‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 130 sur 457 · M CHE · texte numérisé non relu

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pas qu'un ministre de votre religion pot èlre un homme de bien. Jo viens vous faire réparation et vous déclarer que je vous estime et vous révère comme l'homme le plus vertueux que j'aie connu. » Il n'y eut pas jusqu'aux ministres protestants eux-mêmes qui ne fussent forcés do céder à l'empire exercé par tant de lumières, accompagnées de tant de vertus. M. de Cheverus, du haut de la chaire, qu'environnaient avec amour les Catholiques recueillant avidement sa parole facile et naturelle, sut encore gagner le cœur des protestants; ils l'entendaient avec bonheur; ils admiraient son élégante simplicité, sa noblesse, sa tendre charité, i Dans ses cernions, «disait un journal protestante déborde de toutes parts l'effusion de la plus tendre piété; il semble qu'un séraphin ait touché ses lèvres d'un charbon divin. » Tant de suecès étaient loin d'enfler d'orgueil M. de Cheverus, il ne cherchait qu'à s'effacer derrière son collaborateur, 11. de Matignon, qui, de son côté, jouissait des triomphes de son ami. Celte bonne renommée des deux apôtres rejaillit sur les Catholiques delà ville: leurs ennemis furent bientôt forcés de confesser que les deux prêtres étaient aussi excellents citoyens qu'hommes probes et honorables; et dès lors toute division cessa de séparer les protestants et les Catholiques. Triomphe immense et rarel... La conGance en M. de Cheverus s'accrut à un tel point qu'il était devenu le consolateur des affligés, le conseil do ceux qui flottaient incertains sur le parti à prendre dans des circonstances difficiles. Des dames du grand monde n'hésitaient pas à lui ouvrir leur cœur; et l'une d'elles lui ayant dit un jour que ce qui l'empêchait le plus d'embrasser la religion catholique, c'était le précepte de la confession, il lui répondit avec un aimable sourire : « Non, Madame, vous n'avez pas pour ce sacrement autant de répugnance que vous le croyez, vous en sentez, au contraire, le besoin et le

!>rix ; car il y a longtemps que vous vous conèssez à moi, sans le savoir. La confession n'est p*s autre cho60 que la confidence des peine* de conscience que vous voulez bien m'ex poser pour recevoir mes avis. » Par suite de cette confiance, ii était encore chargé des iulérlés temporels d'un grand nombre de veuves, d'orphelins, de domestiques, d'infirmes;... ils avaient en lui un agent d'affaires désintéressé, intelligent et dévoué. L*s soins multipliés de ces affaires humaines étaient la récréation de cet homme laborieux. D'abord l'exercice de son ministère, puis les sciences ecclésiastiques et les élude* profanes qui pouvaient lui concilier l'estime et l'influence, toujours dans l'intérêt de la religion, la lecture des bons écrivains, do laminent de la langue anglaise qu'il po*>éda il parfaitement, c'était là son occupation de tous lea jours. Son instruction élait ai bien appréciée qu'il fut, comme malgré lui, élu membre de toutes les sociétés savantes de Boston. Hue piété si douce, de* laies is oratoires si distingués, un iné-

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