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DES PAPEV.
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r Christ; quMI est faur que l'union de i ITl^lise catholique consiste dans l'unité I d*uD recteur visible. » Et lorsque de )oiniDis eut recours au subterfuge de dire |ue la doctrine de la Faculté, nettement enendue, ne différait point de la sienne, les locteurs repoussèrent bientôt celte iinposure, romme une vraie calomnie contre la ^acuité de Parti.
« Un témoignage important et parfaitement conforme à ce jugeiiient des docteuis e Paris, ainsi qu'à la tradition constante les anciens , c'est Thommage qu'a rendu I la primauté du Pontife romain rassemblée lu clergé de l'Eglise gallicane, en 1618, en lummant le Pape « Te chef de l'Eglise, le centre de l'unité. Il a sur nous, )» disent- \s, m une primauté d'autorité et de juridiction qu'il a reçue de Jésus-Christ, dans la personne de saint Pierre. Celui qui s'écarterait de cette vérité serait <nhi$matiqne et mdme hérétiaue. »
« Mais l'auteur du libelle n'ignorait pas étalement les documents les plus insignes ue nous offre l'antiquité, relativement à la riroaulé romaine; et ce qui décèle davant^e sa haine opiniâtre contre le Saintlége, c'est que, ne pouvant point violer ou neantir les témoignages éclatants des Pères, on impudence n'est point restée en défaut : I fait passer tous ces témoignages comme !es allégories, jusqu'à ce jour mal entenues, et prétend que, pour cette raison, on «pendant une longue succession de siècles, ru Pape celui qui ne l'était pas. Comme si, ans une chose de la première importance, t essentielle à la constitution de l'Eglise, *% saints Pères, que Dieu a donnés a son L^lise comme pasteurs et docteurs, avaient lix -mêmes tous été impliqués dans une rreur commune^ ou comme s'ils avaient ompé le peuple fidèle en l'engageant dans fs ténèbres de l'erreur, et comme si, au >ntraire, ceux qui pensent autrement du ontife romain, qu'on a constamment pensé i?ndant tant de suèdes, n'étaient point cen- 5 vivre dans une très-coupable erreur.
« Par ces considérations, no cherchant icrun bien-être personnel, mais le salut des )mmes et la conservation de t'unité par les ras de la paix^ nous avons jugé à propos, à exemple de ce que nos prédécesseurs ont it en pareil cas, de nous étendre sur l'aflaire 'éscnte, nous proposant de mettre en plein ur icsim|>osturesdeceux qui, pour dénatur les sentiments des Pères, se servent du )in des Pères mêmes; tandis qu'indépenimnaent du tâmoi^^nage des Pères, et même raul eux, il a touiours été indispensable de oire que l'uniie résidait dans la Chaire ii a été constituée par Jésus-Christ comme Mère et la Maîtresse de toutes les autres, de se conformer à cette croyance.
< Oo ne peut donc révoquer en doute que Bglise de Jésus-Christ ne forme quun ul bercail , n'a vaut qu'un seul Pasteur iprèmc» savoir : Jésus-Christ, ré^^nact dans s cieux^qui a laissé sur la terre un Vicaire ijTème et pasteur visible, par la voix
duquel les brebis entendissent la voix de Jésus-Christ, pour qu'elles ne se laissassent point séduire par des voix étrangères et conduire dans des pâturages pestuentiels. Afin donc que les fidèles, qui sont confiés à notre sollicitude, pussent avec d'autant plus de précaution se mettre en garde contre les profanes nouveautés et les discours dangereux qui conduisent à l'impiété; afin qu*au contraire ils restassent constamment attachés à la Chaire de l'unité, dans laquelle Pierre est encore aujourd'hui assis^ et préside comme dans son propre Siégey faisant part de la vérité à tous ceux qui ont recours à lui; et afin qu'ils ne se laissassent point fausseuK'ut
[persuader que c'est l'ambition qui a attrimé, ou rignorance et l'adulation qui ont cédé, ou les mauvais artifices qui ont nrocuré au Saint-Siège ce que Jésus-Christ luimême a accordé, nous avons ordonné que la brochure en question, traduite de l'allemand en latin, fût examinée par plusieurs docteurs en théologie; et en suite de leur consultation, et après avoir entendu les suffrages de nos vénérables cardinaux de la sainte Eglise romaine, inquisiteurs généraux contre l'erreur de l'hérésie dans toute \a république chrétienne, assistant à notre trône, nous avons, de notre propre mouvement, de science certaine, et en vertu de la plénitude apostolique, réprouvé et condamné ledit libeDe, avant pour titre en latin : Quid est Papa? (Qu'est-ce que le Pape?) imprimé à Vienne chez Joseph de KurzbecK, 1782, avec permission de la commission impériale et royale des censures (permission subrepticement obtenue, par Tassurance avec laquelle l'auteur y avait osé afficher son nom, et qui ne laissait pas soupçonner l'étrange contenu), comme contenant des propositions respectivement fausses, scandaleuses, téméraires, injurieuses, conduisant au schisme, schismatiques, erronées, conduisant à Tbérésie, hérétiques, et d'autres jadis condamnées par l'Eglise. Voulons et statuons que ce libelle soit éternellement regardé comme réprouvé et condamné.
K Nous défendons en outre à tous les fidèles Chrétiens, de quelque grade etdignité qu'ils puissent être, et de quelque marque d honneur qu'ils soient illustrés, de lire, retenir, réimprimer, ou faire imprimer ledit libelle iuiprimé ou manuscrit, en original ou en version quelconque : sous peine de suspension a Divinis pour les personnes ecclésiastiques, et pour lesUïques sous peine d'excommunication majeure, à encourir l'une et l'autre par le fait même et sans autre déclaration , nous réservant, et à nos successeurs, les Pontifes romains, le droit d'absoudre, et respectivement de relftcher ces peines, excepté à l'article de la mort, auquel chaque confesseur pourra absoudre de cetli9 censure.
. « Nous ordonnons aussi aux libraires, aux imprimeurs, et à tous et un chacun, de tons les grades, conditions et dignités, aux personnes ecclésiastiques comme aux séculières,
comme si elles étaient ici toutes spécialeweni
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nooioiees, de remettre proropteroent à Tordinaire de l*enclroit ledit libelle, s*il arrive qQ*il tombe entre les mains, soit en oii^inal ou en Tersion, ou même en manuscrit; et cela sous les mèoàes peines de suspension et respectiTement d'excommunication.
«Et afin que les présentes lettres par* Tiennent d'autant plus facilement k la connaissance d*un chacun, et que personne ne puisse prétexter cause d*i2norance, nous voulons et ordonnons qu'elles soient aflQcbées aut portes de la basilique du prince des apAtres, de la chancellerie apostolique, de la cour généralei du mont Citorioet dans le champ de Flore; et que publiées de cette fiiçon elles obligent tous et un chacun qu'elles regardent comme si elles étaient notifiées et intimées à chacun en particulier. De plus, les copies tant imprimées aue manuscrites de ces lettres, signées de la main d'un notaire public et munies du Sceau d'une personne revêtue d'une dignité ecclésiastique, feront partout foi, tant en justice que dehors, non moins que les lettres présentes, si elles étaient exhibées et montrées.
«Donné h Rome, à Baint-Pierre, sous l'anneau du Pécheur, le 38 novembre 1786, la douzième année de notre pontificat. »
Pie VI, après avoir reçu k Kome la visite de Joseph II, regut celle de Gustave III, roi de Suède. On touchait k Pépoqoe de la révolution française, et, chose incroyable I l'esprit révolutionnaire souiOait surtout dans toutes les têtes couronnées. Il semblait que tous les souverains se fussent entendus pour multiplier de jour enîour leurs atteintes contre la liberté de l'Eglise et les droits du Saint-Siège, prenant eui-mèmes rinitiative de toutes les innovations dangereuses auxquelles le^s poussait la philosophie du xviu* siècle. Nous n'entrerons pas dans le détail de tous ces faits et de toutes les amertumes dont fut abreuvé le cœur du Saint-Père par les empiétements incessants de tous ces monarques dont le vertige d'in-» crédulité allait bientôt s'arrêter et reculer devant la révolution oui éclatait à ce moment. Bientôt les trônes ébranlés essayeront de raffermir leurs bases en se rapprochant de TEglise et de Rome; mais il sera trop tard. En vain Joseph II lui'^même a^t-il recours au Pape contre ses sujets révoltés, la voix de Pie VI qull a méconnue le premier demeure impuissante.
Lorsque rassemblée nationale de France eut publié la Constitution civile do clergé, le Pape adressa deux brefs, Tun aux évoques députés, Fautre h l'Eglise de France, les 10 juillet et 10 août 1790. Hais ils restèrent inconnus jusqu'en 1793, Louis XVI s'opposant à ce qu ils fussent divulgués, à cause des dangers imminents dont il était entouré. Ce prince avait écrit au Pape pour le prier de confirmer au moins provisoirement quelques-uns des articles de la Constitution civile. Le Pontife répondit au roi le 22 septembre, qu'il lui était impossible de fléchir ot de recnler davantage l'accomplissement (tes devoirs sacrés q^i 'ni étaient imposés.
En même temps il avait assemblé une congrégation de cardinaux pour lui soamgUre la nouvelle Constitution du clergé. Péodsol ce temps, son incessante sollicitude ne cessait de répandre partout les instructions nécessaires peur soutenir ceux qui restaient attachés a la tradition et à la discipline ecclésiastique. Dans ses brefs du 10 mars et da 13 avril 1791, il examine à fond la situation de rSglise de Franoeet le caractère des nouveaux décrets qu'une assemblée laïque prétend imposer au clergé. Après c<s jugeroeot solennel, plusieurs de ceux qui étaient encore dans le doute et dans l'crrenr revinrent sur leurs pas et se soumirent h la décision du Pontife romain. Mais le plus grand nombre de ceux qui s'étaient joints à rEglise constitutionnelle persévérèrent dans cette démarche. Dans un bref du 19 mars 1792, sur les affaires ecclésiastiques de France, Pie VI donne des éloges au repentir des prêtres qui étaient le courage de réparer leurs fautes.
Cependant rassemblée législative continuait ses attentats, les massacres de septembre venaient d'avoir lieu et la révolntion déchaînait contre le christianisme une des persécutions les plus cruelles et les plus acharnées qui aient désolé l'Eglise. Aq milieu de ces horribles calamités, le Souverain Pontife ne cessa de remplir^ avec un zèle infatigable, les fonctions du premier des pasteurs. 11 consolait les uns, exhortait les autres, rappelait à leur devoir tous ceux qui s'égaraient, donnait de Justes éloges au courage des généreux confesseurs de la foi, répondait h toutes les questions, répandait de tous côtés dans ses brefs, rinstruction et la lumière, pourvoyait aux besoins de tous. Et ce qui distingue surtout sa conduite, dans ces temps orageux, c'est cet admirable mélange de douceur et de fermeté, ov^ l'on ne trouve jamais ni témérité ni faiblesse ; mais un zèle éclairé et selon la science, une prudence qui, sans jamais compromettre les véritables intérêts de la religion, sait se conformer aux temps, aux lieux, aux circonstances,
La mort de Louis XVI causa au Pape Ib plus profonde douleur. Il prit toutes les inesures pour accueillir dans ses Ktats et faire a(^cueillir ))artout les Français exilés. Il prépara principalement des asiles pour les religieux, les religieuses et les urètres. Eo novembre 17^ il adressa dans ce but un bref aux princes, archevêques, étêques etabbéSf de l'Allemagne, où respire toute la chanté universelle du premier des pasteurs. Rieo de plus touchant encore que son bref bui cantons suisses catholiques et celui en p«r' ticulier au canton de Fril>oargdu5W8>ru
L'état de la Toscane où le synode diocésain de Pistoie avait ad9pté,en 1786, les ^' reurs du jansénisme, appelait rattentioo da Siège apostolique d'une manière d'autvti plus impérieuse que cesmaximesséréptodaient partout. Après avoir ordonné à (^^ effet dans Rome des prières publi^ti^^
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particulières. Pie V I, le rendant au I demandes réitérées qui lui étaient faites d*un jugeineftl sur ce sujet, donna* le 28 août 1704, la bulle Aueiormn fidei qui condamnait 25 assertions ei traites d^ actes et- décrets du synode el rangées sous quarante-quatre litres suivant la différence des matières.
Bientôt les succès militaires de la Franco roenacèreht Pie VI qui, dépouiiléd'ÀTÎgnon et du Comtat dès le commencement de la révolution, viisa souveraineté temporelle en Italie, aussi compromise que son caractère de chef de TEglise était méconnu. Le Pape adopta quelques masures de précaution, mais des troubles fomentés à Home et la mort de DupbauT, fournirent au directoire i occasion de se rendre maître de la per* sonne du Pnpe. Berthier reçut Tordre de marcher sur Rome. Le Pape se soumit, persuadé que toute réiûstance était inutile. Son cœur humain avait d'ailleurs horreur de IVffusion du san^;. Il donna sa parole de remplir les conditions qu'on lui imposait et il V fut fidèle. Vieillard octogénaire accablé de douleurs et d'infirmités, il se tenait enfermé dans son palais et attendait avec résignation le sort que lui réservait levain* queur. Gependani, le 15 février 1798, au moment même où, suivant Tusat^e, il célé^ brait dans la chapelle Siitine le jour de son exaltation au pontificat, on lui lit signifier par un calviniste rabolition totale de son autorité. Le Pontife leva les yeux vers le ciel, joignit les mains et adora les décrets de la Providence qui réprouvait par un si 4:ruel revers. Aussitôt on licencia ses gardes, ou mit des Français en leur place, et Pie VI qtii eât pu éviter un sort déplorable en prenant la route de Naples, se vit entre les mains de ses ennemis.
Mais la présence du Pape à Rome contra-riant les desseins des révolutionnaires, ils résolurent son bannissement et sa captivité, »*c après ravoir abreuvé d'outrages, le lui signilièrent avec une incroyable cruauté. le iMi> âgé d€ guaire tinghuk ans^ répondit Pic VI avec douceur, depuis deux mois je %uis acKoùU d'une mo/adie «î eruelle qu'à cha» ]fU9 instmnije croyais toucher i ma dernière heure: à petne convalescent^ comment support lerais-je les fatigues d'un voyage. Mon devoir rnaiiaeheiei liene puis sans crtmeabandonner les (onctions de fnon ministère : c^est ici que je io%s mourir —«Vous mourrez partout aussi tucn qu'ici, ré|K>nditHaller: point de raison* [leoient ni de prétexte ; si vous ne partez pas Je tK>n gré, on saura vous faire partir de force. > C*est ainsi que Pie VI fut inhumainement chassé de son Siège, après avoir été Mifiaravant rassasié de tant d'humiliations et lopprobres que nous ne saurions en rappeler ICI lu détail.
Par une nuit épontantable, par nn orage iffreux mêlé de tonnerre et d'éclairs, le Pape été clans une misérable voiture fut arraché la Rome accompagné de ses gediiers, sans bémc savoir où on la conduisait. Le lendeciaiii les Romains fidèles redemandaient à iraïuts cris leur pasteur et leur père. Pen-
dantce temps les conducteursdu Pape avaient pris lechemin de Viterbe et s'étaient arrêtés h Sienne où Pie VI séjourna trois mois, lors*
3u'un événement extraordinaire le força e changer de demeure. Le 25 mai 1796 un violent tremblement de terre ébranla la maison qu'il habitait et le plafond de sa chambre s'écroula un instant après qu'il en fut Sarti. On le transféra hors des murs de ienne, dans une maison appelée l'Enfer, puis au couvent des Chartreux près de Plo* rence. Ce fut là que l'inforluné Pontife reçut la visite du grand-duc de Toscane et de sa famille, du roi et de la reine de Sardaigne. il était très-rigoureusement surveillé dans cette prison, et ce n'était qu'avec des peines infinies que les prêtres et les évoques pouvaient avoir le bonheur de l'approcner. Mais plus on cherchait à le priver de toutes communications avec TEgliâe, plus le zèle apostolique du Pontife s*occu|iait de ses besoins. Cest de la Chartreuse de Florence qu'il a écrit tant de lettres dignes du successeur des Léon et des Grégoire. Dans cet asile où il s'occupait encore des intérêts de la religion avec tant de zèle que sa santé sembla se fortifier grâce à la vie paisible qu'il y menait. Uue des plus grandes consolations qu'il y reçut lui vint de la part des divers prélats et souverains^du monde chrétien qui s'empressèrent de lui donner des témoignages de la juste douleur dont ils étaient pénétrés. Les évèques, réfugiés en Angleterre lui écrivirent aussi une lettre très-touchante, à laquelle le Pape fit une réponse pleine de grandeur d'Ame et des sentiments les nlus néroïfjues.
Mais ce n était pas assez d'atoir éispetsé les cardinaux et de tenir le Pape captif; le directoire ne cessait de presser et demenacer le grand-duc de Toscane, de chasser de ses Etats cet hôte dangereux. On voulait le déporter tantôt sur le Danube, tantôt en Espagne, mais surtout en Sardaigne. Enfin le ^7 mars 1799 on l'enleva de Florence.
Depuis cette époque jusqu'à son arrivée à Valence, on le voit, pendant quatre mois, errant de pays en pays, franchir des montagnes, habiter des nameaux et des villages, en proie à des fatif^ues que les hommes les (dus robustes ont bien de la peine à supporter. Escorté de deux cents soldats, il 'arrive au château de la famille Gambarini, à trois milles de Bologne, et s'y arrête quelque temps. De Bologne on le traîna à Parme, où il séjourna treize jours, livré à la prière el aux exercices de piété, et où il eut une tonchante entrevue avec le roi de Sardaigne. Il se flattait d'y finir tranquillement ses jours , lorsque tout à coup un commissaire français se présente, et lui signifie, en termes menaçants, l'ordre de partir dans les vingt-quaire heures. A Borgo-Sandomino, il reçut la visite du cardinal Valenli Gonsagua, qui, proscrit lui-même, avait été exposé aux plus grands dangers. Ces deux victimes d une persécution cruelle éprouvèrent une grande douceur k mêler ensemble leurs larmes.
Le leiHicmain, il arriva k Plaisance, an
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partit dès le matin et prit la route de Milan. 11 avait déjk passé le P6, lorsqu'un ordre contraignit le commandant de l'escorte de retMurner sur ses pas et de ramener le Saint- Père k Plaisance. En revenant, ToOicier qui le conduisait voulut le faire passer le long des remparts pour le dérober à la vue du peuple; mais les habitants irrités, étant près de se soulever, il fut obligé de changer de résolution. Le lendemain, vers uiinuit, uut urit la route de Turin. A Crescentino, Pie Vl vit le cardinal Martiniana, le dernier
Îu*il rencontra sur sa roule. Auprès de rino, sa voilure fut arrêtée par la prodigieuse afiluence des fidèles accourus de toutes parts et se prosternant à genoux pour recevoir sa bénédiction. On laissait ignorer au*Pape où on le conduisait, de sorte qu'il n*y avait rien de prêt lorsqu'il arrivait. Pendant la nuit, sa chambre même était gardée par un détachement do soldats. Arrivé è Turin, on le consigna h la citadelle, et le Pape, apprenant qu'on voulait le mener plus loin : Où ils voudront ^ dit-il, et levant les yeux et les mains au ciel il adora la volonté divine. A Chiavano, le concours du peuple fut plus considérable qu'il ne l'avait jamais été. A Suze , ou ehafngea la garde du Pape, qui fut accompagné par des soldats de cavalerie. Le surlendemain, étant arrivé à Oulx, lorsqu*ît fallut traverser ces monts effroyables, encore tout couverts de neijKe, le Pape, qui était dans un tel état de laiblesse qu'il fallait le montei'et le descendre de vohure dans une chaise pliante, sentit son courage l'abandonner. Je n'irai pas plus toin, dit-il, cela est impossible: quon me fusse mourir tei,/y consens, plutôt que d'expirer en chemin. Cependant il recouvre son calme et sa sérénité ; et, placé sur une chaise à porteur, il demeure suspendu pendant quatre heures entières dans le sentier le plus étroit, entre d'affreux précipices qui glacent d'épouvante les Âmes V.s plus intrépides. Le danger était si grand, qu'un de ceux de sa suite fut surlepoiotdepérir. Les hommes les plus robustes résistaient h peine à la rigueur du froid. En vain tes officiers piémontais offrent au Pape leurs pelisses. Je n'en ai pas besoin, disait le Pape avec une résignation et un calme céleste, je n ai point froid, Je ne souffre pas, je ne crains rien; la main au Seigneur me préserve sensiblement de tant de dangers. Allons, mes enfants, mes amis, du courage, et mettons en Dieu toute notre confiante. Quel spectacle que ce vénérable Pontife traversant ainsi l'horrible montGenèvre. Entré à Briançon, un des lieux les pins désolés et les plus tristes de l'Europe, il fût logé près de Thôpital , dans une misérable maison où il séjourna près de deux mois, privé de tout ce qui est nécessaire à la vie et de toute communication avec les habitants. Enfin arriva Tordre de le faire conduire à Valence. On ne tint aucun compte de l'avis des médecins, qui tous assuraient qu'il ne pourrait soutenir les fatigues du voyage, ?t qu'il courrait risque de ne (H)int arriver vivant au lieu de sa destination. On se pro-
cura des sortes de cbarettes, et c^est dans cet équipage que le Pape traversa la Yille d'Embrun. A Savinc, à Gap, à Vizelle, roiis surtout à Grenoble , les peuples accooraient en foule au-devant du Pape lui rendre leurs hommages et lui baiser les pieds. PieYl entra dans cette dernière ville moins en captif qu'en vainqueur. Pendant le séjour qu'il 7 fit, on vit des dames du premier rang se déguiser en servantes, et donner de Targenl aux gardes pour obtenir l'honneur de servir les prélats qui accompagnaient le Pape.
A son départ de Grenoble, un nombre considérable de citoyens le suivirent à une grande distance de la route de Tullins. On observait que le Souverain Pontife témoignait une prédilection particulière pour les pauvres et |5our les enfants.Dans plusieurs enaroilsdesa route, de jeunes Ulies vêtues de .blanc je* talent des fleurs sur son passage et jusque dans sa voiture. On admirait l'infatigable patience du Pape à bénir ces foules accourues sur son passage. Le 11 juillet, i( partit de Tullins pour Saint-Mareellin, où i'affluence fut si grande que l'administration effrayée prit le parti de dire que Pie VI était malade et qu'il avait besoin de repos. Le 13 juillet on le conduisit à Romans, où l'effervescence des esprits était si grande, qn'on fut obligé d'avoir recours au Pape lui-même pour empêcher un souièvennent. On avait choisi pour logement de Pie VI, dans cette ville, la maison d'un homme qui jusqu'alors s'était signalé par son impiété. Mais ft peine vit-il cet auguste vieillard, accablé du poids de ses infirmités et qu'on tirait avec peine de sa voiture, qu'il ne put soutenir cet émouvant spectacle. Son cœur fut ébraoté, il tombe à genoux, baise les pieds du Pape, les baigne de ses larmes et i'accom}»agne respectueusement chez lui. hhs le lendemain Pie VI se remit en route, et arriva le 1^ juillet, sur les sept heures du soir, à Valence, ville qui fut le terme de ses courses, ainsi que de sa vie. 11 fut conduit an logement du gouverneur, dans la citadelle, dont les portes furent fermées. Là, il fat traité en véritable prisonnier. Mais ce n'était pis encore assez, et, le 4 août suivant, le directoire prit un arrêté conçu en ces termes : « Le directoire décrète que le Pape snra transféré à Dijon, en Bourgogne, le voyage sera fait k ses dépens, et défense eiprcsse de s'arrêter k Lyon. » Cet incroyable acharnement des geôliers contre leur victime ar* racba quelques plaintes à I infortuné Pontife: Hélas ! s*écria-t-il douloureusement, t7i Sf veulent donc pas me laisser mourir ici enpaix! Et cependant , au milieu d'un si cruel martyre, c'était la situation de l'Eglise qui navrait le plus le cœur du Souverain Pontife Mais le moment était arrivé où cet illustre confesseur allait enBn recevoir la palme due h ses travaux. Il touchait au tenue de ^ vie mortelle. Tant d'inquiétudes, de fatigo^' et de souffrances avaient absolument épuisé ses forces ; il est même étonnant qu il >tl pu y résister si longtemps , accablé coma» il l'était d'années et d'infirmités. Chacun <it
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ses jours était une préparAlionh la morL H les passait au sein des pratiques de la plus fervente piété. Son Ame n*aspirait plus qu*à sortir de cette prison du corps qui se délruisaU chaque jour. 11 lui était absolument im- |fOssiblede se tenir debout et toute la partie inférieure de son corps était paralysée. Ce«* IHmdant les directeurs s'obstinaient encore à faire traîner à Dijon ce moribond , et Tauraient fait expirer sur les grands chemins,si la paralysie, ga^^nant les intestins, n*avait causé une crise terrible^ avant*coureur de sa fin prochaine. Le 19 août, il fut attaqué d*un vomissement violent, et le 27 du même mois Pie VI se faisant descendre de son lit, Bt une solennelle profession de la foi catholique, apostolique et romaine. Le lendemain 28, il reçut Teitréme-onction avec une piété si tendre, et une si édifiante résij^nation que tous les assistants furent pénétrés de respect et d'admiration. Jusqu'au dernier moment, il conserva le libre exercice de ses facultés intellectuelles, et mourut le 29 août 1799, à une heure vingt-cinq minutes de la nuit, Agé de quaire-vingt-uH ans huit mois et deux jours, après avoir gouverné l'Eglise vingtquatre ans six mois et quatorze jours, règne qui avait surpassé en durée celui de tous SCS prédécesseurs depuis saint Pierre. Celait le premier exemple que l'on eût depuis des siècles d'un Pape mort dans l'exil. Telle fut la fin do cet illustre Pontife. La /ongueur extraordinaire de son pontificat est son moindre ^itre au souvenir de la postérité; il a bien plus surpassé ses prédécesseurs par ses vertus que par les années de snn règne. Elevé sur la Chaire de saint Pierre dans des temps orageux et difficiles, il a déployé dans tout le cours de son administration des talents et des qualités rares, qui lui assurent une place disiinguée >armi le petit nombre de souverains qui ont excellé dans l'art de gouverner. Ce qui le aractérise spécialement, c'est la grandeur fl la sagesse de ses vues, et l'amour du bien >ublic ; ce sont les nombreux établissenents qu il a faits, et surtout le dessécheiient des Marais Pontins, ouvrage qui sufliait seal pour immortaliser sa mémoire, fais ce qui le met bien au-dessus des héros •rofanes, ce qui lui assure un des premiers angs parmi les glorieux martyrs de la reigion, c'est sà mort lente et cruelle, c'est a douloureuse a^^onie, c'est le calice d*auTtuuie qu'il a bu à longi traits depuis le ftoiuenl où la nWolution française a éclaté, isqu'au dernier instant de sa captivité et e sa vie ; aocumulation d'outrages, d'bulilialioiiSy de soutTrances horribles, supports avec un héroïque courage. Avant de iu ire le dernier soupir, il avait confirmé Il vœu déposé dans son testament, où il L'uiandaiC que ses dépouilles, si Dieu le rrmetlait» fussent transportées sous le •fiibi*au des saints apôtres Pierre et Paul, .^vanl lequel il avait tant de fois prié pcnini sa vie. Pie VU ayant obtenu du prêter consul, par ses pressantes instances, s resles du Pontife persécuté, il fut an-
noncé au'on les transporterait do Valence sur le Khône h Saint-Pierre du Vatican. Mgr Spina eut la charge de retirer et d'accompagner le corps. Quand le cortège approcha de Rome, on y publia un édit portant qu'on allait accomplir, entre autres, les cérémonies qui avaient eu lieu le 17 février 1733, lors du transport de Benoit XIII. Le 15 février 1802, jour anniversaire de l'exaltation de Pie VI, créé Pape- 27 ans auparavant, le convoi jrriva au bourtr de la Storta* où il fut reçu par le cardinal Antonelli. Lo lendemain, le convoi s'arrêta à un palais du duc Braschiano, non loin de la porte du Peuple. Le 17, à l'aube du jour, commença la cérémonie dans laquelle on déploya une |H>mpe tout à fait extraordinaire. On procéda ensuite à l'acte de récognition du corps, et on prononça l'oraison funèbre de Pie VI. L'orateur déclara qu'il ne voulait pas énumérer les services rendus au Saint-Siège pendant ce long pontificat (outre les travaux des Marais Pontins; les obélisques élevés, lo musée enrichi), les saines doctrines expliquées par ce successeur de saint Pierre. «Voyez vous,i» dit-il, «dans les mains du Pontife ces volumes, ces lettres, ces réponses, ces décrets qu'il a promulgués, après avoir supporté des travaux de toutes les heures, et entendu lui-même, dans son conseil, les hommes les plus distingués dont il pesait les opinions savantes? Dans ces lettres, dans ces décrets, tout le mal est coupé au vif, tout est expliqué distinctement, lucidement, noblement; ce que demandent le cœur<6t l'esprit est exnosô habilement ; tout doute est di>culé à l'aide des dogmes le.H plus certains de la foi ; les erreurs sont marquées de leurs insignes, et signalées. Les cachettes et les retraites où les adversaires cherchent k se dérober à la vue pour tromper les esprits simples, sont mises à nu ; toute ambiguïté est enlevée, les ténèbres et les obscurités sont chassées uar l'inaltérable éclat de la vérité. Les lois de la sainte Eglise, les droils du Souverain Pontife sont défendus, sont affermis; le drapeau est présenté k tous les fidèles Chrétiens, à quelque naiioa c|u'ils appartiennent, et dans quelque imrtie qu'ils se réfugient et qu'ils se réunissent
« Qui n'a reconnu dans les écrits de Pie VI la colonnt partante de la foi? Qui n'a compris, qui n'a avoué que Pierre vivait encore ei exerçait son ministère dans la personne de Pie VI f »
L'orateur devait louer le voyage de Vienne. Il est ensuite amené à parler des missionnaires envoyés à Constantinople, des évèques nommés à Baltimore, à Pondichéry, dans le royaume de Siam , dans le Tong- Kiuj^, d'un ambassadeur du Saint-Siège reçu à Saint-Pétersbourg. Il s'arrête devant Rome là présente, Rome tout entière, comme arrachée à ses fondations, et arcourani pour rendre les derniers devoirs à ce Pontife.
PIC VII. — Barnabe Louis Cbiaramooti, ua(|uit à Césène dans la l^aiiuu ite Forli,
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Pie
DICTIONNAïaB
PIB
le li AoAl 1742. S*étaiit destiné /lUX austérités du clotlret il fit ses premières éludes à Parme. Le 20 août 1758, il reçut l'habit de saint Benotty et prit en religion le nom de Grégoire. En 1775, à Tavénement de Pie VI» Chiaramontiy qui lui était attaché par les liens du sang, se trouvait à Rome, et y rem-
f>lissait les fonctions de professeur de théoogie dans le couvent de Saint-Calixte. Quelques mauvais traitements au*il reçut dans son couvent affligèrent Pie VI, qui lui conféra, par un bre^ la qualité d'aobaêe (abbé), qui lui donnait le droit de porter la mitre etTanneau. De* nouvelles accusations attirèrent l'attention du Pape, auquel Chiara- ^onli plut par sa francnise, la naïveté de seê réponses, Texposé d*une conduite pleine d^aménilé, et surtout par la réserve et le ton de douceur qu'il opposait à ses contradicteurs. Pie VI reconnut en lui un liltérateur profond, un cannniste instruit et un moine studieux. Bientôt Chiaromonti fut nommé évéque de Tivoli, faveur qui annonçait presque l'élévation à la pourpre. Le cardinal Bandi, évoque dlmola, venait de mourir. Le Pape voyait que l'opinion publique, et particulièrement le Sacré Collège, avaient applaudi à sa conduite envers Chiaramonli. il apprenait que celui 'Ci organisait son diocèse avec une rare intelligence, qu'il apportait un iiilérét particulière compléter lès collections de bons livres; qu*il avait aidé de sa t)Ourse et ensuite (>romu aux charges distinguées, les hommes instruits et verses dans les études les plus dilQcites pour réduration de la jeunesse. Le Pape résolut donc d'accorder l'évèché d'imota à Tévèque de Tivoli, puis il le créa cardinal le 17 février 1785. Le cardinal Ghiaramonti partit pour sa nouvelle résidence, et pendant
f)lus cfe dix ans on ne parla de lui que dans es termes les plus honorables. On disait que c'était un homme modéré, sage, réfléchi, et en même temps un évoque coura« geux.
Pendant ce temps, les armées françaises avaient envahi les £tais du Saint-Siège. Toute la ville d'Imola, dans la confusion, demandait une règle de conduite au cardinal. Ce fut à cette époaue qu'il publia THo- Inéiie datée du jour de Noël, et qui commence ainsi : La Voix éiemellej teuie-puiiwante en eiie^mémep a déployé dans le temps sa vertu au dehors^ et et» un instani soni sorties les choses créées. Elle s* est, promenée terrible sur les ondes orgueilleuses qui inoniient la terre, et les a contraintes de se renfermer dans les confins qu'elles avaienCtoutes dépassés. Sur le Stnai, â traders des éclairs ci des tonnerres, précurseurs de la Majesté rficiVie, cette voix se fit entendre au conducteur du peuple ^d'Israël, et le doigt de Dieu écrivit sur des tabies de pierre les lois qui enseignèrent à l'homme ses devoirs envers la Divinité, envers lui-même, envers ses sembtableSf devoirs primitivement gravés dans son esprit pour diriger droitement sa conduite €ê ses mœurs conformément à ihwncjne nature.
La divine Sentence crut faire trop peu, parierai'je ainsi, en répandant sur f homme de tels dons. Malgré ringratitude et régart' ment de tant de mauvais filSf un autre ot' dre de choses était arrêté dans les divins con^ seils ; des bienfaits nouveaux et phu éttaimî se détachaient d'en haut pour apporter iontrès preuves de la clémence céleste à t égard des hommes, pour les encourager i glorifitt leur Etre suprême, leur Dieu.
Heureuse cabane de Bethléem, e^est toi fut dispenser tant de merveilles î Et toi Bethléem^ terre de Judas , non tu [n^es pas un coin infime de la terre des Hébreux , puisque de loi sortit ce chef prévu par les patriarches, pgnré par les rites et les sacrifices, qui devait temr en main le sceptre du royaume dlsralH. lu fus le berceau d'Emmanuel, ce héraut de (û paix, V Homme-Dieu, né d'une Vierge, devant qui les deux et la terre rendirent témoignage de sa divinité, de sa mission.
Cabane fortunée, et toi^ terre glorieuse de Judas, tu me présentes un souvenir de joie i je voudrais que mes larmes d'allégresse excitoh sent celles de mes frères chéris et que tout l'univers rétsntU de tes louanges et de te$ honneurs I
Mais que ma joie ne soit pas un tribut stérile, que ma voix ne se borne pas à protoquer dans cduiquim^écoutCf un vague appleu» aissement et une émotion aride! L'UommeDie» est né pour donner aux hommes les préceptes d'une ^ctrine incorruptible jpour les instruin et rompre les ténèbres qui offusquent leun etr prits. Je vous invite à cette école, frèreê chéris, L'esuvre demande- bien que je vota explique l'abrégé de ces préceptes, afin gue vous deceniex le modèle du sage Chrétien dent cette vie, et que vous voue préparies du trésors de mérites pour l'étemelle félicité.
Le eardinal-évéque dloiola poursuit ainsi ses explications : Le Fils de Dieu neuês enseigné V humanité chrétienne. Un sage Chrétien doit prendre sa croix et suivre Notre- Seigneur. L'homme a besoin de secours surnaturels pour se rapprocher de Dieu, et il doit prier souvet^; par M, il reconnaît l'ineffable bonté du souverain Maître, qui descend à écouter dee prières^ à recetoir les vmux de ses créatures, à aimer celui ftM /'aime, à couronner celui oui r honore; de U naissent la grande oeuvre au culte et les actee divers qui le composent^ sentiment immuable dans toute nation. La constcMce de cette
{}ensée dispose en faveur de sa vérité^ commi es défauts des peuples attestent finconstanee des hommes et la faiblesse de leur raûon, fi souvent e^bandonnéeà elle-même, et obscurci* par les passions.
• «Après cette définition si neuve du cnlK révoque s'écrie : O sainte s^Ugion cathoifque, voue avez imprimé é un si nabis f tff^' des inutges que ma voix faible ne peut retracer. Je me contente de l excellence dent vout êtes ornée, de votre fermeté inaltérable: qnf^ tout temps je puisse, autant qu'il teraenmoh célébrer vos triomphes et les annoncer cem»* une preuve brillante de la 9ertu divine s^i reluit en vous! Apprenofks, ô frères^ é^un ♦.
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DES PAPES
noble maUre^ e( de «et préetpiti si simplt$% comhitn il importe de depoier toui iouffle de panité éphémère^ pour être rendue dignee de Vagranaieeement éternel!
Apprenons que notre exaltation aux yeux de Dieu augmentée mesure que nous nous fai* sons petits à nos yeux et aux yeux des hommes. Quiconque^ rempli d'une science trompeuse^ veut étendre démesurément son esprit et mon^ ter au-dessus du niveau des autres^ avide d'un désir frivole de commander j celui-là n'est pas un élève de técole du Christ f iln^apas appris ses devoirs envers Dieu. Beconnaissex ^ A frères^ qusl est le premier^ le plus grand sa-erifice de vos ccsurs ; reconnaisseXi qu'en re- Honçant à vous avec une affection entière pour Dieu^ il exaucera tous nos désirs pour votre Ifien. pour votre paix^ pour cette gloire qui ne doit jamais finir*
Vient ensuite une transition qui amène la >einture des devoirs politiques. Mais les Uroirs envers Dieu ne sont pas les seuls ievoirs de Vhomme; il a encore des obliga^' ions subalternes qu*il attache 'à lui-même. Les principes purs de la raison^ sa propre orga^ ùsation physique^ une tendance irrésistible à ouloir son bonheur lui commande de soigner a conservation^ de s'occuper de son bien-être^ W sa perfection. Qu'il se contemple tout /ut* urne d'un ail dégagé de préjugés trompeurSf f verra bien un rayon de grandeur ffui temle le consoler; mais il reconnaîtra bien aussi (verser ombres de misères qui tendent à /aelôler. Les passions furent te sort des grands énements dans la ne de Vhomme:elles furent 4ssi la source fatale des résultats les plus xnestes. 0 homme^ 6 homme^ quand appren* ^QM'tuà Vécole du Rédempteur les moyens de mserver ta grandeur ^ a acquérir ta vraie Wrié mt de dégager tes pieds de leurs chaînes / f but que se propose le plus ardemment le ïiioêofhe de Jésus-Christ consiste à mettre P or are dans ses actions et dans ses pas^ ^ns : à placer en harmonie les forces xnfé^ tares avec les forces supérieures ; à subor^^ nner ta chair à l'esprit , les plaisirs à onnéteté; à diriger ses facultés vers ce cen^ ' et cette fin que Dieu a ordonnés : Ne vous rayes pas, mes frères, d^une leçon qui pa-^ r/ au premier asput trop sévère, et qui pourt incliner à détruire Fhomme et i lui ratir libsrié. Non, firères très-ehéris, tatU de fois is ne comprenez pas la vraie idée de trié! Ce nom, qui a son sens droit dans la éosophie et le catholicisme, ne dénote pas dévergondage ni une licence effrénée qui jnei de faire tout ce qu^on veut, soit le pt, soit le mal, soit l'honnête, soit le honjc» Gardons-nous d'une si étrange inter^ toi ion, qui abat tout tordre dirin et hun. es dénature l'humanité, la raison et g éem glorieux avantages que nous a die* ^wés te Créateur. La.liberté chère à Dieu et ' AoiMmee est une faculté qui ftit donnée à nune^ un pouvoir de faire ou de ne faire , nuais toujours soumis à la loi dirme e^ tas'wtam. Il ff exerce pas raisonnablement sa Jié eie liberté, celui qui, rebelle et impér.jr, s^eppose à la loi; il n exerce pas sa
S>MCXtonn. dps Papis.
('acuité de liberté, celui qui contredit la voonté de Dieu et la souveraineté temporelle. Quelques-uns ont cru voir dans ce qui suit» non la plume du cardinal lui-même, mais celle de ses conseillers. Cependant» cette homélie ayant été réellement publiée. par révâque almola, nous continuons à en donner le texte el Tanalyse. La républigue avait été proclamée en Italie, aussi I bomolie continue-t-elle en disant : La forme du gou^ vemement démocratique adoptée parmi nous, 6 IrèS'Chers frères^ non, nest pas en opposi^ tion avec les maximes exposées ci-dessas^t ne répugne pas à r Evangile: elle exige au contraire toutes les vertus sublimes çui ne s'apprennent que f école de Jésus-Christ, et qui^ si elles sont religieusement pratiquées par vous^ formeront votre félicité^ la gloire et Vesprit de votre république.,.. Que la vertu seule, qui perfectionne ihomme et le dirige vers le but suprême, le meilleur de tous, que cette vertu seule, vivifiée par les lumières naturelles et foYtihée par les enseignements de FEvangile, soit le solide fondement de notre démocratie. Viennent ensuite quelques passages philosophiques que labellè médiocrité, poursuit Téféque d'Imola» étincelle dans les moyens, mais la fin veut le très-bon ; elle veut le tout bien. Avec les pures vertus morales nous serons hommes médiocres, avec les vertus théologiques^ ayant pour but Dieu lui-même, nous 1%ous rendrons nommes supérieurs. Puis Thomélie parle d'Athènes, de Sparte, des lois de LyourRue et de Solon, de Carthage et de la république romaine. Elle cite ensuite le passage si connu de l'Emile de Jean-Jacques Rousseau où il est dit que la sainteté de l'Evangile parle à son cœur, et que This* tôire qu'il rapporte a des caractères de vérité si grands, si frappants, si |)arfaitemeat inimitablesi que l'inventeur en serait plus étonnant que le héros. Enfin le caroinal Chiaramonti termine ainsi : Et vous, mes bien-aimés coopérateurs, à qui sont confiés des parties séparées du soin de mon troupeau, et qisi soutenez avec moi le poids spirituel du peuple de Dieu, unissez-vous pour maintenir chez lui, sans souillures, la religion catholi^ que. Tâchez, à mes sages coopérateurs, que Titt* tégrité, la religion, l amour de la félicité com^ mune brillent en vous, de manière que vous soyez pour votre troupeau le modèle des ver-' tus chrétiennes et morales, de manière qu*elle s'étende et se répande dans les éUnes fidèles livrées à vos soins» Mes très chers frères, la paix du Seigneur soit toujours avec vous.
Pie VI étant mort à Valence, en Dauphiné, le 29 août 1799, le 1" décembre suivant, le conclave s'ouvrit pour l'élection de son suc* cesseur. Les partis, longtem|>s divisés, se réunirent entin à la voie de ConsAlvi, secré* taire du conclave, pour se porter toutes sur le cardinal Chiaramonti, qui n'était poiit jusqu'alors cudidat, et qui résista viveiueni. Apres cent quatre jours de conclave, la ik mars 1800, les scrutins, lus au milieu da silence lé plus imposant, furent unanimes en faveur du pieuK Bénédictin, qui fut élu Pape, et déclara prendre le nom de Pie VII,
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eo souf erur de la protection de son bienfaiteur Pie Vl. Le 21 mars il fut couronné dans réalise Saint -Georges |iar le cardinal Antoine d*Aurilla. Le 15 mai, il adressa une encyclioue aux cardinaux et à tous les érè» qoesde la chrétienté. Le 6 juin» il s^embarqua sur une frégate autrichienne, et débarqua à PesarOy d*oa il s'achemina Ters Rome. Le 91 juin il entra h AncAne, où le peuple, dételant les cbeTaux de sa Toiture, voulut le traîner lui-même jusqu'au palais du cardinal Ranuzzi, qui Tattendait. Enfin, le 3 juillet, il entra dans Rome , où il fut reçu avec les acclamations les plus enthousiastes.
Une des premières opérations du gouvernement de Pie VU fut la publication de la bolle Poii diutumoif destinée à réformer beaucoup d*abus de Tadministration. Plus tard il exécuta avec succès une opération financière importante, qui consistait à retirer du commerce, moyennant un sacrifice d'un million et demi d'écus, la monnaie grossière appelée moneia et Ro$a.
Bientôt fut conclu, entre Pie VII et le gouvernement français, le concordat suivant, qui règle encore aujourd'hui l'état de la religion en France.
< Sa Sainteté le Souverain Pontife Pie VII, et le premier consul de la république française, ont nommé pour leurs plénipotentiaires respectifs :
€ Sa Sainteté, son Eminence Mgr Hercule Consaivi, cardinal de la sainte Eglise romaine, diacre de Sainte-Agathe ad Laba^ mm, son secrétaire d'Etat; Joseph Spina, archevêque de Corinthe, prélat domestique de Sa Sainteté et assistant au trône pontifical, et le P. CaselH, théologien consultant de Sa Sainteté, pareillement munis de pleins ih>uvoirs en bonne et due forme ;
« Le premier consul, les citoyens Joseph Bonaparte, conseiller d'Etat ; Crelet, conseiller d Etat; Bernier, docteur en tbéologie,^ curé de Saint-Laud d'Angers, munis de pleins pouvoirs.
« Lesquels, après l'échange des pleins pouvoirs respecti», sont convenus de ce qui suit :
€ ConterUion entre Sa Sainteté Pie F// et te gouvernement français.
c Le gouvernement de la république reconnaît que la religion catholique, apostolique et romaine est la religion de la grande majorité des citoyens français.
« Sa Sainteté reconnaît, également, que
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tholique en France, et de la profession particulière qu'en font les consule de la répu- IJique.
« En conséquence, d'après cette reconnaissance mutuelle, tant pour le bien de la reli- ^on que pour le maintien de la tranquillité intérieure, ils sont convenus de ce qui suit :
« Aeticlb pbehibr. — La religion catho- Isqne , apostolique et romaine sera librement exercée en France. Son culte sera pu-
blie, en se conformant aux règlements i» police que le gouvernement jugera nécnsaires.pour la tranquillité publique.
« AmT.2. — Il sera fait par leSainl-Siége, de concert avec le gouvernement, une oonvelle circonscription des diocèses français.
« Aet. 3. — Sa Sainteté déclarera aux iltulaires des évéchés français, qu'elle altead d'eux avec une ferme confiance, pour le bieo de la paix et de l'unité, toute espèce de sacrifices, même la résignation de leurs sièges.
1 D'après cette exhortation, s'ils se refusaient à v^ sacrifice commandé par le bien de l'Eglise (refus néanmoins auquel Sa Sainteté ne s'attend pas), il sera pourvu, par de nouveaux titulaires, au gouvernement dos évèchés de la circonscription nouvelle, de la manière suivante :
«AfiT.i. — Le premier consul de larépo* blique nommera, dans les trois mois qui suivrontla publication delà bulle de Sa Sainteté, aux archevêchés et évèchés de la ei^ conscription nouvelle. Sa Sainteté conférera l'institution canonique suivant les formes établies par rapport à la France avant le changement du gouvernement.
a Aat. 5. — Les nominations aux éTèchés qui vaqueront dans la suite seront égale* ment faites parle premier consul, et l'iosii' tution canonique sera donnée par le Saint* Siège, en conformité de l'article précédent.
a Art. 6. — Les évèques, avant d'entrer eo ionctions, prêteront directement , entre les mains du premier consul, le serment de fidélité qui était en usage avant le changement de gouvernement, exprimé dans les termes suivants :
« Je jure et promets h Dieu, sur les saiDl: « £vangiles, de garder obéissance et fidélité « au eouvernement établi par la conslilulioo « de Ta république française. Je promets « aussi de n'avoir aucune intelligence» d« « n*assister à aucun conseiU de n'entretenir 9 aucune ligue, soit au dedans, soit au de- « hors, qui soit contraire h la tranquillité < publique, et si dans inoo diocèse, ou «ii- « leurs, j'apprends qu'il se trame quelque « chose au préjudice de l'Etat, je le ferai « savoir au gouvernement. »
« Aat. 7. — Les ecclésiastiques de second ordre prêteront le même serment entre les mains des autorités civiles désignées par le gouvernement.
€ Aet. 8.— La formule de prière suivanie sera récitée h la fin de l'Office divin , dans toutes les églises catholiques de France:
n Domine^ saham fac remp^lieam»
t Domine^ $alvo$ fac consutet.
« Aat. 9. — Les évèques feront une noovelle circonscription des paroisses de \^^^ diocèses, qui u aura d'effet qu'après la coo* sentement du gouverneinenL
« Aat. 10. — Les évèques nommeront aui cures. Leur choix ne pourra tomber qu* sur des personnes agréées par le gouTeroement.
« Art. 11. —Les évèques pourront aiCNf un cbai)itre dans leur cathédrolci et uo s^
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minaire pour leur diocèse, sans que le goa- Ternement s^oblige à les doter.
< Abt. 19. — Toutes les églises roétropo» litaines, cathédrales, paroissiales et autres, oon aliénées, nécessaires au culte, seront mises à la disposilon des éféques.
« Abt. 13. — Sa Sainteté, iK)ur le bien de la paix et i*heureux rétablissement de la religion catholique, déclare que ni elle ni ses successeurs ne troubleront, en aucune manière, les acquéreurs des biens ecclésiastiques aliénés, et qu'en conséquence la propriété de ces mêmes biens, les droits et revenus y attachés, demeureront incommutablés entre leurs mains ou celles de leurs ayants cause.
« Abt. 14.— Le gouvernement assurera un traitement convenable aux évèques et aux curés dont les diocèses et les cures seront compris dans la circonscription nouvelle.
«c Abt. 15. — Le gouvernement prendra également des mesures pour que les Catholiques français puissent, s*ils le veulent, faire en faveur des égalises des fondations.
« Abt. 16. — Sa Sainteté reconnaît dans le l^ramier consul de la république française les mêmes droits et prérogatives dont jouissait près d'elle Tancien gouvernement.
« Abt. 17. — Il est convenu entre les parties contractantes que, dans le cas où quelqu'un des successeurs du premier consul actuel ne serait pas catholique, les droits et prérogatives mentionnés dans l'article ci- (iessus, et la nomination des évèques, seront réglés , par rapport à lui, par une nouvelle conrention.
« Les ratifications seront échangées à Paris dans i*esi)ace de quarante jours.
te Fait a Parts, le 26 messidor de l'an IX de la république française (15 juillet 1801).
m H. card. Comsalvi (locus sigilli); J. BojiAPABTB (L. S.); J., archevêque de Corin^ ike (L. S.); frère Charles Casbixi (L. S.); Cb^bt (L. S.); Bbbnibb (L. S.) »
La publication de ce Concordat fut suivie VarîicUê organiquee^ que le gouvernement Français sembla donner comme consentis par le Saint-Siège, bien qu'ils lui fussent inconaas, et qu'il n'ait cessé depuis de protester K>ntre ces dispositions, qui annulent en réait^ toutes les garanties du Concordat.
Un Vénitien nommé Cornaro, qui avait Ité frappé de l'éclat des vertus du Pape, et lui depuis sentait toujours redoubler son idmiration, laissa par testament au Souve« ain Pontife un |»alais è Venise avec tous es tableaui qu'il contenait. Napoléon, alors >reaiier consul* envoya en présent au Saint- »ère deux bricks de guerre destinés à proéger son commerce. Ces deux bricks, appeés exprès l'un le Saint'Pitrre et Tautre le iami'Paiil, furent amenés à Civita-Veccbia, il leur remise fut faite dans ce port avec outes les formalités.
Le Pape projetait dès lors une réorganisaioo de la hiérarchie catholique en Allema- (oe* Les protestants la souhaitaient eux- Démes ; les Catiioliques la demandaient
avec instances. Dans ce but, le Pape nomma pour résider k Ralisbonne un nonce chargé d'écouter toutes les demandes, de lui rendre compte de tous les besoins des fidèles et des intérêts des {gouvernements. Il écrivit è Na- |K)léon le k juin 1803 pour le prier do lui venir en aide en cette affaire importante.
Le 18 août de la même année, le cardinal Caprara réclamait au nom du Saint-Siège contre les articles organiques arbitrairement ajoutés au concordat de 1801. « Je suis char-
Se.» disait-il,« de réclamer contre cette partie e la loi du 18 germinal que Ton a désignée sous le nom d'articles organiques; je rem-
8 lis ce devoir avec d'autant plus do oonance que je compte davantage sur la bienveillance du Kouvernement et sur son atta* chement sincère aux vrais principes de la religion... Ce code a pour objet les mœurs, la discipline du tslergé, les droits et les devoirs des évèques, ceux des ministres inférieurs. M. d'Héricourt (LoieecL^ ch. 19)« rhistorieii Fleury, les plus illustres avocats généraux et M. Castillon (Réquisii. de 1763) reconnaissent dans l'Eglise « le pouvoir qu'elle a reçu de Dieu pour conserver par le pouvoir de la prédication des lois et des jugements, la règle de la foi et des mœurs, la discipline nécessaire à l'économie de son
Souvernement, la succession et la perpétuité e son ministère. » Le troisième article étend la mesure de la vérification aux canons des conciles mêmes généraux. Ces assemblées si célèbres n'ont obtenu nulle part plus qu'en France le respect et la vénération. Comment se ferait-il donc que chez cette même nation elles éprouvassent tant d'eustacles et qu'une formalité civile donne le droit d'en rejeter, d'en éluder une décision? On veut , dit - on, les examiner : la voix d'examen en nuUière religieuêe est proeerite dans le sein de FEglise catholique; il n y a que les communions protestantes qui admettent l'examen, et de là est venue cette étonnante variation qui règne dans leur croyance... Je sais que notre obéissance doit être raisonnable; mais n'obéir qu'avec des motifs suffisants n'est pas avoir le droit, non pas seulement d'examiner, mais de rejeter encore arbitrairement ce qui déplaît.
« Dieu n'a promis l'infaillibilité qu'à son Eglise. Les sociétés humaines peuvent être trompées. Les plus sages législateurs en ont été la preuve... Dira-t^n que le parlement français en agissait ainsi f Je le sais, mais il n examinait, suivant la déclaration du Sb mai 1756, que ce qui pouvait, dans la publication des canons et des bulles, altérer ou intéresser la tranquiHité publique, et non leur conformité avec des lois qui pouvaient changer dès le lendemain... M. d'Aguesseau disait au parlement de Paris, leS avril 1757 ;
< Il semble qu'on cherche à affaiblir le pou- € voir qu'a TEglise défaire des décrets, en la « faisant dépendre tellement de la puissance « civile et de son concours, que sans ce con-
< cours les plus saints décrets de l'EjcIise ne « pourraient obliger lessujets du roi.sPresque tous les articles sont eMviie soccet'*
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