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MIS PAPES
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l8 dit Pliolius iai-mème. Un grand Ponlife se manifeste par des actes dignes de la chaire qu*il oqpupe. 11 monte sur la tribune de Saint- Pierre, et devant le peuple assetn* blé, saisi d'une sainte horreur » il lance solennellement les plus terribles anatbëmes contre le sacrilège usurpateur, contre ceux qui ne le regarderont pas comme séparé de la communion des Chrétiens^ et, selon quelques historiens, contre les légats qui ont yendu et avili la puissance du Siège qu'ils représentaient ; du même coup, il casse et met à néant les actes du synode qui a basé ses décisions sur un amas de faussetés. Après cet effort de courage, Jean va se reposer dans la tombe, et l'inflexible Mar>Q yieDt occuper sa place. Jean VIII mourut le 15 décembre 882, après avoir rempli le Saint- Siège pendant dix ans.
JEAN IX, cent seizième Pape et succès* sourde Théodore, fut élu en juillet 898. — Digne de ses anciens prédécesseurs , il déploya partout la plus louable activité pour remédier aux abus et rétablir Tordre et la paix. Nous allons le voir réhabiliter solenneliementlamémoireduPapeFormose, et rétablir les évéques qu'il avait ordonnés, tout en maintenant l'iPtegrilé de l'ancienne discipline.
Après la mort de Théodore, les Romains furent partagés; les uns élurent le prêtre Scrgius, les autres Jean, natif de Tibur, dont le parti prévalut. Sergius, chassé de Rome, se retira en Toscane, et y demeura sept ans. Jean occupa le Siège doux ans, pendant lesquels il tint trois conciles : l'un k Rome, Vautre à Ravenne; nous avons les canons de deux. Le premier de ces conciles fut réuni à Rome pour condamner les scandaleu ses violences d'Elienne VI.— Foy. ce Pape- Jean IX interrogea les évéques qui s'étaient trouvés au concile contre Formose, et rec«jnnut qu'ils n*y avaient souscrit que par rontrainte. Les clercs qui avaient porté des accusations contre lui s empressèrent de les désavouer. En conséquence, on rendit un décret par lequel on rejeta le concile tenu |iar Etienne, et Ton ordonna que les actes en seraient brûlés ; mais on consentit à user d*in<Julgence envers^les évéques et les clercs «ffie Ja crainte seule avait entraînés, et qui avaient demandé pardon de leur faute. On défendit au sénat et à toute personne d'eml>écherè l'avenir la liberté des conciles et lie faire violence aux évéques; on déclara que Formose ayant été transféré de l'Eglise (Je Porto sur le Siège apostolique par nécessicé et pour son mérite, il ne serait pas per- Il lis de tirer cet exemple à conséquence, ailendu les défenses faites par les canons c|ut refusaient môme la communion laïipe a CSX contrevenants. On défendit sous peine ci*anatlième de promouvoir à un ordre sup^ricor les clercs déposés et non rétablis L-auoniquement, comme une faction avait t9>é le faire à l'égard de Boniface VI, successeur de Formose. On conQrina aussi la dé- IVrise faite par les conciles d'Afrique do r «> Itérer les ordinations et le bapiéiue. On
rétablit dans leurs fonctions les clercs of • donnés par le Pape Formose, et Ton confirma la condamnation déjà prononcée canoni* quement contre le prêtre Sergius et ses complices. Enfin , pour empêcher les vio* lences et les scandales au sujet des élections; Jean IX ordonna que le Pape serait élu dans l'assemblée des évéques et de tout le clergé> sur la demande du sénat et du peuple, et ensuite consacré solennellement en présence des commissaires de l'empereur ; on défendit, en même temps, d'exiger de lui des promesses ou des serments autres que ceux établis par l'ancienne coutume. L'abus s'était introduit de piller à la mort du Pape le {valais patriarcal, et on dépouillait de même es maisons épiscopales à la mort des évéques. Le concile défendit ces pillages sous peine des censures ecclésiastiques. (Kecb- TKUR, Hitt. ecclés,^ t. IV, p. 471.)
* L'empereur Lambert assista au concile de Ravenne. Le Pape Jean exhorta ce prince à appuyer de son autorité le concile tenu à Rome, pour la cause du Pape Formose, et faire informer des pillages et incendies qui se commettaient aux environs de Rome.
Ensuite, s'adressent aux évéques, il les exhorta à faire leur devoir pour la conduite
'de leur troupeau. H écrivit à Stylien, évêque de Nèocésarée, loua la fermeté avec laquelle il avait toujours résisté SM schisme de Photius, et l'exhorta à travaillera la réu« nion des schismatiques. Jean IX mourut à la fin de novembre 900, après avoir tenu le Saint-Siège deux ans, et eut pour successeur Benoit IV.
) JEAN X, cent vingt-troisième Pape et successeur de Landon, fut élu en avril 91^, par le crédit de Tbéodora,sœur de Marozie. — Il était né h Rome d'un père nommé Sergius.
/ L'évêque de Bologne étant mort, Jean fut élu pour lui succéder; mais avant qu'il fût sacré, Pierre, archevêque de Ravenne, mourut aussi. Alors Jean , à la persuasion de Théodore, quitta Bologne et se fit ordonner àrchevêoue de Ravenne , par le Pape Ltndon. Ce Pape étant mort, peu de temps après il fut élu et ordonné Pape.
V Dès le commencement de son pontificat, il fut invité par les deux frères Landulfe et Arenulfe, princes de Capoue, k se joindre à eux pour chasser les Sarrasins du poste qu'ils occupaient sur le Carillon. Le Pape Jean, plus propre à tirer l'épée qu'à gou* veruer l'Eglise, y marcha avec des troupes, conduites par le marquis Albéric, fils de Marozie, et un secours de Grecs envoyés de Gonstantinople. Les Sarrasins furent défaits et entièrement chassés au mois d'août 915. La suite des actions de ce Pape n'a rien de remarquable. Disons un mot de sa fin.
Guy, frère utérin de Huçues, comte d'Arles,
9ui régna vingt ans en Italie, était alors maître eRome; il avait épousé Marozie, quoiu'elle eût eu d'Adalbert, père de Guy* un ils, nommé Adalbéric. Guy et Marozie étanl
i'aloux du pouvoir que le Pape Jean donnait I son frère Pierre, résolurent de se défa re de ce Pape. Un jour dom; que Jean X étail avec
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