‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 122 sur 457 · CAR 63G · texte numérisé non relu

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veriieur de la ville. — Pour défendre trç intérêts au concile de Bâ>e, le Pape Eugène IV y envoya Jean Carvajal. Ce dernier se trouvait encore, un 1440, A la diète convo* uée A Mayence.où il perla avec beaucoup e force et d'éloq lence. Après son relotir à Rome, il eut ordre de faire un second voyage en Allemagne, accompagné de Thomas de Sarznno, qui fut depuis le Pape Nicolas V. Us remplirent leur mandai A la salisfa<- I on d'Eugène, qui les fit cardinaux, le 17 décembre 1446. Le Ponlife uiourut l'année suivante, et Nicolas V, qui lui succéda, envoya Carvajal en Allemagne, afin de régler tout ce qui était relatif aux bénéfices. Ce prélat passa ensuite en Bohème où, ayant triomphé des arguments des plus instruit* d'entre les hussiles, il se vil en danger de perdre la vie par la fureur du peu pi**, qui se vengeait ainsi de la défaite des novateurs. Sous le ponliQcal de Calixle III, il fut encore envoyé, comme légal, en Allemagne et ea Hongrie; et il contribua A la victoire remportée par les princes chrétiens, le 22 juillet 1456, sur Mahomet II, empereur des Tares. Le cardinal resta six ans de suite sur le* bords du Danube, exposé A toutes les intempéries qui ruinèrent sa santé. Ce n'est que sous le pontifical de Pie 11 qu'il revint a Rome. Il continua de servir avec le même zèle, et, aj»rès avoir exercé vingt-deux légalions, il mourut A Rome, le 6 décembre 1469, Agé de 70 ans, et fut inhumé dans l'église de Saint- Marcel, où le cardinal Bes* sarion fil graver son épilaphe. Carvajal avait refusé tous les évècnés qu'on lui offrit, coulent du seul évêché de Placeniia. {Voy. Platike, in Nicolao F, etc.)

CARVAJAL (Bbbnaboin}, né A Placetitia, eu Espagne, était neveu du précédent et frère de Garcias Lopez Carvajal , ambassadeur eu Portugal pour le roi Ferdinand et la reine Isabelle. — Il étudia, partie en Espagne, partie en Italie, où le cardinal »on oncle le fit élever avec soin. Le Pape Innocent VIII, qui avait été A même d'apprécier ses talents, l'envoya comme nonce en Espagne; et Ferdinand et Isabelle, qui conti* nuaient à gouverner séparément, l'ua, 1 Aragon, et l'autre, la Castille, le charge* renl de leurs affaires A Rome, en qualité de leur ambassadeur commun. Après la mort d'Innocent VIII, il prononça la harangua pour l'entrée dans le conclave, dont la garJo lui fut confiée. Alexandre VI, qui y fui élu Pape, le mil, en 1493, au nombre des car* dinaux. Carvajal élaitalors évêque de Carthagène, après l'avoir été d'Aslorga el «le Badajoz ; il le fut encore de Siguenza el «le Placencia. Alexandre le nomma légal pour cimenter la ligue qui se formait enirels roi des Romains, les Vénitiens el le duc de Milan. Jules II l'envoya depuis, pour le même objet, eu Allemagne. Quelques a>é* contentements qu'il éprouva de la pari de ce Pontife, le déterminèrent A se retirer s Pise; et là, soit vengeance, soit ambition, embrassant le part: de Louis XII, roi de France, de l'empereur Maximi lien 1" et des

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