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roi d*Aragon ; ainsi il mourut au commensemenl de Tau 1285, et dans de grands sentiments de pénitence, protestant, en recevant le saint Viatique, qu'il n*avait entrepris la conquête du royaume de Sicile, que dans la rue de servir la sainte Eglise. Il était Agé ieG5an«« Ce prince avait toujours eu le lossein d'attaquer les Grecs et de les chasser le Constantinople.
Lorsqu'éclata la guerre entre Charles, roi le Sicile et celui d'Aragon, Martin IV s'était îlTorcé d'arrêter le choc, ou du moins de prévenir le scandale universel du duel judi- :iaire, que se proposaient mutuellement les Jeux champions couronnés. Il publia, au commencement de 1282, une bulle confirjiant aux Frères mineurs le pouvoir de >récher et de confesser. Le jour de Pftques L285, Martin IV ayant célébré la Messe et mangé comme à son ordinaire avec ses irhapelains , se trouva mal , et mourut le uercrcdi suivant, 28 mars, a[»rè$ avoir tenu e Saint-Siège quatre ans et six mois. Il eut K»ur successeur Honorius IV.
MAHTIN V. — Dans la dernière session
In conclave de Constance, on avait réglé,
jircn conséquence de la cession de Gré-
;otre XII, et de la déposition de Benoit XIII,
«n procéderait h l'élection d'un Pape. Les
ardinaux électeurs étant donc entrés au
onclave, s'accordèrent sur lechoix d'Othon
iûlonne, cardinal-diacre, qui prit le nom
e Martin V, le 11 novembre H17. Dès
[u'il fut élu, il renouvela la promesse qu'il
Kait faite de travailler à la reformation , et
i donna une bulle pour conQrmer le con*
île de Constance. Il prit les mesures né-
essaires pour procurer la paix k l'Italie,
ui afait éprouvé de grands maux pendant
is (roubles du schisme. Il eut la satisfac-
on de voir BallhasarCossa, auparavant Jean
LXIII, revenir à des sentiments de la plus
arfaite soumission. Soit que ses malheurs
usseni changé son caractère, soit qu'il
raignlt de s exposer. k de plus mauvais
^aiiements, Cossa prit le parti d'aller k Fio-
ence, où il se jeta aux pieds du Pape im-
lorantsa miséricorde et raiiOant iibrenrent
Dut ce qu'il avait été forcé de faire k Cons-
■nce. Martin le reçut avec affection. Pour le
jfisuler autant qti il était on lui du change-
)«'nt de sa fortune, il le fit doyen du Sacré
ollége. Jean XXIII mourut six mois après.
A la prière du roi Alphonse, Mugnoz qui
renait le nom de Clément VIII donna sa
émission. Le Pape Martin « lui tenant
>nipto de sa prompte soumission, lui donna
é^écbé de Majorque, on li^29. C'est ainsi
ue s*éleignit le dernier reste du grand
:hisme d'Occident.
Après la conclusion du concile, Martin V uitta bientôt Constance pour aller h Genève.
i»e rendit ensuite k Florence où il demeura tus (i*un an, et il érigea le siège de cette il le en archevêché. Ayant recouvré Pérouse, '>logne et le chftieau Saint-An^e, il vint k oiue où il Gt son entrée le 22 septembre ^:^0, au milieu des acclamations publiq[ues • de toutes les démonstrations d une joie
extraordinaire. Les guerres et les dissen« sions avaient produit dans cette ville les plus tristes résultats; mais bientôt, çrAceau génie réparateur du Pontife, les églises, les palais et les monuments ruinés ou dégradés se relevèrent et s'embellirent. L'autorité des lois contint les factions, l'ordre se rétablit partout, et Rome reprit une face nouvelle.
Comme les hussitcs continuaient toujours leurs violences dans la Bohême et y séduisaient un grand nombre de Catholiques, le Pape Martin V donna une bulle contre ces hérétiques. Ce Pape était dans le dessein de rétablir la puissance temporelle du Saint- Siège, et il désirait avec ardeur de lever les obstacles que lui opposaient les guerres dltalie. Pour cet effet, il envoya le cardinal de Sainte-Croix k Ferrare, qui ouvrit un congrès: ce qui procura la paix. En 11^25, il eonhrma I*établisseraent de l'université de Louvain qui devint bientôt une des plus célèbres de l'Europe. Il indiqua un concile k BAle qui devait être célébré sept ans après; mais il mourut d'apoplexie dans cet intervalle, le 20 février U3i, k l'Age de soixantetrois ans, après avoir tenu le Saint-Siège treize ans et quinze mois. Ce Pontife était également distingué par sa science et ses vertus, surtout par sa modestie, sa douceur et son habileté dans les affaires. Il eut pour successeur Eugène IV.
MELCHIADE (Saint), MELCHIADES ou MILTIADES. — Ce Pape fut le trente-deuxième Pontife. Il était africain de naissance el avait déjk été admis dans le clergé de Rome; ce fut la considération de sa vertu et de sa capacité qui le fit choisir pour succéder au PapeEusèbe; il fut élu le 2 juillet 311. A son avènement il trouva les affaires de l*Eglise de Rome et d'Italie dans un assez, grand calme, qui durait depuis que Maxence, uni s'était rendu maître de la ville, avait fait cesser la persécution de Diocléticn. Ses premiers soins furent de faire rendre aux Chrétiens tous les lieux et tout ce qu*on leur avait ôté dnrant la persécution. Il envoya pour cet effet des diacres au préfet de Rome avec des lettres qu'il avait obtenues do Maxence. Mais quoique l'indulgence de c» prince fût utile pour rétablir les exercices de la religion, ses débauches étaient une sorte de persécution qu'il faisait aux fidèles de Rome, principalement aux femmes et aux vierges chrétiennes, qui auraient mieux aimé voir attaquer leur vie que leur honneur. Ce fut pour Miltiade un suiet d'aOliction qui dura jusqu'au changement survenu aux affaires de l'empire sous Constantin, déclaré auguste depuis la mort de l'empereur Cons« tance-Chlore, son père. Ce prince, notivellemént devenu Chrétien, était entré victorieux dans Rome. Après la mort de Maxence» qui s'était noyé dans le Tibre l'an 312, il éri;iea au milieu de la ville le trophée de la cioix, qui avait été l'instrument de sa victoire.
Dès le commencement de l'année suivante, Constantin qui voulait procurer le bien de rEgltse, prit connaissance de $^% besoins
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