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leurs aumônes ceui que le Turc Mahomet II menaçait. La publicatîoiî de ces indulgences produi!;it des quêtes aboudantes. Il envoya, en 14^51, en Bohème, Jean deCapistran, qui y rt d'innombrables conversions. 11 écrivit aux Grecs pour les exhorter à renoncer au schisme, et à recevoir les décrets du concile de Florence : il manda, comme un esprit prophétique, è Constantin, empereur de Conslantinople» quMl y avait déjà longtemps
Sue les Grecs se jouaient de la patience de îeu ; que selon la parabole de TEvangile , on attendrait encore trois ans que le figuier
3u*on avait cultivé portât du fruit; que si^ ans ce temps-là, il n'en portait, c'esl-a-dire, «*ils ne recevaient le décret d'union, l'arbre serait coupé jusqu'à la racine, et la nation presque ruinée, te Pape écrivit cette lettre en U5iy et, trois ans après, la villç de Constanlinople fut prise d'assaut par les Turcs.
Nicolas voulut aussi s'employer pour ménager la paix entre la France et l'Angleterre. CharlfsYII ne demandait pas mieux; mais Henri VI ne fut pas de cet avis, et répondit fièrement que lorsqif il aurait reconquis tout «eque le roi de France lui avait enlevé depuis deux ans, il serait temps d'entrer en fiégocialion.
L'année suivante, l'empereur Frédéric se rendit à Rome, et y fit une entrée solennelle. Les cardinaux, le clergé et les magistrats de la ville vinrent au-devant de lui, et le conduisirent sous un dais masniâque, jusûu'aux degrés de l'église de Saint-Pierre, où le Pape l'attendait, revêtu de ses habits ponliQcaux, et assis sur une chaise d'ivoire; i'épée nue était portée devant l'empereur. Ce prince baisa les pieds du Saint-Père, et lui présenta une masse d'or, suivant la coutume. Le 15 du mois de mars, le Pape fit la eérémonie du couronnement, et donna de sa pleine puissance et autorité à Frédéric la couronne du royaume de Lombardie, devant le grand aulel de ia même église. Le dimanche suivant, il le sacra et couronna eihpereur : Frédéric avait le manteau, I'épée, le sceptre, la pomme et la couronne de Gharlemagne, qu'on avait apportés de Nuremberg pour cette cérémonie.
L'an 1453, on découvrit une conjuration formée contre le Pape Nicolas, par un certain Etienne Porcario, qui semblait vouloir troubler l'état de l'Eglise. Il avait déjà formé un parti qui devait se saisir du Pape; mais o» eut avis de ce complot : on trouva le ccMipable, et il fut pendu.
Nicolas y mourut le 2ik mars l/i55, après avoir gmiverné TBglise 8 ans et 19 jours. Il avait embelli Rome d'édifices magnifiques que ses successeurs achevèrent. II aimait les savants, ^^t leur donna des marques de sa libérd'i*a. Il recueillit les plus beaux manuscrits f^recs, latins, pour enrichir sa bibliothèque^ il fit rechercher par toute la Grèce ce qu'il y avait de bons livres en
(66*) Ceteloi ne fut pas loujjjrs observée; ainsi BOUS voyons que saint Grégoire VU fut éln (il esi frai» par racclamalion un^tnime du clergé et dt> peu«
toute sorte de sciences; il donna aux cgiises des vases d'or et d'argent, et des ornemeDU magnifiques. I! mariait de ses épargnes grand nombre de pauvres filles. Il s'entouri de savants, d'érudits, appela à sa cour George de Trébisonde, Philelphe, Vallo, Decembrio, A urispa, Théodore de Gaze, Le Pagge : ce dernier n'était encore connu que comme historien et antiquaire; il n'avait pas publié ses Facéties. Nicolas V fit traduire presque tous les ouvrages marquants de la littérature grecque ; il donna 500 écus d'or \ Laurent de Vallo, pour une traduction de Thucydide, et promit à Philelphe une maison à Rome, une ferme et 10,000 écus d'or, déposés chez un banquier, pour une version de riliade et de l'Odyssée en vers latins. Son zèle et sa libéralité allèrent si loin, qu'il promit 5,000 ducats à celui qui luiap-
Eorterait l'Evangile de saint Matlhieu en ébreu. A toutes ces qualités éclatantes, il joignait une piété tendre et solide, une charité que son discernement exquis peut seul empêcher d'être qualifiée de profusion, et enhu un désintéressement que la plus ira* ligne calomnie ne trouva jamais moyen do révoquer en doute.
NOVENDIALI. — Nous empruntons les détails suivants à V Histoire des chapelles fa*
féales du chevalier Morani, traduite de Titaien par M. Manavit, en y joignant quelques notes. «( 11 para tt,)i dit-il, « qu'anciennement on commençait et on terminait en un seul jour les cérémonies funèbres faites en l'honneur du Pontife que l'EgUse venait de perdre. Bonifiice III ordonna, en 607 [66*1, qu'on* ne commencerait à procéder à I élection d'un Pape que trois jours après la mort de son prédécesseur. Mal]tillon fait remarquer dans ses Commentaires sur les Orit^ romains 9 que cette coutume était depais longtemps en vieueur, sans qu'aucune loi l'eût prescrite. Grégoire X décida et ordonna, par les lois qui régissent encore l'élection des Pontifes, au quatorzième concilo général tenu à Lyon en 1274, que les cardinaux attendraient les absents pendant dix jours, à partir de la mort du Pape; qu oh célébrerait pendant neuf jours dans la ville Oiï il résidait, des cérémonies funèbres en son honneur, et que des cérémonies seiublables auraient lieu dans les principales villes des Etats romains. La célébration des obsèques novendiales (exsequiœ novendiales] fut ordonnée par Pie IV, dans sa bulle/*» eligendo^ et par celle Decet Romanum fo^' tificem, de Grégoire XV, qui régla aussi que Ton ne pourrait dépenser plus de dix u""® ducats pour les obsèques du Pontife déf uni, sans comprendre cependant dans cetje somme les dons qu'on avait l'habitude de faire au peuple romain, ni les aumônes rersées dans le sein des pauvres.
« On célèbre donc pendant neuf jour* consécutifs, dans la chapelle du chœur de w
pie) le jour même de la luorl d^AJcxaudrc U« ^ prédécesseur.
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