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DES PAPES
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pogne^au congrès de Cambrai, avaieut exigd, comme une condition préliminaire de la paix, que la cour impériale accordflt à don Carlos, fils du Roi Catholique, l'investiture éventuelle du duché de Parme et de Plaisance, qui a{)parlenail en souveraineté directe au Saint-Siège. C'est pourquoi il y formait opposition, etc.
Le 30 décembre 1723, il tint un consistoire dans leguel il exposa qu*on avait accusé de plusieurs crimes le cardinal Alberoni auprès de Clément XI; que ce Pape était mort avant que les informations eussent été envoyées; qu'il les avait fait venir, mais qu'après avoir étém Areroent examinées dans plusieurs congrégations, on n'avait pu trouver les preuves des crimes imputés à ce cardinal; que d'ailleurs, n'étant pas d'une espèce h mériter la privation du chapeau, il jugeait k propos de finir ce procès en imposfini silence a la cause, abolissant tout ce ciui avait été lait, et voulant que ce cardinal joutt à l'avenir de tous les droits attachés à «a dignité.
L'année où mourut le duc d'Orléans, Innocent XIII donna la bulle Apostolici mmtjlerit, dans laquelle il statua sur beaucoup d 'objets relatifs à la discipline des Eglises d'Espagne, et prescrivit d'observer avec plus d'exactitude plusieurs décrets du concile de Trente. Au commencement de l'année 1734, voyant que les Jésuites n'exécutaient pas ponctuellement les bulles données contre les superstitions des idolâtres, il leur fit défense de recevoir des novices et prenait même, dit-on, des mesures pour dissoudre cette société, lorsque le 7 mars il mourut è l'Age de soixante-huit ans neuf mois et vingt et un jours, après avoir tenu le Saint-Siège deux ans et dix mois. Ou convient généraiement que, depuis longtemps, on n'avait point vu un Pape d'une aussi grande piété, [i*un désintéressement aussi rare et d un si zra nd amour pour la paix. Ce Pontife s'était faj t rendre Commachio par rem|>ereur, et payer deux millions de florins pour indem* 3iser l'Etat de l'Eglise d'avoir été privé de lette possession pendant plus de quinze ans. m Ije» Romains, » dit de Lalande, « ont été jien des années à ne cesser d'en faire *éloge et de regretter le peu de durée de son jontiQcat... L^bondanoe était générale, la lolîce exacte, les grands et le peuple égaleuent contents. » Le comte d'Albon dit a son oor que « de grandes vertus et la science I tx gouvernement avaient fait d'Innocent Xlll I xa grand prince. Aimé de tous les grands, 1 3 donnèrent k sa mort les marques des re- ;r^els les plus vib. Le peuple exprima sa io«ileur par des larmes. »
INSIGNES DU CARDINALAT. — Foy.
:^mDiNAUx. — Les membres du Sacré Colportent tous et toujours la calotte, la r retie rouge et l'anneau. L'anneau cardi-
nalice est une bague d'or ornée d'un saphirs au-dessous de la Tieature est figuré en Anail l'écu du Pape qui les a nommés.
Les cardinaux qui appartiennent à un ordre religieux conservent la couleur de cet ordre; ils n'ont ni les bas rouges, ni l'habit de ville, ni la soutane et le grand manteau rouge, comme leurs collègues sortis du clergé séculier.
Soutane noire ou bronxe, doublée et liserée de rouge, bas rouffes, chapeau ecclésiastique noir à glands d'or, quelquefois un manteau rouge galonné d'or, tel est l'habit de ville.
Le rochet de dentelle, la mosette de soie ou d'hermine , la manulUiia et la eappa magna ou grand manteau rouge, roulé derrière et que le caudataire déplie quand le cardinal va à l'obédience, forment l'habit de chœur; l'habit sacré est, suivant l'ordre du cardinal, la dalmatique, la chasuble ou la chape.
Les vêtements des cardinaux sont en soie ou en laine très-fine : ni la mantelletta ni la mosette ne peuvent être en drap ; le velours et le satin sont également interdits pour la soutane. Les couleurs sont le violet ou le ronge, suivant les temps et les cérémonies. Lorsque les cardinaux portent le violet, le chapeau cardinalice de forme allongée, avec
S lion et glands d'or, a la même couleur, uand ils prennent le deuil, les glands d'or, tous les parements et liserés rouges disparaissent ; mais le noir leur est interdit, le violet est la couleur du deuil comme celle de la pénitencQ. Aux dimanches Gaudeu^ troisième de l'A vent, et Lœtare^ quatrième du Carême, l'Eçiise mêle à sa tristesse des sentiments de joie, et les cardinaux prennent la couleur rose pflle qui tient comme le milieu entre le violet et le rouge-
A Rome, le Pape seul porte I étole à decouvert ; dans les églises dont ils sont titulaires, les cardinaux la portent sous la mosette» et ils déposent la mantelltUa qui est un signe de non juridiction, et que, par conséquent, les membres du Sacre Collège
Suiltent pendant la vacance du Saintiége.
La manUlleUa est une sorte de justaucorps sans manches, attaché au corps, ouvert par devant dans toute sa longueur et descendant jusqu'aux genoux. Elle est aussi k l'usage des évoques et même de certains prélats romains qui n'ont point le caractère épiscopal.
Le maniellonê rouge» ou manteau fermé par devant, à manches longues et pendantes, est réservé aux prélats d'un rang inférieur. De là, la division des prélats en deux grandes classes : prélats et monieUetta et prélats di manitUone. {Electiom et eouronntmeni Ai aouverotn Ptmiife.)
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DlCTIOIfîiAIEfi
>EAN I*'(Sainl)'i cinquante-troisième Pape •t successeur de saint Hormisdas, était né ea Toscane et fut élevé à Rome dans les sciences et la piété.— Âpràs s*6tre engagé dans I^état ecclésiastique, il entra* dans le clergé de Rome» dont il devint le modèle et Toracle. 11 était archidiacre de ]*£glise romaine lors- ^e^ le 12 août ^3, il fut élu d*une commune Toix pour succéder à Hormisdas, mort sept jours auparavant.
L'empire d Orient était alors sous la con^ diuite de Justin, et l'Italie obéissait à Tbéodoric, roi des G^ibs. Justin, par un zèle indiscret pour la religion catholique, résolut de détruire tous les hérétiques : il Qt des édits pour obliger les ariens à se convertir, et h céder leurs Eglises aux Catholiques. Celte entreprise troubla la paix. Les ariens eurent recours à Théodoric qui écrivit en leur faveur à Justin ; ses lettres n*ëurent poÎBt l'effet qu'il désirait.
irrité du mépris que l'on faisait en Orient de sa médiation, il Qt venir le Pape Jean à Ravenne, et l'obligea à aller en amoassade à Constantinople» pour faire révoquer les ordres de Justin, le menaçait de traiter avec rigueur les Catholiques, si l'on persécutait ceux de sa secte. Le Pape fut accompagné dans son ambassade de cinq évAques et de quatre sénateurs, dont trois avaient été consuls. Jean I*' ût tout ce qu'il put pour n'être par chargé de cette mission délicate : mais zl fut forcé de se soumettre aux ordres de Théodoric, qui était tout-puissant en Iialie. Le saint Pape fut reçu en Orient avec les ulus grandes démonstrations de respect; les habitants de Constantinople allèrent audevant de lui avec des croix et des cierges, et la pompe qu'on déploya pour la réception du successeur de saint Pierre parut surpasser celle d'un jour de triomphe. L'empereur se prosterna à ses pieds, voulut être couronné de sa main quoiqu'il l'eût déjà été par Upiphane alors patriarche; et, au rapport d*Anastilse, le Pape, en entrant dans la ville, renditlavueàun aveu^leen lui touchant les yeux. Les historiens diffèrentsurla manière dont le Pape s'acquitta de sa mission. Les uns disent que le Pape Jeaa ne pouvant fléchir l'empereur par ses remontrances, lui représenta avec larmes, que sa conduite eavers les ariens réduisait les Catholiques à de cruelles extrémités : de sorte que Justin se relâcha de la rigueur de ses édils, et fit rendre les Eglises aux ariens. D'autres s'éloignent de cette opinion, et soutiennent qu'il confirma l'empereur dans son entreprise.
Quoi qu'il en soit, le Pape étant revenu de son ambassade fut retenu à Ravenne, par ordre du roi Théodoric, avec les sénateurs qui l'avaient accompagné. Hais ce saint Pa-
f»e, épuisé déjà par toutes les fatigues que ui avait causées ce voyage, et réduitdans une triste prison où il manquait du plus strict
nécessaire, succomba bi-entAt sous le poids de ses souffrances, et fut heureusement affranchi des liens du corps par une mort précieuse devant le Seigneur, le 18 mai 926. Son corps fut porté à Rome et enterré dans l'église du Vatican. Dieu fit connaître la sainteté de son serviteur par la guérison miraculeuse d'un énergumene, qui fut délivré de son mat par l'attouchement du corps, lorsqu'on le mit sur le lit mortuaire pour TexDoser en public. Théodoric laissa mourir de la même manière ses autres amkassa^ deurs, sans avoir plus d'égard à leur rang. Quelque temps auparavant >l avait fait mourir cruellement et sur des soupçons injustes, Boëce, philosophe chrétien , et attaché au Pape >ean l*' par les liens de la plus étruile amitié. Ce grand homme avait adressé a\i Pape Jean la plupart de ses ouvrages, lorsque celui-ci u'était encore que diacpe de l'Egliso romaine. Théodoric condamna aussi Symmaque, beau-père du çrand Boëce, a être . décapité; mais, peu de jours après, ses officiers lui ayant servi à table la tète d'un poisson d'une prodigieuse grandeur, il s'imagina voir celle de Symmaque,qui le menaçait de le dévorer. La frayeur qu'il en eut lui causa un tel tremblement, qu'on fut obligé de le porter sur son lit, où il rendit l'âme au bout de quelques heures, et trois mois après la mort du bienheureux Pape, qui eut pour successeur Félix UI.
JEAN II, surnommé Mercure, fui le rinquante-sixième Pontife. — il était né à Home, et était prêtre du titre de Sainl-Cléroent, lorsque, malgré toutes les cabales sou^ levées contre hii, il fut élu pour succéder & Boniface II, le 21 janviler 533.
Platine assure que, dès quMI fut assis sur le Saint-Siège, il condamna Anaihémius qui, selon quelques-uns, était patriarche de Constantinople, parce qu'il était tombé dans l'arianisme. Peu de temps après, un défenseur de r£glise romaine se plaignit au roi A^halaric, que, pendant la vacance du Saint-Siège, auelques-uns faisant des brigues pour l'élection, avaient extorqué des promesses sur les biens de l'Eglise. Pour remédier à cet abus, le roi écrivit au Pap^ Jean et aux Eglises métropolitaines, qviit voulait qu'on observât un décret du sénat, fait du temps du Pape Boniface, et portant que quiconque aurait promis linéique chose de Itti-mème^ou pi^r personne interposée, pour obtenir un évècbe, le contrai serait déclaré nul,avecrestitution de ce qui aurait élédonné.
L'empereur Justiniea , désirant ramener des schismatiques à l'unité de TEglise, publia unédit auquel il ioignit uae profession de foi orthodoxe, qu'il fit signer à la plupart des métropolitains d'Orient^ et qu*il envoya au Pa|)e Jean avec de riches présents ; il lui donnait en même temps le titre de chef de tous les évèques^ et lui demandait la coufir-
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DES PAPES
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matioa de sa profession de foi. Le Pape rapproQva par une lettré» dans laquelle il condamna les moines qui rejetaient cette proposition : Un de la Trinité a ioufferi.
Le plus obstiné de ces moines était Cyrus, qui avait amené à Rome plusieurs autres moines, pour combattre avec lui cette proposition. Le Pape flt tout ce qu'il put pour tes ramener; mais vojant qu'ils demeuraient obstinés, il tes déclara exclus de sa cemmu- Dîon et de toute l'EKlise catbolique».comroe ils fêtaient déjà par oécision de leur évêque, le l»alriarcbe de Constantinople. Toutefois il y eut è Rome quelques moines qui se séparèrent I cette occasion de la communion du Pape. lean II dans une lettre à l'empereur Justînien approuve authentiquement cette proposition :Vn de tù Trinité a soufftrt^ de la nia- Qîère que l'empereur l'avait énoncée, après svoir expliqué la foi de la Trinité et de rlnt-arnation,. et en y ajoutant qu'il a souffert ians $a chair. Le Pape marque ensuite comment il a condamné les moines acemètes , exhortant toutefois l'empereur à les recevoir, s'ils renoncent à leurs erreurs. Cette lettre est datée du 25 mars 534. Pour les instruire, suivant leur désir,, de ce qu'il avait Jécidé au sujet de Cyrus et des autres moioes acemètes, le Pape Jean II écrivit aux >éDaleurs de Rome une lettre ainsi conçue : l'empereur f dit-il, nous a marqué au Û s'était 'levé trois questions^ savoir :si Jésus-Christ îftti être nommé un de la Trinité; s'il a souffert en sa chair ^ h divinité demeurant impaslible : si ta sainte Vierge Marte doit être nommée Mère de DieUfjproprementet véritablement, y'ous avons approuvé la foi de Vempe- •«ir, et montré qu'il en est ainsi par VEcri-
ure et les Pires. Ensuite il rapporte des auorités sur chacune de ces propositions. Le Temier des Pères qu'il cite est saint Augusin, dont TEglise romaine^ dit-il, suit et ob- <<rre la doctrine^ selon tes décrets de mes prédécesseurs. A la fin de la lettre il déclare, )ue l'Eglise romaine condamne les moines icemètes, qui ont paru évidemment être ïcstoriens. Cestpourquoif ajoute-t*il, suivant •es canons qui obligent iéviter les excommu- "iiéSfje vous avertis de ne leur pas même par-" '^■^ et de n'avoir rien de commun avec eux.
Vers le même temps, le Pape Jean reçut les lettres de saint Césnire d'Arles, et de luclaues évèques des Gaules, touchant Contfineliosus, évéque de Riez, convaincu de plusieurs crimes par sa propre confession. •.*an écrivit trois lettres sur cette affaire, 'c'ir ces lettres, il ordonna que Contumelious serait interdit de toutes ses fonctions et : ofermé dans un monastère, après toutefois |u'il aura demandé cette permission aux '^vèques; que cependant son Eglise serait gouvernée par un visiteur qui ne se mêlerait jue de la célébration dos .saints mystères, vans toucher aux ordinations, ni au temporel ie l'Eglise. Jean II mourut peu de temps tprès^ le 26 avril 535 après avoir tenu le iaint-Stége trois ans et quatre mois. Il eut HMir successeur Agapet.
JEAN m surnommé Catelun et fils d'A-
nastase qui portait le titre d'itlnstre, fut le soixante et unième pontife. — Il fut élu, le 18 juillet 559 pour succéder au PapePéla- ' Ker^ L'histoire de ^on Pontificat est restée fort inconnue. On y trouve seulement qu'il acheva l'église defiiaint-Phî4ippe et de Sainte Jacques, que son prédécesseur avait fait commencer: qu'il fit peindre plusieurs histoires, partie en mosaïque, partie avec des couleurs, qu'il en fit la dédicace, et qu'il augmenta les cimetières des martyrs.
On a prétendu que ce Pape n'avait )K)int approuvé le v* concile ; mats le cardinal Noris a prouvé que cette prétention était mal fondée, et contraire à la vérité de l'histoire : le P. Pagi eut aussi ce sentiment. Jean III mourut en 572, après avoir tenn le Saint-Siégp près de treize ans. Il fut enterré à Saint-Pierre ie 13 juillet de la mémo année 572, et» après une vacance du Saint- Siège de plus de dix mois, occasionnée pnr les ravages des Lombards en Italie : il eut pour successeur Benoit 1*% surnommé Bonose.
JEAN IV, soixante-treizième Pape et successeur de Séverin. — Après la mort de ce dernier, le Saint-Siège vaqua quatre mois et yingt-neuf jours, et on élut Jean lY, originaire de Daimatie et fils de Venance Scolastique. Il fut ordonné Pape ie dernier jour de décembre 6&0, et, aussitôt qu'il fut sacré, il assembla un concile contre l'hérésie des monothélites, que l'empereur Héraclius voulait appu^rcr par son Ecthèse. C'était un édîtque Sergius , patriarche de Constantinople, avait composé sous )e nom de l'empereur. On le nomma ecthèse^ mot grec qui sif^nifie exposition, comme étant une explication de la foi catholique, à l'occasion de la dispute touchant une ou deux opérations de Jésus-Christ. Elle commence par une confession de foi sur la Trinité, qui ne contient rien que d'ortho* doxe; elle s'explique ensuite sur Tlncarnatlon, et marque nettement la distinction des deux natures : mais elle renferme expressément la doctrine de l'unité d'opération et de Tolonté ; elle n'avait été dressée qu'à ce des.sein. Le patriarche Sergius la confirma ; il assembla un concile, la fit recevoir, et en ordonna la souscription, sous peine d'excommunication. Elle fut envoyée au Pape Séverin, mais on croit qu'il était déjà mort quand elle arriva à Rome; et le Papa Jean IV, plein de zèle pour la véritable doctrine,la condamna solennellement : il la condamna de non-» veau en écrivant à Pirthus, patriarche de Constantinople, qui avait succédé à Sergius.
Quand il eut appris que Constantin était devenu empereur, par la mort de son père Héraclius, il lui écrivit une apologie pour le Pape Honorius, où il parle ainsi : Nousrece^ vons un grand nombre éCavis de divers càtés^ qui nous apprennent que tout l'Occident esê scandalisé par les lettres que répand notre frire^ le patriarche Pirthus , enseignant des choses nouvelles contre la foi^ et prétendant tirer à son sentiment notre prédécesseur Ho^ norttif, quoiqu'il en ait été extrêmement éloi^ gné. Le patriarche Sergius lui éerivitt que
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quelques-uni admeilaieni en Jéius-Christ deux voioniéê canirairei ; à quoi Honoriut répondit^ que lésus-Christ est tout ensemble Dieu parfait et homme parfait ; mats qu'étant venu réparer la nature humaine^ il est seul conçu sans péché. C'est pourquoi il h*a jamais eu» deux volontés contraires^ et la volonté de sa chair n*a point combattu contre la volonté de son esprit. Nous avons ces deux volontés en conséquence du péché d'Adam, en sorte que taiguxUon de la chair résiste quelquefois à Vespritf et quelauefois la volonté de l esprit s'efforce de combattre celle de la chair, mais Notre-Seianeur n*a pris çiu'une volonté naturelle de Vhumanité dont il était absolument le maître^ comme Dieu à qui tout obéit. Mon prédécesseur seul a donc enseigné qu'il n'y a point jen Jésus-Christ deux volontés contraires , comme en nous autres pécheurs - ce que quelques-uns tournant à leur propre sens^ Tant soupçonné d'avoir enseigné une seule volonté de sa divinité et de son humanité^ ce qui est entièrement contraire à la vérité. .•.
Je voudrais qu'ils me répondissent selon quelle nature ils disent que Jésus-Ckrist n'a qu'une volonté. Si c'est seulement seton la nature divine^ que diraient-ils de son humanité? car il faut reconnaitre quHl est homme parfait j pour n'être pas manichéen. Mais^ si c'est Melon t humanité de Jésus-Christ qu'ils lui attribuent cette unique volonté^ 9^17^ prennent garde d'être condamnés avec Photin et Ebion^ Que s'ils disent que les deux natures n'ont aucune volonté^ ils confondent non-seulement tes volontés f mais les natures; car en soutenant une seule volonté et une seule opération de la divinité et de Vhumanité de Jésus-Christ^ n'est-ce pas lui attribuer une seule nature comme les eutychiens f
La roort précipitée de Constantia rendit apparemment inutile cette remontrance du Pape : lui-même ne survécut pas longtemps^ car il mourut^ Tannée suivante ôthâ» après aroir tenu le Siège un an et neuf mois. Il fut enterré dans l'église de Saint-Pierre, le là octobre. Pendant son pontificat, il envoya de
f;randes sommes d'argent en Dalmatie et en strie, pour racheter les captifs pris par les Slaves, li fit apporter des mêmes payé les reliques des saints martyrs Venance, Anastase et Maur, et de plusieurs autres. Il leur fit bâtir une église près le baptistère de Latran. Après la mori de Jean IV, le Saint*Siége vaqua un mois et treize jours, et on lui donna pour successeur Théodore.
J£AN V, quatre-vingt-deuxième Pontife et successeur de saint Benoit II, fut le contemporain de Tempereur Justinien II et de Tbierri I*% roi de France. — Il fut élu Pape le 10 juin 686. Ce Pape était Syrien, de la province d*Antioche, et fils de Cyriaque. Etant encore diacre, il fut envoyé par le Pape Agathon, comme lé^at du Samt-Siége, au yi* concile oecuménique. 11 était savant, courageux et très-modéré. Son élection, suivant Tancienne coutume interrompue depuis longtemps, se fit par acclamations unanimes dans réglise de Latran, d'où il fut piené avec pompe au palais {>onlifical. Il {ut
ordonné comme IVait été Léon H, par les évèques d'Oslie, do Porto et de Vellelri. H confirma, dans un concile, un dâ<:ret du Pape Martin qui obli[;eait les évéques de Sardaigne à venir se faire ordonner à Rome, suivant l'ancien usage , interrompu pendant quelque temps, par suite d'un privilège accordé à révèque de Caglian pour faire les ordinations. En sorte que Citonat, alors évégue de Cagliari, ayant ordonné Novellus evéque des Torres , sans la permission de Jean V, ce Pape tint un concile oCt Novellus fut remis sous l'obéissance du Saint-Siège, par un acte authentique, qui fut gardé dans les archives de l'Eglise romaine. Ce Pape fut affligé d'une longue maladie, en sorte qu*à
Srand'peine pouvait-il faire les ordinations es évèques; et toutefois, pendant un an que dura son pontificat, il en ordonna treize en divers lieux. Jean V mourut le 2 août 687, fut enterré dans Téglise de Saint-Pierre* et eut pour successeur le Pape Gonon.
JEAN VI, quatre-vingt-cinquième Pontife et successeur de saint Sergius 1", fut le contemporain de Tibère III, empereur d'Orient, et de Childeberl II, roi de France. — Ce Pape, Grec de nation , fut élu le 28 octobre 70t. Nous ne savons que fort peu de choses des actions de sa vie. Peu de temps après son élection, Théophilacte, chambellan de l'empereur, patrice et exarque d'Italie, vint de Sicile à Rome. Les troupes l'ayant appris, s'assemblèrent tumultueusement dans cette ville pour le maltraiter; mais le Pape Jean s'y opposa, fit fermer les portes de Rome, envoya des évéques au camp oà les soldats étaient assemblés, e^ par ses vives exhortations, apaisa la sédition. Le calme était i peine obtenu, que Gilulfe, Lombard, duc de Benévent, vint ravager la Campanie, pillant, brûlant et enlevant beaucoup de captifs, sans
aue personne lui résistât. Le Pape, étant hors 'état de réprimer ces violences, envoya des évèques avec de grandes sommes tirées des trésors de l'Eglise, racheta tous les captifs, et, à force de présents, obligea Gilulfe à se retirer avec ses troupes. L année suivante, saint Yilfrid, oui avait des ennemis en Angleterre, vint a Rome trouver le Pdpe pour se défendre contre ceux qui pourraient rao* cuser. Le Pape, avec plusieurs prêtres, assembla un concile dans lequel saint Vilfri<i fut pleinement justifié des accusations intentées contre lui par l'archevêque de Cantorbéry. Après avoir absous saint Yilfrid, le Pape Jean VI écrivit une lettre aux deux rote Elheirède des Merciens et Alfride de Nor» thumbre, où il parle ainsi : Hbus admones^ tons Berthualdf, évéque de Cantorbéry^ d'as^ sembler un concile avec Vévique Yilpid: quil p fasse venir les évéques Basa eSJeanj et qua* près les avoir entendus^ H termine^ sHlsepeut^ leur différend dans un concile^ sinon quil les renvoie au Saint-Siège pour être jugés par un concile plus nombreux^ sous peine à celui qui refusera de s'y trouver y d'être rejeté non^ seulement par tous tes évêaues^ mais par taus les fidèles. Le Pape exhorte ensuite les deux rois à procurer l'ôxécutioa de ce décret
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DES PAPES
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Bosa avait été iutras dans le siéflce dTorck à a place de saint Vilfrid, et Jean dans le siège roagustad à la place d'Eala. Jean VI mouut le 9 janrier 70S| et eut pour successeur lean VII.
JEAN VII, quatre-vingt-sixième Pontife,
Irec de nation et fils de Platon, était savant
H très-éloquent pour le siècle où il vivait.
- Il fut élu le i*' mars 705, et tint le Siège
Jeux ans sept mois et dix-septjours sous les
empereurs Tibère et Juslinîen II. Ce dernier,
|ui était remonté sur le trône, lui envoya
leux métropolitains chargés des Actes du
onciletnrni//o, et d*une lettre par laquelle
l le conjurait d'assembler un concile, et de
ooQrmer ce qu*il approuverait dans ces
ictes. Mais le Pape, craignant de déplaire à
'empereur, renvoya ces actes à Constanti-
lople, sans foire aucun changement, et sans
ien décider. « Cette conduite, » dit Tabbé
leceveur, « taxée par les uns de faiblesse, et
[ue d*autres ont regardée comme un acte de
Tudence, ne saurait être présentée comme
tne approbation du concile guinisexte, et
ans tous les cas elle ne pouvait avoir d'autre
ITet ni d'autre but qbe d'en permettre, ou
•lutdt d'en tolérer l'observation dans les
églises d'Orient. Jean Vil obtint d*Aribert,
(>/ des Lombards, la restitution des Alpes
ottiennes, c'est-à-dire du mont Genève et
u mont Cenis, usurpés depuis longtemps
jr le Saint-Siège par cette nation. » Ce Pape
^para plusieurs églises, entre autres celle
? la Sainte-Vierge, nommée l'Ancienne, où
ût sa demeure pendant son pontificat. Il
^ou^ut le 17 octobre 707, et fut enterré le
'Odemain 18 dans la basilique de Saint*
ierre, devant un oratoire de la Vierge qu'il
vait fait bâtir, en ornant les murs de pein-
jres en mosaïque. C'est tout ce que Ton sait
u pontificat de Jean VII, qui eut pour suc-
esseur Sisinnlus.
JEAN Vlll,archidiacrede l'Eslise romaine,
accéda à Adrien II en 872. — Il fut contem-
orainde Basile, empereur d*Orient, de
harles le Chauve et de Louis II, rois de
ranco. Dès le commencement de son pon-
(icat il demanda des secours à l'empereur
onlre les Sarrasins, qui exerçaient les plus
rafids ravages en Italie. Celte contrée était
(ors eo proie aux violences les plus terri-
les et à la plus grande anarchie. Dans cette
HCre à l'empereur, Jean VIII s'exprime ainsi :
u^antnoui avion$ de joie de celui que vous
uiM tatiez promis^ autant avone-nous étéaffli-
fs Rapprendre qu il eêt retenu sans rien faire.
n répand le sang des Chrétiens ; celui qui .
tf e U feu ou le glaive est mené en captivité
n Rituelle; les villes^ les bourgades^ tes viU
u^ms périssent; les évéques sont dispersés^ et
owU hlus pour refuge aue Rome; leurs mai-
jns episcopales sont tes retraites des bêles
iuvages; us sont eux-mêmes vagcU)onds et
(duits à tnendier au lieu de, prêcher. Van
titsc nous semâmes^ nous ne recueillîmes
fnt » ctlte année^ n ayant point semé^ nous
avons pas mime Pespérance de recueillir.
^»urquoi parler des païens? les Chrétiens ne
*nt pas mieux f •e veux dire quelques uns de
ceux que vous appelet ducs. Ils pillent les biens de saint Pierre à la ville et à' la campa*^ gne; ils nous font mourir ^ non par le fer^ mais par la faim ; ils n'emminent pas en eap^ tivitéf mais ils réduisent en servitude. Leur oppression est cause que nous ne trouvons per^ sonne pour combattre les ennemis. Vous êtes seuly après IKeUf notre refuge et notre eonso* lation. Nous vous supplions done^ de tout notre cœurt avec les eviques^ les prêtres ^ les nobles et le reste de notre peuple^ de tendre la main à cette ville accablée et à VEglisCy vo^ tre lUère^ de qui vous tenez le royaume et la foi. Le Pape écrivit aussi k l'impératrice Ri« childe, pour qu'elle pressât ce secours. Mais l'empereur était resté sourd à la voix du Pontife ,. et nous verrons bientôt que la France ne put aussi porter secours au Saint-Siège.
Nous avons de Jean VIII un grand nombre de lettres où l'on voit qu'il était fort occupé des affaires temporelles de Tllalie, et qu'il était obligé d'avoir recours aux excommunications. Ce fut par son ordre gue Jean, diacre de rEsrlise a e Rome, écrivit en quatre livres la rie de saisit Grégoire le Grand. LambeN, due de Spolète, qui avait recouvré son duché, après avoir ravagé les environs de Rome, entra dans la ville, arrêta le Pape, et voulut même empêcher qu'on ne lui portât des vivres. De8évêques,des prêtres et des moines, qui étaient venus à Rome, en procession , pour y offrir le saint Sacrifice, furent chassés h coups de i^flton. Pendant un mois il n'y eut aucun Office, ni le jour, ni ia nuit. Lambert disait qu*il agissait ainsi par ordre du roi Carloman ; et, eu effet, il fit prêter serment à ce prince par les grands de Rome; mais on disait qu'il voulait se foire empereur lui-même. Quand il se fut retiré, le Pape fit porter au palais de Latran le trésor de Saint-Pierre; il couvrit l'autel d'un ciliée, fit fermer toutes les portes de l'église , et renvoya les pèlerins qui y venaient de tous les pays du monde : il vint ensuite en France pour se plaindre des violences de Lambert. Louis le Bègue, qui était h Tours, le fit prier d'aller à Troyes, pour y tenir un concile que le Pape demandait. Jean Vlll fit de grands efforis pour rendre le concile nombreux, mais il fut peu utile pour les intérêts temporels de l'Italie, moins enrx>re pour ceux de la religion.
Ensuite le Pape couronna le roi Louis le Bègue, le 7 se[>tembre 878, quoiqu'il l'eût été par Hincmar de Reims I année précédente. Après la cérémonie, le roi invita le Pape à un grand repas; il lui fit beaucoup de présents, et le renvoya à Troyes. A la fin du concile, le Pape parla ainsi aux évéques : «I Je désire, mes frères, que vous vous unissiez avec moi pour ta dèlense de l'Eglise romaine, avec tous vos vassaux armée en guerre, jusqu'à ce que je retourne à Rome, et je vous prie de me donner sur ce point une réponse certaine, sans ditfèrer. » Pois il dit au roi : « Je vous prie, mon cher fils, de venir sans délai défendre et dél vrc r la sainte Eglise rcraainc, comme vos prédécesseurs
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ront fait» car tous êtes le miDistre de Dieu contre le^ méchants* et ne portez pas le glaive sans sujet ; autrement, craignez d*attirer sur vous et sur votre royaume la peine de quelques anciens rois, qui épargnèrent les ennemis de Dieu. Je vous conjure de me répondre ici sans différer. » On ne voit, dans rhistoire, aucune réponse ni du roi, ni des évècjues. Sans doute qu'ils ne croyaient pas avoir en ce moment les forces et les moyens nécessaires pour secourir efficacement le Souverain Pontife.
Dès le début de son pontificat, Jean VllI avait excommunié le duc Sergius, qui, s*al* liant avec les ennemis du nom chrétien, avait fait un traité avec les Sarrasins, lesquels proûlaienl de cette alliance pour exercer le pillage iusqu'aux portes de Rome. I! avait aussi déposé Formose, évéque de Porto, qui s*élait ouvertement déclaré contre Charles le Chauve. Cette déposition avait eu lieu dans un concile tenu à Rome, en avril 876. ;Ddns un autre concile à Rome, tenu Tannée suivante, le Pape conQrma Télection de Cliarles le Chauve, avec anathème contre ceux qui oseraient se déclarer contre lui. Le discours du Pape, prononcé à ce sujet , contient ces paroles remarquables : « Nous l'avons choisi (Je l'avis de nos frères les évoques, du clergé, du sénat et de tout le peuple romain, et selon l'ancienne coutume, nous l'avons élevé solennellement à la dignité impériale avec l'onction extérieure, signe de l'onction intérieure du Saint-Esprit. » Peu detempsaprès le Souverain Pontife tint à Rome un concile qui publia plusieurs canons de discipline.
Lambert, duc de Spolète, s'étant rendu à Rome, y commit toutes sortes de violences , retint longtemps le Pape prisonnier à Saint- Pierre, et rétablit Formose et les autres qui avaient été condamnés. Le Pape excommunia Lambert et ses complices; puis, ayant trouvé le moyen de s*embarquer sur la mer de Toscane, il se rendit en France, où, comme nous l'avons dit il sollicita en vain le roi et les évêquès de venir au secours de l'Eglise romaine.
Les Sarrasins continuaient de ravager rilalle'; et plusieurs villes avaient fait avec eux des traités contre lesquels Jean Yill s*éleva fortement dans plusieurs lettres, où il menace d'excommunier ceux qui persisteraient dans celte alliance avec les ennemis de l'Eglise. N'ayant pu obtenir des rois français les secours qu'il avait sollicités au concile de Troyes, il tourna ses espérances du côté de l'empereur Basile. 11 avait envoyé, dès te commencementdel'an 878, deux légats à Coustantinople dans ce but. Il les avait chargés d'une lettre pour le patriarche Ignace, qui l'avertissait pour la troisième fois de se désister de ses prétentions sur la Bulgarie. Il écrivit dans le même sens aux évêques grecs qui étaient dans celle province, et au roi Michel. Saint Ignace mourut avant l'arrivée des légats. Pholius ayant repris posses-
sion de l'Eglise palfiarcale, et exercé les plus horribles violences, parvint k séduire les légats du Pape. En même temps il envoya des députés à Rome, avec une lettre où il protestait qu'on l'avait contraint à remonter sur le siège patriarcal. 11 surprit les signatures de quelques prélats, leur déroba leurs sceaux , et les apposa sur sa lettre. Il en fabrique ensuite une autre au nom du défunt patriarche et des évèques qui lui étaient restés fidèles, et leur fait adresser une humble supplique au Souverain Pontife, pour )e prier de recevoir Pholius dans sa communion. Il se fait précéder en outre par une lettre pressante de l'empereur en sa faveur
Le -Pape se trouve alors dans la plus grande perplexité , et craignant de prolonger le schisme, croit pouvoir se relâcher de la rigueur des canons.Il répond donc à l'empereur, qu'à sa prière, et attendu la mort du patriarche légitime et les drconstances du temps, il voulait bien user d'indulgence envers Pholius, mais à condition qu'on assemblerait un concile où cet intrus demanderait pardon; qu'il rendrait au Saint-Siège la juridiction sur la Bulgarie, et qu'à l'avenir on n'élèverait plus de laïque sur le siège patriarcal. Photlus corrompit les légats, falsifia les lettres du Pape, et après avoir ainsi tout apprêté pour tromper le concile, il lui fit faire tout ce qQ*il désirait.
Les légats étant revenus à Rome, le Pape écrivit à l'empereur, en disant : iVouj apprauvom ce que le concile de ConslantinopU a ordonné, par indulgence et par grdce^ pour le rétablissement de Photius; mais nos, lé^ gats ont fait quelque chose contre nos ordres^ nous le rejetons et le déclarons nul et non avenu, il écrivit à Photius avec la même restriction. Hais, sur la réponse qu'il en reçoit, il aperçoit qu'on a enfreint ses instructions, qu'on a soustrait, altéré ou méprisé ses lettres; il ne sait plus qu'imaginer; il ignore ce ({u'ou a pu faire à Constantînople de l'autorité du Saiut-Siége. Il fait appeler Marin, ce diacre de l'Eglise romaine qui, au VIII* concile.', avait si énergiquemcnl résisté à Photius ; c'est cet homme éprouvé qu'il députe sur-le-champ à Constantinoptc« pour tout voir et pour remédier à tout. Marin a bientôt découvert les infâmes machinations qu'on a ourdies, et appris la con* damnation du huitième concile général et des conciles tenus à Rome, sous le Pape Nicolas et Adrien. Usant du pouvoir dont il est revèlu, il annule le dernier conciliabule et confirme le huitième concile. En Tain Basile le fait mettre dans les fers et Vy retient trois mois. Le trouvant inébranlable et se reprochant d'ailleurs cette violatiou du droit des gens, il le relâche enfin. L'intrépide et vertueux diaure revient à Roaio couvert de gloire et développe au Pape Jo mystère d'iniquité qu'on a consommé k Conslantinople. Alors celui qui avaitsemblé faible (US) se montre trois fois rtrtï, eomme
(4S) C'est la faiblesse du P.ipe Jean VM, en cette occasion, qui a donné lieu à la fable ridlculo de la p2i|iesse Jeanne.