‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 170 sur 457 · DUP · texte numérisé non relu

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do des ouvrages & l'aide desquels tes spéculateurs en librairie essayent de bfllir leur fortune sur les ruines ' de la moralité publique.

DUFOUB (Vital), né à Bazas, en Guyenne, fille aujourd'hui chef-lieu de sous-préfecture du département de la Gironde, prit l'habit de religieux dans l'ordre de Sninl- François; et,1 après avoir été élevé aux premières charges de son ordre dans la Guyenne, il fut promu au cardinalat, en 1313, par le Pape Clément V.— Distingué par sa capacité et par sa vertu à la cour des Papes Clément V el Jean XXII, évêqued'Albauo en 1310, il embrassa deux ans après le partîmes Cordéliera, qui soutenaient que Jésus-Christ et les apôtres n'avaient rien possédé en propre.

Pape Jean XXII, qui ne partageait pas cette opinion, imposa silence au prélat, qui mourut le 16 août 1327, à Avignon, où l'on voyait son tombeau dans l'église de son ordre. (Voy. Waddiuo, Annalib. Minorum; — Al bery. llist. des cardinaux.)

DUC N A NI (Antoine), né h Milan, en 1748. évôque de Porto, fut fait cardinal par Pie VI en 179i. Il mourut en 1818.

DUPERRON (Jacques-Divt), né le 25 novembre 1556, était sorti des maisons du Perron, de Creteville et de Lrmgueville, dans la basse Normandie. — Il suça avec le lait les erreurs de Calvin, dont faisaient profession ses parents qui, pour n'être pas inquiétés, dans leur patrie, par tes rigueurs qu'on y exerçait contre les calvinistes, se retirèrent à Genève, et s'établirent depuis dans les Etals de Berne» sur les contins de la Savoie. C'est dans le canton de Berne que Jacques Doperron vint au monde. Julien Davjr, seigneur Du|>erron, son père, homme d'e*|»rii el de savoir, lui apprit la langue latine et les mathématiques jusqu'à l'âge de dix ••«s. Depuis ce temps, l'enfant apprit, sans le «•cours d'aucun mattre, la langue grecque et le philosophie, commençant celle élude lier la logique d'Aristole, d'où il passa à la lecture des poêles, dont il apprenait cent vers en une heure. Ensuite il s'adonna a la langue hébraïque, qu'il apprit encore seul : de sorte qu'il la lisait aisément sans points, et eu donnait des leçons aux ministres de la religion prétendue réformée. Lorsque la paix fut iaite en France avec les religionnaires, Du|>erron y revint avec ses parents. C'est «lorsque Philippe Desportes, abbé de Tiron, ayant eu occasion de le connaître, fut étonné de trouver tanld'instruction dans un si jeune âge. Il s'intéressa au sort du jeune Duperron» le jugea digne de son amitié, et le présenta au roi Henri III, qui le prit en estime et le fit son lecteur avec une pension do douse cents écus. L'estime du roi augmenta lorsque Duperron, ayant lu avec assiduité la Somme du saint Thomas, les saints Pères, et surtout saint Augustin, y trouva la condamnation des erreurs qu'il avait suivies, cl les abjura. Ayant embrassé alors l'état rccJésiastique, et pourvu de plusieurs bénéiii:es, il donna des preuves de la souplesse el do la variété de ses lalcnls,soildans les con-

férences particulières, soit dans s,vs ou vrages, soit dans les controverses contre les calvinistes. Le roi le choisit pour prononcer l'oraison funèbre de Marie Stuart, sa bell»sœur, qui , après une captivité do dixhuit ans, venait, en 1587, de périr sur l'échafaud, victime de la jalousie d'Elisabeth. Duperron prononça également celle du poète Ronsard, ce qui Ht dire a bien des gens qu'il avait alors plus de religion dans Pesprit que dans le cœur. On lui prèle, heureusement sans preuve, une parole qui aurait été trôs-répréhensible. Il venail, dans un discours applaudi de tous los courtisans, de démontrer l'existence de Dieu avec une éloquence entrainanîe et par des arguments, sans réplique.Le roi lui ayant adressé des félicitattons,«$ire,» lui répondit-il,* siVolre Majesté me le permet, je démontrerai pardes raisonsaussi bonnes qu'il n'y a pas de Dieu.» Il est probable que ce qui donna lieu à celte invention, c'est la forfanlerio qui était naturelle è Duperron. Après la mort du duc de Joyeuse, son protecteur, en 1587, il écrivit le poëms que nous avons encore parmi ses Œuvres, VOinbre de l'amiral Joyeuse. En 1589, quanti Henri III eut péri à Sainl-Cloud par le 1er de J. Clément. Duperrou perdit sa place de lecteur. Il s'abrita alors sous la protection du cardinal de Bourbon, dont il devint te commensal. N'ayant pu parvenir à assurer le Irène a son nouveau protecteur, il se tourna vers Henri IV, dont il gagna les bonnes grâces, et obtint l'évèché d'Evreux. Cependant il manifestait son zèle par d'éclatantes conversions. Il convainquit si bien par ses solides raisonnements plusieurs illustres calvinistes, qu'ils renoncèrent à leurs erreurs. Henri Sponde, depuis évoque de Pamiers, le même auquel nous renvoyons souvent dans cet ou vrage,.fut une de ses conquêtes, comme ce dernier i l'avoue dans la lettre placée en tête de la premièreédilion de son abrégé des Annales de Baronius, qu'il dédia au cardinal Duperron. Cette conversion^ opérée par ses soins, ne fut pas la seule : celle du roi Henri le Grand est aussi son ouvrage. Il employa tout son ascendant sur l'esprit de ce prince pour le déterminer à rendre la tranquillité à son royaume en rentrant dans le sein de l'Eglise catholique. Après plusieurs heures employées h l'instruire secrètement, ses efforts furent couronnés de succès, et il jouit de son triomphe en accompagnant le roi, lorsqu'il se rendit à l'église pour prononcer son abjuration solennelle. Ce monarque l'envoya ensuite a Rome pour solliciter la levée de l'interdit lancé sur la France ; cette négociation déjà entamée n'avançait pas : Duperron, de concert arec d'0»sai, depuis cardinal, la terminèrent heureusomeut. Ou leur reprocha toutefois de s être soumis, pour arriver à la conclusion, à des conditions humiliantes. Quoi qu'il en soit, le roi approuva la conduite des négociateurs, et eu témoigna sa vive satisfaction à Duperron en l'embrassant avec effusion. Il est juste d'ajouter que Duperron, dans celle affaire, ne se trouvait qu eu seconde ligne; le principal

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