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(|iril demanda, et emporta à Rome un acte important, confirmant les restitutions faites à l'Eglise Romaine par Pépin et Chartema^ne.
£n 823, romi^ereur Louis ayant envoyé en Italie Lothaire son fils atné, le Pape Pascal 1" le pria de venir à Rome, où il le couronna empereur, le 5 avril, jour de Pâques. A peine Lothaire fut-it de retour en France que des troubles éclatèrent à Rome. Théodore primicien de l'Eglise romaine et Léon nomenclateur, eurent les yeui crevés, puis furent décapités. Le bruit se répandit que le Pape avait ordonné ou du moins conseillé ce meurtre. L'empereur Louis voulant en être exactement informé, nomma pour aller à Rome Adalong, abbé de Saint- Vaast, et Hunfroy, comte de Goire; mais avant qu'ils fussent partis, arrivèrent deux légats du Pape Pascal, priant l'empereur de ne pas croire qu'il eût participé è re meurtre, etde faire cesser ce faux bruit. L'empereur ne laissa pas de faire partir ses Jeux envoyés, qui étant arrivés à Rome, eurent s'assurer de la fausseté du fait; et le l*ape Pascal se purgea par serment de cette lieuse calomnie, dans une assemblée com*> )osée des légats de l'empereur, de trente» ]uatre évèques, d'une multitude de jjrètres, le diacres, et de tout le peuple romain.
Pascal I" mourut peu de temps après, le 14 mai 824, après avoir tenu le Saint-Siège lept ans trois mois et dix-sept jours, durant esauels il rebitit l'hospice des Anglais, »rûlé par accident; celui de Saint-Pérégrin, irès Saint-Pierre, fondé par Léon 111; le iionastère de Saint-Serge et de Saint-Bach ; église de Saint - Praxède , qui menaçait unie; celle de Sainte-Cécile. Mais il était n peine de trouver le corps de la sainte, rayant que les Lombards I avaient enlevé : n dimanche, assistant k matines h Saintierre, il s'endormit et vit en songe sainte lécile qui lui ditaue les Lombards avaient lulileuient chercné son corps, et qu'il le cuverait. Il le trouva en effet dans le ciictière de Prétextât, et le fit transporter à Duie, dans l'église de Sainte-Cécile, avec iux de Tiburce et Maxime, martyrs, et des apes Urbain et Lucius. Il orna magnitiqueent cette église, et fonda tout auprès un onastère, afin que les moines y célébrassent iflice jour et nuit. Ce Pape, honoré comme irit le 14 mai, eut pour successeur Eune lli.
PASCAL IL — Le Saint-Siège ne vaqua le quinze jours après la mort d'Drbain 11. (S cardinaux, les évèques, et le peuule de ^ine, s*étant assemblés pour procéder k leciion, on convint, le 13 août 1099, du rdinal Rainier. Ce prélat en ayant appris la uvelle, s'enfuit et se cacha, mais il fut couvert et ramené par force k l'assem- ^e: ei malgré les protestations de son inanité, on lui déclara qu'il était élu et qu'il vait se soumettre k la volonté de Dieu. On I donna le nom de Pascal IL On le revêtit
la cbape écarlate, qui était alors un lecnent particulier des Papes ; car les car-
dinaux ne portaient encore que le violet. On lui mit la tiare sur la tête, il monta h cheval, lut conduit en chantant au palais de Latran. Etant descendu k la porte de la basilique du Sauveur, il fut mis si|r le siège papal, puis étant monté au palais, on le fit asseoir sur un siège d'ivoire, et on lui mit en main la férule ou le bâton pastoral. C'est ainsi qu'il prit possession du pala s de Latran.
Le Pape Pascal II était né en Toscane, et avait été placé, dès l'enfance, k Cluny, où il avait embrassé la vie monastique. Dès le commencement de son pontificat, il s'opposa de tout son pouvoir aux investitures; c'était un disciple de Grégoire Vil, qui avait travaillé sous lui, était pénétré de son esprit et de la justesse de ses idées, mais n'avait point sa fermeté. A lui était réservé l'exécution de la grande mesure de la question des investitures. La première lutte qu'il eut k soutenir k ce sujet, fut avec le roi d'Angleterre.
Cependant les Romains pressaient Pascal d'abattre l'antipape Guibert, trouvant honteux qu'il eût résisté k ses trois prédécesseurs. Le Paj'e se vovant secouru par le comte Roger, chassa buibert d'Albane, et par Ik ruioa son parti dans Rome. Guibert se retira k Citardi-Castello, et,daus cette fuite» il mourut subitement.
Au commencement du xu* siècle, Brunon, archevêque de Trêves, alla k Rome pour témoigner au Pape le désir qu'il avait de recevoir le pallium et d'avoir son amitié. Le Pape lui fit une réprimande sévère , de ce qu'il avait reçu l'investiture par l'anneau et la crosse de la main d'un laïque; c'est-kHdire, de l'empereur Henri, qui avait été excommunié; mais i4 ne parait pas qu'il lui ait fait aucun reproche de son attachement k ce prince. Néanmoins cette excommunication fut le prétexte de la révolte xle son fils Henri. Ce jeune prince, indigné des crimes de son père se révolta contre lui. 11 déclara d'abord qu'il condamnait le schisme, et qu'il voulait rendre au Pape l'obéissance
aui lui était due. Ayant fait ensuite entrer ans son parti les seigneurs de l'Allemagne, il passa en Saxe, ou il fut reçu avec honneur; il se soumit toutes les villes, et fut reconnu roi par les seigneurs. Il marcha quelques temps après, avec des troupes, vers Virstbourg, où était l'empereur. Ce prince se voyant abandonné, fut réduit k se sauver avec très-peu de monde. Mais peu de temps après, son fils le fit arrêter i)ar surpribe et conduire k Bingues où il fut gardé. Il se reconnut coupable, renonça au royaume et k l'empire, on lui fit même dire que si sa renonciation n'était pas volontaire, il ne devait plus songer qu'au salut de son Ame. Henri se jeta aux pieds des légats, qui étaient alors assemblés k Mayence, pour obtenir d'eux l'absolution des censures ; mais ils répondirent qu'elle était réservée au Pape. Il renonça donc k l'empire en lt06, et remit k son fils toutes les marques de sa dignité. Il se retira ensuite k Liège,
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DICTIONNAIRI::
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où il fut reçu comme empereur. Là » il sa plaignit de la violence que Ton avait mise en usage pour exiger sa renonciation. Hais il mourut dans la même année à l'âge de 55 ans.
Comme le Pape ne se fiait pas aux AllemandSi il fit un voyage en France pour y délibérer en sûreté sur les affaires de TKglise. Il célébra è Cluny, en 1106, la fête de de Noël, alla ensuite à Tours, et k Saint- Denis en Franee , où il fut regu avec de grands honneurs..Le roi Philippe de France et Louis son fils vinrent le trouver, et se prosternèrent h ses pieds. Pascal conféra avec eux sur les affaires de l'Eglise, les priant de la protéger à l'exemple de Charlemagne et de ses prédécesseurs. Le roi lui promit son amitié et lui offrit son royaume. Après quoi le Pape ayant parcouru plusieurs villes, se rendit, accompagné d*un grand nombre d*évèques et d abbés è Châluns-sur- Marue, où devaient se rendre lés ambassadeurs et l'empereur Henri, charsés de terminer avec lui les différends toucnaut les investitures. L'ambassade, qui arriva après le Pape, était composée de plusieurs évé^ues et de plusieurs laïques, parmi lesquels tiguraient au premier rau^ 1 archevêque de Trêves, et Albert, chancelier de l'empire. L'archevêque de Trêves, prélat fort lettré et fort éloquent, porta la parole, et commença par protester du respect de son matlre pour le Pape, ensuite le pria de lui laisser la faculté d'agréer Tévêque élu, et de lui donner Tinvestiiure par Tanncau et la crosse , suivant l'usage de l'emiûre, qu'on faisait remonter jusqu'à Charlemagne et Grégoire le Grand. Le Pape fit répondre par l'évêque de Plaisance, que l'Eglise, par sa constitution, était libre et indépendante, (]u*elle ne le serait plus si elle ne pouvait choisir ses évêques sans l'agrément du roi; que l'anneau et la crosse, étaient les emblèmes de l'Eglise, et qu'ils ne pouvaient pas être donnés par une main laïque accoutumée à verser le sang. Les ambassadeurs qui, en leur qualité d'évêques, devaient contribuer à la paix de TEglise, furent fort mécontents de la réponse du Pape, et lui dirent d'un ton menaçant, qu'ils iraient vider à Rome cette querelle l'é^ée à la main. C'est un langage de soldats, indigné des évêques: Le Pape envoya plusieurs personnes sa^es pour arranger cette affaire avec le chancelier, qui n'avait point assisté à la conférence ; mais on ne put rien terminer. Le Pape persista dans ses sentiments; il alla à Troves où il tint un concile, et renouvela les décrets de ses prédécesseurs touchant 'la. liberté des éleclioBs et les investitures des princes. De là, i! se rendit en Italie, aussi méconterit des Allemands qu'il était satisfait des Français. Il semblait vouloir se confirmer dans ses sentiments , s'armer de courage et de fermeté à la vue des orages qui se préparaient, car, de retour dans sa capitale , il tint un concile dans Téglise de Latran, où il contirma de nouveau sous peine d'anathème, la Drescription des investitures. Mais la me-
nace de terminer la question des investilures par Tépée, le tint dans de coniiDuelles alarmes. Il fit un voyage dans le midi de rilaliR,pour s'assurer des princes normands en cas d'événements. L'empereur n*avait ims menacé en vain : en llltf, vers le mois d'août, il partit pour l'Italie avec une nombreuse armée et des savants qui devaient dis-* cuter et défendre ses droits. Entré dans la Lombardle, il s'y conduisit en vrai (jran. Il avait pris tous les sentiments de son père, son hypocrisie et sa cruauté. Partout où il éprouvait quelque résistance, il meilail tout h feu et à sanz. La princesse Matbilde fut obligée défaire la paix avec lui, pourpréserver ainsi ses Etats de ses ravages; après quoi le jeune Henri s'avança vers Rome, pour y terminer la questionnes investitures et se faire donner la couronne impériale.
Etant arrivé près de Rome, lePafie Pascal envoya au-devant de lui divers oQiciers de sa cour, portait des enseignes. Il y avait cent religieuses qui portaient des flambeaux; une multitude prodigieuse de peuple portaient des palmes et dés rameaux; tout le clergé de Rome s'y trouva. Le roi étant descendu de cheval devant les degrés de Saint-Pierre, où le Pape l'attendait, se prosterna devant lui et baisa ses pieds ; ensuite ils s'embrasse* reni.
Après être entrés dans Téglise, ils s'assirent, et le Pape demanda que le roi renonçAt aux investitures. Ce priuce n'ayant rien répondu se retira è part avec les évoques et les seigneurs, de sa suite, et après avoir conféré longtemps, on vint dire au Pape qu'il fallait qu'il couronnât l'empereur; et le Pape ajàui déclaré qu'il ne pouvait le faire, le roi se mit en colère, et par le conseil de. ceux qui l'accompagnaient, il fit environner lé Pape de geus armés et le fit conduire k un logis'hors de renccinle de l'église. Cependant les Allemands pillèreoi tous les meubles exposés pour l'entrée du roi. On prit avec le Pape un grand nombre de clercs et de laïques de tout Âge, dont plusieurs furent tués, d'autres emprisonnés.
Tout cela se passa le 12 février de l'an llti, et le Pape demeura prisonnnier pendant deux mois entiers.
Les Romains, indignés que le Pape fût * retenu ert prison, firent main basse sur tufis les Allemands qui étaient à Home. Le lendemain ils attaquèrent les gens du roi, eo tuèrent plusieiirs, firent tomber ie roi luimême j^e son cheval qt le blessèrent au 'visage, et ce prince n'ent pas peu de peine à se sauver. Ensuite ayant appris que les Romains s'étaient engagés par serment à s'exposer à tout pour délivrer le P8i>e, il sortit précipitamment de Rome, emmenant avec lui le Pape, qu'il fit deux jours apré^s dépouiller de ses ornements et fier de t-ordes, comtne plusieurs autres, tant dercs que laïques; mais il le fit servir avec Honneurs par les seigneurs allemands, assurant qu'il ne prétendait donner ni les droits, ni les fonctions de l'Eglise, mais seulement domaines dépendants de la couronne.
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Le Pape résista longtemps; mais* voyant ia désolation de la ville de Rooie et le scbisaie dont oo était menacé, il dit en gémissanl : Je suis contraùU de faire pour la paisp de
I Eglise ce que f aurais voulu éviter aux dé^ pens de moneang. Ou fil donc un traité, et le roi vouîut, avant que de délivrer le Pape , avoir urte bulJe' touchant les investitures. Henri fut ensuite couronné empereur par le Pape, dans Téglise de Saint-Pierre» toutes les portée étant fermées. Ensuite le roi retourna à aon camp, et le Pape délivré, avec les évèques et les cardinaui , rentra dans Home, où il fut reçu avec Ja plus grande joie. L'empereur s*en retourna en Allema-
fne, après avoir fait de grands présents au ape et aux prélats de sa suite. Mais plusieurs évèques condamnèrent le traité que le Pape avait fait avec l*empereur, comme contraire aux décisions de ses prédécesseurs. Ils firent un décret contre le Pape et contre sa bulle» et Tobligèrent de promettre qu*il corrigerait ce qu*iT avait fait par fat^ blesse. D*un autre cdté Tempereur Henri rut excommunié dans plusieurs conciles» à cause de son opini&treté è s'arroger le droit rtes investitures, et Ton ne f^ut dire combien cette malheureuse affaire, dans laquelle le Pape n'entendait que le droit de conférer les fiefs, et dans laquelle Henri voulait disposer des libertés de l'Eglise , causa de maux et de désordres.
Le Pape Pascal tint ce qu'il avait promis; il assembla, en 1112, un concile dans l'église de I^tran, |K>ur prévenir le schisme uont ri^lise était menacée. Il y eut vingttrois cardinaux, douze archevêques, cent quatorze évèques, plusieurs abbés et un grand nombre de clercs. Le Pape raconta à tout le concile comm^'Ot il avait été pris par le roi Henri, et forcé d'accorder les investitures : Je reconnaiêt dit-il , que Fécrii qu^on 7i*a contraint de faire sam te conieil de mes frères et sans leurs souecriptione^ n'est pas !>onf etie désire qu'on le corrige dans cette issembUe, afin que V Eglise ni mon âme n'en \ouffrent aucun préjudice^ Jl se purgea du (oupçon d'hérésie et fit sa profession de foi.
II voulait même renoncer au pontiticat, s'en u^eant indigne , à cause de la concession !(aite à l'empereur; mais le concile ne vouut point recevoir sa démission. Ensuite les (véques. a^ec l'approbation du Pape , conlaxunèrent solenuellement le privilège ac- :ordé à l'empereur Henri, et défendirent, ous peine d'excommunication, de lui donler aucune autorité, parce qu'il est contraire u Saint-Esprit et aux règlements des calons. Gérard, évèque d'Angoulème qui avait Il la sentence au concile, fut chargé de ia lorier à Tempereur. C'était une mauvaise louTelle qu'il ap(M>rtaità la cour; on crai- ;nait pour la vie de l'envoyé. En effet, on fit irandbruitàlaconr, la fureur ^tait dans tous es cœurs : mais Gérard» bravaot la colère impériale t fit connaître la sentence dn concile. >Q n*osa pas porter la main sur lui. Cepenlaot Tempereur ne fut point excommunié; le ^ape n'avait pas voulu le faire à cause de s^
BicnoNn. MS Papis.
.promesses précédentes, et ie eoncile de Latran, suivant la discrétion du Pape» s'esl contenté de casser et de condamner les privilèges, sans frapper l'empereur. Mais les évèques l'auraient fait^ si le Pape n'avait point résisté
Le même Pape tint» qnatre ans après» un concile dans le palais de Latrau» auquel on a donné le titre d'universel. 11 s'y trouva dos évèques et des abbés de divers royaumes. Pascal dit qu'il n'avait accordé au roi le droit des investitures, qu'afin de délivrer l'Eglise d'une infinité de maux. Je vous conjure de prier Dieu de me pardonner cette faute. Je condamne à un anathime étemel ce maudit écrite et je vous prie de le condamner aussi. Tous s'écrièrent : ilin^t soit-il. Le Va\ye y condamna solennellenient le privilège accordé à l'empereur» et renouvela la défense des investitures» sous peine d'auathème, telle qu'elle avait été faite par Grégoire VII. Tout le concile y applaudit; ouelques évèques soulevèrent la question tnéo- . logique, en disant que ce privilège était une hérésie; mais ils furent contredits par d'au^^' très» qui répondirent que l'acte était mauvais , mais n^était pas une hérésie. Le Pape» €^ui avait toujours été choqué du mol d'hérésie^ leur imposa silence eu disant : Mes frères et mu seigneurs » éeoutfx : cette Bglist n a jamais eu i hérésie^ au contraire^ c'est ici que toutes les hérésies ont été éera» séeSi suivant la promesse du Seigneur^ me la foi de Péerre ne faillirait point. Le Pape, fidèle à sa promesse, n'excommunia pas l'empereur ; mais, pressé par les évèques, il fut obligé de confirmer les conciles où il avait été excommunié» et entre autres le ooncile de Vienne
L'empereur était fatigué de sa position, surtout à cause des difficultés que lui suscitaient plusieurs évèques d'Allemagne. Il voulut entamer des négociations avec le Pa(>e» pour se réconcilier avec le Saint-Siège; mais elles n'aboutirent è rien» probat>leffieiu parce qu'il ne voulait pas renoncer aux investitures.
L'année 1117, le Pape Pascal tomba malade pendant l'automne» et mourut à Rome le 18 janvier de l'année suivante, après avoir tenu le Saint-Siège pendant dix-nuit ans et cinq mois. Gelase II lui succéda.
PADL I" (Saint), quatre-vingt-treigième Pape, frère et successeur d'Etienne 11, fut élu le 22 mai 757, et tint le Saint-Siège dix ans et un mois — Dès sa première jeunesse* il avait été placé dans le palais de Latrau pourèire instruit dans la discipline ecclésiastique, et ensuite ordonné dAScre par le Pape Zacharie. Il était doux» et si charitable, quil allait la nuit avec ses domestiqaes, assister dans leurs maisons les pauvres, et surtout les malades, leur donnant aboa* damment la nourriture et les autres saooors. Il visitait aussi les prisons* pajait fonr ceux gui étaient nMaons pemr dauas, at ao«ilajteait les veuves et ia$ orpbeUns.
l>ès qu*ii fut ifii» il ètcfvit au Kî ftpia pour lui faire part de son élection, et lui tto-
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mander la centinuationdo sa protection. II*flt transférer solennelleoient dans la ville les corps saints qui en étaient dehors et dans 4çs cimetières, et les fit enterrer avec honneur en diverses égUses. Il en fit bfttir de nouvelles » qu'il orna magnîGquemenL Nous avons plusieurs ktlres du Pape Paul, dont la plupart sont adressées au roi Pépin,
t»our lui demander du secours, tantôt contre es Grecs, qui, d'intelligence avec les Lombards, Voulaient reprendre Ravenne , tantôt contre les Lombards et le roi Didier, qui refusait toujours la restitution des places promises par son traité. L'histoire ne nous aprprend rien de ce Pape qui mérite d'être rap- -porté. Il mourut le 21 juin 767, et fut d'abord inhumé dans l'église Saint-Paul, où il était -mort ; mais trois mois après on le transféra, pnr le Tibre, à Saint-Pierre, et on l'enterra solennellement dans la chapelle de la Vierge, qu'il avait fait bAlir. Ce Pape, qui est honoré «omme saint le 21 juin, eut pour successeur Stienne IlL
PAUL IL - Après la mort de Pie II , 1e^ cardinaux retournèrent à Rome , et» assemblés en conclave depuis douze jours, élurent, le 31 août IfcOfc, Pierre Barbo, Vénitien, Agé <le quarante-huit ans seulement, et cardinal du titre de Saint-Marc. Il étail neveu, par sa mère, d'Eugène IV. Ce Pape lui donna l'arehidiaconat de Bologne, ensuite Tiâvéché de Cervie dans la Romagne, une charge de protonotaire apostolique, et enGn le chapeau de cardinal. Il prit ie nom de Paul IL 11 était d'un grand caractère, magnifique dans ses œuvres, et se piquait de faire toutes choses avec l>eaucouj> de générosité et de noblesse*
Avant son élection, on avait fait plusieurs règlements dans le conclave , pour être observés jtar celui qui serait élu Pape, et tous les cardinaux s'y étaient obligés par serment. Entre autres choses, on était convenu que le Pape élu continuerait la guerre contre les Turcs; qu'il rétablirait l'ancienne discipline de la cour romaine^ que dans trois ans il assemblerait un concile général ; qu'il n'augmenterait point le nombre des cardinaux au delà de vingt-quatre; qu'il n'en nommerait aucun qui n'eût pins de trente ans, et qui ne fût versé dans 1 étude de l'Ecriture sainte et du droit canonique; qu'il (De détournerait point le patrimoine de l'Eglise, etc. Paul II renouvela même ce serment après son élection; mais ses engagements ne furent point exécutés, à Texception i<» la guerre contre les Turcs. Le Pape crut qu'il ne convenait pointa sa dignité qu'il n*eût pas la liberté de faire ce qull jugerait à propos. Il fit un nouveau .règlement différent de celui du conclave, et le présenta à signer aux cardinaux : la plupart ie signèrent. Pour relever leur dignité, Paul II leur fit prendre des mitres de soie, semblables à celles que les Souverains Pontifes portaient seuls aufiaravant : il permit de plus que leurs chevaux ou leurs mules eussent des housseide couleur écarlaté, et voulut qu'euxwêmes portassent aussi la soutane rou^e.
A l'égard da bonnet Touge, c'est InnoceiillY ni le leur avait donné au premier oondle e Lyon, en 1245; et c'eM Urbain VIll qui leur accorda le titre d'Eminence, au lieu de celui d'Illustrissime qu'ils avaient auparavant.
Ensuite le Pape choisit trois* cirdifiaui pour conférer avec les ambassadeurs <lcs nrinces d'Italie, touchant la guerre contre les TurCvS. 3on intention était cjue chacun de ces princes donnât une certame somme tant que h guerre durerait, et que cet ar* gent serait mis entre les mains du roi de Hongrie, qui était le plus exposé aux ailaques des infidèles! o^i^ 1^^ ambassadeur! répondirent qu'ils n'avaient point d'ordre touchant la somme k laquelle le Pape avail taxé leurs maîtres* Ferdinand, roi de Naples, offrit quelques secours, mais à condition qu'on lui remettrait les écus dus à TE- S lise romaine. Les autres puissances firent es offres, mais toujours à quelque condition onéreuse. Ainsi toute cette négociation, qui dura plus de six mois, se réduisit à des offres qui étaient plus au profit des princes qu'à l'avantage de l'Eglise.
Dans la même année, Paul II tint ub consistoire où l'on traita des grâces expecUh tives. C'était une assurance queld Pa^e donnait k un clerc d'obtenir une prébende dans telle ou telle cathédrale quand elle viendrait à vaquer, et le plus grand nombre des cardinaux lurent d'avis qu'il ne laKait pas négliger ce privilège. Dans un second consistoire, il fut question des commaades. Le cardinal Carvajal dit qu'elles étaient ua abus, et que, si l'on n'y prenait garde, tous les monastères deviendraient en coojinande; il ajouta qu' elles n'avaient pas été établies pour engraisser les ecclésiastiques, mais pour réformer les monaslères et faire en sorte que le service divio s'y célébrai avet plus d édification.
L'an 14^67 Paul II acheva le beau palais de Saint-Marc, et, se voyant libre eten.rc-
SOS, il voulut faire célobrer des jeux fflsgniques. Il fit une institution nouvelle ou plutôt une extension de la grâce ancienne du Jubilé qu'il réduisit à la vingt-cinquième année de chaque siècle. La bulle en fut donnée en 1^70 pour être mise k exécution cinq ans après.
Paul II termina heureusement la grande affaire, de la réunion des princes d'Italie; il n'avait cessé d'y travailler depuis le commencement de son pontificat, malgré les obstacles et les diflicultéa sans nombre qu'il y trouvait.
Vers le même temps l'empereur Frédéric fit un voyage k Rome, selon le vœu qu'il en avait fait. Deux cardinaux allèrent au devant de lui; il y arriva* la veille de Noêi, et lorsque le Pape avait déjà commencé la Matines de la fêle ; on le conduisit è TEgli^ où il fut admis au baiser des pieds , àes mains et de la bouche. Le lendemain, aranl le jour, il retourna k l'église oi^ il enleiidil la seconde Messe, et, après que lé Pape Im eut donné une épée qu'il avait bénie, od'^
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rerétit d*ttne aube etd*ane lanique» et il
Idt révangile de la septième leçon entre
deux cardinaux-diacres, dont un fit la lecture de rbomélie. A la troisième Messe, il communia d'une partie de l'hostie consacrée. Dix-sept jours après, il s'en retourna en Allemagne.
Paul II mourut d'apoplexie, la nuit du 25 au 26 juillet 1471, sans que personne le vit expirer et pût lui donner aucun secours; il avait ce jour là tenu un consistoire, où il parla, dit-on, avec beaucoup de jugement et de présence d'esprit; ensuite il avait soupe à son ordinaire. Il était Agé de 53 ans et quelques mois, et avait tenu le Saint-Siège près de sept ans. Nous avons de«ce *Pape quelques ordonnances et quelques épltres, et on lui attribue des règles de la chancel* lerie.
PACL m. — Le 11 octobre 1534 les cardi* naux entrèrent au conclave. Avant que de s'y enfermer, ils avaient résolu d'élire Ale« xandre Farnèse, doyen' du. Sacré Collège; il méritait en effet d'être chef de r£glise : il y avait quarante et an Bns qu'il était cardinal ; il avait une parfaite connaissance de toutes les affaires de la chrétienté. D'ailleurs il était bienfaisant, d'un esprit propre au gouvernement, et son Age de 68 ans l'avait rendu modéré. Comme le précédent conclave Bvotl duré plus de deux mois, pour prévenir ces longueurs , on lut la bulle de Boniiace Vllly qui porte, qu'après vingt jours de conriave, on ne donnera plus aux cardinaux [tour nourriture que du pain et du vin. Tous !es esprits se réunirent bientôt en faveur du :ardinal Farnèse, et il fut élu. Il prit le nom Je Paul UI.
Alexandre Farnèse était un homme disingué dans le monde. Né en 1^, il étudia I Rome sous Pomponius Lœtus, puis à Floence dans la maison de Laurent iiédicis. iistruii par les plus savants hommes de son emps, il s*était apf»liqué à toute sorte de ciences, Alexandre VI l'avait fait cardinal, uoiqu'il n*eût que vingt-six ans. Dès lors
commença à être chargé des plus grands niplois. Il eut successivement sept évè* h es.
Paul III avait des manières aisées, granes, magnitiques. Rarement à Rome un Pape
été aussi aimé. Il nommait les cardinaux ans qu'ils en sussent rien, choisissant parlitement ceux qui le méritaient. Cette conuite était bien différenle de celle qu'on teait jusqu'alors, tout empreinte de vues ersonnelles, de considérations mesquines, lais, ce qui n'était ()as moins précieux, c'eut la liberté quMI laissait aux cardinaux de ^ contredire hautement dans le Collège, liifrlé h laquelle on était peu habitué; il enjura^eait de i^ette manière les discussions Lii pouvaient s'élever, ne voulant qu'on It égards, quoi que ce fût, qu'à la vérité ruie.
11 signala son avènement par une création 5 cardinaux où rien ne fut considéré que le lërite personnel : il commença par Conta* ni. Tous étaient de mœurs irréprochables,
1)leins de science et do piété, et capables da aire connaître les besoins des diverses contrées de l'Europe. Ce sont ces hommes qu'îl chargea de travailler au projet d'une réforme ecclésiastique. Ils se mirent à l'œuvre. Contarini , dans quelques écrits qui nous restent, fait une guerre énergique aux abus de la cour de Rome ; il déclare simoniaque l'usage des compost tion$^ et considère la simonie comme une sorte d'hérésie. Il attaque la bulle dans les dispenses de la manière la
filus sérieuse, et trouve que c*est une idoitrie de dire que le Pape, pour établir ou supprimer un droit positif, n*avait d'autre règle que sa volonté même. Contarini soumit ses écrits au Pape, et le bon vieillard, dit-il, me parla d'une manière si chrétienne des abus qui s'y trouvaient signalés, qu'on put concevoir l'espérance d'une réforme prochaine.
On ne pouvait, il est vrai, rien entreprendre de plus difficile ; mais le Pontife marche à son Dut avec une fermeté soutenue; il nomme des commissaires pour la réforme de la chambre de justice, du conseil de Ro*» te, de la chancellerie, de la pénitencerie. On voit apparaître des bulles réformatrices; des mesures sont prises pour la convocation d*ua concile général.
Paul III avait toujours paru désirer que l'on ttnt un concile pour apaiser les troubles que causait le luthéranisme. Dès le corn* mencement de son pontiQcat il envoya dos nonces. à l'empereur et aux autres princes chrétiens pour les presser de favoriser une si sainte entreprise. Ils avaient ordre de proposer la ville de Mantoue pour le lieu da concile. Le nonce qui fut envové en Allemagne traita avec un grand nombre de protestants, mais ils ne lui firent d'autre ré- [lonse , sinon qu'ils en délibéreraient dans 'assemblée qu'ils devaient tenir vers la un de l'année. Le Pape, informé de leur réponse, donua une bulle pour la convocation du conci e général à Mantoue, et la fit notifier aux princes chrétiens et aux protestants ; mais ceux-ci répondirent qu'ils ne voulaient point d'un concile où le Pape et les évèques assisteraient comme juges; d'uu autre côté, le duc de Mantoue n ayant point voulu accorder sa ville pour la tenue du concile, le Pape en prorogea l'ouverture jusqu'en novembre, sans designer le lieu, finsuite par une autre bulle, il le prorogea jusqu'eu mai, et désigna la ville de Vicence.
II nomma quelques cardinaux et quelques prélats pour travailler à la réforme. £n conséquence ceux-ci Grent un long mémoire oik ils exposaient les abus à réformer. Paul
III proposa lui-même la réforme eu plein consistoire; mais les sentiments furent pai"tagés ; on la renvoya au jugement du coucile.
Aucun évèque ne s'étant rendu à Vioenee« le Pape prorogea le concile jusqu'à PAques 1539, et, sur un partage d'avis, il le suspendit quoique convoqué, jusqu au temps qu'il lui plairait de le tenir. Il se passa près de trois ans sans qu'il fût question de concile *
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m6d« au tottl de ce teroiQ et après bien des conteslations eaCre te fepe, refnpareur et les princes caiholiques, sur le liea où ii se tiendrait, la ville 4e Trente » proposée pac le Pape, fut ecceptée par les princes, ei en conséquent ie fifpe Indiqua, par une bulle, le concile 4 Tiieole, pour le 31 mars de Tannée suiyante. Mais les contestations qui surve* Baient t#ws les jours firent di£Cérer encore plus de deux ans Touverture du concile, qui o^eut lieu qe^au là décembre 15(^5.
Les légats que je Pape avait nommés pour 'tenir sa piace au concile, ioi ayant demandé une instruction sur la manière dont on de* vait opiner, Paul III leur répondit qu'il ne iallait pas suivre ce qui s*élait observé dans les conciles de Con^^tanc^ et de Bflle, où Je décision générale se faisait à la plura-iité des nations; qu*i-l fellait qu'elle se lit à la plura* liCé des voix. Il ajouta qu*il fallait traiter des |K>ints de religion, en condamnant la mauvaise doctrine, et ne point traiter de la ré^ forme avant les dogmes ; que, s*iil s'élevait <}uelque dispute sur ce qui concernait ta eour de Rome, ii faudrait écouter les prélats, «t en informer le Souverain Poniife, qui ap<> pliquerait les remèdes convenables. Apres la septième session , et sur un brait qui se i'épandit k Trente , qu'on y était menacé •d'une maladie contag;teuse, les légats du Pape demandèrent la translation du concile à Bo« jogne. Mais Charles^}uint fit tous ses efforts pour empêcher cette translation, et défendit «ui Espagnols et aux Allemands, ses sujets, de se rendre à Bologne.
Dans r-émbarras où Paul III se trouvait, il crut qu'il n'jr avait point de parti plus avantageux que de suspendre le concile. 11 doanadooc urdreau cardinal Del Monté de renvoyer les Pères de Bologne, et de leur signifier que l'inteation de Sa Sainteté était qu'il n'y eût plus de coneile, parce qu'il avait résolu de faire travailler à Bome aux décrets nécessaires pour la réforme des mœurs et de la discipline.
Nous ne devons pas omettre dans la vie de Paul lU, qu'en 1538 il voulut ménager une trêve entre l'empereur et le roi de France. Cbarles-Quiot était arrivé à VjJlefranclie, et François I" était sur les l)ords du Var : le Pape fit tout ce qui était en son pouvoir pour les attirer à une entrevue en sa présenee ; ils s'en défendirent constamment sous divers prétextes, et tout ce qu il ijut obtenir en faisant négocier auprès de i'upetde l'autre par ses nonces, fut une longue trêve qui, laissant l'affaire du Milanais indécise , donnait du temps pour exécuter le projet de ligue qu'il avait formée contre les Tores*
llienri VIU d'Angleterre, ce roi apostat et sobiamatiqoe ayanjt poussé jusqu'au délire ses actes de férocité et de sacrilège, Paul ill, outré de tamt d'excès, vit que tout ménagement létait désormais impossible. Depuis Ireis ans, i^ -avait porté la dernière sentence centre ce prince corrupteur de son peuple. A cette tKille, il en joignit une nouvelle, datée du 17 décembre 1538, et toutes deux
funent aussitôt publiées k Rome et affieMei dans les Etats limitrophes d*An{deterr8.
Peu de temps avant sa mort Paol iil e^^ de la part de ^es propres neveux, des soiets de chagrins ijui furent, dit Pallavicio, comme un poison qni s'in$inua daos son cœur. La colère et la douleur le saisirent :ij en tomba malade, et, sentant <^'il nVivnt pu longtemps ft irivre, il appela les pardimox et leur dit <de régler ce qu'iis croyaient avantageux à r£glise. Il mourat lelOiovembre lU9dans aa iU* année, etdansialfi* de son pontificatt. Paui lllaveitdugeûtjxmr ia poésw et de la facilité poorAûre des vers, talent qui ne dénnre point ses ^yAms qotKtés. On ndelui des lettres d*iritdili<Ki à Bnmef h Sadolet et è d'au très, il établit è MaidesTin*
2uisiLton,et approuva l'institut des Jésintes. e fut un Pontife éclairé dans ses conseils, plein de force dans ses résolulsons, égal dans tous les événements, inobie dans ses goiftis^at lonjours |vét 4 récompenser le mérite. Ce qni J'honore Kt)éeNdeBseni entre ienl de Poptûfes, même Vea ph» iltostresi p'e&t qu'il fat le premier à entreprendre la réforme de l'Église, et que, grfbce à la largeur des ses vues et à celles de Contarini,T{fet un moment près de s'entendre avec les protestants, &uri0ut aux coniérences de fiatis* bonne en 1541; c'est qu'il fût ie premier qui At célébrer le concile désiré depuis si longtem^ps, etqu*ilsn respecta la liberté jus* qua lui sacrifier ses propres idées, ii eut pour successeur Jules III.
PAULIV. — Les cardinaux étant entrés en conclave au nombre de quarante-quatre, les efforts du cardinal Farnëse procurèreal, le 23 mai 1555, l'élection du cardinal Ca^ raffa, malgré la brigue des Impériaoxqoi lui avaient donné l'exclusion. Il prilleooffi de Paul IV, k canae de Paul lU, son oncle, Qui l'avait fait cardinal. Jean Pierre CaraSa était d'uoe famille illustre du rovaume de Naples; il naquit at| i47i. Dèe lenfenceii eut beauQoup de çoûl pour la .vie. monisti' que ; il entra fort ^uiie dans on couvent de l&ominicains. Mais, cédant aar renaontrances de Sies parents, il en sortie, continva ses études, et fit de grands progrès dans les langues grecque, latine, hébraïque, et dans la ttiéologie. Etant venu k Rome, le Paue Jules qui connut son mérite, le fit évéqae de Tbéate. Ensuite Léon X l'envoya en Angle* terre pour recueillir le denier ée saint Pierre ; il y demeura trois ans. De là, il passa en Espagne, oit Ferdiiuuid^, inatrcilde sa ca()acilé, le retint àaa cour, l'admit à ses conseils et le fit son chapelain* Huit «m après Adrien VI le rappela h Rome, et le mit à ia tête de la congrégation qu'il atait établie pour la réfurmati^Mi des moeurs. Ce fut lui gui porià Paul UI h établir le tritoual de rifiqtaisition pour réprimer l'bérésie. Enfin^ il fut élevé au souverain noiitiftcal,, étant alors doyen du Sacré-Collége, ^t Igé de 79 ans. Ce grand âge ne lui 6ta rten de sa vigueur et de aa sévérité aaiurelle, s| de son application aux ^fbtâres. Ce fat Ivi qui contribua si puissaiomeiit à ralforftir
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Taneiim dogim au eoncile de Trente. S*il ekislaii un parti qui se proposait la restauralioa da catholicisme dans toute sa sévérité, ce futp non un membre» mais biea un fbadateiip, un chef de ce parti» qui iiK)n(a sur le trdoe papaK Paul IV était presque octogénaire; mais ses yeux enfoncés daas leur orbile Avaient encore tout le feu di^ ki jeunesse
Il ne connut aucun autre devoir» aucune autre oeeupatioo que le rétablissement de l'ancienni» foi dans toute sa plénitude. Il fi»t le premier k s'étonner de son élévation, B^aysBl jamais fjBit la moindre concession h un cardinal, et s'étant toujours montré sous les deboFS'de la plus grande sévérité. 11 so regarda comme élu, non par les cardinaux, maia par Oieu iui-mèmet et appelé à la réalisation* de ses projets de réforme. Nouê pro* $Miton$ €t nous*fai8ons serment^ dit-il dans sa buHe d'avénemeni, de meltrs un soin êerufiuUux à ce que la réforme de VEglise universelle et de la cour de Morne soit exéeu^ Us* Le jour de son couronnement fut signalé
{>ar des décisions concernant les couvents et es ordres religieux. H envoya deux moines du Mont Cassin en Espagne, pour y rétablir ta discipline des couvents dans sa pureté primitive. Il institua une congrégation pour la réforme universelle en trois classe»;: ebacuae devait être composée de huit cardioauxr quinze prélats et cinq^uanie doo^ teors. Les articles sur lesquels on devait délibérer , pour ce qui concernait la nomination aux emplois» furent communiqués^ aux universités. Il se mit à Tœuvre avec le plus srand zèle» Le mouvement religieux
3ui s était emparé depuis longtemps des egrés inférieurs de TEglise, avait pris possession de la papauté elle-même^ et allait diriger exclusivement Tadministratlon de PaulIV. Jauiais Pape ne fut également plus dévoué à la liberté de rilalie: il avait vu cette belle contrée libre au xv* siècle;, son Ame tout entière, vivant de ce souvenir, comparait l'Italie d'alors à un instrument à quatre cordes parfaitement d*accord : cen quatre cordes jetaient Naples et Milan, Venise et r£tat de TEglise.
Paul IV tint d'abord plusieurs consistoiros sur la nécessité de réformer I» clergé, et de nommer aux év6cfaés et aux cures les sujets les plus recommandables par leur science et par leur piété. Dana un de ces cousisloires il donna audience aux ambassadeurs de Marie, reine d'Angleterre, et leur dit
3a*il érigeait Tlrlande en royaume, en verti* u pouvoir apostolique. Ces ambassadeurs, ijrosteraés aux pieds du Pape, confessèrent es crimes de la nation anglaise et sou •chisme, et.ils reçurent l'absolution.
Dès la première année de son pontificat» Faul IV se trouva en guerre avec Tempe-^ reur , et U v fut amené par son nevea Alphonse quUi avait fait cardinal, el h qui cette dignité ecclésiastique n'avait pas Até son humeur guerrière. Il témoigna vouloir tenir »n concile général è Home, semblable à celui de Latraa tenu sous lunoceat Ul,. eu
1315. Mais pendant qu'il était occnpé da ea projet, il apprit que l'empereur avilit fait une trêve avei'- le roi de Franc^ il en fut surpris, et envoya son neveu en France pour engager le roi Henri è rompre cette trêve. Le Pape voulait excommunier l'empereur et te roi d'JSspagne, Philippe IL Mais le duc d'Albe vi«t eo Italie avec une aro^^e» et fit de si grands ravages, que Paul IV fui obligé de ^'accommoder avec l'Espagne.
Il ne cessa de témoigner son xèJe [lour la foi catholique, et prit des mesures propres à empêcher qu'on ne la corrompit. On le regarde comme l'instituteur de 1& congrégation de rindex, en vertu de laquelle les inquisiteurs dressent un catalogue des mauvais livres, et il ordonna contré ceux qui retiendraient quelqu'un de ces livres des peines sévères, comme l'excommunication, se réservant à lui seul le pouvoir des censures. Ce fut par un effet du même zèle que Paul IV étendit beaucoup l'autorité du tribunal de l'Inquisition, et qu'il ordonna que, outre le crime d*hérésiet il prit encore con* naissance de plusieurs autres.
Elisabeth, reine d'Angleterre, après la mort de Marier fil notifier au Pape, par son ambassadeur^ son avènement h la couronne. Paul IV répondit h cet ambassadeur qu'Elisabeth n'avait aucuB droit à la couronne d'Angleterre,, parce qu'elle était illégitime ; CLu'il ne pouvait révoquer les bulles de Clément VII et Paul Ul, sets prédécesseurs;
Sue, d'ailleurs, le royaume d'Angleterre tait un fief du Saint-Siége. Le Pme ajouta qpe, quoiqu'elle ne méritAt pas dotre écoulée, si néanmoins elle voulait renoncer A ses prétentions^, et lui remetire la décision, de cette affaire, il lut donnerait des marques* de son- affection, mais qu'il ne pouvait sou£v frir Qu'on. donoM aucune atteinte èJ^auto* rite aes vicaires de Jésus^Christ,.auaueI il appartenait de régler ces droits.
La reine, informée de la^ réponse du Pape,^ envoya un courrier il son ambassadeur pourlui ordonner de sortir de Rome. Ensuite elle fil assembler le parlement, oùelle fit tenir une conférence entre les Catholiques et les protestants. Cette conférence dura un mois,, et fut suivie d'un arrêt du parlemout (jui. abolit tous les édits publiés par la reine Uarie en faveur des Catholiques, rétablit ceux d'Edouard, confirma è Elisabeth le titre de chef' de l'Eglise anglicane, confisqua tes revenus des monastères aue Marie avait, établis, défendit qju'o» eût aucun commerce avec le Pape et la cour de Rome, et. fk mettre en prison les ecclésiastiques qui refusaient de reconnaître avec serment l'autorité d'Elisabeth pour le spirituel comme peur le temporel.
Ferdinand a>aot été élu empereur après la démission volontaire de Cliarles-Quiot son frère, envoya ua député au Pane pour l'assurer de son respect hlial. Paul IV, loin de recevoir favorablement l'envoyé, refus» de lui donner audience. U disait que rélec-* tion de Francfort était nulle. Feidinand« oSeusé^ rappela son envoyé,, et n'eut point
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enyie d*aller en Italie pour s*y faire couronner.
Ayant découTcrt que ses neveux portaient partout le trouble et le scandale» et qu'ils abusaient de son autorité, il leur ordonna de sortir de Rome dans douze jours. Il dépouilla le cardinal Caraffa de ses dignités et TeuToya en exil ; il ôta le commandement de l*armée ecclésiastique à sou neveu, le duc de Palliano, et le relégua dans un chAteau; il mit de nouveaux magistrats à la
Elace de ceux que ses neveux avaient étalis. Pape à jamais mémorable, il sut faire violence à son cœnr et sacrifier à ses devoirs tous les liens du sang. Alors, plus que jamais, il porta dans la réforme de l'Etat et surtout de TEglise, cette énergie passionnée (jul accomplit les grandes ctioses. Dans tous les degrés de la hiérarchie, il renouvela le personnel de l'administration des affaires. Des sommes considérables furent épargnées et remises en diminution des taxes. Une boîte fut établie dans laquelle chacun pouvais jeter ses griefs; le Pape seul en avait la clef. Tous les jours le gouverneur adressait ses rapports. L'administration, dégagée de ses anciens abus, procédait avec {Hus de soins et d'égards envers les sujets.
Il travailla à réformer tous les abus, défendit tes lieux publics de débauche, et punit les blasphémateurs. Il obligea les évoques d*aller résider dans l^urs diocèses. Il érigea des évèehés dans les Indes et dans les Pays-Bas. Enfin, il s'appliqua avec tant de soin au gouvernement de l'Eglise, qu'on préteni qu'il disait qu'il ue fallait dater le commencement de son pontificat que du jour quMl avait ôté l'administration des affaires h ses neveux. Quoiqu'il n'eût jamais perdu de vue, au milieu des événements accomplis jusqu'à ce jour, la réforme de l'Eglise, il s'y consacra cependant, dès cette époque, avec un zèle plus actif et un cœur plus libre. Il introduisit dans les Eglises une discipline plus sévère, défendit toute espèce de mendicité, mt^me la collecte des aumônes aux ecclésiastiques pour los Messes, fit enlever des églises les tableaux scandaleux ({ue le goQt perverti des ans profanes avait osé placer dans les sanctuaires. On frappa en son nonneur une médaille sur laquelle on voyait un Christ tenant un fouet et chassant les marchands du temple. Il expulsa de la ville et de l'Etat romain les moines défroqués, força la cour à observer convenablement le jeûne et la communion pascale. Les cardinaux furent obligés à monter quelquefois en chaire; lui-même, il prêchait. Plusieurs des abus, occasion de gains considérables, furent abolis. Il ne voulait plus entendre parler des dispenses do mariage et de leur produit. A l'avenir, il voulait ne plus distribuer que, selon le mérite, une foule d'emplois qui avaient toujours été vendus, itaème ceux de camérier. Quelle plus scrupuleuse attention il apportait h la capacité et aux sentiments r*^Iigieux, en accordant des fonctions eccMsias-
tiquesill ne consentit p8sàfoUmK«
longtemps ces corapponiis» tels qu'ils cu*.
encore en usage, en vertu desquels Fa? '^.
)lissaii les devoirs d'une ebiree, el iV-^
ouissail de la plus grande partiédnrff':
I eut aussi le dessein de readreioir^
ques un srand nombre de droits q^:'**
avaient été enlevés ; il trouvait eitt^iuc
blâmable la cupidité avec laquelle oq i<i.
cherché à tout attirer è Rome.
Il ne se contenta pas de réfonDern jtruisant; il voulut aussi donner ao s^T'i divin une plus grande pompe; c est loi, a Mit élever le lambrissage de li chi;' • Sixtine et le Saint-Sépulcre.
Il y avait pour la célébration do $fr> divin un idéal plein de dignité, de pieu < • pompe, constarâment placé detant les jr i de ce grand Pontife, et qu'il cherchait à* v User. •
Il ne laissa point passer un seol ;* comme il s'en vantait, sans publier csp' donnance concernant le rétablissemep:
l'Eglise dans toute sa pureté primilifeu' reconnaît, dans un grand nombre et ^ décrets, les traits principaux des règlea^t auxquels le concile de Trente donna pe: temps après sa sanction. Paal IV rnoor. 19 août 1559, dans la 8k' anoée de sot ■'. et la 5* de son pontiQcat.
PAUL V. — Après la mort de Lé^n \ l'ouverture du cpnclave s'annonça pir ' luttes qui firent craindre que roo »
réunit pas de longtemps. Hais les paKif ^ cardinaux Aldobrandin et de Monuite :
rent tout en œuvre pour arrêter le mti sa naissance. Ils proposèrent un homic^ s'était acquis l'estime générale : téu.
cardinal Camille Borghëae. ils s'en o^r* rent aux cardinaux qui étaient dn pn:
la France ; ils les nrent entrer dans vues, et, lorsqu'on s'j attendait le m Borghèse fut élu le 16 mai 1605, et rnom de Paul V. Il avait un extérieor/avantageux, et n'était âgé que de 53 ans.
Il était d'une famille noble, originir:
Sienne en Toscane; il naquit k Rome septembre 1552. Doué d'un heureui ri rel, il eut l'avantage de trouver dan> y mille la piété jointe à la lomièrv, ^' force des bons exemples à la soli^ :
l'instruction. Après avoir fait ses étal'* l'université de Pérouse, on se blia mettre en état d'occuper les empNni pouvaient lui convenir. Il fut d*abonl ' vialeur ecclésiastique, puis référendiir l'une et l'autre signature, ensuite et 5. sivement vice-légal du cardinal de M'* • auditeur des causes du palais; empli'i lequel il fit briller sa sagacité et les lo:.-
Siuil avait acquises dans l'étude des •• * ut envoyé en Espagne \)àr Cléroeot ^i en qualité de légat o fa/ere;ceP»p?.\' fait de sa légation, le créa cardinal en l-* lui confia les affaires les plus grates fit gouverneur de Rome. Enfib il ^<<* * sur le Saint-Siège.
Paul V était habile dans les œiof^* ^ droit et dans le manieoient des afii-*
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