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turelle^ qui $e trouve entre lei Barbares. Il ne nous vient rien que de dehors, par les barques qui arrivent pour charger du sel, et je n'ai pu acheter autre chose, qu^un boisseau de oU pour quatre sous d'or. T admire le peu de sen^ sibilité de tous ceux qui avaient autrefois quelque rapport avec moi, et oui m'ont si absolument oublié, quils ne veulent pas seuU" ment savoir si je suis encore au monde. Tadtnire encore plus ceux qui appartiennent à l'Eglise de saint Pierre, du peu de soin ^uils ont d'un homme qui est de leur corps. Si celte Eglise n'a pas a argent, elle ne manque pas^ Dieu merci, de blé, de vin et d'autres prévisions, pour nous donner au moins quelque petit secours. Avecquelle confiance paraîtrons" nous au tribunal de Jésus-Christ , nous qui sommes tous formés de la même terre ? Quellb crainte a saisi tous les hommes, pour les empêcher d'accomplir les commandements de Dieu ? Ai-je paru si ennemi de toute l'Eglise, et deux en particulier ? Je prie Dieu toutefois, par l'intercession de saint Pierre, de les conserver inébranlables dans la foi orthodoxe, principalement le pasteur qui les gouverne à présent, c'est-à-dire, le Pape Eugène. Pour ce misérable corps, le Seigneur en aura soin. Il est proche; de quoi suis-je en peine? Car f espère dans sa miséricorde quilne tardera pas à terminer ma carrière.
Le Pape saint Martin ne fut pas trompé dans son espérance ; car il mourut le jour de sainte Eupbémie* seize du mdme mois de septembre. Tan 655. Il avait tenu le Saint- Siège, à compter depuis son ordination jus* qu'à sa mort, six ans un mois et vin^t jours. En deux ordinations, au mois de décembre, il fit onze prêtres et cinq diacres, et d'ailleurs trente-trois évoques. Il fut enterré dans une église de la Vierge , à un stade de la ville de Cfaersone ; il y eut depuis un grand concours de peuple à sou tombeau. L'Eglise grecque Thonore comme confesseur le ik avril , et l'Eglise Latine comme martyr le 12 novembre. On prétend que ses reliques ont été depuis apportées à Home, dans Téglise dédiée long-temps auparavant à saint Martin de Tours.
MARTIN IL -^ Voy. Marw I", l'histoire ecclésiastique ayant confondu ces deux noms.
MARTIN IIL — Voy. Marin 11, ces deux noms étant identifiés dans l'histoire ecclésiastique.
MARTIN IV. — La mésintelligence des cardinaux assemblés à Viterbe fit vaquer le Saint-Siéi^e sii mois. Ils s*accordèrent enfin à élire, le 9â février 1281, Simon, cardinal, prêtre de Sainte-Cécile. II était Français et ué dans la Brie; il avait été chanoine et trésorier de réglise Saint-Martin de Tours, et deux fois légat en France. Il résista fortement à son élection jusqu'à faire déchirer son manteau, quand on voulut le revêtir des ornements pontificaux. Enfin, ayant accepté, il prit le nom de Martin, en 1 honneur du saint qu'il avait servi à Tours ; et quoiqu'il fût le second Pape de ce nom , on Je uou^uia Martin JV, confonJaut apparem-
ment les deux Marin avec les Martin. Les Romains lui donnèrent plein pouvoir de gouverner et de disposer des revenus appartenant à la communauté du peuple romain. Depuis plusieurs siècles, il est Yr&i, les Papes étaient souverains de rilalie; mais Tanarchiedeces contrées, les invasions, les guerres des Barbares et la complication des événements politiques empêchaient sou* vent Texercice de cette souveraineté li laquelle les Romains oux-ménies ne déréraiei>l par fois c|u*incomplétement.
Instruit que la réunion des Grecs avec lis Latins, qui avait été faite au dernier coaciie de Latran, n'était qu'une illusion, Martin IV excommunia l'empereur Paléologue,
3uoique ce prince se fût donné beaucoup e peine pour cette réunion, et il renvoya ses ambassadeurs sans leur avoir rendu les honneurs accoutumés : ce qui ne Gt qu'aigrir les esprits des Grecs contre les Latius. La sentence d'excommunication fut prononcée à Orviette, dans la place de la grands église, et on prétend (^ue ce fut à la sollioi^* tation de Charles, roi de Sicile. Mais dans la mfrme année on vit éclater conlre ce prince une terrible conjuration. Il s'était rendu odieux à ses sujets par la dureté de son gouvernement et la vie licencieuse des Français. Tous les sei};neurs et chefs du complot s'éîant rendus à Païenne, tout d'un coup les Siciliens coururent aux armes en criant : Meurent tes Français ! Tous ceux qui se trouvèrent à Palerme furent tués dans les maisoqs et dans les églises; onoayrii le ventre è des femmes enceintes pour faire pé* rir leqr fruit, et par toute la Sicile onégo^
fea les Français. On appela ce massacre b épres Siciliennes,^ par ce que, selon q^e»* ques auteurs, le signal au on avait donné, était quand on sonnerait les VApres. Le roi Charles en ayant appris la nouvelle t alla trouver le Pape, qui publia une bulle, par laquelle il ordonna aux révoltés de^ se soumettre. Cependant Pierre, roi d'Aragon, qui avait des prétentions sur le royaume de Sicile, y vint pour s'en faire couronner roi. Le Pape Martin publia aussitôt une bulle contre lui, par laquelle il le déaonçdit eicommunié, le menaçait, s'il ne se retjrail» de le priver du royaume d'Aragon *^M. '. soudre ses sujets du serment de fidélité. H exécuta quelque temps après cette menace par une autre bulle, mais on ne tint aucun compte de ces censures; non-seulement o roi et les seigneurs, mais les évoques et le clergé ne se crurent point obligés de garder l'interdit. Martin voyant que les peines spirituelles étaient épui^sées, eut recours a la force des armes ; il flt prôcber une croisade contre ce prince, par le conseil du cardinal Cliolet, son légat en France, et qui fonda depuis le collège qui porta son nom à Paris ; il <lonna le royaume d'Aragon a Philippe le Hardi , mais sans résultat .
Depuis quelque temps Charles, roi tie Sicile, menait une vie languissante, surioui depuis qu'il eutapprisqueson Qls aidé, Ciiaries le Boiteux, avait étéfait prisonnier par »«
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