve Saint-Siite et Turre Cremata. La majesté du Siège apostolique avait été violée i Bâte d'une manière trop outrageante pour que Rome gardât le silence. Le successeur de sdinl Pierre ne se contenta pas de casser comme pernicieux toutes les conclusions prises contre lui et tous les actes de cette assemblée ; mais il l'appela brigandage, conjuration satanique pourintroduire l'abomination et la désolation dans l'Eglise de Dieu. Il en déclara lesassistants opiniâlres,frappésd*anatbëme, privés de toutes disnités et réservés à la rigueur de la justice divine.

Le Pape Eugène a^^flint convoqué, comme on a dit cindessus, un concile à Ferrare, pour ropposerè celui de Bflle, fit ses efforts pour le rendre nombreux, et vint à bout d'y rassera* Mer jusqu'à cent soixante-douze évèques, et il y présida en personne dans la seconde session. Sur ces enirefaites les Grecs arrivèrent, a>ant à leur tète l'empereur Jean Manuel Paléulogud : ils étaient au nombre de sept cents. On examina avec eux la question sur la procession du Saint-Esprit, et autres ma« f ières : on signa le décret d'union. Le Pape eu fil un pour réunir les Arméniens h TEglise romaine; il expliqua, dans un traité fait pour eux, la forme et la manière de chaque ^acroment• Eugène Gtce qu'il fallait pour réunir les sectes d'Orient au Saint-Siège, mais il ne put y réussir: car, pour ce qui regarde les Grecs, à peine ceux qui avaient consenti à la réunion furent arrivés à Conslantinople, qu'il y eut une con.^piration générale coniro eux de la part du clergé, et le schisme s'af« fermit plus que jamais.

Eugène eut eocore, pendant sa vie, des enD«?iuis non moins opiniâtres que les Pères du concile de BAIe. Il lança de vains anathèixies contre les Colonnes , qui rntrcieuaient la guerre dans ses Etals ; il avaii nlo'S à défendre son autorité spirituelle attaquée par le conciliabule de BAIe, et son pou- ▼oîr lemporcl, prêta être envahi par Philippe, duc de Milan. Il eut la guerre avec Alphonse, roi d'Aragon, à qui il refusa Tin- >cstîture du royaume de Naples : il fit inarclicr des troupes couduitas par le patriarche d*Ai|uilée : ces troupes chassèrent dos environs de Rome celles de ce prince. Il eut à soutenir les hostilités de Philippe,, duc de Milan, et celles du comteSforce.il renou-* vêla la seutence d'excommunication contre Sforce;et soumit au même anaihème la ville ci** Bologne, et tous ceux q^ui d^'lenaient les L»-\fttS de rÉgiise.

Eugène IV mourut le 23 février H47, dans la soixante-quatrième année de son âge , et la seizième de son pontificat. Instruit qu'il ne lui restait que peu d'heures à vivre, il montra la fermeté de courage et les grands sentiments de religion qui l'avaient animé toute sa vie. Il fit rassembler dans sa chambre tous les cardinaux qui se trouvaient à Ilome, afin de pourvoir, autant qu*il le pouvait encore, au bien do l'Eglise. Durant son long pontificat, tous, à l'exception d'un seul, avaient reçu de lui le chapeau. Il les exhorta j)aterneriement à la concorde et à Tunion fraternelle^ h l'exemple de Jésus* Christ , qui, avant de se Hvrer à la mort , avait légué sa paix à ses disciples, comme rhéritajiçe le plus précieux. Il les conjura par ce qu'il y a de plus sacré, d'établir dans un saint accord, un digne Vicaire de l'éternel Pasteur ; de préférer dans ce choix, à tout intérêt particulier le bien public, ta gloire de l'Eglise, le service de Dieu ; et surtout de choisir une persontie que res))rit de charité et de modéra ion, si spécialement nécessaire h un Pape dans ces conjonctures, rendtt agréable à tout le monde. Dieu veuille me par^ donner, ajouta-t-il, les fautes que j'ai pu commettre dans V administration de cette di" gnité formidable I J^avoue ^u'il est arrivé bien des choses fâcheuses au Saint-Siège tandis que je Voccupais; mais toujours mes intentions furent droites , et ma consolation en ce moment terrible^ c*esl que la divine miséricorde a plus d'égard à la bonne volonté quau suc" ces. JTavaissans doute pris trop déplaisir de me voir élevé aux grandeurs qui m'échappent comme uneombre, et le Seigneur a usé des revers pour me faire sentir l'instabilité des choses humaines. Eugène, fort éloquent sur cet article, au moins è ce dernier moment, s'écriait devant tout le inonde : 0 Gabriel! (c'était son nom de baptême) ô Gabriel! quil te serait bien plus avantageux de n'avoir jamais été ni PapCf ni évéque , mais d'avoir fini tes^ jours comme tu les avais commencés, en suivant paisiblement dans ton monastère les exer-cicesde ta règle l

Eugène fut toutefois un des plus grands Papes, quoique un des moins neureux. IL eut toutes les qualités qui font révérer cl ('liérir IfS grands, l'élévation de l'esprit, la fermeté du courage, la noblesse des goûts et des manières, la libéralité et la bienfaisance, le don de la parole, le talent des affaires, l'amour des lettres sans être très-savant par lui-même, et, ce q^u'on ne peut trop apprécier dans sa place et dans son siècle, la sagesse de ne point intervenir dans les différends temporels des princes. Sa vie fut édifiante et régulière ; iJ se montra extrêmement charitable envers les pauvres, et trèszélé pour l'extiuction des sectes, qu'il eut le l>onheur de réunir en si grand nombre au centre de l'unité.

EULAUUS,. antipape [418]. — Voy. Boni-

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EUSEBE (Saint), trente et unième Pontife» était fils d'un médecin. Grec de naissance |, d'une vertu et d'une capacité reconnues» — tf

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