‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 3)Chapitre 74 sur 123 · NIG · texte numérisé non relu

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Pierre, conformément è la bulle : Exiii qui seminat de Nicolas 111. Il les employa auSst en plusieurs provinces, et particulièrement dans le Comtat-yeuaissin» pour exercer rin« quisitiOD, et il leur donna les règlements suivants : Vous enjoindrez aux hériiiquee qui te convertiront d'éviter ta rechute^ sou$ peine pécuniaire^ et voue en exigerez caution: $i par malheur te cas arrive^ vous les con* Iraindrex eux et teurs cautions par censures ecclésiastiques t et Fargeni sera fidèlement jardéf pour être employé aux frais de VJi^ juitilion. Si les gouvernements ou tes juges tes villes se rendent difficiles ou négligents à aire exécuter vos sentences^ vous les y con^ ratndrex par excommunication i

Vers le n;iéme temps, le Pape Nicolas coninna la condamnation, déjà prononcée par lonorius IV, contre de pr<^tendus relisieux |i]i avaient fdrmé un ordre de mendiants uus le nom d'Ordre des apôtres. Il s'occupa paiement des divisions existant parmi les rères mineurs, à foccasion du règne de Eprit-Saint et de l'Evangile éternel. Le rincipal chef de ceux qui soutenaient alors *s croyances joacliimitns était Pierre-Jean Olive. Nicolas ordonna de prononcer con-* e lui et contre ses partisans, très-nom- *eux surtout dans la province de Nar- ^nne. Mais Pierre-Jean d'Olive mourut en !97, protestant de son attachement à la foi ilholique. Nous nous sommes déjà longueent expliqués sur ciotte croyance au règne » TEsprit-Saint, si répandue pendant des èclesdi^ns toute la chrétienté, et qui y a >ur ainsi dire toujours persisté. Nous nous }rnorons donc à renvoyer ici aux endroits i nous en avons parlé (précédemment.

L'année suivante • le Pape Nicolas counna à Rome le nouveau roi de Sicile, larles 11, qui, au sortir de sa prison , était venu en Italie. Dans cette cérémonie, ce ince fit au Pape fcd et hommage de son raume ; et le Pape excommunia Alphonse Jacques, son frère , qui étaient en pos- »sion de la Sicile. Vers le même temps éri>;ea l'université de Montpellier; car, oique cette ville eût déjà une école célè- 3 pour la médecine et la jurisprudence, c n'avait point encore de privilèges. Le pe, attendu la réputation de cette école la commodité du lieu, accorda par sa Ile qu'il y eAt à Tavenir école générale. Ton pût enseigner et apprendre eu toutes uités licites.

>pcndant Nicolas faisait de crands ef-

Is pour la croisade; et comme Te roiPlii-

pc le Bel no s'éUiit point croisé, il en-

a en France son pénitencier de l'ordre

Frères mineurs,poui prier ce prince d'ener à la Terre*-Sainte un secours de cavae et dMnIanlerie. Le roi prit l'avis de son sait, qui, considérant les affaires que ce ice avait sur les bras, conclut que, j)0ur iréscnt, il ne devait pas se charger d*en* r*r ce secours. Ces lâches délais rendaient «^rte de la Terre-Sainte inévitable, ce oui va effectivement en 1291, par la prise d A- . ({tii était la seule ville reMéeaux croisé».

Quand le Pape eul appcis cette triage noa« velle, il fit tous ses. eflbrts pour exhorter les princes chrétiens à reconquérir la Terresainte. H écrivit aui généraux vénitiens, aux prélats de France ; mais tous oes^pror jets furent arrêtés par sa mort, qui arriva le

avril 1292 ; il avait tenu le Saint-Siège quatre ans et un mois.

. NICOLAS, y. — Le 6 mars IWJ , Thomas de Sarsane, cardinal de Bolo^^ne, fut élu |K)ur succéder à Eugène IV. Il prit le nom de Nicolas V, en mémoire du saint cardinal AIbergoti, qui lui avait prédit, dit-on, Qu'il serait Pape. Quelques-uns disent quil était d'une naisscince illustre : et d'autres au contraire au'il était d'une basse extraction; mais tous saccprdent à reconnattre qu'il était digne du pontificat, par sa vertu, sa doc*trine, sa douceur, sa modestie ft sa libéra^ lité. Sa piété, sa profonde érudition e( so9 habileté eq tout genre de sciences lui avaient acquis tant d'estime, au'en moins de seize mois, elles lui tirent déférer l'évérhé de Bor logne, le chapeau de cardinal et enfin la tiare. Eugène IV l'avait fait cardinal, en récompense de ce qu'il avait fait qu:tter la neutralité aux Allemands.

Dès le commencement de son pontificat»

il s'occupa ^ pacifier l'Italie, lej^rdantcet objet comme un préliminaire indispensable au projet qu'il avait conçu d'unir les princea chrétiens contre les Turcs. Il écrivit donc à toutes les parties belligérantes , pour les exhorter à envoyer leurs plénipotentiaires à Rome, et il fut obéi ; mais ce congrès de* vint inutile par la diversité des avis.

En 1449, le schisme de Félix fut heureu-* sèment terminé par la médiation de Charles VII, roi de France. Félix renonga solennellement à la papauté, et par <etle démarche rendit la paix à toute rEglise, qui gémissait, depuis plusieurs années , du schis* me qu'avait causé son élection. Il fut comblé d'éloges pour avoir ainsi achevé d'éteindre un schisme qui pouvait avoir des suites très-funestes. Les Pères du cunoile de BAlOf assemblés à Lausanne, approuvèrent cette renonciation. Les cardinaux de sa nomination furent maintenus dans leurs dignités ; toutes les censures furent levées. Félix reprit son premier nom d'Amédée, retourna dans sa solitude de Ripailles, et y demeura jusau'à sa luoit , qui arriva trois ans après.

Pour satisfaire aux plaintes de la nation allemande, et cimenter dans son sein le ré^ tablissement de l'unité, Nicolas V y envoya le cardinal de Garvajal en qualité de légat. Après plusieurs conférences entre ce légal et l'empereur Frédéric , accompagné^ des princes laïques et ecctésiatiques de l'empire, on fit un règlement qui porta le nom de concordat germanique, et qui fui confir** mé par une bulle du Pape, en date du 1^ avril 1448. Nicolas envova aussi plus tardi en Allemagne, le cardinal Cusa, et le chargea d'y ménager une paix solide entre les )rinees, de publier les indulgences du Ju-% nié» et d'exhorter les fidèles à secourir 4#

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