PI
voiture YcrsA avec violencei Tessieu cassa, la caiiise roula au milieu du chemin. Le ])euple pleurait et criait, puis, devenu furieux, Appelait les gendarmes cani, cani, chiens^ chiens. Ils donnèrent au Saint-Père ]es marqnesde la pluslouchonte vénération. Vers une heure de la nuit on arriva h la Chartreuse de Florence, et les gendarmes conduisirent le Pape dans Tappartement qui lui était desliné, le même où dix ans aii|»afavant on avait retenu captif Pie VI. Le Pape était aballu, accablé de tant de fatigues et de douleurs. Ici, on sépara Pie VU de son tBînistre, et on le dirigea vers Alexandrie. . Ce voyage dura sept jours, du 9 au 15 juillet. Sur cette route eurentlieu les scènes les plus émouvantes, et le peuple voulait enlever Pie VH, qui seul put les en empêcher. Plus on approchait de la France, plus TenihousiasQie augmentait. A Mondovi, des ordres religieux vinrent proccssionnellemeot au-devant du Pontife, et rcscorlèrent. Partout on couvrait sa mnin de baisers, et ou lui rendait les plus grands hommages* A Grenoble, la garnison de Saragosse, prisonnière de guerre, alla tout eutière au-devant du Sainl-Père, et tomba tout à coup à genoux comme un seul homme, pour recevoir sa bénédiction. Tout à coup arriva l'ordre de départ pour Valence. Do là on gagna Avi- ^cnon. La ville tout entière, sans distinclioD a âj^e et de sexe, accourut autour de la voiture arrêtée sur une place. Cette multitude saluait avec des cris de joie. La population des caiikpagnes accourait par la roule de Car* centras et de tous les riva^^es du Rliûue languedocien; les villages se précipitaient en .torrents comme à une croisade. On fut obligé de fermer les portes de la ville, et ce fijt avec les plus grandes dinioullés qu*on jiarvint à foire sortir le Pape d'Avignon. Il y eut des scènes semblables à Aix; la Provence entière donna les mêmes signes de piété; la ville de Nice fit des préparatifs exvraordtnatres pour accueillir le Pape, qui, au pont du Vais trouva dix mille personnes à genoux, attendant sa béoédit^tion. Nice avait été semée de fleurs, et pendant le séjour du Pape elle fut iNuH>inée tovs les soirs. EnHn le Saint-Père arriva à Savone où il devait séjourner. Peu de jours après son arrivée, quelques cardinaux et quelqui*s évèques le sollicitèrent vivement par lettres d'accorder les bulles d'institution aux ecclésiastiques que l'empereur avait nommés aux sièges vacants de France et d'Italie. Napoléon attachait le plus grand prix à l'expédition de ces bulles, pour pallier l'usurpation d« l'Etat pontifical , les violences exereées oonire le Saint-Père, et pour persuader l'univers catholique qu'il était loin de vouloir rompre les liens qui attachaient l'empire français a l'Eglise de Home. 9Ui VII, seul et livré à lui-même, demeura inébranlable dans la résolution de n'accorder aucune huile, s'il ne recevait préalablement satisfaction pour les attentats sans nombre des Français, et s'il n^était rétabli dans tous les droits dont on lavait si injusiemeia dépouillé; il répon-
dit aux lettres qu'on lui adressa avoc une
dignité et une fermeté vraiment apostoliques. 11 répondit entre autres au cardinal Capnira par une lettre remarquable, en date du 26 août, dans laquelle on remarque les|)a.ssages suivants :
Après tant dlnnorations funesUi à h rtli-
?non que Vempereur s'est permises et contre esquelles nous avons si souvent et si inutilt' ment réclamé : après les vexations exercéts contre tant d'ecclésiastiques de nos Etat»; après la déportation de tant d^évéques et de k majorité de nos cardinaux; après Cernaisonnement du cardinal Pacca à Feneslrelle; après rusurpation du patrimoine de saint Pierre: après nou9 être v^ nous 'même aisailli à main armée dans notre palais^ traké de ville en ville: gardé si étroitement^ que Ut évéques de plusieurs diocèses que nous avons traversés n avaient pas la liberté de nous approcher et ne pouvaient nous parler sans témoins : après tous ces attentats sacrilèges et une infinité d'autres qutl serait trop /ong àf rapporter et que les conciles généraux et les constitutions^ apostoliques ont frappés d'an a thème f avons nous fait autre chose qu obéir / ces conciles et à ces mêmes constitutions ainsi qi%e l'exigeait notre devoir? Comment doiif pourrions-nous aujourd'hui reconnaitre dans l'auteur de toutes ces violences le droit rn question et consentir à ce qu'il l'exerçât ? le pourrions-nous sans nous rendre coupable de prévarication , sans nous mettre en contradiction avec nousméme, et sans donner lien de croire^ au grand scandale des pdrles, que^ abattu par les maux que nous avons sonj' ferts et par la crainte déplus grafids encons nous sommes assez tâche pour trahir noiu conscience et approuver ce quelle nous forte de proscrire? Pesés ces raisons ^ Monsieur it cardinal y non au poids de la sagesse humaine, mais à celui du sanctuaire et vous en sentirei la force,
.... Si Vempereur aime téritahlemtnt h paix de V Eglise catholique ^ quil comment t par se réconcilier avec son Chef: qu'il renom e à ces funestes innovations religieuses contre lesqueties nous n avons cessé de réclamer: qu'il nous rende la liberté ^ notre Siège et nos offi' ciers: quil restitue les propriétés qui /ormaienty non notre patrimoine ^ mais celui de saint Pierre; quil replace sur la Chaire de saint Pierre son Chef visible dont elle est veuve depuis sa captivité; qu'il ramène auprès de nous quarante cardinaux que ses ordres en ont arrachés: qu'il rende à leurs sièges tous les évéques exilés^ et sur.-te-champ l'harmomt sera rétablie.
L'énergie des ré|K)nse$ du Pape et sa fermeté embarrassèrent Napoléon, qui pl"^ tard lui e4]voya une députation compoîi* de trois prélats f)our essa>er de rêbraaler. Les trois évéques-arrivèrent à Savone le 9 mai , et conférèrent avec le Saint-Père jusqu'au 19. Ne pouvant rien obtenir, ils r«so* lurent de faire un dernier effort. Ils obsédé* rent Pie VII d'instances, d'importunitésio* cessantes, lui présentant d'un côté, soa$l«s plus noires couleurs,' les suites de son refofl
l^ie
DES PAPES
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et le sdiismc foneste qoi allait déchirer TEglise; de Tautre, la paix importante (fiul |iouvait lui rendre h l'instant par une lâ^^ère concession. Epuisé ,de force et de combati, sans appui» sans conseillers, effrayé do la jMirspeclive de l'avenir et do rimiaensc responsabilité qui allait pc'ter sur lui, Pie Vil, dont le caractère était unegrande modestie et une grande déUance de lui-même, finit enfin pir céder. Il promit d'accorder les bulles do confirmation aux évoques nommés, d*étendre le concordat de 1801 aux Eglises de Toscan^, de Parme, de Plaisance, et d'ajouter è ce môme concordiJt la claus^e proposée par IVmpereur. Les députés avaient à peine pris i:on^é, que le Pape, sentant la gravité de la promesse qu'on lui avait arrachée par surprise^ tomba dans la plus profonde affliction. Ltï (tuit suivante, il jetait de profonds soupirs et s'accusait lui-môme à haute voix. Le iondemain de bonne heure il demanda si les ih^pulés ét'iient encore à Savone, et sur la r^jtouse qu'ils étaient partis, il tomba dans raiialtement le plus profond.
Napoléon, ^sans perdre do temp^, réunit un concile à Paris, dont le décret, aitentalotre a. IX droits du Saint-Siégc» fut présenté h l'adhésion du Pape par une seconde députatioii h la ti^tc de laquelle était le cardinal Keverella. Celui ci trompa ou plutôt trahit la confiance de Pie VII. et arractia h ce Pontife les concessions qui, plus tard, lui arrachèrent tant de larmes. Déjh enchaîné par la pioinesse faite k la première dépntaton , entouré de cardinaux qui avaient solennelloiueiii promis d'appuyer les desseins de son persét'Uieur, effrayé des mauï innombrables i|iii allaient, disait-on, fondre .«(url'fijliaeà la suite de son refus, le Pa}»e finit par succom- Ucr aux instances dont on l'assiégeait, consoiilit h l'expéditio i des bulles dns évoques noaimés, approuva et confirma le décret du ruiicite. Mais N«ipuléon refusa d'accepter ce bref, lorsqu'il voulait d'autres concessions^ Pendant Tbiver et le printemps de 1812» Napoléon,' occupé des préparatits de la niéuioaiile expédition de Hussie, laissa le Saiat- Pêre respirer tranquillement dans sa prison. Mais te 5 juin, vers les sept heures du soir, (Ml lui signifia l'ordre de son départ pour la Fiance, et ou l'enleva à dix heures, après l'avoir forcé de se déguiser. Il voyagea seul |us({irà Siupinis» près de Turin, ou l'on lit L*nirer dans la voiture Mgr Bertazzoli, qui ne ic quitta plus. Après une course aussi Ion- L;tie que rapide» dans les heures les plus brûlantes de la journée» le Pape arriva au mont L^itnis vers uiinutl. Il tomt>a si dangereusement malade, que les officiers qui l'escor* laieiit crurent devoir en informer le gouver- Qeiiiuntde Turin, et demander s'ils devaient suspendre ou poursuivre le voyage. On leur ré|>ondit qu'ils n'avaient qu'à suivre leurs iiLsiructions. Le IV» ou administra le saint riatiqueau Saint-Pore; la maladie avait pris uti caractère plus grave. Le soir uiéiue* le Pape fut jeté dans $a voiture, et oi| le tratoa, lour et nuit, jusqu'à Fontainebleau, où il irriva le ]!Ojuin. PendaiA les quatre jours et
les quatre nuits de ce royale, le Pape ne put jamais obtenir la permission de descendre de voiture; lorsqu'il avait besoin de prendre ({uelaiic nourriture, on s'arrêtait dans les lieux les moins populeux, et on faisait entrer la voiture dans la remise de la poste.
Le gouvernement allégua , pour prétexte de la translation subite du Pape, la crainte que les Anglais, qui croisaient dans la Méditerranée, ne voulussent tenter une dus;cence soudaine à Savone pour s'emparer du Saint-Père et lui rendre la liberté ; mais la but véritable de Bonaparte était de rapproclier Pie VII de Paris pour l'entourer de SiiS agents, et le (aire consentir, à tout prix, aux demandes qu'il se proposait de lui faire. Ce qui est plus difficile h expliquer, c'est ia manière rapide et violente avec laquelle on fit voy.'ig(.*r le Pape^ qui ne dut la vie qu'à une protection toute spéciale du Ciel. Ces violences n'avaient pour but que d'exténuer ce vénérable vieillard, d'affaiblir son esprit, d'éleiudre le reste dô son énergie, et de parvenir ainsi à lasser son hérol.|ue p/Uience. Le Pape arriva, en effet, à Fontainebleau, dans un état qui fit craindre pour ses jours» et pendant plusieurs sifinnines on le vit gisant sur un lit de douleurs. Napoléon le fit entourer de tous ceux qui travaillaient à favoriser ses desseins. Ceux-ci fatiguaient Tesprii du vieillard épuisé, par les plus sombres tableaux, ils lui moutraient TËglisô sans pasteur et sans lien d'unité, la foi af* faiblie, et l'anarchie prête à enfanter le plus déplorable schisme. Après avoir effrayé son es,>rit, ils cherchaient à émouvoir son cœur en lui rappelant la dure captivité de tant do prélats, d ecclésiastiques et de cardinaux, frappés d exil, tratnés de prisons eu [irisons, et tant de maux qui semblaient lui crier d'en venir à une prompte réœnciliation avec l'empereur. Eu fallaii-il plus pour ébranler un Pontife abattu |>ar les souffrances, et dont l'affaiblissement de corps et d'esprit était à son comble. Pour achever l'œuvre, on députa vers lui le négociateur le plus habile, l'évoque de Nantes. Lorsque les meneurs de cette intrigue virent le Pape chancelant et près de succomberi ils voulurent laisser à l'empereur la gloire du triomphe. Ce dernier, qui était instruit jour [lar jour des progrès des conférences , arriva tout à coup, dans la soirée du 19, à Fontainebleau, accompagné de àflarie- Louise. Il enira inopinément chez le Pape, courut sur lui, le serra dans ses bras, lui donna un baiser et le combla de marques d'amitié. Leurs conférencesdiirèrentpiusieurs jours, et bieaqu'oo n'en connaisse fias tous les détails, on sait' que Napoléon usa de tous les moyens , menaces et |iromesses, paroles de mépris li démonstrations amicales. Ce fut dans la soirée du i5 janvier que tout fut coasommé. Le Pape , pressé de tous cAtés de conchire, accablé par les violences de remperenr , se tourna tout agité vers les cardinaux fiour les consulter ; mais ils tMÏissèrent la tête, pmir' lui faire comprendre qu'il fallait bôit gré
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mal gré se résigner. Dans ce moment cruel, JPie Vil» dans l'assurance qu'on ne lui présentait que des articles préliminaires qui resteraient secrets» signa enfin» en donnant les marques les moins équivoques do l'op* pression et de la violence dont il était vie*
time.
Les néjjociateurs de ce traité furent ré« compensés; mais à peine l'empereur fut-il parti, que le Pape tomba dans une profonde mélancolie. Il se crut même indigne de célébrer le saint Sacrifice, ne dissimulant pas le motif de la privation au'il s'était imposée. Ce fut alors que Napoléon, dans la cr^iflte que le Pape ne révoquât ses concessions, viola sa parole, publia les articles du con* cordât , et les fit communiquer solennellement au sénat. Par ce traité, qui n'eut et no devait avoir aucune valeur, mais qui reste comme preuve de l'abus de la violence exercée contre un vieillard captif, le Pontife abandonnait la souveraineté de Rome. 11 devait resler à peu près toujours en France, là où il plairait h l'empereur de l'envoyer. Six mois étant écoulés sans que le Pape ait accordé l'institution aux archevêques et é\'^* ques nommés par Na|)olcon, le métropolitain y procédait de droit. Le Pape, qui n'avait signé ces articles que dans l'espérance qu'ils resteraient secrets, entendant dans sa prison le retentissement de la réprobation générale, tomba dans un exc^ès de tristesse et de douleur.
Cependant les cardinaux ayant pu rejdtiidre le Pape, celui-ci reprit le courage et la fermeté apostoliques qui ne l'abandonnèrent plus. Il demanda à tous ceux qui avaient sa confiance, ce qu'il devait faire dans les circonstances si graves où il se trouvait. Il fut résolu, de concert, que Pie VII devait déi-larer nuls et sans valeur les articles du con* cordât, et les rétracter par une lettre adressée à l'empereur lui-même. Cette lettre, écrite de la main du Pape , et dont tous les cardinaux prirent copie, est ainsi conçue :
« Sire»
« Quelque pénible que soit à notre cœur ^ l'aveu que nous allons faire à Votre Ma- « jesté, quelque peine que cet aveu puisse « lui causer à elle-même, la crainte des jugece ments de DJ.eu>» dont notre grand Age et le « dépérissement de notre santé nous rap- « prochent tous les jours davantage, doit «. nous rendre supérieure toute considération « humaine» et nous faire mépriser les terci ribles angoisses auxquelles nous sommes « en proie en ce^ moment.
ft Commandé par nus devoirs, avec cette <c sincérité, cette franchise qui convient à c notre dignité et à notre caractère, nous «déclarons à Votre Majesté que, depuis le « 25 janvier, jour où nous apposâmes notre «seing aux articles qui devaient servir de i.base.au traité définitif dont il y est fait « mention, les plus grands remords et le « plus vif repentir n'ont cessé de déchirer « notre âme, qui ne peut plus trouver ni « paix ni repos.
« Nous rcconnâmss aussitôt, et une pro- « fonde méditation nous fait sentir chaque (T jour davantage l'erreur dans laquelle nous « nous sommes laissé entraîner, soit par « l'espérance de terminer les différends sur- « venus dans les affaires de l'Eglise, soit « aussi par le désir de complaire à Voire « Majesté.
« Une seule pensée modérait un pea noire <c affliction : c'était l'espoir de remédier, par « l'acte de l'accommodement déilnilif, au « mal que nou-s venions de faire à l'Eglise « en souscrivant ces articles. Mais quelle ne « îut pas notre [)rofonde douleur, lorsque, à « notre grande sur[>rise> et malgré ce doia « nous étions convenu avec Votre Majesté, «1 nous vîmes publier, sous le titre de con- « cordât, ces mêmes articles qui n^élaienl « que la base d'un arrangement futur 1 Gé- « uiissant «mêrement et du fond de notre « cœur sur ToccaMon de sc:!ndale donnée K i( l'Ë^lise parla publication desdits articles; « pleinement convaincu de la nécessité de It « réparer, si nous pûmes nous abstenir (lour « le moment de menifoster nos sentiments « et de faire entendre nos réclamations, ce ne « fut uniquement que par prudence, pour • éviter toute précipitation dans une atlaire « aussi capitale.
« Sachant que, sous peu de jours, nous « aurions' la consolation de voir le Sacr^ « Collège, notre conseil naturel, réuni aupiès « de nous, nous voulûmes l'attendre pour «t nous aider de ses lumières, et prendre enn suite une détermination, noti sur ce que « nous nous reconnaissions obligé de faire « en réparation de ce que nous avons l'ail: « car Dieu nous est témoin de la résoloùon « ({ue nous avions prise dès le premier mo- « utent, mais bien sur le choix du meilleur « mode & adopter pour l'exécution de celte « même résolution.
« Nous n'avons \>as cru pouvoir en Irouter « un plus conciliable avec le respect que « nous portons à Votre M*ajesté , que celui « de nous adresser à Votre M «jesté elle- « même et de lui écrire cette lettre. CVsieo « présence de Dieu, auquel nous serons bien- « lût obligé de rendre compte de l'usage de « la puis>ance à nous confiée} comme Vicaire « de Jésus-Christ, pour le gouvernement de « TEglise, que nous déclarons, dans toute la « sincérité apostolique, que notre conscienca « s'oppose invinciblement à Inexécution de « divers articles contenus dans l'écrit du « âS janvier. Nous reconnaissons avec dou- « leur et confusion que ce ne serait fias « pour édifier^ mais pour détruire ^ que nous « ferions usage de nutre autarité» si nuus 0 avions le malheur d'exécuter ce que nous « avons imprudemment promis, non |)ar au- « cune mauvaise intention, <Kimme Dieu « nous en est témoin , mais par faiblesse et n comme cendre et poussière.
« Nous adressons à Votre Majesté, par
/( rapport è cet écrit signé de noire main, les
«( mêmes paroles que notre prédécesseur
« .Pascal 11 adressa dans un bref à Henri V,
« en faveur duquel il avait fait aussi unecor
DFS PAPES.
t'IË
« cossion qui excitait à juste titre les .ren mords de sa conscience; nous vous dirons « «?tM; lui : Noire conscience reconnaissant * notre écrit mauvais^nous le confessons niaii- « vais, f/, arec l'aide du Seigneur^ nous dési' ^rons quil soit cassé tout à fait, afin « qu'il nen résulte aticvn dommage pour « i Eglise, ni aucun préjudice pour notre « âme.
« Nous rpf^onnaissons que quetques-uns « des susdits articles sont susceptibles « d*6tre auiendés par une oouTelle rédac- « tion,au moyen de quelques modiOcatioas « et changements ; mais nous reconnaissons « en même temps que d'aulres sont ossen- « (iellementmuuvais, contraires h la justice, <« au ^ouvernemeut de TË^Iise qun Jésus- - Christ lui-même a établi* qu'ils sont par là
même inexécutables, et doivent être ea-
r Comment pourrions-nous, par exemple,
« coraniettre la grande injustice de priver de
« leurs sièges, sans une raison canonique^^
« tant de vénér«ibles évêques, dont tout la
« criiiio est d'avoir suivi nos instructions ?
« Comment pourrions-nous encore, sans une
« raison canonique, admettre la suppressioa
« de leurs sièges? Votre Majesté se rû^ipel*
« lera sans doute le cri qui s'éleva dans l'Eu-
•• rope, en France môme, lorsqu'on 1801
<« nous fîmes usage de notre autorité |)Our
« priver de leurs sièges les anciens évêques
« de France, après toutefois interpellation et
« demande de démission. Et ci-pendant cette
« nocsure avait été reconnue nécessaire dans
« ces temps malheureux, pour mettre Gn à
« un schisme déplorable, et ramenrr une
« grande nation k Tunité et au giron de la
« catholicité. Mais, dans les circonstances
a actuelles, quelle est la grande nécessité
« qui pourrait justIQer devant Dieu et devant
« les nommes les mêmes mesures?
« Comment pourrions-nous encore ap- « prou ver un règlement subversif de la di- « vino constitution de TEgliie de Jésus« « Christ, qui a établi lui-même la primauté « de Pierre et de ses successeurs, le règleaï ment qui soumet notre puissance à celle •> il'un métropolitain, en lui accordant le droit m lie mnférer l'institution canonique aux « évêques nommés, que, dans certains cas^ «t le Souverain Pontife n'aurait ps iugé, dans m sa sagesse, devoir instituer f Ne serait- « <*e pas constituer iuge et réformateur du « Cnef de li^hiérarcnie le métropolitain, lui» « 5on inférieur, et qui lui doit soumission « et obéissance? Pourrions*nou8 introduire m liaiis l'Eglise de Dieu cette nouveauté in- « (Htï«% que le métropolitain pût donner « riiisiitution canonique contre la volonté du «& Cher de TEglise? Dan» quel gouvernement •• l>ien réglé est-il concédé k une autorité m inférieure de pouvoir faire ce que le chef « du gouvernement a cru ne pas devoir « faire ? A quels désordres, en outre» à quels > ^rhismes également funestes à l'Etat et à IK^lise n*ouvrtrions-nous pas la porte » l>«ir une telle concession! Ne mettrions- I Aioub pas Ici Pontifes romains dans la né*
cessilé de se séparer des évoques institut^ par le mélropolilaint au mépris de l'autorité pontidcale ?
« Pourrions* nous d*ailleurs dépouiller l« Sainl-Siége d'une de ses premières préro* gatives, nous qui sommes obligé, par les serments les plus solennels, k les soutenir et à les défendre, au prix même de notre sang? Mais V'otre Majesté <iira peut-être que nous avions souscrit ces mêmes concessions dans un bref daté de Savone, qui ne fut pas accepté par Votre Majesté, et dont elle nous fit notifier ofliciellement la refus. Nous ne ré|X)ndrons,Sire, qu'«>n faisant Thumble aveu de la faute dons laquelle nous nousiaissêmes entraîner, dans notre fâcheuse position, par Tespérance do remédier aux maux de TE^Iiso, sans toutefois réfléchir que celte innovation devien-^ drai t une source de maux bien plus funestes etsans cesse renaissants. D*ail!eurs,cebpef n'ayant \ms été accepté par Votre Majesté, la concession (|U*il contenait demeure notk avenue, et nous ne pouvons qu'admirer en cela les vues de la divine Providence, qui veille au gouvernement de l'Eglise.
M^is quand bien même ce bref subsiste^ rait encore, les mêmes raisons qui militent contre l'article dont il est question cidessus nous forceraient également de le révoquer.
« Nous ne pouvons néanmoins dissimuler que notre conscience nous reproche encore de n'avoir pas fait mention, dans les susdits articles, de nos droits sur les domaines de l'Eglise, droits que notre ministèraet les serments prêtés à notre exaltation au |)onliticat nous obligent de maintenir, de revendiquer et conserver. Et assurément la lettre que Votre Majesté nousa a<lressée ne remédie pas d'une maniera sudisante à cet oubli de nos devoirs.
« Par ces rootiCs, et d'autres non moinsgraves concernant tant les articles précités que ceux dont nous n'avons pas parlé,, et notamment l'article 5du traitédu 23 janvier, motifs qu'il serait trop long d'exposer ici, il est évident que nos inflexitîles devoirs nous en défendent absolument l'exécution.
< Si nous connaissons pleinement la force des stipulations, nous savons aussi que, lorsqu elles se trouvent en opposition avec les institutions divines et nos devoirs, nous sommes obligé de céder à l'empiro d'une obligation u'un ordre supérieur»
qui nous en défend Texécution et les rend illicites.
« Tout en cédant au cri de notre conscience, qui nous ordonne de faire celte déclaration à Votre Majesté, nous nous empressons de lui faire connaître que nous désirons ardemment d*en venir à un accommodement déQnitif, dont les bases fon* damentales soient en harmonie avec nos devoirs.
« C'est dansées sentiments que nous pouvons assurer Votre Majesté (aussitôt an il >cra venu i notre cuunaisëauce «tu elle
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consent h ce que nous lui avons exposé dans noire lettre, avec une paternelle conGance et une lit>erlô apostolique) de notre empressement h prendre toutes les mesures nécessaires pour .procéder à la conclusion d'un arrangemeiit définitif» si vivement désiré. Nous ne doute* rons pas alors que cette mesure ne remédie aux maux iiuinbreux auxquels l'Ëglise est en proie, maux qui tant de fois nous ont forcé de faire parvenir nos remontrances au pied du trône, et qu*eHe ne mette enOn un terme aux di(Térend$ qui, dans ces dernières années, ont été pour nous le sujet de tant de douleurs et de si justes réclamations; c*est là le but auquel nous devons atteindre-dans un arrangement définitif, k moins que de trahir les devoirs de notre ministère. *
• Nous supplions Votre Majesté d^accneillir le résultat de no^ réflexions avec ta môme effusion de cœur que naus les lui avons exposées. Nous la prions, par les entrailles de Jésus-Christ, de consoler notre .cœur, qui ne désire rien tant que d*en venir h une conciliation qui fut toujours Tobjet de nos vœux. Nous la conjurons de considérer quelle sera la gloire qui en rejaillira sur elle, les précieux avantages que procurera à ses Etats la conclusion d u/i accommodement définitif, gage d*une véritable paix pour rEj^^lise, et digne d*ôlre maintenu par nos successeurs.
« Nous adressons à Dieu les vœux les plus ardents, afin qu'il daigne répandre sur Votre Majesté l'abondance de ses célestes bénédictions.
« Fontainebleau, 24 mars 1813. »
Le 2^ mars au matin, le Saint-Père fit appeler le colonel Lagorse et lui remit cette lettre, en lui recommandant de la porter sans retard à l'empereur: ce qui fut exécuté le même jour. Après le départ du colonel, le Pape fit venir tous les cardinaux, l'un après Taulre, et leur dit qu*en se décidant h envoyer k l'empereur la lettre par laquelle il rétractait toutes les concessions du 25 janvier, son plus vif désir avait été de réunir auprès de lui tous les cardinaux, pour prononcer une allocution préparée, leur retracer brièvement les motifs de sa conduite dans cette affaire, et leur manifester ses intentions personnelles; mais, qu'afin d'éviter toute accusation d'intrigues secrètes ou de convenlicules, ^i avait préféré communiquer à chaque cardinal en particulier cette allocution et la copte de la lettre adressée à l'empereur. Ces communications durèrent jusqu'au lendemain ; l'alloculion était conçue en ces termes : ,
f A nos réntrables frères et iriê-chers fiU les cardinaux de la sainte Eglise romaine^ qui se trouvent à Fontainebleau*
« Après TOUS avoir manifesté, nos vénéra- « tkies frères et très-chers fils, nos remords ei « notre repentir pour avoir apposé notre • seing aux articles do Sl| janvier, qui de- % vaiçi9t servir de be^st i uq arrangement
« définitif avec Sa Majesié rtmpereor ..t^ < Français ; après nous être aidideim. , « mières, et vous avoir fait conniilre i. . « détermination de nous adresser (IItm . « meut à Sa Majesté, pour lui noiithr im, V, sentiments avec une sincérité éring(' ; « et une liberté apostolique: aujouM.
« nous nous faisons un devoir de Tùu>r.r<.. « rouniquer la lettre que nous lui im> tf écrite en date du ^h mars, relitiTen)e!ii j « cet objet. Vous verrei par sa teoenr :v « nous n'avons pas dissimulé à Sa Uitv- « nos remords et notre repemirtetqueifo « lui avons signalé les puissants moul^ |v. <c nous défendent rexécutioiidece(}a?Qr''> « avons si imprudemment souscriLOtwt.; « un bref donné par nous, daosooirein « heureux exil de Savone, toolienl, iw c quelques modifications, les tx)Dce5>siDn) .i « 1 article IV, nous avons dû aussi faire oir- « tion de ce bref, qui, au resle^ ajim tU - « ficiellement refusé par Sa Majesté, i r. « annulé par là môme. Nous avons rmr . « dans ce refus un de ces traits mi^hi r « dieux de la divine Providence, qui u. « sans cesse au gouvernement de !'£: >r ft Vous voyez donc, d'après ce qoi vc d'ôtre exposé, que nous regartluos le l* « de Savone et le traité du 25 janTiercHi « nv/s et sans valeur; notre intenlifin d'. K tre volonté sont qu'on tes re^^arde <->.»> * « tels, aUn qu'il ne puisse en résulter a-j « préjudicei soit pour la constitution o^ « de l'Eglise, soit pour les droits du n.: « Siège. Dans la situation où noas s* « trouvons, nous croyons que la lettre t « à Sa Majesté et la présente déclaralu'c « teignent sufiisamment le but que Qovbn
« sommes proposé, disposé que dous >• « mes, si les circonstances l'exigenl, e: « nous le jugeons expédient, de renoua « d'une manière plus solennelle la de.» « tion que nous venons de faire.
«( Béni soU le Seignt*ur, qui n'a pis' « g&é de nous sa misériconie l c est lu: ,. c mortifie et qui vivifie. Il a bien voula 2 > « humilier par une salutaire confusioo. .: a en môme temps il a daigné nous »• «tenir de sa main tuute-puissaote, eu- ^ donner l'appui nécessaire pourreou*' ' « devoirs en cette difficile circoo>ui:t. > « nous donc Thumiliation que nous 1*^- « tons volontiers pour le bien de c * « Ame. A lui soient aujourd'hui et d«&>i ' « les siècles l'exaltaticot rhooneur (( « gloire.
« Voilà la communicalion que doos' « faisons, nos vénérables frères et qo« a chers fils, et nous vous donnoos a-' « diction apostolique. 9
« Fontainebleau, 24 mars 1813. t
A peine le Saint* Père eut-il coaiio'-r aux membres du Sacré Collège qai éuf Fontainebleau la démarche hardie qu^ ** naît de faire, qu'un changement snt^*^remarquer dans toute sa personne* Li *^leur qui le minait iusensibleio^nt r ' était empreinte sur sa figura sVvaDOtf'' tièrement. Son visage coaimeoça 1 .'^'
PIE
DES PÀPEi.
PIE
nouir^U retrouva sa douce (^otlé, un sourire agréablH re^mrut sur ses lèvres, ses yeux recouvrèrent leur grâce et leur tendresse; enfin il reprit Tappélit, et son sommeil ne fut plus troublé par de nouvelles insomnies. Je sais qu*à cette époque il avoua à un car* dinal qu'il st sentait souiaçé du poids énorme qui t oppressait jour et nuit.
Cependant on attendait dans des transes cruelles l'effet qu'allait produire sur Tesprit deNa|iOléon la rétractation inattenduedu Pape «t la révocation du concordai qui renverbait tous s^s projets. Après d*inutiles emportements, Napoléon,comprenant l'impossibilité tJ*un schisme, ne trouva rien de mieux que de garder le silence. Peu après il publia deux décrets impériaux, sous la date du 13 février et du 25 mars. Dans le premier le concordat de Fontainebleau était déclaré loi de Tempire, inséré au bulletin des lois et transmis à tous les tribunaux et^aux autres autorités publiques. Le second déclarait ce même concordat oblijjiatoire pour tous les arclicvèques, évèques et chapitres de Tem- |iire et du royaume d'Italie. Pour protester contre ces décrets, le Saint-Père rédi^^ea une allocution au Sacré Collège en date du 9 mai, et la communiqua è tous les cardinaux (]ui en prirent chacun une copie. Le Pape y confirme tout ce qu'il avait fait par sa lettre «Ju 24 mars à rem[)ereur. Les cardinaux rédigèrent en môme temps une bulle pour régler les dispositions du futur conclave au cas de la mort de Pie VU. Mais pendant ce temps les désastres des armées de Napoléon le décidèrent h rendre la liberté è son illus- (re captif. Il donn» donc ordre de le reoonduîre à Rome. Le Saint-Père fut regu partout durant le cours de ce voya^je avec des iransports indicibles de joie. Le 2i mai 181^9 il fit son entrée solennelle dans la ville éternelle. Quelles durent être ses émotions do se voir ainsi ramené comme par prodige dnns sa capitale, dans son palais dont on l'avait arraché depuis près de cinq ans 1 11 versait des larmes de joie en se retrouvant au milieu de sou peuple.
Le 7 août suivant, il publia une bulle pour le rétablissement des Jésuites, et le 2Q septembre il prononça en consistoire la toucliente allocution qui rappelait toutes les épreuves de sa vie passée. Uienl6t Napoléon !|uitla riled'Elbe, et se retrouva maître de la France. Un de ses premiers soins fut d'écrire une lettre au Pape, sous la date du h ivril, et do travailler à rétablir ses relations ivec le Sainl-Siége sur des principes plus ustes que ceux qu'il avait proclamés peu au* •aravant. Après les Cent-Jours, Pie VU reloua avec Louis XVlll les relations les plus bienveillantes. Le 6 juillet 1816 il publiauD Hotu proprio qui promet un coile civil , un ode pénal, utf code de commerce et un code ( e procédure et qui réorganise toute l'admi- 1 i^ilralion des Etats de rBglise sur le moèle des Etats de la France. Le 25 août suiani il signa un tfaité en quatorze articles ii'oa appela depuis le concordat de 1817, arec «)u'il fut modiiié et déiinitivement
arrêté le 11 juin de l'année suivante.
Déjà te bruit courait que Pie Vil était attauué d'une maladie dangereuse. Le 26 juin il ut une chute accomnagnée de circonstances alarmantes, mais qui neureusemenl n'eut pas de suites funestes. Le 19 juillet il publia une bulle confirmant la convention du 11 juia. Le 9 août un concordai fut conclu avec le Piémont. Le 28 janvier 1818 un autre concordat fut si^né au nom de la Russie, poiur la Pologne. Cependant la santé du Pape s*arfarblissaitde jour en jour. Le 6 juillet 1823 le Pape fit une chute qui entraîna fracture. Le 19 les symptAmesles plus graves se déclarèrent. Le Pape prononçait vaguement les noms de Savone et de Fontainebleau. Bientôt sa voix s*altéra et h quelques sons de paroles latines, on reconnut qu'il était constamment en prières, et le 20 août h cinq lieures du matin s*éteignit cette vie si sage, si pure, si forte. Pie Vil était Agé de quatrevingt-un ans et six jours, et ajvait régné vingt-trois ans, cinq mois et six jours. A cette nouvelle, Rou'.e tout entière fut ploor gée dans la consternation.
Les cardinaux s*élant iissemblés, le cardinal La Somaglia, doyen, remit au Sacré Collège divers papiers qu*il n'avait ordre d'ouvrir qu'après la mort du Pape. C'étaient deux brefs datés de Fontainebleau, qui ordonnaient aux. cardinaux de se réunir immédiatement, et d*élire dans le plus bref délai un Pape a.u deux tiers des voix, tin autre bref remis entre les mains du secrétaire du Sacré Collé^ge |n)rtait la datedumoisd*octobre 1821. C'était l'époaueou le Pape avait lancé sa bulle contre \rs Carbonarî. Le Saint-Pèreordonnailqu*on procédât à f ^élection en secret, sans en avertir personne, par acclamation s'il était possible et pour ainsi dire ^ur le corps expirant. Mais ces ordres n'étaient plus appliquâmes aux circonstances actuelles.
PIE Vlll. ^ Après la mort de Léon Xlh les cardinaux s*étanl réunis en conclave procédèrent au premier scrutin le 2h février. 1829, et le 31 mars suivant élurent François Xavier Caliglioni. Il était né à Cingoli près d*Ancône le 20 novembre 1761 d*une famille noble et honorée. Dès s^n adolescence il montra des dispositions pour Tétude de la théologie et une conduite calme, soumise et réservée. Elève, puis compagnon du célèbre Dévoti, il composa les Notes remarquables d'érudition qui accompagnent et complètent ses Institutions canonic^ues. 11 excellait nussi dans la science de Tantiquité et dans la numismatique. Pie Vil l'alfectionnaitparticulièrement et lui donnait souvent à résoudre les problèmes les plus difficiles. Nommé évoque de Monte- Alto dans la Marche d*AncAne, en 1800, il y déploya» au milieu des persécutions, la grandeur de son caractère et l'intégrité de sa foi. Dès lors on conçut la plus haute idée de ses talents et de sa fermeté. Exilé successivement à Milan, à Pavie et è Mantoue, il inspira è ses geôliers eux-mômes un sentiment de vénération ol d'amour. Pie Vil songea è le récompenser, et le 8 mars 1816 il It lit cardinal et dvêiiue