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l'état ds nature, A Télat dm société et tous r empire de la loi. Turin , 17#9, in -8* ; XVI. De la nature et des effets du taxe, avec Vexade$ rationnement» de M. Melon, auteur de VBtiai politique sur le commerce, en faveur du luxe, Turin, 1768, in«8*; c'est une réfutation de Montesquieu ; XVII. Discoure sur la divinité de la religion chrétienne: XVIII. Réflexions sur la théorie et ta pratique de V éducation, contre tes principes de J.-J. Rousseau, ou F Anti-Emile. Gerdil signale, avec sa modération accoutumée, les erreurs du sophiste qui, quoique assez susceptible à l'endroit de la critique, ne manquait pas de bonne foi dans ses moments lucides. Il écrivait : « Parmi tant de brochures imprimées contre ma personne et mes écrits, il n'y a que celle du P. Gerdil que j'Aie eu h patience de lire jusqu'à la fin. Il est fâcheux que cet auteur estimable ne m'ait pas compris. » XIX. Considérations sur C empereur Julien. Dans cet écrit, un de ses plus estimés, le cardinal, ne «'appuyant que sur les témoignages invoqués par tes admirateurs du philosophe, le fait descendre de la place élevée où ceux-ci l'avaient porté; XX. Observations sur te vr livre de V Histoire philosophique et politique du commerce dans les deux Indes, par l'abbé Raynal. Les écrits suivants sont en latin : XXI. Virtutem politicam ad optimum statum , «an minus regno quant reipublica* necessariam esse, oratio; XXII. De causis academicarum dispntationum in tkeoloQiam moralem inductarum, oratio ; ces deux discours ont été prononcés devant la société royale de Turin en 1750, et en 175V; XXIII. Disputatio de religionis rirtutisque polit icœ conjonctions; XXIV.
Eleinentorum moralis prudentiœ juris spécimen ; XXV. Opuscula ad hierarchicam ecclesice constilutionem spectantia, Parme, Bndoni, 1789, et Venise, 1790, in-8* ; XXVI. Animadversiones in commentarium Febronii, de ejus rétractations; Honiheim, théologien catholique, né a Trêves en 1701 , avait fait paraître, en 1763, sous le pseudonyme de Justinus Febronius, un ouvrage qui fit grand bruit, et intitulé : De statu prœsenti ecclesiœ et légitima potettate romani Pontifiât ; sous prétexte du défendre les droits des Eglises particulières il méconnaissait ceux du Saint-Siège. Ce livre, publié à une époque 'flît fermentaient les idées d'innovation, fut traduit dans toutes les langues de l'Europe, notamment en français sous ce litre : De Vétat de V Eglise, Wurtzboorg ( Sedan] , 1756, 9 vol. in-12, et sous celui do Traité du gouvernement de l'Eglise, Venise (Paris) , 17G6, in-\% et 1777, 3 vol. in-12. La cour de Rome mit ce livre s l'index. Le véritablo nom de l'auteur avant été découvert, Honiheim fut obligé d'avouer ses erreurs et de »igner une rétractation en 1778. C'est cette rétractation que Gerdil ne trouve pas assez explicite, et qu'il attaque ; XXVII. Animadtersiones m notas quas nonnullis Pistoriensis synodi proposiuonibus damnatis in dogmatiea constitutions PU VI (Auctorem Ildci) dur. Felter ctarioris intelligent i* nomine
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adjic (endos curavit, Rome, 1795; XXVIII, en italien, Examen des motifs de f opposition ds Vévéque de Noli à la publication de ta bulle qut condamne les propositions extraites du synode ds Pistoie; XXIX, en italien, ta Réfutation de deux pamphlets contre le bref Super soliditate, dans lequel Pie VI condamne le livre d'Eybel, intitulé : Qu'estce que le Papet Rome, 1789, 2 vol. \nk; et \' Apologie de ce même bref, Rome, 1791 et 1792, in k". Eybel, professeur de droit canon & Vienne, attaque, dans ce pamphlet, le chef de l'Eglise; XXX. Lettres pastorales adressées aux paroisses dépendant de son abbaye de ta Ctusa, et Constitutions synodales; XXXI. Précis d'un cours d'instruction sur l'origine, les devoirs et l'exercice de la puitsance souveraine, Turin, 1799, in 8* ; XXXII. Sur le poème de la religion du cardinal de Bernù, Parme, Bodoni, 1795 ; XXXIII. Vis du bienheureux Alexandre Sauli, Bornabite, évéque d'Aléria et ensuite de Pavie; XXXIV. Précis drj devoirs des principaux états de la société ; XXXV. Instructions sur les différentes causes de la grandeur et de la décadence des Etats; XXXVI. Avis sur la lecture et le choix des bons livres; XXXVII. Traité d'histoire naturelle, contenant le* règnes minéral, végétal et animal; XXXVIII. Tableau historique de. l'empire romain, depuis César jusqu'en U53, où Constantinopte fut prise par les Turcs : XXXIX. Histoire du temps de Louis XV jusqu'à la paix d'Hubertxbourq (1763). Lus précé.lents sont en fiançiis, le suivant en latin: XL. Trailés De la primauté du Pape, De la grâce, Des lois, Des actes humains, et Du prêt, avec une Dissertation sur l'usure, contre Puffendorf, 5 vol. , XLI. En italien, Réfutation des systèmes contraires à l'autorité de l'Eglise, touchant le mariage, etc. « Le caractère de tous ces ouvrages est la force du raisonnement, unie à ia sagesse et à la modération. Le cardinal Gerdil presse vivement ses adversaires; mais il ne lui échappe contre eux rien d'offensant. (Test ordinairement de leurs propres écrits qu'il emprunte les armes avec lesquelles il les combat. On voit quo c'est la vérité qu'il cherche, et dont il s'établit le défenseur; et c'est l'erreur seule, et non pas l'homme qu'il poursuit : aussi les savants les plus distingués, plusieurs môme de ceux dont il ne partageait pas les opinions, se firent un honneur de ravoir pour ami; et tous rendirent justice h son mérite, à sa modestie, à ses profondes connaissances. Il étonnait par son immense érudition, et par la plus heureuse mémoire qu'il conserva jusqu'à la fin. Il était si pénétré de l'Ecriture sainte, des Pères et des conciles, qu'il en parlait, admirablement et sans effort» le langage. Il avait éminemment l'es- )ril juste cl lumineux ; et ses conversations es plus intimes avaient In modération et 'autorité d'un livre imprimé depuis plusieurs siècles. ■ [tAtcnivo, Biographie, ibid.) L'Oraison funèbre du cardinal Gerdil, par Fontana, a été traduite do l'italien en français par l'abbé d'Uesmivyd'Auribeau Rome,
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1H02, in-8* de 170 pages. Ce dernier l'a enrichi de notes historiques, d'anecdote? intéressantes, qui caractérisent l'homme privé, comme l'illustre auteur se feint dans ses écrit*.
GKSUALDO (ALraoïi'B) narrait dans le royaume de Naples, où sa famille, ancienne et illustre, était affectionnée aui princes de la maison de France. — Alphonse II, roi de Naples, Ht arrêter Gésualdo , comte de Cnnza. Sun fils Fabrice épousa la fille du prince, de Melfi, et fut pris, près de Tarante, en combattant pour le roi de France Louis XII. Il laissa Gésualdo, comte de Conza et prince de Vénose, qui eut Fabrice II et Alphonse, dont il est ici question. L'aîné épousa Géronyme Borromée, nièce de Pie IV. et c'est en considération de ce mariage que le Pontife donna l'archevêché de Cnnza *>t le chapeau de cardinal, en 1561, a Alphonse .Gésualdo. Sous Sixte V, ce prélat fut légat de la Marche d'Ancône. Nommé par Clément VIII a l'archevêché de Naples, il mourut doyen des cardinaux, le ik février 1603. Son corps fut inhumé dans l'église métropolitaine , où l'on voit son tombeau , •lue lui fit élever Charles Gésualdo, son neveu. Ce dernier est différent de Charles Gésualdo, prince de Vénose, qui inventa des Ions nouveaux pour la musique. (Foy.BLAWcanos, Ckron, des tnathém. du xvm* tiède;
— UoasLLi, llalia sacra: — Mabiafia, Hist.t lib. xxvn, c. 16; — Zubita; — Paul Jove ;
— Cabrera ;— Aubbry )
GEZZA (Philippe), Dominirnin romain , évôque de Tivoli, fut fait cardinal en 1378, par Urbain VI. Il mourut en 138V.
GHERARDI (Cbsab) , de Péroose , nommé en 1621, par le Pape Paul V, prêtre-cardinal du titre de Saint-Pierre au Moot-d'Or , et évéque de Carnérino, mourut en 1623,
GHERARDO (Maffeo), général de l'ordre des Cawaldules , né a Venise, d'une famille noble, renonça, jeune encore, aux vanités du monde et se retira à Camaldoli , où il reçut l'habit de religieux des mains de Paul Venerio, abbé de Saint-Michel de Mura no , et lui succéda. — Elevé , en 1466, sur le sié^e patriarcal de Venise , il fut, en 1189, revêtu •le la pourpre romaine par le Pape Innocent VlU. Il faisait partie du conclave où fut élu Alexandre VI, et, retournant de Rome à Venise, il mourut a Terni , le H septembre U92. {Voy. Victohbl ; — Acbeby.)
GHIL1NI (Thomas-Habib), Milanais, né en 1718, fut fait «-nrdinal par Pie H, en 1778. Il mourut en 1787.
GH1NI MALP1GLI (Andbe), Florentin, vint, fort jeune encore, en France, où il étudia dans ITJoiversité de Paris. {D'abord chanoine de Tournai et trésorier de l'église de Reims , il était , vers 1325 , nommé aumônier du roi Charles le Bel. — Il fonda alors la chapelle de Saint-André, dan* l'église des Chartreux de Paris. En 1330, il fut fait évéque d'Arras, et, en 133V, de Tournai ; la môme année, il fondait le collège des Lombards, è Paris. En 1312, Phi* lippe de Valois obtint pour lui le chapeau
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do cardinal du Pape Clément VI, qui envoya Ghini en Espagne, avec le titre de légat. Le cardinal mourut dans le voyage, en 1313. C'est lui qui avait aussi fonde le collège de Notre-Dame de Tournai , è Padone. (Foy.
Villami , Jslorie florentin* , I. in; — Jean Cousit , Histoire de Tournai ; — Guillaume Gajeet, Hist. ecclésiastique de» Pays-Bas: — Saints-Marthe , Gallia Christiana; — Aobbby, Bist. des card.; — Dubrbcl, Antiquités de Pari» ; — Balcze, Vitat Paparum Attnient., t. I.)
GHINUCCIO (Jérôme), né à Sienne, en Toscane, fut , è la cour de Rome , clerc, au* dileur de la chambre, préfet de la signature des brefs, etc., sous les pontificats de Jules Il et de Léon X. — Ce dernier lui donna l'évéché d'Ascoli, dans la Marche de Ferroo, a l'Etat ecclésiastique, et le députa pour assister è la conférence de Calais , où l'on agita vainement la question de la paix entre la France et l'Angleterre. Ghinuccio reçut ensuite l'ordre d'aller, en qualité de nonce, dans le dernier de ces Etats, ou le roi Henri VIII lui donna l'évéché de Worcester. Il ont encore celui de Cavaillon, aujourd'hui faisant partie de l'archevêché d'Avignon , et , en 1535, fut promu au cardinalat jwr le Pa}* Paul III. Le môme Pontife l'envoya, a»ec le litre de légat , en Allemagne , auprès do l'empereur Charles V, en 1538, pour le< affaires de la religion. Ce prélat mourut t Rome, le 2 juillet 15M. {Voy. Gcicbabdis, I. xvi ; — Ugoelli , Italia sacra; — Saiktx- Marthe ;— Albkry ; — Victobel.)
GHISLERI ou CONSIGUARI (Jbah-Bavtistb) , naquit a Rome. Sa famille , brancha de la' famille de Ghisleri, était originaire de Bologne, d'où les guerres civiles l'avaient éloignée. Une branche de cette famille se relira a Bosch i , près d'Alexandrie, et c'est de oelle-ci que sortit le Pape Pie V. L'autre se retira è Rome, où elle prit lo nom de Consigliari que porta Jean-Baptiste, objet de celte notice. Celui-ci se maria dans sa jeunesse. Devenu veuf, il embrassa l'état ecclésiastique. Son frère Paul avait été un des quatre premiers fondateurs des Théatios. Le Pape Paul IV , autre fondateur de cet ordre, voulut avoir celui-ci auprès de sa personne; et, pour l'y attacher davantage, il le flt son caméner secret, et lui donna un canonical de Saint-Pierre. Quelquo temps après, il voulut le revêtir delà pourpre; mais Paul, modeste et humble, pria vivement le Pontife de reporter cet honneur sur son frère, qui devint ainsi cardinal en 1557. Employé sous le ponliticai de Paul IV, le cardinal Ghisleri ne survécut pas de huit jours à ce Pontife , étant mort en 155». (Voy. Cabacciou, Vita Pauli C<fsigliari; — Aubery, Uist. des cardinaux.)
GHISLERI (Michel). - Voy. Pie V.
GIANCOLET DE CLINCHAMP (Gertaw).
Français , né dans la province du M nue, ^ archidiacre de Paris, était ami de Simon de Brie, trésorier de SainuMartin de Tours, lequel, devenu Pape sous le nom de Martin II, l'éleva au cardinalat en lâtfl. Le car*
dinai Giancolel mourut de la peste, a Rome, en 1287. ( Toy. Faisoa ; — François Duchesse et A débet t Hist. dei cardinaux.)
GILBERT fut en 1149, créé prêtre-cardinal du litre de Saint-Marc, par le Pape Innocent II, qui régna de 1130 a 1113.
GILLES , cardinal , évêque de Tusculum , aujourd'hui Frascati, étant légat en Polo-
?ne, au x* siècle, sous le Pape Jean XIII, y tablit le premier des archevêques et des évèques. — Il les fit Tenir de France, d'Italie el d'Allemagne, et les départit dans les neuf églises de Gnesne, Cracovie, Posnanie, Smorogovie (aujourd'hui Breslau), Crulwick, Plosko, Culm, Lébusse el Camin, que Miécislas , premier prince chrétien des Polonais, avait bâties. Ce légal érigea les deux premières en archevêchés, et les sept autres on évêchés ; et le roi ordonna, par un édit , de paver è ces églises, à perpétuilé,les dîmes de toutes sortes do fruits, provenant tant de mi terres que de celles de ses sujets. {Toy. Herbert os Fulstih, Histoire de* roii de Pologne.)
GILLES. Romain, créé diacre-cardinal du litre de Saint-Nicolas fit carcere, par Clément III. Pape de 1188 è 1191, fut légat en Sicile.
GILLES DETORRLS, Espagnol, chanoine de Burgns, nommé en 1216, par le Pape Honoré III, diacre-cardinal du titre de Sainl- COme et de Saini-Damien , puis archevêque de Tolède, mourut en 1254.
GILLES DE ROM A, général de l'ordre des Frères ermites de Saint-Augustin , puis archevêque de Bourges, fait cardinal, en 1302, par le Pape Boniface VIII, mourut en
GILLES RIGATJD, Français, abbé de Saint- Denis en France, créé en 1350, par le Pape Clément VI, prêtre -cardinal du titre de Sainle-Praxède, mourut en 1353.
GILLES (Jean), né en Normandie, après avoir étudié la théologie et le droit, fut chantre de l'église de Paria qui, pendant le schisme, suivait le parti de Clément VU. — Soit que Gilles ne le regardât pas comme le véritable Pontife , soil pour toule autre raison , il ne put se résoudre è lui rendre obéissance. On lui suscita des tracasseries, et il prit le parti d'abandonner son bénéfice et de se retirer auprès d'Urbain VI, en Italie. Celui-ci l'accueillit bien; il lui donna la prévôté de Liège et un office d'auditeur de Rote. On l'envoya ensuite, avec le caractère <ie nonce, dans les métropoles de Reims, de Trêves et de Cologne. En 1405 , il fut élevé au cardinalat par Innocent VII, et entra dans le conclave où fut élu Grégoire XII; mais, sous prétexte que ce Pontife ne faisait aucun effort pour mettre On au schisme, il l'abandonna pour venir en France, où il «nourut peu après, vers 1418. Thierry de Niem, son ami, fait mention de lui dans l'histoire du schisme , qu'il a écrite sous le titre de Labyrintht. — (Foy. Jean Juvenal des UasiHS; — Ciacomius; — Ohgpbes • --
AlBKBT.
HNAUX. GIL m
GILLES DES CHAMPS, Français, évêque de Coutances, créé prêtre-cardinal, en 1411, par le Pape Jean XXII, mourut en 1413.
GILLES- SANCHE, diacre-cardinal du titro de Sainte-Marie in Co$medin, fui un des deux seuls cardinaux créés par Clément VIII, son oncle, antipape de 1424 a 142*.
GILLES, dit de Viterb; général de l'ordre des Augustin*, patriarche de Conslantinople, évêque de Viterbe, de Népi, de Castro, de Sutri, est un des hommes qui ne durent qu'è leur mérite et à leurs talents les plus hautes positions. — Préférant le nom de sa patrie à celui de sa famille qui était très-obscure, et qui portait le nom d'Antonio, Gilles entra dès l'Age de dix-huit ana dans l'ordre des Augustins, y cultiva avec ardeur ses heureuses dispositions et sa vive intelligence, el devint un des premiers prédicateurs de son temps. Il conquit une pince si éminenle parmi les reiigieux de son institut que, dans un chapitre tenu, en 1507, a Naples, ils le choisirent pour général de l'ordre. En 1512, il fut employé par le Pape Jules H pour faire l'ouverture du concile assemblé dans l'église de Latran, et justifia le choix du Pontife par l'éloquence dont il fit preuve en cette occasion. Léon X l'envoya en Allemagne, et, en 1517, lui donna le chapeau de cardinal. L'année suivante, le même Ponlife l'envoyait en Espagne avec le titre de légat. Le cardinal Gilles mourut a Rome, le 15 novembre 1532, sous le pontificat de Clément Vil. Ce prélat était lié avec les principaux hommes de lettres de cette grande époque. Habile humaniste, outre le latin, il serait le grec, l'hébreu, le chaldéen, et était souvent consulté sur l»s difficultés que présentent ces langues. 11 prit une part active au mouvement de la Renaissance. Toutefois,* quelque important qu'ait été le mouvement des intelligences à celle époque, il ne faut pas en dénaturer le caractère, en donnant un sens exagéré è ce mot de Renais$onc*. Certes, l'esprit humain n'avait pas dormi d'un sommeil de mort dans les temps où de puissants génies, comme saint Bernard, Albert le Grand, saint Thomas d'Aquin, avaient, des hauteurs de la science théologique, embrassé toutes les connaissances humaines dans leurs vastes contemplations. Ce n'est pas la pensée oui avait faibli en présence îles sublimes objets auxquels elle s'était presque exclusivement altachée pendant le moyen âge. Mais la pureté du goût antique s'était perdu dans des temps de désordre et de barbarie générale, où les lumières ne trouvaient, au fond de quelques monastères, qu'un asile bien souvent violé par l'ignorance. Les modèles ancien*, types admirables de la forint, dans les lettres comme d.ms les arts, avaient été négligés ou élu*
diés imparfaitement Le mérite du
xv' siècle fut de ramener le goût et l'étude des modèles de l'antiquité, poor préparer toutes les illustrations artistiques et littéraires des xvr el xvii* siècles.
La Renaissance était préparée depuis que
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