‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 107 sur 457 · S>'7 BOU · texte numérisé non relu

S>'7 BOU

d'Espagne, avait autorisé ce mariage, mais h condition que l'épouse ne paraîtrait jamais a la cour, et que le prince n'y viendrait qu'avec l'agrément du roi ; qu'il ne pourrait disposer que de ses biens libres, et que ses enfants n'auraient d'autre litre que celui do leur mère, qui était comtesse du Chinchon. Don Louis mourut 5 Villa de Arenas, sa résidence habituelle, le 7 août 1785, laissant trois enfants, savoir : un fils, h qui est consacrée la notice suivante ; Marie-Thérèse, épouse de Manuel Godoy, prince de la paix, le célèbre favori du malheureux roi Charles IV et d-i la reine Marie-Louise; et Louise, mariée au duc de San-Fernando.

BOURBON (Louis-Marie du), fils du précédent, naquit èCadahalso le 22 mai 1777.— En 1793, il fut nommé grand'croix de l'ordre de Charles 111, mais il ne parvint jamais à la grandesse ni h la Toison d'or. Dirigé de bonne heure vers la carrière ecclésiastique, il reçut en 1799rarchevéchédeSévil!e,d'oo il passa, en 1800, sur lesiégo primatial do Tolède, un des plus riches sièges de la chrétienté. PieVH, reconnaissant des services rendus au Saint» Siège par la cour de Madrid, s'empressa, aussitôt après son exaltation, de le porter au cardinalat ; et, le 22 octobre 1800, il le déclara, en lui rendant le titre de Sainte- Mari? delta scala, remis par son père. Comblé de dignités ecclésiastiques, il vécut tranquille pendant le règne de Charles IV. Après que ce prince eut abdiqué, le 5 mai 1808, en faveur île Napoléon, le cardinal de Bourbon envoya à l'era|>ereur des Français une lettre qui ne lui était pas demandée, et où il se

Ïualitiait du plus fidèle de ses sujets. Il fut un es premiers à prêter ser nient au nouveau roi Joseph. Cependant l'insurrection s'organisait en Espagne. A l'exemple de leurs ancêtres, qui, de concert avec les ligueurs, avaient pris pour drapeau un cardinal de Bourbon qn'ils décorèrent du titre do Charles X, les Espagnols s'avisèrent de

C rendre, en 1800, le cardinal Louis de Bouron pour président de la régence de Cadix. Ce prélat, qui n'était rien moins qu'un homme politique, se prêta à tout ce qu'on voulut. Il sanctionna et promulgua tous les décrets dos cortês, et notamment la fameuse constitution de 1812. Quand la régence eut aboli l'inquisition, et que le nonce du Saint- Siège, Gravina, eut fait, à ce sujet, des représentations, le cardinal, comme président de la régence, lança en 1813, contre le nonce, un décret qui l'obligea à quitter l'Espagne. Dès le commencement de l'année suivante, Napoléon I" s'était vu forcé de rendre à Ferdinand VU la liberté et son trône. Le prisonnier de Valençay, informé que son oncle ( attendait sur la frontière espagnole pour recevoir son serment de fidélité a la constitution des cortès, prit un autre chemin pour ne point le rencontrer. Celui-ci parvint néanmoins è joindre le nouveau roi. Mais malgré toutes les marques de respect, de déférence et de soumission qu'H lui prodigua, il ne fut accueilli qu'avec la plus froide réserve. Bien plus, quand le roi eut fait son

Page 1