‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 66 sur 123 · UEL · texte numérisé non relu

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pour y pourroir. Les donatistes, qui avaient déjà formé un schisme en Afrique, avant porté devant lui des |i(aintes contre Cécilien» évéque de Carthage, il leur donna pour juge trois évègues des Gaules, auxquels il joignit le Pape MiUiade et leur ordonna de se transporter à Rome pour juger cette affaire avec lui. Ce prince écrivit pour ce sujet à ce saint Pape, et sa lettre est un grand témoignage de Testime qu'il avait pour lui, et du respect qu*il portait à TËglise catholique. En conséquence, Miltiade assembla un concile au palais de Latran, où se trouvèrent dii-huit évèques. Ou Y jugea Taffaire des donaiistes et Cécilieny fut absous. Ce concile gui commença le 2 octobre 313, dura trois mois, pendant lesquels tous les griefs furent pesés, discutés et jugés avec une attention et une maturité extraordinaires. Donat des Cases Noires et les autres partisans de Majorin, présentèrent un mémoire contre Cécilien, évéque de Carthage ; mais quand on exii^ea les preuves, ils n'en purent fournir. Les personnes mêmes, qui avaient été citées et qu'ils présentèrent comme témoins, les couvrirent de confusion, en déclarant qu'elles n'avaient rien à dire contre Cécilien. Ils craignirent apparemment qu^elles ne s'expliquassent davantage et ne vinssent è révéler toute la manœuvre employée pour les suborner, puisqu'ils les firent aussitôt disparaître, après les avoir amenées de si loin. Après celte première séance, Donat n'osa même plus se présenter au Concile. Le Pape saint Melchiade prononça lui-même la sentence contre Donat. C'est ce qui paraît par réloge que fait de lui saint Augustin. « Quand Je bienheureux Melchiade, » dit-il, « vint à prononcer la sentence définitive, combien nt-il paraître de douceur, d'intégrité, d'amour pour la paix I II était bien éloigné de vouloir rompre la communion avec ses collègues qui étaient accusés (c'est-à-dire, Cécilien et ceux de son parti), puisqu'on n^avait rien prouvé contre eux. 9 A 1 égard des accusateurs, c'est-k-dire les donatistes, le Pape se contentant de charger Donat, évéque des Cases Noires, qu'il avait reconnu pour l'auteur de tout le mal, laissa aux autres toute la liberté de rentrer, s'ils l'eussent voulu, dans la paix et l'union de l'Eglise. Il offrit encore d'écrire des lettres de communion à ceux qui avaient été ordonnés par Majorin,

Sue les schismatiques avaient élu évéque de arthage, et de les reconnatlre même pour évêques ; en sorte que, dans tous les lieux où il se trouverait deux évêques à cause du schismfi, celui qui aurait été ordonné le pre* mier serait maintenu dans le Siège du lieu, et qu'on trouverait un autre évêché pour le dernier. O t'èxcellenl homme ! s'écrie saint Augustin; 6 U vrai enfant de la paix I 6 le trai pire du peuple ChréiienI

Un jugement hi sage et si modéré ne fut point capable de faire rentrer les donatistes dans les voies de paix et de réunion. Ils fiersévérèreut dans leur division avec plus

d'animosité qu'auparavant. Ils eurent l'audace de se plaindre du concile et d'accuser les iuges de s'être laissé corrompre par Cécilien. Leurs calomnies duraient eDcore cent ans après, car nous voyons que, sons l'empereur Honorius, ils accusaient le Pape Melchiade d'avoir livré les saintes Ecritures et d'avoir offert de l'encens aux idoles.

Après avoir gouverné l'Eglise avec une prudence et une habileté remarquables, saint Melchiade mourut le 10 janvier 3U, avant tenu le Saint Siège deux ans et demi, Il fut enterré dans le magnifique cimetière de Saint-Calixte. Quelques calendriers lui donnent le litre de martyr, sans doute à cause des tourments qu'il avait soufferts pendant les dernières persécutions. Vingt et un jours après la mort de ce Pape, Saint Sylvestre I" fut élu fiour lui succéder.

MESSE DU PAPE. — Nous donnerons iei une courte description de la Messe du Sou* verain Pontife telle qu'elle se célèbre aujourd'hui.

Le Pape se lève et récite è voix basse, il tête découverte, ]e Pater et VAve; puis il entonne Tierce^ que le chœur chante alternativement ; il se rassied, prend la mitre et récite les psaumes et oraisons qui servent d3 préparation à la Messe. Les deux plus anciens évêques assistants soutiennent, 'l'un le livre, l'autre le cierge allumé. (Toutes les fois que le Pape lit, c'est un évéque assistant ou un patriarche qui tient le livre; quand il chante, le livre est soutenu par le cardinal-évêque assistant.) On met au Pape les sandales; il se lève pour terminer Tierctf et après \e Benedicamus Domino^ le Saint- Père se lave les mains. Un auditeur de rote le ceint d'un grénjial de fin lin brodé, entouré de dentelles; les épaules couvertes d'un voile de soie blanche, le prieur des chefs du quartier, ou le maître du Satré Hospice, verse l'eau sur ses mains, l'un d'eux tenant le bassin de vermeil; un clerc delà chambre présente k Sa Sainteté le liuge

f)Our s'essuyer. Toutes les fois que le Pape ave ses mains pendant la Messe, c'est le même cérémonial.

Le cardinal diacre d'office revêt le Poolifa des ornements sacrés, que les prélats dési-

Î;nés portent tour à tour, le euccinctorim, a croix pectorale, le fanon, i'élole, la (uniaue, la dalmertique, les gants, la chasuble; met la mitre au Pape, donne le manipule au sous-diacre latin, et le cardinaWvéque assistant, ajant passé l'anneau pootificalau quatrième doigt de la main droite de ^ Sainteté, lui présente la navette afin qo'^''^ bénisse l'encens; le doyen volant desigQ«tùre, à genoux, tient l'encensoir.

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le cortège se dirige vers l'autel papal. Cependant un mattre des cérémonies porte un coussin de soie duquel sont tirées des éloupes ; un second mattre des cérémonies ttefli

(iO*) relit Làton de bois , recouvert de velours rouge et garni d*argent.

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DES PAPEf^.

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3 long biCOQ argenté» à rextrémité duquel is éloupes sont liées, et, par trois fois/en irtant de la chapelle Clémentine, en pasnt devant la statue de saint Pierre, dans Ja ^f de la basilique et devant la chapelle des ints Procès el Martinien, il se retourne et it une génutlexion devant le Pontire; un erc de la chapelle allume ces étoupes, et le allre des cérémonies se relève en chaiinl : Sancte Paler^ sic transit gloria mun^ »

Dans la nef du chevet de l'église, une ande enceinte a été formée de plusieurs ngs de bancs à dossiers et garnis, dessinant I immense carré long, terminé d*un côté r le trône pontiGcal, de Tautre par le aud autel, l'autel de la confession (50). Le )uQ est dressé devant, mais à une assez ande distance de la chaire de saint Pierre, uteoue par les quatre docteurs, saint Am- Oise et saint Augustin, saint Jean Chrjistome et saint Athanase (5l). Il se trouve ne entre le tombeau et la chaire du prince i apôtres. De grandes tentures de damas, uge ou blanc, selon le rite du jour, fermt la nef, la séparent du chevet de Téglise paraissent servir de point d'appui au ine. Des tribunes réservées remplissent le le des arcades latérales.

Les statues en vermeil de saint Pierre el baint Paul, une grande croix en vermeil Ire six chandeliers de vermeil décorent iilel. Derrière la croix, un septième chauler s*élève, plus grand, pour rappeler la irématie puntiQcale (52). A droite et à icbe sont les crédences ; du côté de l'Eigile, la crédence du Pape; de l'autre e, la crédence du cardinal -diacre d'office celle du sacriste, où reluisent les vases rés de la sacristie pontificale, le chaluau d*or, des aiguières et des bassins de n^eil, et tout ce qui est nécessaire au vice de Tautel. Des deux côtés de l'autel, IX magnifiques candélabres, et tout aur une balustnide garnie de riches chaniers dont les cierges sont de cire blanche le grande dimension.

i mesure que le cortège défile devant la ifession, chacun va prendre la place assie à son rang ; sur les marches de l'autel, première place, le chanoine altariste de i( Pierre (53), les camériers secrets, les iériers d'bonneur, les clercs secrets, les pelains, les adjudants de chambre; sur degrés inférieurs les bussolanti.

Uj C*e$i le mattre-aatel de la basilique sous left4»nt gardés et vénérés les corps des apôtres l Pierre et saint Paul. On rappelle coufenion^ comme le veolent les uns, parce que Tapôire lit et rendit stable en ce lieu la religion cbré- )e par sa con/estioii , par son martyre» sois me on le prouve par rexamen de la 4* action ur synode de Constantinople, parce qn*iln*ét..tt kis autrefois permis à un pèlerin de visiter la tique de Saint- Pierre, s*il n avait d*al>ord fait U esùon de foi ; soit enttn, et beaucoup plus vrai- ^lablement, parce que, dans i*anuqiiiié cbré* ic, les lODibeaut où I on gardjit les reliques et orps des saints mariyrs éuient, pour les disicr des autrest appelés coa/esitoas.

A gauche du trône, S l'extrémité des bancs, le maître du Sacré Hospice est debout. Sur le dernier banc, les procureurs des collèges^ le confesseur de la maison pontificale, le prédicateur apostolique, les procureurs généraux et les généraux d'ordre ; au second banc, le régent de la chancellerie (5^), les

f)roto*notaires apostoliques, le majordome» e trésorier, l'auditeur de la chambre. Je gouverneur de Rome. Au premier banc, les cardinaux-diacres.

A droite, au second et dernier banc, les pénitenciers du Vatican, le commandeur du Saint-Esprit, les abbés mitres, les évoques et archevêques non assistants au trône. Sur le premier, les cardinaux-prêtres et les cardinaux-évèques.

Devant le marche-pied du Irône, au bas de la dernière marche, les auditeurs de rote, le maître du sacré palais, les clercs de la chambre, les votants de siKnature, les abrévialeurs du parc-majeur (55).

Au côté droit du trône, sur la troisième marche, le prieur des chefs de quartier el les trois conservateurs de Rome; un peu audessous, les avocats consistoriaux ; au côté opposé, le doyen de la rote entre les deux camériers secrets de la Fa/da. Sur la seconde marche» à droite, le sénateur romain debout.

A droite et à gauche, sur la première marche, les patriarches, les archevêques et évoques assistants. Sur un fauteuil sans dossier, le cardinal-évê(]ue assistant, ayant à sa droite le prince assistant au trône, debout ; k gauche et debout, te premier maître des cérémonies; à côté du Pape, les deux cardinaux-diacres assistants, et enfin, assis sur le trône en face de la Confession, dominant toute l'assemblée, le Souverain Pontife.

Telle est Tordonnance que nous verrons tout k l'heure ; à présent» le Pape arrive devant l'autel, la Sfata s'arrête, les trois derniers cardinaux-prêtres quittent leurs places, s'avancent, el, admis adosculum oritetpecto* risj baisent respectueusement le Pontife sur la joue gauche et sur la poitrine. 11 descend, été la mitre, s'agenouille, prie, se relève et commence la Messe, entre le cardinal-évêque assistant et le cardinal -diacre d'oflTice qui répondent, pendant qu'un peu en arrière les cardinaux-diacres assistants, les prélats, les officiers de Tautel et les dignitaires de la chapelle font de même la confession. La Pontife a regu le manipule des mains du

(51) La vérîuble chaire de saint Pierre est renfermée dans ce gigantesque monument de bronse.

(5*2) On allume sept cierges aux Messes solennelles des évéques, afnsi que le prescrit leur cércmoni^il , pour ligurer les sept chandeliers d*or que saint Jean ilécrit dans VApocal§ps€*

(53) Chanoine chargé de voilier à Taotel de la toH/Tetstoa, de garder les clefs du tombeau, de prendre soin de tous les autels de la basilique.

(54) Cest comme le remplaçant, le lieutenant da cardinal \ice-chauoelier.

(55) Qui analysent les suppliques adressées à la cbancellerie ; ils se réunissent dans an lieii appelé Furco; rori^ine de cette dernière dénominaiion remonte au séjour des Papes à Avignon*

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sous-diacro, In mitre des mains do premier tiiacre, il monte sur la sedia. Les trois premiers cardinaux-évôques récitent sut lui, par ordre d'ancienneté, les oraisons prescrites au cérémonial. Il redescend; le premier cardinal-diacre lui ôte la mitre, et, aidé du isecond, met sur les épaules du Pape le pallium pontifical, que lui donne le sons-diacre latin. Le Pontife monte à l*autel qu*ii baise an milieu, ainsi que le livre des Evangiles; il ensence à la manière ordinaire, et, après l'avoir encensé lui-même, le cardinalediacre d'office, puis les cardinaux- diacres assistants lui donnent le baiser oris el pectorts.

Le Pape descend des marches de Tautel, ^t, accompagné des trois cardinaux, des au^ diteurs de rote, des camériers secrets qui soutiennent la /a/da, des patriarches et évoques assistants, il se rend au trdne, où il reçoit la dernière adoration. Les cardinaux, debout, baisent le pied et la main du Pontife, dont ils reçoivent une double accolade; les patriarches , archevêques et évêques , après une génuflexion, les pieds et le genou droit; les abbt^s mitres et les pénitenciers, h genoux et après trois génuflexions, le pied seulement.

Le Pape se lève, on lui 6te la mitre : il tlit rintroUf récite le Kyrie^ entonne le G/orta, remet la mitre, prend sur ses genoux le grémial d'or. Chacun est à la place nue nous avons marquée; le cardinal -diacre d office, sur un siège sans bras ni dossier , la mitre en tète, avec son caudataire et son maf tre des cérémonies à ses pieds, au marche-pied de l'autel ; le sous-diacre d'office sur les marches, entre le diacre et le sous" diacre grecs.

Le Gtoria terminé, toute l'assistance se lève, le Pape lui-même envoie la paix : Pax vobiif et récite l'oraison Jn die corona^ iionis.

Cependant le cardinal premier diacre, la férule en main, accompagné des auditeurs de rote et des avocats oonsistoriaux, se déployant sur deux ailes, descend au tombeau des apôtres Piprre et Paul, sur l'autel de la Confession, et de la chapelle souterraine s'élève le cri trois fois répété :

Exaudi Christel — Ch. Domino noiiro Pio I\ a Deo dècreio summo Pontifici et univer^ sali Papœ vital

Exaudi Christel — Ch. Domino nostro Pio IX a Deo decreto summo Pontifici et untversali Papœ vital

Exaudi Christe ! -— Ch. Domino nostro Pio IX a Deo decreto summo Pontifici et universali Papœ vital

Salvator mundil — Ch. Tu, illum adjuva!

Salvator mundil — Ch. Tu, illum adiuva !

Salvator mundi ! — Ch. Ja, illum adjuva !

Sancla Mariai ^^ Ch. Ta, illum adiuva l

Sancta Mariai — Ch. Tu illum adjuva l

Sancte Michaël l — Ch. Ju, illum adjuva l

Sancte Gabriel I — Ch. Tu, illum adjuva l

Sancte Raphaël l — Ch. Tu, illum adjuva l

Sancte Joannes Baptista ! — Ch. Tw, illum adjuva!

Sancte Pelre / — Ce. Jm, utum adiuva !

Sancte Paule ! — Ch. Ju, illum aajwa l

Sancte Andréa I — Ch. Tu, illum adjuva!

Sancte Stéphane I — Ch. Tu, illum ç^jutal

Sancte Léo l — Ch. Tu, illum adjuva!

Sancte Gregoril — Ch. Tu, illum adjura!

Sancte Bénédicte l — Cn. Tu^ illum aijutal

Sancte Basilil — Ch. Tu, illum adjutal

Sancte Sabbal — Ch. Tu^ illum adjuva!

• Sancta Agnes I — Ch. Tu, illum adjuva!

Sancta Cecilial — Ch. Tu, illum adjuva!

Sancta Lucial — Ch. Tu, illum adjuva!

Ce sont les litanies du couronnement doot l'origine se perd dans la nuit des siècles; après les avoir chantées, le cortège remonte dans Téglise, chacun reprend sa place; le sous-diacre latin chante l'épltre en lalin^le sous-diacre grec la chante en grec et tous deux vont, le premier à droite, le second k gauche, baiser les pieds du Pape.

Pendant le chant du Graduel, le Pontife lit Tépître et l'évangile; puis le cardinal-diacre d'olfice, quittant l'autel au milieu duquel il a placé le livre des Evangiles, monte au trône, baise la main droite du Pape qui bénit l'encens présenté dans la navette par lecardinal-évêque assistant; revenu à Taute), le cardinal-diacre récite à genoux le Munéa cor meum et s'avance vers le trône accompagné du sous-diacre latin, des sept céroféraires, du thuriféraire votant de signature, et portant TEvangile.

Il se met à genoux et demande la bénédiction : Jubé domine benedicere. Le Pape le bénit trois fois en disant : Dominus sit in corde tuo, etc.i TEvangite est chanté à la t^anière ordinaire. Le diacre grec le chante ensuite en sa langue, suivant de tout point le œéuie cérémonial, et tous deux portent le livre des Evangiles au Pape qui le baise, après quoi le oardinal-évêque assistant encense trois fois Sa Sainteté.

Le Pape entonne le Credo^ le récite à voii basse, fléchit le genou à VJncamatus est s'assied, reçoit te grémial d'or, et, au chant de Vlncarnat^is, s'incline avec toute l'assemblée.

Cependant le cardinal-diacre d'office et h sous-diacre latin étendent sur l'autel I< nappe de fin lin damassé» bordée de dentelles et de franges d'or ; le sous-diacre prend le voile de soie blanche brodé d'or et porte «u cardinal-diacre, qui les place surrauielt|a bour>e contenant le corporal, les deux puriticatoires et la boite d'argent où sont renfermées les hosties.

Le sacriste met sur ses épaules le voile soie blanche à dentelles d or, prend sur m crédence, du côté de l'épitre, et porte à ii créjence du Pape, du coté de l'évaugiie* j^ calice, la patène, deux purificatoires, la cuiller d'or qu'il recouvre avec son voile; le votant-acolyte suit, portant les burettes vides et une petite coupe. Le sacriste puritio avec du vin le calice, la patène, la cuiller et la burette du vin; avec de l'eau, rautrct>orette ; et le crédencier ou écbanson, aF^ avoir versé du vin et de Teau dans une au-

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ÛKS PAPES.

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(re coupe, en fait la prégustalion (56); il remplit les burettes et tes donne à Tacolyte qui suit le sacrisle. Celui-ci reprend et re* couvre de son voile les vases sacrés» il les porte àTautel et les y dépose. Le cardinaliiacre choisit trois hosties dans la botte d'argent elles place sur la patène en ligne droite, Je manière qu'elles ne la dépassent pas.

Après le Credo^ les chantres de la chamelle exécutent en contre-point le motet de i^alestrioa : In diademate capitii Aaron, Le ^ape se lève pour chanter le Dominus vobisum, VOremus^ lit rOlTertoire, et» toujours ur son Irône, se lave les mains selon le céémonial que nous avons décrit. Puis iidesend, bénit, en traversant, le Sacré-Collégei \rrive à l'autel, en monte les dégrés et le >aise au milieu.

Le cardinal-diacre a cependant pris suc-

;essiveioent deux des trois hosties, et, après

ivoir louché la première avec la patène, et

ail toucher l'autre intérieurement et exté-

-jeureuient à la patène et au calice, il les a

lounées au sacriste qui, tourné vers le Pape,

es coiisomine aussitôt. Le sous-diacre latin

orte les burettes, le cardinal-diacre les

rend, verse do Teau et du vin dans la pe-

tc coupe que le sacriste présente, et qu'il

i/il immédiatement. Le cardinal présente,

irec la patène, la troisième hostie au Pape,

(jî l'offre è la manière ordinaire; le sous-

lacre latin porte le vin, le cardinal-diacre

îi verse dans le calice pour trois personnes ;

sous-diacre prend la cuiller d'or, reçoit j sacriste quelques gouttes d'eau, et, après

Léaédiction du Pape, les verse dans le ca- :e que le cardinal présente au Pontife. I>rè:$ les prières de TOblation, après avoir iccnsé le pain, le vin et l'autel, le Pape revend la mitre et reçoit Tencens du cardi* il-iliacre d'office, qui encense ensuite le rdinal-évèque assistant, les deux cardi* iu3L-diacres, les membres du Sacré Collège les évéques assistants au trône. On auuiur de RoteTencense lui-même, et puis les ô<|uos non assistants, le gouverneur de >nie«le prince assistant, etc., etc.

Après avoir de nouveau lavé ses mains et le psaume Lavabo^ le Pape continue les ières de la Messe et entonne la Préface. 1 Sanctus^ huit votants de signature vienne se mettre à genoux sur la dernière irche de l'autel, avec des torches allumées. ute rassemblée est dans le recueillement dans le silence : le Pontife a consacré, il doré; il mc^itre au peuple la divine hos- • en élevant ses bras perpendiculairement irant lui, et les tournant ensuite à droite à i^auche. De même pour l'élévation du ice« Les gardes nobles, les suisses se déivreiit; les troupes, le genou en terre, fsenleot les armes; les trompettes font pnlir la basilique; le cœur cbanto le l^e-

ysmcLi le Pattr^ le votant-acoljle orend les

burettes et la coupe, le sacriste son voile, le chalumeau et un calice pour les ablutions. Ils les portent à la crédence du Pape. L'échaoson vide les burettes, les puriQe ainsi que la coupe, le chalumeau et te calice, et les remplit de nouveau, après avoir renou^ vêlé répreuve de la prégustation. L'acolyte et le sacriste reprennent les vases, et, précédés desmassiers et d*un maître des cérémonies, vont se placer à la droite du trône, sur le gradin supérieur.

Le Pape, après avoir divisé l'hostie en deux parties, dit VAngtluê i>et, que les chantres ne uniront que lorsqu'il aura communié. Il donne la paix au cardinal-évêque assistant, aux deux cardinaux-diacres, fait une génuflexion au saint Sacrement, et, la tête découverte, les mains jointes, accom[)agné des cardinaux et prélais assistants, il retourne au trône.

Cependant le cardinal-évêque assistant est allé porter la paix au premier cardinal-prêtre, au premier cardinal-diacre, au premier patriarche ou archevêque assistant a droite ou à gauche du trône; enGn, à un auditeur de Rote, qui, accompagné d'un maître des cérémonies, la porte au premier évêque non assistant, au prince assistant, etc. Les divers corps la reçoivent à leur tour, et leurs membres se la communiquent.

Le maître des cérémonies a placé sur la

E alêne, pour recouvrir et garantir la sainte osiie, l'étoile d'or aux douze rayons, portant les noms des douze apôtres, symbole de l'étoile qui guida les Mages. Le cardinaldiacre d'office prend !a patène, l'élève jus- 3u*à la hauteur de son Iront, se retourne à roite et l'élève plus haut, se retourne à gauche et l'élève encore une troisième fois, toujours de manière à ce que le Pape et le peuple puissent tous deux la voir, du trône et de la basilique. 11 la donne, avec l'hostie consacrée assuiettie par l'étoile, au sousdiacre agenouillé, qui, l'ayant reçue sur s^s mains, couvertes d un voile brodé d'or, se relève et la porte de l'autel au trône. Toute Tassislance est prosternée * le Pape, à genoux, adore; il se relève, incliné et priant; le sous-diacre se place à sa gauche. Le cardinal-diacre, demeurée l'autel, prend le calice où est le sang de Jésus-Christ, l'élève par trois fois pour le montrer et au peuple et au Pape, comme il a fait pour la divine hostie, et, le recouvrant d'une palle brodée d'or, il le porte au Pontife qui, à genoux sur son trône, adore et se relève. Le cardinal-diacre se place à sa droite. Deux des premiers patriarches ou évoques assistants présentent le Missel ; le Pape lit les oraisons. L*étoile d'or est enlevée de dessus la patène, que tient le sous-diacre ; le Pape prend de la main gauche une des deux parties de l'hostie, dit le Pantm calestem^ le Domina non sum dignuif et communie. Le cardinal-diacre présente le calice, le cardinal-évêque

Mji Ce rite rsppelle les antiques usages des cours les officiers de sa maison en avaient goûté pour s*as< wient, uù le prince ne louchail À aucun mets, surer que tout étall bon. K>ruii à ses lèvres aucune liqueur, qtraprès i|ue

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