‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 39 sur 123 · AUF · texte numérisé non relu

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d'Auvergne; c'est ainsi qu'on nomma, jusque vers le ix* siècle, la capitale de celle province, dont Clerinont n'était que la ciia* dellp. On sait, en signerai, que le saint s*y rendit recommandable par ses travaux, qui eurent du succès; mais on n'en connaît point les détails. Il souflVit, dit-on, le martyre, par suite de la haine des Juifs. Les Pidèles l'enterrèrent à Issoire. On lui donna pour compagnons les saints Syrénat, Marin, Mommet, Antonin et Nectaire. La piété, qui fleurit de bonne heure dans celte province, fait croire qu'elle y l'ut on effet cultivée par un grand nombre d'ouvriers évangéliauos. Quelques auteurs prétendent que l'Eglise de Nevers doit aussi sa fondation h saint Austremoine.

« Saint Martial choisit Limoges pour le lieu de sa mission. II eut la consolation de voir, avant la fin de sa vie, les idoles abattues *et la ville presque toute chrétienne. Il eut pour^coopérateurs les saints Alliricn et Auslriclinien, qui furent enterrés avec lui, mais dans des cercueils différents. . Cet homme apostolique se rendit des plus célèbres nar toute la Gaule, et Ton mit son nom dans les litanies avec ceux des apôtres, distinction qu*il mérita par ses travaux vraiment apostoliques, niiiis non pour avoir été un des premiers disciples du Verbe fait chair, comme on Ta faussement prétendu.

«( Saint Gatien fonda rKglise de Tours. G*élait une ville extrêmement adonnée à 1*idolâtrie, et ses habitants, renommés dès lors pour leur caractère doux, honnête et fort humain, n'en étaient pas moins intraitables au sujet de leurs superstitions.

Aussi les' affronts et les souffrances furent les fruits les plus précieux que le saint recueillit de ses travaux. Il était obligé de célébrer les divins mystères en de profonds souterrains; et l'on montre encore, près Mnrmoutiers,une caverne dans un roc escarpé, où il offrit longtemps le s.iint sacrifice. I)urant cinquante ans, il travailla avec un zèle toujours nouveau à cultiver cette terre ingrate, qui, par la continuité de ses travaux, devint, dans la suite, un champ Irès-ferlile.

« L'apôtre de la France, saint Denys, que personne ne confond plus avec 1 Aréopagite, s'avança jusqu'à Paris, où il fonda une Eglise florissante, tandis que plusieurs compagnons de sou apostolat se rendirent par ses ordres dans les villes voisines et jusque dans la Belgique. Ce grand nombre d]ouvriers qu'on lui associe, montre coînbien sà mission fut éclatante. On compte parmi ses coopérateurs saint Taurin d Evreux, saint llieule de Senlis, saint Saintin, que les Eglises de Meaux et de Verdun reconnaissent pour leur fondateur, saint Lucien de Beauvais, saint Quentin, apôtre d'Amiens et du Verraandois, les saints Fuscien et Victoric, apôtres de Térouane, les saints Crépin et Crépinien, apôtres de Soissons. Mais si tous ces illustres missionnaires ont été disciples de saint Denys, la plupart ne seront venus qu'après plusieurs années le seconder dans ses grandes cnlrqirises, puis-

qu'ils n'ont souffert le martyre que sotis Maximien, environ quarante ans après l'arrivée de Denys dans les Gaules. » Saturnin alla fonder une Eglise à Toulouse, et convertit un grand nombre d'infidèles.

n Après avoir procuré la lumière évangélique aux provinces de la Gaule, saint Fabien condamna Privât, évoque de I^mhèse, qui répandait une nouvelle hérésie en Afrique, et bâtit plusieurs églises dans les cimetières où reposaient les corps des martyrs. Il avait tenu, la seconde année de son pontificat, un concile où furent condamnées les erreurs d'Origène, qui vivait encore, et dont la personne fut épargnée; il n'est pas même certain que ses écrits y aient été condamnés. Ce saint Pape ne survécut pas longtemps à la grande œuvre d'évangélisation qu'il avait entreprise dans les Gaules ; l'empereur Decius ayant excité une cruelle persécution contre TEglise, saint Fabien en fat une des premières victimes et souffrit glorieusement le martyre le SO janvier 250, après avoir gouverne l'Eglise pendant quatorze ans, avec autant de zèle que de sagesse. C'est ce que nous apprend saint Cyprien qui, daus une lettro au Pape saint C trneille, appelle saint Fabien un homme incomparable, et dit que la gloire de sa mort a pleinement répondu à la sainteté de sa vie. Son corps fut inhumé dans le cimetière construit par le Pape saint Calixte, sur la voie Appienne ; et, dans le ix' siècle , Sergius II le transféra danjs 'l'église du titre d Equice. C'est seulement depuis le pontificat de saint Fabien que les années des Papes commencent à être fixées d'une manière plus précise et plus certaine. Il fallut attendre, pour lui donner uti succeseur, que la persécution de Dèce fût apaisée: car une partie des f)r6tres de Rome et la plupart des évèques voisins se trouvaient alors prisonniers, ou étaient réduits à* se cacher, en sorte que le Siège pontifical demeura vacant près de dix-huit mois. Le clergé prit soin du gouvernement de l'Eglise jusqu'à une nouvelle élection.»

FÉLIX I*' (Saint), vinçt-sixième Pontife et successeur de saint Denis. — Saint Félix fut élu sur le trône papal le 29 décembre 269, sous le règne de l'empiTcur Claude IL Selon Topinion la |>)us accréditée, ce Pape était Romain de naissance et fils de Conslan* tin. Mais on ne sait rien de son éducation, ni de la suite de sa vie jusqu'au temps de son pontificat. L'Eglise jouissait alors de quelque paix au dehors ; mais elle était troublée au dedans par l'hérésie de Paul de Samosate, évèque d'Antioche, qui attaquait le mystère de la Trinité et do riucarnation. Après que cet hérésiarque eut été conVlarané et déposé dans un concile tenu à Antioche Van 2:ù% les Pères de ce concile écrivirent nu P;ïpe saint Denis, qui mourut dans riritervalle, et leur letire fut remise à saint Félix, qui se prononça fortement contre ce précurseur du nestorianisme, et écrivit à ce sujet une belle lettre h saint Maxime, patriarche d'Alexandrie. Cette lettre, dont il nenousrestu

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DES PAPES

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qu'un fragment conservé par sainl Cyrille d'Alexandrie, contenait une excellente explication du mystère de rincarnalion, et le Pape s*y exprimait ainsi : Nous croyons en Kotre-Seigneur Jésus-Christ né de la Vierge Marie. Nous croyons que lui-même est le Fils éternel de Dieu et le Verbe^ non pas un homme que Dieu ait pris^ en sorte aue cet homme soit un autre que lui. Car le h ils de Dieu étant Dieu parfait, a été fait aussi homme parfait , //an/ incarné dans la Vierge. Celte lettre fut lue avec de grandes acclamations dans les conciles de Chalcédoine et d'Ephèse. L'empereur Aurélien ayant élevé une violente persécution dans les Gaules et dans l'Italie, saint Félix pourvut avec zèle aux besoins de sou troupeau, baptisa les catéchumènes Rvant le temps prescrit, encouragea les faibles et s'appliqua à faire de nouvelles conversions. Ses discours et ses exemples animèrent les fidèles au combat. Le Martyrologe romain, qui le nomme le 30 mai , dit qu^ilsoulTrit le martyre sous Aurélien; cependant on croit généralement qu'il survécut quelques mois aux tourments qu*il avait souirerts fiendant la persécution, et au'il ne mourut que le 22 décembre 27ii^, après 5 années de pontificat. Saint Félix eut pour successeur saint Eutychien.

FELIX II (Saint)y Romain de naissance, d*urie famille sénatoriale et bisaïeul de saint «;ré^oirele Grand.— -Félix II fut élu Ie2mars kH3 pour succéder au Pape» saint Simplice. Jeune encore , il entra dans l'état ecclésiastique et fut admis parmi le clergé de Rome. 11 parvint à un si haut degré de science, de vertus et de mérite, que personne ne fut jUj^é plus digne que lui de remplir le Siège a()osiolique après la mort du Pape Simplice. l>^s qu'il eut été ordonné » il entreprit avec beaucoup de courage la continuation des travaux commencés par son prédécesseur, pour le rétablissement de la foi orthodoxe dans les Eglises d'Orient.— Voy. Simplice.— Taïaïa, élu évèque d'Alexandrie, après la mort de Timotbée Soiofaciole, était venu se réf.igier h Rome du vivant de Simplice, u ayant pu se maintenir sur son siège à cause de *!a violence avec laquelle l'empereur Zenon, excité par Acaoe, évèque du Gonstanti* Dople, l'en avait fait chasseri pour y remettre Pierre Monge, homme décrie pour son hérésie et ses autres crimes. Félix profita du long séjour que Talaïa tit à Rome, pour connaître plus {larticulièrement le caractère et la cooiluile d'Acace de Conslantinople. Acace était un prélat dissimulé et fort inconstant, qui savait s'accommoder au temps, faire servir la religion à ses intérêts, et qui favorisait secrètement Pierre Mon^^e. Ce Pape rec^^irinut que ce prélat se jouait de la discipline de rEglisc.

Dès sou avènement au pontilîcat , Félix iié*'iara qu'il rejetait rif^no/igaf . c'est-à-direi redit d'union que Tempereur Zenon avait l>uiilié l'an 482, à la persuasion d' Acace, (Kiur réunir les sectes, en condamnant Eulycbès, de même que Nestorius » mais sans

approuver ou recevoir le concile de Chalcédoine.

Jean Talaïa continua de solliciter auprès de lui Sou rétablissement dans le siège d'Alexandrie, et le Pape lui donna l'Eglise de Noie en Campanie, où il demeura plusieurs années, et mourut en paix. Pendant qu'il était à Rome, il fit connaître au Pape plus à fond la conduite d'Acace de Constantinople: car comme on lui lisait ce qu'Acace avait écrit de Pierre le Foulon , et de Jean qui était aussi intrus à Anlioche, on vit manifestement les variations d'Acace. Il avait écrit au Pape de ne les point recevoir , s'ils s'adressaient à lui , et de ne pas même les voir; toutefois il avait envoyé ce même Jean tant de fois condamné, pour gouverner l'Eglise de Tyr.

Le Pape Félix voyant donc que les lettres de son prédécesseur n'avaient été d'aucun effet, et qu'Acace se jouait delà discipline de l'Église, tint un concile dans l'Ëglise de Saint-Pierre» où il choisit Vital, évèque de.Tronto dans le Picenum, Misène, évèque de Cume en Campanie , et Félix, défenseur de l'Ëglise romaine, et les envoya avec cette instruction: Que Pierre Monge fût chassé de l'Eglise d'Alexandrie, qu'Acaca répondît au libelle que Jean Talaïa avait presenié au Pape contre lui ; et qu'on lui dénonçât de prononcer anathème contre Pierre Monge.

Lé Pape chargea ses légats de deux lettres, l'une à Acace» l'autre à l'empereur Zenon.

Dans la lettre h Acaco, i> se plaint de son silence affecté sur l'affaire d'Alexandrie » après avoir été tant de fois pressé de s'expli-

3uer, par les lettres du Pape Simplice : Vous evez^ dit-il, représenter à V empereur tout ce qu'il a écrit contre Pierre dC Alexandrie^ et en faveur de Timothéele Catholique, d'autant plus

Îme vous y avez eu grande part , comme vous 'avez écrit ici; vous deviez faire tous vos f^forts pour Vempécher de relever l'hérésie qu il avait abattucy de peur de vous rendre suspect de la favoriser vous-même. Car on sait assez le crédit que vous avez auprès du prince, Oà est, mon frère Acace , le travail que vous avez employé contre le tyran hérétique? Il veut dire contre Basilisque. Voulez-vous en perdre la récompense? Souffrirez-vous tranquillement que le troupeau du Seigneur soit déchiré? \ oulez-vous fuir comme le mercenaire^ ou plutôt, puisque vous n'avez rien à craindre, ne pourra-t-on pas dire que vous exposez le troupeau? Ne craignons rien pour t Eglise, après les promesses de Jésus-Christ, mais craignons de nous perdre nous-mêmes^ si nous abandonnons le gouvernail pendant la tempête. C'est pourquoi je vous avertis , je vous conseille et vous exhorte de corriger le passé, ei denepas souffrir que toute l'Eglise soitremist en ' périt par l'audace de ceux qui s'élèvent contre le concile, sans compter qu au jour du jugement. Dieu nous la redemandera telle que nous l'avons reçue de nos pères ; dès celte vie, c'est s'en retrancher, que de ne pas pourvoira sa sûreté, et comme nous ne voulons pas avoir si mauvaise opinion de vous , nous vous eX"

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horions três'inêtamment à éviter désormaiê ioHt ce qui le pourrait faire penser.

DflDs la ielirc à ]*empereur, il marque d*ahord qu'il envoie ses légals pour lui faire part (le son ordination et s^acquitter de ses premiers devoirs. Ensuite il se plaint que rempereur n'a point fait de réponse aux lettres de son préJécesseur, pour le repos de TEgUse d'Alexandrie, et qu*il semble se vouloir séparer de la confession de Saint- Pierre, et par conséquent de la foi de TEglise universelle. Souvenez-vous^ dit-il, de ce

?fui a abattu vos ennemis et tous a rétabli sur e trône. Us sont tombés en voulant attaquer ie concile de Chalcédoine et les écrits du bienheureux Pape Léon^ et vous avez recouvré la puissance en rejetant leurs erreurs, Jl n'y u plus que vous qui portiez le nom d'empereur; cherchez à vous rendre Dieu propice^ plutôt que d'attirer son indignation^ je vous en prie, je vous en conjure. Regardez vos pré* décesseurs Marcien et Léon^ d'auguste mé^ moire; suivez la foi de ceux dont vous êtes ie successeur légitime; suivez celle que vous avez professée vous-même; faites chercher dans tes archives de votre palais ce que vous avez écrit à mon prédécesseur, qtuind vous êtes remonté sur le trône. Vous n'y parlez que de conserver le concile de Chalcédoine, et lie rappeler Timothée le Catholique. Que ron cherche ce que vous lui avez écrit à lui-même pour le féliciter de son retour à Alexandrie, comme en étant le véritable évêque; d'où il s'ensuit que Pierre, qui en avait été chassé, était un faux évêque et un partisan i e l'erreur. Enfin vous avez tvenacé, par vos lettres, tous les évêques et tout le clergé d'Egypte, que, si dans deux mois ils ne revenaient à la communion de Timothée, ils seraient déposés et chassés de toute VEgypte. Vous avez voutu que ceux qui avaient été ordonnés par Pierre ou par lliérétique Timothée déjà mort f'êssent reçus à la communion de Timothée ie Catholique, s'ils revenaient dans ie temps nuirqué; mais vous navez point voulu que ta cause de Pierre pût être examinée de nvujeeau, ni qu'il prétendit jamais gouverner des Catholiques. Au contraire, vous avez déclaré que si Timothée venait à mourir, vous ne souffririez point qu'on lui donnât de successeur qui ne fût pris entre les clercs catholi^ ques, et consacré par des Catholiques. Com^ ment donc souffrez-vous que le troupeau de Jésus 'Christ soit encore ravagé par ce loup que vous avez chassé vous-même?... N'est-ce pas lui qui depuis trente ans, ayant aban^ donné l'Eglise catholique, est le sectateur et le docteur de ses ennemis^ et toujours prêt à répandre le sang Y Enfin^ comme Dieu a délivré l' Etat du tyran hérétique, il délivrera l'Eglise de ceux qui enseignent l hérésie, et ra* mènera le siège de saint Marc à la communion de suint Pierre. Telles furent les lettres que Je Pape Félix envoya à Cunstanlinople, f^ar les évAques Vital et Misène, ses légats.

Ils étaient encore en chemin, lorsque le Pape Félix 11 reçut une lettre de Cyrille, abbé de ConslanUuople, c]ui se plaignait à lui-même de ce qu*il agissait si lentement

avec Acace, après tant d^attentats contre u foi catholique. Le Pape, ayant reçu cttir lettre, écrivit à ses légats de ne rien fur^ qu'ils n'eussent vu Tabbé Cyrille et appris de lui comment ils devaient se conduirp. Mais ils n'en eurent pas la liberté : rar, étant arrivés à Abyde, ils y furent arrè»i3 par ordre de l'empereur Zenon et da p». triarche Acace. On les mit en prison, ai^rv^ leur avoir 6té leurs papiers, de peur qu lU ne remissent aux Catholiques de Cod^ud* tinople les lettres qu'ils avaient poureui. Pendant cette prison, l'empereur les menaça de mort, s ils ne communiquaient arti Acace et Pierre Monge; ensuite il emplofi les caresses, les présetits et les sermenû Les légats cédèrent enfin, et, contre leor ordre, promirent de communiquer avK Acace. Alors on les tira de prison; ils vinrent h Constantinople; ils parurent en public avec Acace, et reconnurent Pierre Monge pour évoque légitime d'Alexai^ln-.

et communiquèrent avec ses apocrisiaires. Après quoi on les renvoya en liberté. Il n^ avait que les deux évêques Vital et Misèot ; car le troisième légat, Félix, défenseur c TEglise romaine, était tombé malade en chemin, et n'arriva h Constantinople quV près que Vital et Misène furent sorti) t« iirison. On lui ôta aussi ses papiers; on >« mit dans une prison, et, comme il deoirori ferme, Acace ne voulut fias le voir. Mau avant que les deux évêques légats partisvri de Constantinople, les Catholiques de .j ville firent trois protestations contre iejr nrévarications. Ils en attachèrent une p<.bliquement à l'habit des légats; ils pubiiérent la seconde comme un livre. Cyri^f, abbé des acemètes, et d'autres abbés île Constantinople avec les évêques catholii^urs d'Egypte qui v étaient, écrivirent au 9i\^ Félix ; et Cyrille envoya Siméon, un «Je «^ moines, porier les lettres à Rome. Il s arriva avant les lésais, et instruisit IrVa^f de leur prévarication; ajoutant qu'aiabi leur arrivée à Constantinople, on n*y récitui qu'en cachette le nom de Pierre Monge dao< les d^ptiques» mais depuis on le réaiLi publiquement : ce qui servait aux béreu* ques pour séduire plusieurs, comme si le siège de Rome avait reçu Pierre Monge.

Vital et Misène arrivèrent à Rome, chsrfh de lettres de l'empereur et du iNitriarcLr. Celles de l'empereur accusaient Jean Talaii de parjure, et disaient que Pierre Mooje n*avait pas été ordonné sans examen, Dat« après avoir souscrit de sa main qo'd recevrait le concile de Nicée, suivi (lar celui de Chalcédoine. « Vous devez tenir pour certain, » ajoutait-il, « que nous reeevoos et

cilo de Chalcédoine. Les lettres d*Acjre étaient pleines aussi de louanges pour Pierrv Monge.

Alors le Pape Félix assembla un camilt. où l'atraire des légats Vital et Misène f ■( examinée. On produisit les lettres de r^-

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rilfeeC des autres abbés de Constanlinople elde:i évèques égyptiens^ qui perlaient que tJeanTaiaia était Calholique el ordonné; que Pierre Monge, au contraire, était héré- Utjue et ordonné seulement par deux hérétiques coiuiue lui, et qu*après la fuite de Jean, on avait fait sounrir aui Catholiques toutes sortes de supplices; qu'Acace avait appris tout cela par des personnes qui ]*étaient venues trouver h Conslanliuople, et qu'il favorisait Pierre en toutes choses. » Le moine Siméon soutint la vérité de tous ces faits, et convainquit Vital et Misène d*avoir cotnmuniqué avec les hérétiques, et

Srononcé à haute voix le nom de Pierre onge dans les sacrés dyptiques. Il leur soutint que, bien qu*on leur eût fait plusieurs questions, ils n*avaieut voulu parler è aucun Catholique, ni rendre les lettres dont ils étaient porteurs, ni rien examiner des attentats commis cimtre la foi. On produisit aussi le prêtre Silvain, qui avait été h Conslantinople avec Vital et Misène, qui confirma la dé(H)silion de Cyrille et des autres moines qui l'accompai^naicnt. On lut la lettre d*Acace au Pape Simplicius, qui portait que Pierre avait été déposé depuis longtemps, et le qualifiait d'enfant de ténèbres.

Vital el Misène, étant ainsi convaincus, furent déposés de l'épiscopat et excommuniés. Tout le concile se proiionf aaussi contre Pierre .Monge en ces termes : L'Eglise romaine ne reçoit point Vhérétique Pierre^ condamné depuis longtemps par le jugement du Saint-Siège, eJtcommunie et anathématisé; rar, quand il n'y aurait pas autre chose ionirt lui, il suffirait qu'il eût été ordonné par des hérétiques pour ne pouvoir pas gou^ ternir des Catholiques. Quant à Acace de Coo>lantinople, ou voit par le fait même c.o(ul)ien il est répréhonsible; puisque ayant qualifié Pierre d'hérétique dans ses lettres à Simplicius, il ne Tapas déclaré à Zenon, comme il devait le faire, s'il aimait la foi plus que l'empereur. Dans ce même concile ou dans quelque autre précédent avant l'arrivée des légats, le Pape, pleinement infornjé ifu'Acace était hérétique, lui écrivit une lettre sjnodale, où il disait : Vous atez pé^ îhé; n'y retournez plus^ et demandez pardon as passé. Mais Acace, ayant reçu cette lettre, ne cl)an({ea point de conduite. 11 ne quitta ]>oiQt ta communion de Pierre Monge, et ne lui conseilla point ouvertement de recevoir le concile de Chalcédoine et la lettre de saint Léon.

Le Pape Félix, en étant informé, procéda entiti à U condamnation d'Acace dans un concile des évêques d'Italie, et donna sa sentence » qui commence ainsi : Vous êtes trouté coupable de plusieurs fautes. Au méprit des canons de Nicée^ vous avez usurpé Us droits des autres provinces; vous avez non-ieu/emenl reçu à votre communion des fi^rétiques usurpateurs que vous avez vousnéme condamnés^ mais vous leur avez encore fUmné le gouvernement d'autres Eglises : té-- >iMiii Jtan que vous avez mis à tyr^ après 9tt< les Catholiques iApamée lavaient re-

fusé et quil avait été chassé d'Antioche, et Uimerius déposé du diaconat et excommunié^ que vous avez élevé à la prêtrise. Il lui re-

ttroche ensuite la protection qu'il donne à Merre Monge, ennemi du concile de Chalcédoine, pour le maintenir dans le siège de Saint-Marc; les violences exercées contre les légats Vital, Misène et Félix, au mépris du droit des gens. Vous n'avez point voulu répondre^ ajouta- l-il, devant le Saint-Siège, suivant les canons, au libelle de mon confrère Jean ; c'est Talaia qui a intenté contre vous des accusations très-graves, e/, par ce silence a/fectéf vous les avez confirmées. II conclut : Ayez donc part avec ceux dont vous embrassez si volontiers les intérêts, et sachez que par la présente sentence vous êtes privé de r honneur du sacerdoce et de la communion catholique, étant condamné par lejugement du Saint-Esprit et de l'autorité apostolique, sans pouvoir jamais être absous djs cet anathème. Cœlius Félix, évêque de la sainte Eglise calholique de Rome, j'ai souscrit. Donné le vingt-huit juillet kSï. Soixantesept évêques souscrivirent cette sentence avec le Pape; ce qui montre que sous le règne d'Odoacre arien, les évoques d'Italie avaient la liberté de s'assembler comme sous les empereurs catholiques.

Tutus, ancien clerc de l'Ëglise romaine, en fut fait le défenseur, et chargé de porter à Conslantinople cette.sentenceque l'on ne pouvait y envoyer autrement. Il fut aussi chargé de deux lettres, l'une à l'empereur, l'autre au clergé et au peuple. La lettre à l'empereur Zenon est datée du 1" août de la même année: c'est une réponse à celle qu'il avait envoyée au Pape par Vital et Misène. Le Pape s'y plaint d'at»ord de la violence exercée à leur égard contre le droit des gens, respecté par les nations les plus barbares. Ensuite il déclare que <i le Saint-Siège ne peut jamais communiquer avec Pierre d'Alexandrie , quand ce ne serait que parce qu'il a été Ordonné par des hérétiques : Je vous laisse à juger si on doit choisir la communion de Vapôtre saint Pierre ou celle de Pierre d'Alexandrie. Vous pourrez connaître quel il a été, comment il a usurpé le sacerdoce^ ayant à peine un ordinateur : comment il a été compté depuis longtemps parmi les condam-nés, même chez vous : vous le pourrez, dis-je^ connaître par Us lettres qu'Acace maintenant son protecteur, a écrites à mon prédécesseur^ dont je vous envoie les copies. Il lui annonce ensuite la condamnation d'Acace, et l'exhorte à y obéir comme à une condamnation du Ciel, parce qu'il est plus utile à rem|>creur de suivre l'autorité cie l'Eglise que de vouloir lui donner la loi. Dans la Lettre au clergé et au peupledeConstantinoplele Pape déclare la condamnation de Vital et de Misène pour lever le scandale de leur prévarication. Il annonce aussi la condamnation d'Acace, dont il leur envoie la copie, et ajoute : Vous devez par votre jugement cofiserver dans son rang le prêtre Satomon, qu Acace a déposé pour plaire aux hérétiques^ et tous ceux qu'il peut avoir traités de même.

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Enfin il avertit que tous ceux qui veulent demeurer Catholiques doivent se retirer do la communion d'Acace.

Le défenseur Tutus étant arrivé en Orient, passa malgré ceux cjui Tatiendaientà Abyde, et vint h Conslantinople au monastère de Dius de l'Ordre des Acemètes. No pouvant obliger Acace à recevoir la lettre du Pape,

3ui portait sa condamnation, il fut contraint 0 la faire attacher par les moines de ce monastère au manteau d'Acace, le dimanche, comme il entrait dans Téglise pour célébrer rOffice. On fit mourir quelques-uns des moines qui avaient attaché* sa sentence, et on en mit d'autres en prison, après les avoir maltraités. Mais Tutus, après s'être si bien acquitté de sa commission, se laissa lui-même gagner par l'argent, et communiqua avec Acace. Le Pape en fut averti par des lettres de Ruûn et de Thalassius, prêtres et abbés à Constantinople, apportées par un nommé Basile. Tutus étant de retour, et convaincu en plein concile par ses lettres et par sa propre confession, fut privé de la charge de défenseur, qu'il rv'avait que pour un temgs, et excommunié. Le Pape en donna avis à Rufin, à Thalassius et autres moines de Constantinople et de Bithynie : les avertissaut de séparer de leur communion, les moines qui se seraient laissé séduire par les hérétiques: en distinguant toutefois ceuxqui n'auraient cédé qu'à la violence des tourmenis, et les traitant plus humainement.

Acace, appuyé de la protection de l'empereur, ne compia pour rien la déposition prononcée contre lui par le Pape, et continua jusqu'à la mort à offrir le saint sacriGce. Il ôta même des diptyques le nom du Pape , et fit déposer dans tout l'Orient grand nombre d'évêques catholiques, auxquels il en fit substituer d'hérétiques, ou communiqua avec ceux qui l'étaient. Il flt chasser d'Antioche l'évêque légitime Calendion, qu'il avait lui-même ordonné.

Cette même année, sous le consulat de Boëee,ilse>tint à Rome un concile le 13 mars, dans la basilique de Constantin. Il fut composé de quarante évêques d'Italie, le Pape Félix à la tête, quatre évêques d'Afrique, et soixante-seize prêtres. Là le Pape Qt lire, par le diacre Anastase, une lettre adressée à tous les évêques des diverses provinces où, après avoir ra(iporté la persécution d'Afrique, et la chute de plusieurs, qui s'étaient laissé rebaptiser, même des prêtres et des évêques, il leur prescrit que les évé^ (jueSf les prêtres et les diacres feront péni^ tence toute leur vie, sans même assister aux prières^ non -seulement des fidèles^ mais en» core des catéchumènes^ et recevront seulement à la mort la communion laïque. Pour les autres clercs^ les moines^ les religieuses et les séculiers^ on observera la règle du concile de Nicée : que ceux qui se sont fait rebaptiser sans y être contraintSy seront trois ans aadi^ teursy sept ans prosternés^ deux ans assistants à l'oraison sans offrir ; mais s'ils mcarent dans ce temps^lày ils recevront le viatique, cest-à dire l absolution : soit du mêtue

évêque qui leur aura imposé la pénitence, soit d'un autre, qui saura qu'ils Vont reçue, ou d'un prêtre.

Les impubères seront tenus quelque temps sous l'iinposition des moines, après quoi on leur rendra la communion, de peur qu'ils ne tombent dans de nouvelles fautes, pendant le temps de leur pénitence. Que si, venant en danger de mort, ils reçoivent l'absolution et reviennent après à la santé, ils ne communiqueront quà la prière seulement , jusqu'à ce que leur temps soit achevé. Les catéchumènes qui ont été baptisés par les ariens , seront trois ans avec les auditeurs, puis entre les catéchumènes, pour recevoir avec eux lagrâce delà communioncatholique, par l'imposition des mains. Les moindres clercs et les laïques, qui auront été rebaptisés par force ou par surprise, ne feront que trois ans de pénitence; mais aucun de ceux qui auront été baptisés ou rebaptisés hors de V Eglise, ne pourra jamais être admis au ministère ecclésiastique. Aucun évêque ou prêtre ne recevra dans sa ville le pénitent d'un autre évêque sans son attestation par écrit. S'il arrive quelque eus imprévu, on consultera le Saint-Siège. Celle lettre, qui est le décret du concile de Rome, n'est datée que d'un an après, sous le consulat de Dynamius et de Sippidius, 488. On y traite la rebaptisation comme l'apostasie, parce que personne ne peut so faire rebaptiser, qu'il ne se reconnaise païen.

La même année le Pape avait écrit à saint Césairo d'Arles, contre les ordinations précipitées des évêques : recommandant do s'attacher inviolablement à la règle; de ne les ordonner qu'après de longues épreuves, aûn qu'ils soient ft rmes dans leur devoir. Car on se plaignait que quelques évêques, après leur ordinaiiou, avaient passé à la vie séculière. Ce utal pouvait venir du commerce avec les Barbares, et des hostilités universelles, qui étaient cause que les bons évê- Îjues étaient obligés d'avoir des cliâteaux ortifiés, pour leur servir de retraites. On le voit dans ce même temps, par l'exemple d'flonorat, évêque do Novare. La leilre du Pafie à saint Césaire, est du 3 février 488.

A la place d'Acace, Flavila ou Flavila, prêtre de Sainto-Tliècle, fut ordonné patriarche de Constantinople. 11 ne voulut pas outrer dans son sié^çe, sans la participation du Pape Félix, et lui envoya une letiro synodale ; mai» il en envoya aussi à Pierre Mouge, faux palriarche d'Alexandrie. La lettre de Flavila fut portée à Rome avec une lettre de l'empereur Zenon par des moines catholiques ; le Pape voulant les recevoir à sa communion, leur deuiauda, si eux et Flavila, qui les avait envoyés, ne promettaient pas de rejeteries noms de Pierre d'Alexandrie et d'Acace de Constantinople. Les députés de Constantino{)le dirent qu'ils a^avaieut point cet ordre. Le Pape, en étant surpris, différa de les admettre à sa communion; et écrivit à Flavila età Tempereur, pour rendre raison de sa conduite. Il écrivit aussi à un évêque nommé Vetrauion, le conjuraoi de prulUe/' de la contlauoe que fempereur avait en lui»

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Eur procurer la paix de l*Eglise ; et à Thaiiuty abbé d*ua monastère de Goostantinople, pour ]*exhorter à tenir ferme, et h ne poinl communiquer avec leur évoque, qall ne soit en communion avec le Pape, quand mAme on aurait dtédes djptiques les noms de Pierre et d'Âcaco. Celle lettre est du i*' mai, sous le consulat de Fausle, 490. Cependant quelques personnes de bien apportèrent à Rome copie de la lettre que Flavita ayait écrite à Pierre Monge. Ainsi le Pape ▼oyant sa mauvaise foi, chassa honteusement ses députés. Flavita ne tint que quatre mois le siège patriarcal. 11 eut pour successeor Eupbéme, prêtre de Constantînople, homme très-catholique, qui rétablit dans les djptiques le nom du Pape Félix; mais parce qu*il n*en voulut point effacer celui de ses prédécesseurs, Acace et Flavita, Félix ne crut pas devoir lui accorder la communion de rEglise romaine, car il regardait ces denx hommes comme des hérétiques, dont la mémoire était condamnée. Ce saint Pape mourut dès le 2S février de Tan 492, après on pontiQcatde neuf ans; il avait donné en tomes rencontres des exemples de vertu, et de nombreuses preuves de la sainteté de sa vie. Saint Félix II est le premier Pape qui ait employé Tindiction comme date et ordonné que les Eglises ne seraient dédiées que par des évéques. Il eut pour successeur saint Gélase et est honoré comme saint le 90 janvier.

FELIX III (Saint), cinquante-quatrième Pontife et successeur de Jean I*'. — Ce Pape, fils de Castor et natif de Bénévent monta aar la chaire de saint Pierre le 12 juillet S26, et fut en partie redevable de son élection à Tbéodoric, roi d'Italie, qui avait pour lui mie grande vénération. Il gouverna TEglise «vec beaucoup de zèle, de prudence et de sainteté. Athalaric, successeur de Tbéodoric, respecta, quoique arien, ses vertus, et ce fut à sa considération qu'il donna un édit solennel qui consacrait les libertés et les privilèges de l'Eglise en affranchissant les clercs de la juridiction des juges séculiers. L'histoire ne nous apprend rien des actions de Félix m ; et, quoiqu'on produise trois lettres SOQS le nom de ce Pape, il est indubitable que les deux premières sont supposées; daos celle qui est écrite k Césaire, Félix y Approuve le règlement, qui défendait d'ordonner des évéques qui n'eussent auparavant servi dans le clergé. Ce Pape mourut après trois ans de pontiQcat» le 12 octobre 529. Il «st honoré le 25 février et eut pour succès* seiir Bouiface II. Il bâtit k Rome dans la rue Sacrée, l'église de Saint-Cosme et Saint- Damien, et rebâtit celle de Saint Saturnin qui avait été brAtée.

FEUX,antipape(lfc39]. — Voy. Euoiif s IV. FORMOSE, cent onzième Pape et successeur d'Etienne Y. — Avant son élection qui eal lieu le 19 septembre 891, Formose était é?èque de Porto. C'est le premier exemple d^aii évique transféré d'un autre siège à «•lui de Mme. « L'évèquo de Porto. • dit un MfêUnr eoot6in|K>rain, « ne fut élevé au sou-

DiCT. Ml Pahcs.

verain pontiftcat qu'en considéralion de son attachement sincère à la religion^ de son zèle et de ses vertus exemplaires, de son activité et de son expérience, de son habileté dans les divines Écritures et les antres scienres ; qualités rares surtout alorsret réputées plus nécessaires au chef de l'Eglise qu'à un simple évèque. Il avait travaillé avec fruit à la conversion des Bulgares, e< s'était si bien concilié la vénération et la confiance de ces peuples, qu'ils le demandèrent pour archevêque au Pape, Nicolas V\ dont il fut constamment estimé, leao Vlli l'avait condamné dans un concile, d'une manière également dure et humiliante : mais ce procède d'un Pape, qui put être alors trompé comme i4 le fut ensuite pour le rétablissement de Photius, ne pouvait préjudicier à la réputation de Formose, dont le plus grand crime vraisemblablement avait été ne ne

f)oint Approuver les entreprises de Charles e Chauve sur le royaume d'Italie, contre l'ordre naturel de la succession. • — Yoy. JbanVIII.— LePape Marin au lieu d'adopter les préventions de Jean, rétablit au contraire Formose dans l'évéché de Porto.

Stjlien, évèque de Néocésarée, avait écrit au Pape Etienne V, aGn que ce Pape confirmât la condamnation de Photius ; mais eu même temps il le priait de traiter avec indulgence ceux qui n avaient adhéré r)ue par contrainte à l'auteur du schisme. Etienne V étant mort avant l'arrivée des lettres de Sty- }!en, le premier soin de Formose fut de renvoyer des légats en Orient avec une lettre ainsi conçue :

Vous demandez miséticordet dit-il, e/ tous n'ajoutez point pour fut, si c'est pour un laïque^ il mérite grâce ; si c'est pour unprétrt, vous ne songez point que Photius^ étantlasquef n'a pu rien donner que sa condamnation. Votre éalise devrait aonc être purifiée par une sévère pénitence ; nutis nous écoutons ta douceur et t'humanité: cest pourquoi noue vous envoyons nos légats avec lesquels nous vous prions de vous assembler ^ en sorte qu'avant toutes choses la condamnation de Photius demeure perpétuelle et irrévocable. Quant 4 ceux qu il a ordonnés^ nous ne leur accordons grâce qu'en présentant un libelle où ils reconnaîtront leur faute^ et qu'en demandani pardon^ avec promesse de n'y plus retomber^ Us soient reçus à la communion des fidèles comme laïques^ suioani l'instruction que nous vous envoyons^ et que vous suivrez exacte» ment.

L'année suivante, le Pape Formose envoya en France deux légats, qui nrésidère^il à ua concile tenu p.ir son ordre, a Vienne en 892. Vers le même temps, il répondit àFoutques^ archevêque de Reims^ qui lui avait écrit pour témoigner la joie de le voir sur la chaire de saint Pierre, Formose l'exhortait* lui et les antres évéques de France, à compatir à rEglise romaine et à la secourir, parce qu'elle était menacée de sa ruine. Le mèmeroulques lui ayant écrit sur le couronnement du roi Charles, qu'on appela le Simple, et lui demandant son conseil, le

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DlCTiONNAlKE

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Enfin il avertit que tous ceux qui veulent demeurer Catholiques doivent se retirer de la communion d*Acace.

Le défenseur Tutus étant arrivé en Orient, passa malgré ceux qui l'attendaient à Abyde, et vint h Constantinople au monastère de Dius de TOrdre des Acemètes. Ne pouvant obliger Acace à recevoir la lettre du Pape,

3ui portait sa condamnation, il fut contraint 0 la faire attacher par les moines de ce monastère au manteau d'Acace, le dimanche, comme il entrait dans l'église pour célébrer rOfiîce. On fit mourir quelques-uns des ûjoinesqui avaient attaché* sa sentence, et on en mit d'autres en prison, après les avoir maltraités. Mais Tutus, après s'être si bien acquitté de sa commission, se laissa lui-même gagner par l'argent, et communiqua avec Acace. Le Pape en fut averti par des lettres de RuQn et de Thalassius, prêtres et abbés à Constantinople, apportées par un nommé Basile. Tutus étant de retour, et convaincu en plein concile par ses lettres et par sa propre confession, fut privé de la charge de défenseur, qu'il rv'avait que pour un temgs, et excommunié. Le Pape en donna avis à Rufin, à Thalassius et autres moines de Constantinople et de Bithynie : les avertissant de séparer de leur communion, les moines qui se seraient laissé séduire par les hérétiques: en distinguant toutefois ceux qui n'auraient cédé qu'à la violence des tourmenis. et les traitant plus humainement.

Acace, appuyé de la protection de l'empereur, ne compta pour rien la déposition prononcée contre lui par le Pape, et continua jusqu'à la mort à offrir le saint sacrifice. 11 ôta même des diptyques le nom du Pape , et fit déposer dans tout l'Orient grand nombre d'évêttues catholiques, auxquels il en fit substituer d'hérétiques, ou communiqua avec ceux qui l'étaient. Il fit chasser d'Antioche l'évêque légitime Calendion, qu*it avait lui-même ordonné.

Cette même année, sous le consulat de Boëee,ilse>tint à Rome unconcile leISmars, dans la basilique de Constantin. Il fut composé de quarante évêques d'Italie, le Pape Félix à la tête, quatre évêques d'Afrique, et soixante-seize prêtres. Là le Pape fit lire, par le diacre Auastase, une lettre adressée à tous les évêques des diverses provinces où, après avoir rafiporté la persécution d'Afrique, et la chute de plusieurs, qui s'étaient laissé rebaptiser, mènie des prêtres et des évoques, il leur prescrit que les écé-ques^ les prêtres et les diacres feront pénitence toute leur vie, sans même assister aux prières^ non -seulement des fidèles y mais en^ core des catéchumènes^ et recevront seulement à la mort la communion laïque. Pour les autrès clercs^ les moineSy les religieuses et les séculiers^ on observera la règle du concile de Nicée : que ceux qui se sont fait rebaptiser sans y être contraints^ seront trois ans auditeursy sept ans prosternés^ deux ans assistanls à f oraison sans offrir; mais s^ils meurent dans ce temps-là^ ils recevront le viatique, c est 'à dire l'absolution : soit du même

évêque qui leur aura imposé la pénitence^ soit d'un autre^ qui saura quils Vont reçue^ ou d'un prêtre.

Les impubères seront tenus quelque temps sous l'imposition des moines, après quoi on leur rendra la communion, de peur quils ne tombent dans de nouvelles fautes, pendant le temps de leur pénitence. Que si, venant en danger de mort, ils reçoivent l'absolution et reviennent après à la santé, ils ne communiqueront quà la prière seulement, jusqu à ce que leur temps soit achevé. Les catéchumènes qui ont été baptisés par les ariens , seront trois ans avec les auditeurs, puis entre les catéchumènes, pour recevoir avec eux la grâce delà communioncatholique, par l'imposition des mains. Les moindres clercs et les laïques, quiauront été rebaptisés par force ou par surprise, ne feront que trois ans de pénitence; mais aucun de ceux qui auront été baptisés ou rebaptisés hors de l Eglise, ne pourra jamais être admis au ministère ecclésiastique. Aucun évêque ou prêtre ne recevra dans sa ville le pénitent d'tm autre évêque sans son attestation par écrit. SHl arrive quelque ciis imprévu, on consultera le Saint-Siège. Cette lettre, qui est le décret du concile de Rome, n'est datée que d'un an après, suus le consulat de Dynauiius et de Sippidius, 488. On y traite la rebaplisation comme l'apostasie , parce que personne ne peut se faire rebaptiser, qu'il ne se reconnaise païen.

La même année le Pane avait écrit à saint Césaire d'Arles, contre les ordinations précipitées des évêques : recommandant de s'attacher in violablement à la règle; de ne les ordonner qu'après de longues épreuves, aùa qu'ils soient fermes dans leur devoir. Car on se plaignait que quelques évêques, après leur ordinaiiou, avaient passé à la vie séculière. Ce uial pouvait venir du commerce avec les Barbares, et des hostilités universelles, qui étaient cause que les bons évêques étaient obligés d'avoir des châteaux fortifiés, pour leur servir de retraites. On le voit dans ce même temps, par l'exemple d'flonorat, évêque do Novare. La leilrc du Pape à saint Césaire, est du 3 février 488.

A la place d'Acace, Flavila ou Flavita, prêtre de Sainte-Thècle, fut ordonné patriarche de Constantinople. Il ne voulut pas entrer dans son sié^e, sans la participation du Pape Félix, et lui envoya une lettre synodale ; mais il en envoya aussi à Pierre Moug^t faux patriarche d'Alexandrie. La lettre de Flavila fut portée à Rome avec une lei( l'empereur Zenon par des moines ques ; le Pape voulant les recevoir à munion, leur demanda, si eux

aui les avait envoyés, ne pn e rejeter les noms de Pierre cl d'Acace de Constantinu|ile« Constantinople dirent uu ils , cet ordre. Le Pape, en etailli de les admettre à sa coi à Flavila et à Tempereur^^ de sa conduite. Il éeriW nommé Vetranioni ** de la confiance tp

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pour procurer la paix de l*Eglise ; et à Tbamm^ abbé d*ua monastère de Goostanti- Du|)le, pour Texhorter à tenir ferme, et h ne point cominiiniquer avec leur évoque, qa*j| ne sotl en communion avec le Pape, quand même on aurait ôtédes djptiques les noms de Pierre et d*Âcaco. Cette lettre est du i" m«, sous le consulat de Fauste, 490. Cependant quelques personnes de bien apportèrent à Rome copie de la lettre que Flavita avait écrite à Pierre Monge. Ainsi le Pape voyant sa mauvaise foi, chassa honteusement ses députés. Flavila ne tint que quatre mois le siège patriarcal. Il eut pour successeur Eupbéme, prêtre de Constantinople, homme très-catholique, qui rétablit dans les djptiques le nom du Pape Félix; mais parce qo*il n*en voulut point effacer celui de ses prédécesseurs, Acace et Flavita, Félix ne crut pas devoir lui accorder la communion de rEglise romaine, car il regardait ces deux hommes comme des hérétiques, dont la mémoire était condamnée. Ce saint Pape mourut dès le 25 février de l'an 492, après un pontificat de neuf ans; il avait donné en toutes rencontres des exemples de vertu, et de nombreuses preuves de la sainteté de sa vie. Saint Félix II est le premier Pape qui ait employé Tindiction comme date et ordonné que les Eglises ne seraient dédiées que par des évéques. Il eut pour successeur saint Gélase et est honoré comme saint le 30 janvier.

FEUX. III (Saint), cinquante-quatrième Pontife et successeur de Jean P*. —Ce Pape, fils de Castor et natif de Bénévent monta sur la chaire de saint Pierre le 12 juillet 526, et fut en partie redevable de son élection à Théodoric, roi dltalie, qui avait pour lui une grande vénération. Il gouverna TEglise avec t>eaucoup de zèle, de prudence et de sainteté. Athalaric, successeur de Théodoric, respecta, quoique arien, ses vertus, et ce fut à sa considération qu*il donna un édit solennel qui consacrait les libertés et les pri- ▼ilégesde TE^Iise en affranchissant les clercs de la juridiction des juges séculiers. L'histoi re ne nous apprend rien des actions do Félix 111 ; et, quoiqu'on produise trois lettres soos le nom de ce Pape, il est indubitable que les deux premières sont supposées; daos celle qui est écrite k Césaire, Félix y approuva le règlement, qui défendait d*ordonner des évèques qui n'eussent auparavant serTi dans le clergé. Ce Pape mourut après trois ans de pontiQcat, le 12 octobre 529. Il est honoré le 25 février et eut pour succès* »eiir Booiface II. Il bâtit k Rome dans la rue Sacrée, Téglise de Saint-Cosiue et Saint- Damien, et rebâtit celle de Saint Saturnin qui avait été brAlée.

F£UX,antipaperi439]. — Voy. Euoiif s IV. FO&MOSE, cent onzième Pape et successeur d'Etienne Y.— Avant sou élection qui eut lieu le 19 septembre 891, Formose était évéque de Porto. C'est le premier exemple d*uji évéque transféré d'un autre siège à «•lui da Mme. « L'évèquo de Porto* » dit un auteur eootam|iorain, « ne fut élevé au sou-

DiCT. Ml Pahcs.

verain pontiftcat qu*en considéralioii de son attachement sincère à la religion, de son zèle et de ses vertus exemplaires, de son activité et de son expérience, de son habileté dans les divines Écritures et les antres sciences ; qualités rares surtout alorr et ré* putées plus nécessaires au chef de l'Eglise qu'à un simple évèque. Il avait travaillé «rec fruit à la conversion des Bulgares, «4 s'était si bien concilié la vénération et la confiance de ces peuples, qu'ils le demandèrent pour archevêque au Pape, Nicolas I*', dont il fut constamment estimé, leao Vlli lavait condamné dans un concile, d'une manière également dore et humiliante : mais ce procède d'un Pape, qui put être alors trompé comme i4 le fut ensuite pour le rétablissement de Photius, ne pouvait préjudicier à la réputation de Formose, doat le plus ffrand crime vraisemblablement avait été ne ne

f)oint approuver les entreprises de Charles e Chauve sur le royaume d'Italie^ contre l'ordre naturel de la succession. • — Yoy^ JbanVIH. —Le Pape Marin au lieu d'adopter les préventions de Jean, rétablit au contraire Formose dans l'évéché de Porto.

Stjlien, évèquft de Néocésarée^ avait écrit au Pape Etienne V, afin que ce Pape confirmât la condamnation de Photius ; mais en même temps il le priait de traiter avec indulgence ceux qui n avaient adhéré que par contrainte à l'auteur du schisme. Etienne V étant mort avant l'arrivée des lettres de Sty- !*en, le premier soin de Formose fut de renvoyer' des légats en Orient avec une lettre ainsi conçue :

Vous demandez miséricorde, dit-il, et tou$ n'ajoulex point pour qui^ si c'est pour un laïque, il mérite grâce ; si c'est pour unprétrt, vous ne songez point que Photius^ étant lai^ef n'a pu rien donner que sa condamnation. Votre éalise devrait aonc être purifiée par une sévère pénitence ; mais nous écoutons la douceur et l'humanité; cest pourquoi nous vous envoyons nos légats avec lesquels nous vous prions de vous assembler^ en sorte qu'avant toutes choses la condamnation de Photius demeure perpétuelle et irrévocable. Quant 4 ceux qu'il a ordonnés^ nous ne leur accordons grâce qu'en présentant un libelle oik ils reconnaîtront leur faute^ et qu'en demandant pardon^ avec promesse de ny plus retomber^ ils soient reçus à la communion des fidèles comme laïques, suivant l'instruction que nous vous envoyons^ et gus vous suivrez exacte^ ment.

L'année suivante, le Pape Formose envoya en France deux légats, qui présidèrent à ua concile tenu p.ir son ordre, a Vienne en 892. Vers le même temps, il ré^tondit à Foulques, archevêque de Reims« qui lui avait écrit pour témoigner la joie de le voir sur la chaire de saint Pierre, Formose l'exhortait, Ini et les antres évèques de France, à compatir à PEglise romaine et à la secourir, parce qu'elle était menacée de sa ruine. Le même Foulques lui ayant écrit sur le couronnement du roi Charles, qu'on appela le Simple, et lui demandant son conseil, le

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Papo écriTit au roi Eudes, pour Texhorler à se corriger des excès dont on Taccusait, à ne point attaquer le roi Charles dans sa personne, ni dans ses biens. Il écrivit aussi au roi Charles, et lui donna des avis convenables. La môme année il couronna Guy, empereur; c'était le fils de Lambert, duc do bpolète qui avait fait tant d*actes contre le Pape Jean VIU.

L*an 895, Arnoul, roi de Germanie, ayant passé en Italie, assiégea Rome, et la prit d'assaut.Formose le regutavecde grands honneurs, et le couronna empereur. Le peuple prêta serment de fidélité à Arnoul , sauf la foi due au Pape, et Arnoul retourna en Bavière. Formose mourut le jour de PAques de Tannée 896, après avair tenu le Saint-Siège quatre mois et demi. Il eut pour successeur Boniface YI.

FUNERAILLES DO PAPE. -- Vin^t-quatie heures après la mort du Pape, les chirurgiens pontificaux ouvrent le corps et en présence des cubiculaires, procèdent ^ l'embaumement. Le cœur et les entrailles sont placés dans une urne scellée avec soin, et le soir portée en voiture par le chapelain particulier et le caudataire du Pontife, à Téglise paroissiale desSaintsVincent et Anastase (33^J;deux serviteurs escortent la voiture, avec des torches ardentes. Le curé, assisté des Pères ilfînUiresdeê infirmes (de la congrégation de Saint-Camille de Lcllis), attachés h cette église, reçoit ces restes vénérables et fait l'absoute avec les cérémonies accoutumées. L'urne est ensuite déposée dans un tombeau lÎAli exprès.

Sixte-Quint fut le premier dont les entrailles furent portées en ce lieu, en 1590, parceque, lepremier, il mourutnuQuirinal, fialaîs situé alors dans les limites de cette église, qui en prenait jadis le titre de ponlilicale (SV). Autrefois lorsaue le Pape mourait en Vatican, ses entrailles étaient transportées dons les souterrains de la basilique de Saini- Pierre. Léon XIIetGrégoire XVI sont morts au Vatican, et ont cependant voulu laisser h réglise des Saints-Vincent et Anastase leur c(3uret leurs entrailles. Cette église a été bAtie par le cardinal Mazarin. Les tombeaux sont dans la chapelle souterraine. Des deux côtés du mailre-autel, les noms de plus de vingt Papes, de Sixte-Quint à Grégoire XVI, sont gravés sar deux pierres tumulaires.

Cependant le corps, revêtu d'une soutane

(33*) Il y a à Rome trois é^lisos de ce nom ; celle-ci Cal ditttiuguée des auirisft par la désignaiion a Tr$9i. Là foinaiiiie ainsi uomuiée se trouve lout auprès.

(34) Léon III a séparé des paroisses les palais apostoliques du VaUcau cl du QuiruiaKqui toriiirut ciMiime une païuts e dirigée par le sacribie el le souo-sacrisle.

- (35) Le» gardes-nobles se recrolenl dans les fa- Biilie» iiss plus bonoral^lfS df s Etais poniificaux ; ils •l»iveiii fai e preuve de uoblcsse el avoir une oeilaiiie somme tfe reveims assurée. Ils seul Its gardes du corps du Souverain Poniife. Leur grand uniforme eii : tiabil ronge galonné d*or, bandouilliére bleue à galons dur, culoues blanches, boiles à i*écuyére, chapcau fiançais à piu;ue Uaiiche.

de laine l)lancheavee la mosette el le eamaii rouges, est exposé dans la cha|)elle Stiiioi, au Vatican ; ou, si le Pape est mort ao Quirinal, dans la chapelle Pauline de cette r^* dence. 11 repose sur un lit magniGiiuemeot orné, aux pieds duauel sont deux cnipeiui pontificaux, symbole de la double iutijir* tioB. Quatre gardes-nobles pc»rtentlecrépt de deuil (35j, veillent autour, et les Pérn Pénitenciers de la basilique Vaticane continuent les prières, commencées au moniem même ou le Pontife expirait, les Saisis montent la garde autour de l'estrade funèbrv (36). On ne voit dans la chapelle ni letr&os ni le fauteuil pontifical ; la cire qui brû? sur Tautel, sur la balustrade, et autour uo lit funéraire, est blanche ; le tableaa de Tautel représente la résurrection de Laurr. Les fidèles sont admis dans la cbappeltett s*y portent en foule, pour rendre un deroie hommage au Père commun.

Si le Pape est mort au Quirinal, le cftr;« est transporté au Vatican, le soir, à cm heure de nuit. Le cortège suit lesroesqiu forment la voie Papale, strada Papak, tks cavaliers précèdent, d'espace en espace, (>osr écarter la foule; un piquet de dragons oort la marche ; puis les massiers porUot cd torches ardentes, une compagnie de la gv « suisse, le drapeau reiilié ; entre deux <£ciers, Tépée nue à I épaule, le capitiiod cheval ; un mettre des cérémonies è cUval; un grand nombre de parafireniai ^ du palais, en livrée rouge ; des marécbaai ferrants avec des torches en feu ; enâo < brancard aux litières, doublé de drap enmoisi à franges d*or, ouvert de tous c^é«, sauf par derrière, et porté par deux idu h biancnes caparaçonnées de deuil (38. U corps est revêtu de la soutane blaocbe,ô$ la mosetle et du camail rouges; il a le cbtpeau dont le Saint-Père se servait babibKtement, les souliers rouges avec la croix Lr.dée d*or au milieu. Tout autour dooxe »^ nitenciers de Saint-Pierre, récitant l'Ac des morts, et les sediarii portant des lorrdft de cire blanche. Des deux c6tés, mardici^ sur deux rangs les gardes suisses; un <ix> chement des ga^es nobles avec leurs <£ciers supérieurs, et la maître des <curo pontificales ; un détachement de carabia^^^ précédé de leurs trompettes ; une cûffptgnie de lanciers avec leurs t)andert>les fr pliées et la lance l)aissée vers la terre; ua<

(36) Les f ard«'S seisses ont conservé k dafea de iJenri IV el le coslume pUlofftesqee de trf** cle ; Ils monienl la garde la Mielarie ft ta naa. Outre celte gatde ei celle dt Capiiole , ém ••• avons déjà parlé, 1- Pape avais à mm s<n»cf<^' régimenlsde troupes su ibSe^recnsIéscidMiei^ dans les cantons caiholiquA Le cliifrv dcfj'vM poiiiificale, toutes troupes comprises, éiaii d'cann' vingt mille hommes.

(57) Les parafremeri ne sont |ms des pÊk(rattn. on ne les vuit pas dans les éc«r.es, leersnv*'''^ tout autre; les parûfrtmgri aoat piupisf ' ^ domestiques à li>iée.

(38) Ces mules, phwées aux dc«x eanaim ^ brancard, pjrlenl et ae traioeatresi dp^ ruu B.

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