‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 153 sur 457 · COS · texte numérisé non relu

COS

néfices situé» dans ce royaume ; le gouvernement napolitain avait fait main-levée du séquestre, parce que le nonce du Saint-Siège n'avait pas demandé le plaetl royal pour ce séquestre qu'il avait fait mettre. Les secondes lettres exécutoriales de la congrégation super nonnullis contre le cardinal Coscia, par lesquelles il était déclaré avoir encouru la peine de la privation de tous les fruits, revenus et émoluments de tout office, biens ecclésiastiques , pensions, etc., furent publiées à Rome, le 3 octobre 1731, en vertu d'un ordre du Papo du jour précédent. Le cardinal Co«cia, pendant son séjour à Naples, (il solliciter à Vienne, par ses agents, la protection de l'empereur, mais sans succès. Voyant alors qu'il n'avait rien h espérer de ce côté, il prit le parti d'obtempérer aux ordres de la cour de Rome. Il partit de Naples vers la fin du mois de mars 1732, et arriva de nuitàRome, le 13 avril. Il alla descendre au couvent de Sainte-Praxèdc, d'où il écrivit aussitôt à la secrélairerie d'Etat qu'il était dans ce couvent, aux ordres de Sa Sainteté. Le 16 du môme mois, on lui signifia l'ordre de ne point sortir des appartements qui lui étaient assignés dans ce couvent. Cependant la congrégation, instituée contre les malversations du précédent gouvernement, se mit à travailler à colle affaire. Dès qu'elle fut en état on commença, le 5 juillet, à interroger le prévenu, en présence des cardinaux, chefs d'ordre, et ensuite ou plaça à la porto de son appartement une garde de douze soldats, commandés par un officier, pour qu'il ne pût communiquer avec

(>ersonne, tant que durerait l'instruction de 'affaire. Cette garde ne fut retirée que le 6 octobre suivant, mais avec défense à lui, sous les peines les plus sévères de sortir du couvent. Cependant, le 25 du môme mois, il obtint de Sa Sainteté la permission de sortir de temps en temps pour aller visiter quelques églises. Ou ne laissait pas de continuer d'instruire le procès. Le 27 avril 1733, la congrégation super nonnullis se rassembla pour la décision finale; et, après quelques jours do travail, elle déclara le cardinal Coscia coupable des chefs dont il était accusé, et sujet aux peines portées par les constitutions apostoliques. La sentence rendue contre lui fut lue, le 9 mai 1733, devant le Pape, siégeant sur son trône de justice, en présence des députés de la congrégation super nonnullis, des cardinaux chefs d'ordre et autres, et de toute la chambre secrète. Par celte sentence, le cardinal Coscia fut condamné è être enfermé pendaul dix ans dans le donjon du chAleau Saint-Ange ; déclaré excommunié, sans pouvoir ôlre absous par aulro que par le Pape, hors à l'article de la mort, avec injonction a lui de restituer les sommes perçues, et les présents acceptés contre l'équité et la justice, avant de pouvoir être relevé ou absous de cette excommunication ; condamné de plus, pour ses autres concussions, è payer la somme de cent initie ducats, argent du royaume de Noples, applicables à des usages pieux. La

suspension h lui déjà enjointe de tout exercicede juridiction, tant spirituelle que temporelle, dans toutes les abbayes et bénéûcel a charge d'âmes, notamment dans celles de Sainte-Sophie et de Saint-Marc m Lamis, fut renouvelée et confirmée par celle sentence, avec prohibition a lui de troubler les administrateurs établis par Sa Sainteté daoi cesabi>ayes. Enfin, par la plénitude du pouvoir dévolu au Souverain Pontife, et pour la gravité des crimes et délits , commis par ce cardinal, il fut privé de voix active pour l'élection prochaine d'un Pape, pendant le temps de sa rélégalion au château Saint- Ange, avec défense expresse, aux cardinaux et à leur collège, de l'appeler aucunement au conclave et de l'y admettre, de manière que, s'il en arrivait autrement, l'élection faite par l'intervention de son suffrage serait et demeurerailjnulle de droit. Celte sentencefat communiquée le môme jour au cardinal condamné, qui fut conduit la nuit suivante dans un carrosse de la cour au lieu de sa prison, avec un prôtre destiné à le servir et un valet, le tout sous l'escorte de vingt cuirassier! à cheval, et de seize soldats a pied. Le Pape déclara qu'il voulait uon-seulement que celte sentence fût exécutée dans toute sa rigueur; mais encore que le cardinal Coscia subit toutes les peines portées par un décret précédent publié contre lui, pour être sorti de l'Etat ecclésiastique sans autorisation, et pour n'être point revenu dans le terme «le six mois, qui lui avait été prescrit.

Après l'exécution de la sentence portée contre lui, le cardinal Coscia se relira à Naples, où il mourut en 1755.

COSENZA (Joseph), né à Naples en 1788, archevêque de Cannue, fut fait cardinal par Pie IX en 1850. Son Eminence vit encore.

COSNAC (Bertrand ok\ évêque de O minges, dans la haute Gascogne, était né eo Limousin.— Il fut d'abord chanoine réguli" de Saint-Augustin. E t 1370, le Pape Urbain V l'envoya comme nonce eu Espagne. Il fui conliuué dans ces fonctions par Grégoire XI, qui le créa cardinal en 1371. Chargé de réconcilier les rois de Caslille et d'Aragon,' il s'acquilla aveu succès de cette mission, et mourut h son retour à Avignon en (Voy. Aubert, JJisl des eard.;— ViCTOiSUi;

— ONl'PHRK.)

COSSA. — Voy. Jules.

COSTA (Georges da), est plus connu en Portugal sous le nom de cardinal d'Alpe; drinha, bourg de la province du Beira,où il naquit en HOC. — Il juuissail de la confiance de Catherine de Portugal, fille du roi Edouard, laquelle, après avoir été fiancée à Charles de Navarre, prince de Viane, Ml Edouard IV, roi d'Angleterre, sans avoir épousé ni l'un ni l'autre, s'était faite religieuse au monastère de Sainte-Claire. Grâce a celle princesse, il fut bientôt pourvu & bénéfices ; la régularité de sa conduite. *•* talents et ses vertus le portèrent ensniie a l'archevêché de Lisbonne. Alphonse V, rui de Portugal, le nomma sou ambassadeur

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