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le litre de inarlyr, r^ncien calendrier romain du IV* siècle, ne lui donne rang que parmi les évèques confesseurs, c'esl-à-dire , qui étaient morts en paix , quoiqu'ayant ^oul^e^t pour la foi de quelque manière que ce fûu ou prêts à mourir pour elle dans la préparation du cœur.
EVARISTE (Saint). — Ce fut sous le rè^ne de l^EiDpereur Trajan, que saint Eyariste fut choisi pour succéder au Pape saint Clémeotl". Il était Grecde naissaiice, et le quatrième dos successeurs de saint Pierre. La ]mi de TEglise, durant son pontificat,, fut troublée par la cruelle persécution que Trajan excita contre les Chrétiens. Quoique nous ne sachions rien de particulier de ce que ce saint Pape fit et souffrit dans sotx ministère, on peut juf^er de ses soins et de leurs succès, par la belle peinture que saint Ignace, évô<]ue d*Anlioclie, faitde TEgiise et de< fidèles île Rome, dans la lettre qu'il leur écrivit en venant dans cette ville terminer sa vie par le martyre : c^élait sept ans après que saint Evariste eut été chargé de la conduite de cette Eglise. Quelques-uns uensent que ce fut co saint Pape, qui établit Id division ecclésiastique de la ville de
Rome,, en la partageant par rfuartiers , et qui distribua les titres et les paroisses. Selon l'opinion la plus vraisemblable, il mourut à la fin du mois d*octotire de Tan 1^9, après a'^oir gouverné TEglisc près de neuf ans.
Dans son histoire de la Vie des Papes ^
Platine en parle ainsi : Saint Evariste Grec,
né d*uu père Juif, nommé Jude, de la ville
de Bethléem, fut élevé sur le siège de TE*
f;lise Romaine, après qn*il eut vaqué 13*
jours sous le règne de Trajan. Il donna des
titres aux prêtres de la ville de Rome, et
nomma sept diacres pour accompagner J'é-
vèque quand il prêcherait, et prendre part
à sa doctrine. Il défendit qu*on reçût les
accusations du peuple contre son évêque. Il
ordonna six prêtres deux, ^iiacres et cinq
évêques. Il voulut qu*aprês la célébration des
nocesy les époux passassent deux ou trois jours
dans lapriire et observassent la chasteté,
La plupart d^s martyrolo.;es lui donnent le titre de martyr, et TE^Iise honore sa mémoire le 26 octobre. 11 fut enterré au Vatican, près du sépulcre de saint Pierre, dont il avait occupé le siège pendant 9^ ans 10 mois et 6 jours. Le corps de TEglûe demeura 19 jours sans chef.
FABIEN (Saint), vingtième Pontife, était Romain de naissance. — Huit jours après la mort du Pape saint Ântère, c'est-à-dire le 11 janvier 236, salnX Fal}ien fut choisi pour lui succéder, et son élection eut Quelque chose de miraculeux. 11 avait quitte la campagne pour venir h Rome , avec plusieurs de ses amis. Comme les fidèles étaient assemblés oaus Téglise pour Téleciioa d*un Pape, on
E reposait plusieurs personnes considérâtes : mais personne ne pensai! è Fabien, quoiqu'il fût présent, parce qu*il était laï* Quet et peu connu dans la ville. Mais l'on vil tout d*un coup une colombe descendre d'en haut, et venir se reposer sur sa tête. Coairoeon se souvint que c'était la forme que le Saint-Esprit avait prise au baptême de Ji^sus-Christ , pour le manifester aux liomnaes, on crut que Dieu marquait par ce ûi^ne sa volonté, et aussitôt le peuple se mil À crier lout d*une voix, que Fabien devait Cir<* leur évêoue. On lui imposa les mains, et il fui |)ort6 sur le siège épiscopal après /mil jours de vacance. Fabien répondit parijitcmeDt au choix qu*on avait fait de lui, uiais rantiquilé ne nous a presque rien con- ^er▼é de ce qu'il a fait d'important.
Nous pouvons seulement juger, sur les tio^es que saint Cyprien nous en a laissés, «jue toute sa conduite a été aussi sainte, sue son entrée avait été pure. li établit seut jiacres par tous les quartiers de la ville \ our recevoir des notaires les Actes des i^artjrrs» et les proposer aux autres fidèles, • t>niine des exemples qu'ils devaient imiter. D voulut qu'un lieu particulier fût destiné
aux martyrs dans les cimetières et fit une> constitution statuant qu'on renouvellerait le saint chrême tous les ans le jour du jeudi sainti, Saint Fabien donna des marques de sa fermeté et de sa vigilance pour la conservation de la pureté de la foi. C'est à sa sollicitude pastorale, que l'Eglise de France est redevable d'une partie des lumières qu'elle reçut.
Il ordonna sept évêques, leur associa un plus grand nombre de ministres inTérieurs, etiesenvoya dans lesdiverses provinces de la Gaule, tant pour secourir les anciennes Eglises que pour en établir de nouvelles. « Ces sept évêques, »dil M. Henrion,«( furent, selon Grégoire de Tours, Trophime d'Arles, différent de Taiicien Trophime, disciple de saint Paul, mais successeur de l'évêque Marcien. déjà infecté de novalianisrae; Paul de Narbonne, différent aussi du fameux Sergius Paulus, disciple de l'Apôtre des nations; Denys de Paris, Catien de Tours, Saturnin do Toulouse, Martial de Limoges, et d'Austrerooine d'Auvergne.
cPaul s'arrê'a d'abord à Béziers, où la vérité qu'il prêchait fit de grands progrès. Mais l'éclat de ses vertus et de ses miracles engagea les citoyens de la ville métropolitaine de Narbonne à l'attirer chez eux. Avant de les suivre, il établit Aphro<lise évêque de Béziers. Quelque temps après, il fonda de même PEglise d'Avignon, en lui donnant saint Rufe pour premier évêque ; enfin il couronna un long épiscopat par une mort sainte et tranquille.
« Saint Au$tremoine se fixa dans la vUto