‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 177 sur 457 · SR5 M'P DES CA · texte numérisé non relu

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r<galive. En effet la nomination aux évéchés et aux abbayes assurait ou roi la soumission îles principales familles du royaume, en les lni atlacbant par de nouvelles espérances. K'ielui donnait les moyens de récompenser, sans s'appauvrir, tous les genres de services, enr.crordanl les bénéfices aux enfants et aux parents de ceux qui se montreraient les plus dévoués a sa personne. On peut croire que ces motifs furent ceux qui décidèrent principalement le chancelier a stipuler , ou a accepter des conditions contraires 9Q\ intérêts du peuple et au droitdes Eglises <le France. • Ce jugement de M. de Baranle [Biognrphie Michaud, art. Dupral) est complètement erroné en ce qui concerne le Pape ; rar le Pape a certainement le droit de chanprla mode de nomination des évêques.

D'ailleurs , le concordat faisait cesser des •bu*, en exigeant que les sujets nommés par le roi aux évéchés et aux bénéfices fussent Agés de plus de 25 an?, et gradués dans une université. Antérieurement il n'y avait aucune condition d'âge, et il n'élait pas rare de voir nommer h des évéchés et h des abbayes des enfants de 5 ou 6 ans. L'élection était sans inconvénients, elle était ce qu'il yarait de mieux aux premieis siècles de l'Eglise, où on ne recherchait que le mérite et la vertu. Mais quand les dignités ecclésiastiques conférèrent la richesse et l'influence, elles furent recherchées par la cupidité et par l'ambition : de là des brigues et des scandales déplorables. Le changement introduit dans la nomination aux bénéfices n'avait donc pas tant d'inconvénients qu'on le prétendit alors. Néanmoins l'opinion publique s'en émut vivement, et Dupral encourut une grande impopularité.

Il fallait cependant que le concordat fût enregistré par le parlement; après de longs délais, il lui fut enfin présenié; il y souleva la plus vive opposition, et n'obtint l'enregistrement qu'arec beaucoup de peine. Le concordat n'était pas la seule mesure oui rendit Dupral si odieux. 11 fallait de I argent h François |" pour ses guerres, pour satisfaire à ses prodigalités. Sou chancelier était chargé d'y pourvoir. C'est lui, disait-on, ui a suggéré de vendre les charges de juicature, de créer une nouvelle chambre de vingt conseillers (celle qui prit le nom de la Tournelle au parlement de Paris). On lui reprochait d'augmenter les tailles, d'établir de nouveaux impôts, sans attendre l'octroi des Etals, au mépris de l'ancienne constitution du royaume. Il était loul-nuissant.

François 1" et," quand ce prince était a la tête de ses armées, Louise de Savoie, sa mère, chargée, sous le litre de régente, de l'administration intérieure, abandonnaient •a chancelier la direction des affaires. Lors 'les fêles du camp du Drap-d'Or, et de l'entrevue de François 1" et de Henri VIII à CaUis, Dupral fut chargé de négocier auprès de Wulsey, la médiation du roi d'Angleterre, pour mettre fin h la lutte engagée entre la maison de France et la maison u'Auiricue Les deux ministres firent jouer tous

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les ressorts de la diplomatie; mais Henri VIII ne voulut point se prononcer, et les hostilités recommencèrent avec une nouvelle fureur, entre la France et les Impériaux, en Flandre et en Italie. Ce fut è Dupral è chercher de l'argent : la confiscation des grands biens du connétable de Bourbon vint fort a propos. Et il paraît que Duprat contribua autant que Louise de Sa voie, a jeter ce prince dans les bras des ennemis de la France. C'est surtout après le désastre de Pavie, en 1525, et pendant la détention de François I" à Madrid, q-ie le mécontentement public éclata contre le chancelier et Louise de Savoie, On leur attribuait tous les malheurs de la France. Ce déchaînement était dicté par la passion ; pendant cette espèce d'interrègne, la régente et le chancelier tinrent une conduite prudente, et dirigèrent avec habileté les négociations qui avaient pour objet la délivrance du royal captif. Aussi celui-ci, è son retour, anéantit une procédure que le parlement avait commencée contre le chancelier, comme étant la cause des maux qui affligeaient l'Etat. Dupral, veuf depuis plusieurs années, avait embrassé l'état ecclésiastique, et la faveur l'avait bientôt porté aux premières dignités de l'Eglise. Il fut successivement évôque de Meaux, d'AIbi, de Valence, de Dié et de Gap, archevêque de Sens, abbé do Fleury et de Saint-Benotl-sur-Loire. En 1527, il fut nommé cardinal par le Pape Clément VII, et, en 1530, son légal a latere en France. Jusque-là il s'était montré indifférent aux alTaires de religion; mais, dès qu'il fut légal, il remplit ses nouvelles fonctions avec un zèle excessif et provoqua toutes les mesures de rigueur qui furent prises cou Ire les réformés. Dans un concile provincial où il convoqua les évêques suffraganls de sa métro|K>le de Sens, il fit rendre plusieurs décrets d'une sévérité qui lui a valu bina des critiques. Non content de la peine do mort qu'il avait fait porter contre les religionnaires, il voulut que les tortures fussent ajoutées à leur supplice. L'Italien Loreuzo Capelloni rapporte, dans ses Exemples politiqit*$, qu'après la mort de Clément VII, en 1534, Dupral dit au roi qu'il lui serait facile de faire tomber le choix du condave«sur un de ses sujets, et qu'il supplia ce prince de jelerles yeux sur lui, ajoutant que «on exaltation ne coûterait rieu à la France, puisqu'il avait quatro cent mille écus pour les frais de l'élection. Ce récit parait peu vraisemblable; car, outre que Paul 111 fut élu vingt jours après la mort de Clément VII, il n'est guère probable que Dupral, qui était Agé et imitent, songeât è sortir de sa maison. Il était, dit on, devenu si gros, qu'il fallut échancrer sa table pour faire place è son ventre. Au reste, les registres du par ement fout fui qu'après la mort de ce cardinal, le président Poyet eut ordre d'aller à Nantouillet, pour; s'y faire donner cent mille écus au soleil, à titre de prêt. Le cardinal Duprat, devenu valétudinaire, s'était fait transporter a son château de Nanluuillei,

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