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meut dons le rang d'honneur qui lui donne la prééminence entre les évoques, mais dans toute Téleudue du pouvoir suprémei qui le met au-dessus d*eux? Ces vérités étant si incontestables, il est bien déplorable que cet boip me inconsidéré et aveuglé aitétéasse^ téméraire pour vouloir ressusciter dans son pernicieux libelle, des erreurs condamnées Dar tant de décrets, et pour oser avancer, ou Kiire entendre par les propositions erromiées (amenées par plusieurs détours), dont il a parsemé sa diatribe : • Que chaque évèque
• n*est pas moins appelé pour gouverner ^ TEglise, et n*a pas moins ae pouvoir que le
• Pape; que Jésus-Christ a donné loi-môme « un pouvoir égal h tous les apôtres; que,
• malgré Topinion qu'on ne peut obtenir « certaines choses) que du Souverain Pon- « tife exclusivement» chaque évoque peut « néanmoins accorder les mêmes choses, « tant en verlu de sa consécration qu'en « vertu de sa juridiction ecclésiastique ; que « Jésus-Christ a voulu que TEgliso fût ad- « uiinistrée à la manière des républiques ; H qu*à la vérité, il était nécessaire pour le
• le bien de Tuoité, qu'il y .eût un préposé, « mais auquel il n'appartiendrait pas de se c mêler des affaires de ceux qui résinent avec « lui, et dont la prérogative se l)ornerait à « pouvoir exhorter les négligents k remplir « leurs devoirs; que tout le pouvoir de la « primauté consiste uniquement à suppléer
• à l'indolence des autres, et è travailler pour « la conservation de Tunité, par Texhorta- « tion de l'exemiile; que les Pontifes ne « peuvent rien faire dans un diocèse étran- « ger, sinon dans des cas extraordinaires; «I que le Souverain Pontife est un chef (|ui « lient tout son pouvoir et toute sa sanction « de l'Eglise; que les Papes se sont arrogé f» le pouvoir de violer lesdroitsdesévAques, « de se réserver des absolutions, des dispenn ses, des décisions, des appellations, des cul- « iations, des bénéfices, »et en un mot, toutes lesautresfonctions^dout Id libellistefaitrénumération, et qu'il fait passer pour des réservations illégitimes et injurieuses aux évèques.
« Et pour donner du crédit à ce qu'il ose avancer, ou, pour mieux dire, pour arracher quelque aveu à des lecteurs inconsidérés, il lait une longue liste de noms des saints Pères dont il a pris Qà et là des passages qu'il applique gauchement è son sujet, et dont il l'ait, par une fraude insigne, l'usage le plus contraire, en rapportant exclusivement ceux qui établissent 1 autoritéépiscopale, et passant sous silence ceux où les auteurs établissent Texcellence particulière de la puissance pontificale. Oh I s*il pouvait se faire que ces anciens Pères reparussent pour confondre tes calomnies de cet homme impudent, avec la même énergie avec laquelle ils ont autrefois hautement publié et enseigné clans les iiomortels écrits qu'ils ont fait passer aux générations de tous les siècles, la primauté du Siège apostolique, et le dévouement qu'ils lui portaient I Saint Cyprien même (maljiçré le différend qu'il eut avec le Pape saint Etienne] s'exprime de la
sorte : // eil un itul Ditu^ vfn, seulChriti^ unt ieule Eglist et une $euU chaire fondit iur Pierre par la parole du Seigneur, CeTèrc rend hommage à la Chaire de Pierre comme à l'Eglise principale, qui est le fondement et la soucne du corps sacerdotal, qui est constamment à l'abri des artifices de Ter* reur.
« Saint Jean Chrysostome déclare ourertement que Pierre pouvatty de son proprcdrott, choisir le euccesteurà Judas. G'estde ce droit iltaché è la primauté que se servirent Pierre et ses successeurs, lorsqu'ils fondèrent des EgUses dans tout l'Occident, et leur préposèrent, même avant la convocation d'aucun coacile, des évèques auxquels ils confièrent une pft^ tie du troupeau, et ({u'après avoir assicné des limites à chaque juridiction spirituelle, lis désignèrent un siège, dont le chef rerèta de l'autorité apostolique présidât aux pasteurs d'un rang inférieur. Innocent I" parle clairement de cette fondation des Eglises comme d'une chose incontestable, et par où il appert pour quiconque y prête «ttention, que l'autorité pontificale n'a point son principe dans la discipline établie auparavant par les décrets synodaux, mais 3u*elle est antérieure à l'établissemont e cette discipline. II est reconnu que c'est par les dispositions du Pontife que nous venons de nommer, que l'Eglise d Antiocbe est à la tête de l'Eglise d'Orient.
«Saint Epiphane rapporte qu'Ursace et Yalens, touchés par l'esprit de pénitence, présentèrent au Pontife romain, Jules, des écrits pour abjurer leur erreur, pour entrer dans la communion des fidèles, et être admis à la pénitence.
« Saint Jérôme regardait comme (profane
Îuiconque ne. tenait pas h la Chaire de ierre : c'est sur cette pierre qu'il savait que l'Eglise était bfltie; pour cette raison, quand ilétait dans le cas de parler et de traiter dans les contestations les plus importantes, il s'en rapportait toujours à l'autorité du Pa^e Damase.
« Saint Augustin assure que c*est dans l'Ecriture sainte qu*il a appris « que lapri- « mauté des ap6lres appartient à Pierre dans « un de^ré éminent ; que cette primauté est « supérieure à l'épiscopat ; que l'Ej^lise « romaine , le Siège de Pierre, est cette « pierre que les portes de l'enfer n'ébrao- « leront jamais. » Par là on réfute une autre imposture du libellisle, qui prétend que (>ar ,1a pierre sur laquelle Jésus-Cbrisl a >êii son Eglise, il ne faut pas entendre la personne de Pierre, mais plutôt lacrovance et la foi de Pierre ; comme si ceux d entra les saints Pères qui (vu l'admirable abondance de l'Ecriture) ont fait usage de ce sens, avaient pour cela renoiicé au sens littéral ; il constate au contraire qu'ils s'y ^oot très-ouvertement attachés; eutre autres»
saint Ambroise, le mattre de saint Augustin, s'exprime parées paroles: « C'est laii ce Pierre, à qui Jésus-Christ a dît : Tu n Pierre ^ et sur cette pierrs je bâtit ai mon Eglise (Matth. xvi, 18); par couséqucutvà
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