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le chalumeau d or ; le P/ipe le plonge dans le calice, et boit ainsi une partie du précieux sang.
Après avoir prié, le Pape partage en deux la seconde }>arlie de l'hostie, et donne la communion au cardinal-diacre et au sousdiacre latin. Ils se relèvent, reviennent à Tautel, le premier portant la patène, le sesecond le calice et le chalumeau d*or, la Pape et toute Tassistance fléchissent le genou. Le sous-diacre puriQe la patène sur le calice; le cardinal-diacre consomme, avec le chalumeau, une partie du précieux sang; le sous-diacre consomme le reste, sans se servir du chalumeau, ei purifie le calice»
Le Pape prend les ablutions dans le second calice pour cela préparé, purifie ses doigts avec du via verse par le premier cardinal-
rrêtre, reprend la mitre et se lave les {mains. I descend du trône et monte à l'autel pendant que le chœur chante l'antienne de la communion ; après Vite Mis9a ett chanté par le cardinal-diacre, l'auditeur de Rote, en tunique, prend la croix pontificale, se place devant le Souverain-Pontife, qui bénit l'assemblée, et lit le dernier évangile. Le Pape demeure ensuite quelque temps en prières, à genoux sur un prie-Dieu, au pied de l'autel.
Le Pape, monte sur la sedia^ et le cardinal arcbiprètre de la basilique lui présente, dans une bourse de soie blanche brodée d'or, le preibyterium (57) en monnaies antit^ues (25 Jules}, disant : Beatiêsime Pater, capitu* îum et eanonici hujus iaerosanctœ bcuilicœ êanetttati vettrœ comuetum offerunt presby" terium pro Missa bene cantata.
Le cortège se reforme, parcourt la grande nef de la basilique, s'arrête devant la chapelle du saint Sacrement, où le Pape fait une courte prière, traverse le portique et se rend processionnel lement à la grande loge ( (oj)rgta, balcon ou tribune) qui domine la place de Saint-Pierre. {Election et couronne^ ment du Souverain^ Pontife. )
MISSIONS. — * Pour connaître les services rendus au monde par les Souverains- Pontifes n dit de Maistre, « il faudrait copier le livre anglais du docteur Ryan, intitulé : Bienfaits du christianisme ( Voy, le Diction^ naire des bienfaits du christianisme^ publié par M. l'abbé Migne.) ; car ces bienfaits sont ceux des Papes, le christianisme n'ayant d'action extérieure que par eux. Toutes les Eglises séparées du Pape se dirigent chez elles comme elles l'entendent, mais elles ne peuvent rien pour la propagation de la lumière évangélique; par elles, l'œuvre du christianisme n avancera jamais. Justement stériles depuis, leur divorce,, elles ne reprendront leur fécondité primitive qu'en se réunissant à l'Epoux. A qui appartient l'œuvre des missions? Au Pape et à ses ministres. Voyez cette fameuse société biblique^ faible et dangereuse émule de nos missions : chaque année elle nous apprend combien
elle y a enfanté de nouveant Chrétiens, si l'on donnait au Pape, {)Our être consacré aux dépenses des missions, l'argent que cette société dépense en bibles, il Auraitrait aujourd'hui plusde Chréti^ms que ces bibles
n'ont de pa^es Comment d'ailleurs pour-
rait'On croire que la puissance évangéliqac n'est pas divine, et que par conséquent elle peut se trouver hors de l'Eglise? La dirinité de cette puissance est aussi visible que le soleil. « 11 semble, » dit Bossoet, % que les « apôtres et leurs premiers disciples aient « travaillé sous terre pour établir tant d'K- < glises en si peu de temps, sans que l'on <( sache comment. » (Hist. des v«r., iJT.ru, n. 16. )
ff L'i mpératrice Catherine II, dans une iellre extrêmement curieuse, que j'ai lue àSaiot- Pétersbourg {Lettre de if. deJUeiltan, men^ bre du Parlement de Paris ), dit qu'elle a?ait souvent observé avec admiration l'influence des missions sur la civilisation et rorgaoisation politique des peuples : « A mesure,> dit-elle, « que la religion s'avance, on voit « les villages paraître comme par enchan- « tement, » etc. C'était l'Eglise antique qoi opérait ces miracles, parce qu'alors elle était légitime; il ne tenait qu'à la souveraine de comparer cette force et cette fécondité à la nullité absolue de cette même Ëglise détachée de ta grande racine.
<t L'Eglise a donc seule l'honneur, la
Jouissance et le droit des missions, et, sans e Souverain Pontife, il n'y a point d'Eglise. N'est-ce pas lui qui -a civilisé l'Europe ei créé cet esprit général, ce génie fraternel qui nous distinguent. A peine le Saint-Siège estatfermi que ïtksollicitudeuniverêelU transporte les Souverains Pontifes. Déjà, daus le V siècle, ils envoient saint Séverm dans la Norique, et d'autres ouvriers apostolique* parcourent les Espagnes, comme on le voit par la fameuse lettre d'Innocent 1" à Décentius.
« Dans le même siècle, saint Palladeelsaint Patrice paraissent en Irlande et dans leoorJ de l'Ecosse. Au vr, saint Grégoire te Grand envoie saint Augustin en Angloterre; au vii% saint Kilian prêche en Franconie,el saint Amand aux Flamands, aux Carinthiens, aux Esolavons, à tous les Barbares qui lialiilaient le long du Danube. Kluff deWef* ben se transporte en Saxe dans le vin'»^ de; saint Willebrod.et saint Swidberl dan> la Frise, et saint Boniface remplit TAIIeuJgne de ses travaux et de ses succès. Hais <& IX* siècle semble se distinguer de tous es autres, comme si la Providence avait voo'«. par de grandes conquêtes , consoler iWse des malheurs qui étaient sur le pointde l'ali^': ger. Durant ce siècle, saint SilTroi futeDV'>.v^ aux Suédois ; Anchaire d^ Hambourg prec" à ces mêmes Suédois, aux Vandales et au^
Esclavons; Humbert de Brème, lesir^r^^ Cyrille et Méthodius aux Buljçares, «"^ Chazares ou Turcs du Danube , aux Mora-
(57) Le mot presbyierinm se prend, comme on le reuo : Ri tus dandi preêby terium Pwpct. Cerd, et ^ voit, eo plus d'uu s»cii8. Yoyci le livre de Tierre Ma- rtch nonnullarum ecclehmrum urbU,