‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 140 sur 457 · WA1RE. COU · texte numérisé non relu

WA1RE. COU

de la majesté de l'empire. Par tant d« grâces dont elle vous avait comblés, elle mériUit d'être considérée par vous comme une bonne mère ; et vous vous êtes révoltés contre ello. Depuis que vous avez quitté celte règle cto la vérité et de la foi, en quelles erreurs n'êtes-vous point tombés ?Quels égarements! Quelle confusion !

c Vos princes, dites-vous, se plaignent de ce que nous avons osé dire que l'Allemagne est agitée d'une grande diversité de religions; et nous nous plaignons de ce aue vous osez le nier. T a-t-il Heu de plus Brident que ce désordre, celte confusion d'opinions différentes, qui vous parurent au sujet de la foi et des cérémonies ? Vous ne vous arcordez que contre nous, et contre l'Eglise que vous avez abandonnée. Pour tout le reste, rien do plus éloigné, de plus contraire. L'Allemagne n'esl-elle pas pleine de livres qui se contredisent et se combattent? Luther, quo vous tenez pour un antre saint Paul, Luther, qui a forgé cette bel!* formule de la foi d'Augsbourg, a-l-il été toujours de la même opinion? NVt-il pas fait de nouvelles professions de foi presq m chaque année ? Ceux qui l'ont suivi n'ontils pas changé ou interprété ses pensées selon leur caprice? Quelles disputes ne se sont pas élevées parmi vous , touchant « qu'il a cru? Qui est-ce qui approuve toutes ses opinions? Melanchton n'a-l il russes partisans? Œcolampade, tes siens? Zuinjjle ne fail-il pas une secte a part? El combien de gens s'attachent à celle de Calvin? Il yen a une infinité d'autres, qui ne sont d'aconl in avec Luther, ni entre eux. Il n'y o point de ville en Allemagne, point de bourg, point de famille où il n'y ait des différends sur la religion. Les femmes disputent avec leurs maris, les enfants avec leurs pères. Chacun prétend avoir la véritable foi et l'intelligence des Ecritures; et, ce qui esl plus déplurâble, les plus ignorants, dans leurs entretiens, dans leurs repas, décident des points de la religion, et, pendant leurs divertissements, se mêlent défaire les réformateurs.

« Dans celte assembléo même où tous êtes, quel soin n'avez-vous pas eu rie sauter les apparences, et de faire croire que tous êtes tous d'un même sentimeut? Vous n'avez pu y parvenir. Rien d'étonnant: la tinté esl une, et s'accorde toujours avec ellemême. L'erreur s'entretient par la >!ésunion et par les désordres. Plus on s'éranedn port de l'Egliso, plus ou esl agité des dut» des inusses opinions. Cette diversité, cette inconstance de vos docteurs ne devrait-elle pas vous rappeler à la vérité, qui est simple et qui ne saurait avoir plusieurs iornw* Q le ne suivez-vous l'exempta de saint Paul, écrit pour notro instruction ? Cet apôtreéta'i inspiré du Saint-Esprit : Dieu lui '"il donné une sagesse toute céleste, pourl'em* (iôcIkt do tomber dans l'erreur. CepetHanl, il eut ordre de Dieu même, dans uue affaire qui paraissait obscure, de s'adressera» roncilu des Apôtres, de peur qu'il n'eût couru eu vain, comme saint Luc lo rapporte.

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C'est a roua à examiner toutes ces choses. Le Pape, après s'être acquitté envers vous do son devoir de père; après avoir suivi l'irapu'sion de son zèle, pour remettre dans ia voie du salut ses enfants égarés, vous fera un jour à vous, et à toute l'Allemagne, le môme reproche que Ht, dans son Evangile, Jésus-Christ à la ville de Jérusalem : « Combien de fois ai -je voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et lu oc l'as pas voulu ! » (Ibid.)

Après celte analyse, nous nous bornons à prendre dans la même histoire le sommaire de» principaux faits du grand cardinal :

Commendon visite presauo toute l'Allemagne.

Il est envoyé vers l'empereur Ferdinand par les présidents du concile de Trente.

Il part comme nonce en Pologne.

Le nonce trouve la discipline de l'Eglise renversée dans la Pologne.

Il trouve les évôques de Pologne divisés entre eut. Il rejette les conseils artificieux de quelques-uns.

Comroendon fait chasser de Pologne Bernardin Okin, et quelques autres hérétiques.

Il rejette la proposition d'assembler un concile national.

Le roi et le sénat de Pologne reçoivent les décrets du concile de Trente.

Le nonce visite toute la Pologne.

Voyage de Comroendon en Russie.

Il conseille au roi do Pologne de peupler la Podolie.

Le roi veut répudier la reine.

Les évêques s'assembleul. Commendon leur persuade do détourner lo roi de son dessein.

Comroendon tache de convaincre le roi.

Il empêche le divorce.

Comroendon est fait cardinal a la sollicitalion «le saint Charles Burromée.

Il part de Pologne, pour aller, comme légat, »«n Allemagne.

Il retourne a Rome.

Le cardinal Comroendon est envoyé, pour la seconde fois, légat en Allemagne.

Le Pape lui donne la mission de réformer le clergé d'Allemagne.

Comroendon travaille à faire conclure la ligue des princes chrétiens contre les Turcs.

Il est envoyé comme légat en Allemagne et en Pologne.

Il soutient la cause du grand-duc de Toscane, coulro les prétentions du l'empereur.

11 part de la cour de l'empereur pour aller en Pologne comme légat.

Il tai be d'engager le roi et les Polonais 5 entrer dans la ligue contre les Turcs.

Discours du cardinal Commendon au sénat de Pologne.

Mort de Sigismond Auguste, dernier roi de la race de Jogellon. ,

Comroendon dispose les esprils à élire on roi catholique.

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Le légnt engage deux seigneurs de Lithuauie à élire un fils do l'empereur.

Commendon instruit l'empereur de l'état des affaires de Pologne.

Les hérétiques députent a Comroendon pour l'engager à sortir du royaume.

Comment l'empereur ruina, par sa lenteur, toutes les prétentions de sou (ils.

Des prince» qui prétendaient nu trône.

La brigue du duc d'Anjou est la plus considérable. Les hérétiques tâchent de traverser son élection.

. Entreprise des hérétiques, qui se nommaient les confédérés.

Commendon arrive à Varsovie. Avis qu'on lui donne.

La diète se tient. Le duc d'Anjou élu roi de Pologne.

Comroendon part do Pologne. Le roi y est lougtemps attendu.

Arrivée du roi et son couronnement.

, Fuite du roi.

Commendon retourne a Rome. Il est inquiété par lo cardinal Farnôse. Le Pape l'abandonne a ses envieux.

Esprit et conduite du cardinal Commendon.

Sa fermeté contre les grands.

Sa coutume de ne jamais se justifier, lorsqu'on l'accusait injustement.

Son désintéressement.

Son extérieur, sa maladie, sa mort.

CONDOLMIERI. — Voy. Eugène IV.

t CONDOLM1ER1 (Frasçois), dit leCardinat de Venite, né en cette ville, camérier et archichancelier de l'Eglise romaine, évêquu de Vérone et de Porto, patriarche de Constantinople, était neveu du Pa>o Ëngène IV, qui l'admit dans le Sacré Collège le 19 septembre 1131, el l'employa dans diverses lé* gâtions. Co prince de l'Eglise, après avoir commandé une armée navale contre les Turcs, alla à Constantinople, où Barthélémy de Florence avait avec les Grecs des entretiens relatifs à la réunion des deux Eglises, réunion qui devait s'agiter peu après au concile de Florence. Depuis, lo cardinal de la Roquelaillade , archevêque de Besançon, étant mort, Eugène IV appela Condolroicri è cello dignité, à laquelle lo chapitre de Besançon avait aussi élevé )rnn de Fuin. Le cardinal s'en démit en 1W7, el mourut à Rome le 5 septembre 1*53, peu après que Constantinople était torobéo au pouvoir d* Mahomet II et des Turcs. — (Voy. Platub — Omphrk; — Ciacosius et Gari*bkrt, tu Eugcn. IV; — S Aa-ro*», lit. 32, c. Il, Piœlot., et § 13; — Bu» dus, decai. 3, 1. vi ; — Cuifflet, Vauntio, P. il, — Aubert, Hitt. des card. ;— Sainte-Martbe, G allia Christiana.)

CONRAD, était frère d'Olhon, comte de Witlelsb&ch, de In maison de Bavière, et proche pareul de l'empereur Frédéric Barber ouste. — Il fut élevé à l'archevêché de Sallzbourg, el, en 1160, à celui de Mayence, après la mort d'Arnoul de Selebofen. Frédéric, qui avait contribué a celte élection, espérait que, par reconnaissance, Conrad

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