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le Dante, entourant la pensée religieuse de son siècle de toute la magnificence d'une expression déjà épurée par.l'étude des anciens, fliail la langue italienne et ouvrait la voie à tant do génies illustres. Elle fut favorisée par l'invasion même de la barbarie musulmane, qui chassa vers l'Italie et les pays chrétiens les savants de la Grèce, et elle s'achève sous la protection des Médids, du Pape ï.éon X, de François 1", dont les noms sont restés attachés è leur siècle. De l'Italie, «ù se liront ses premiers progrès, elle s'étendit bientôt à loule l'Europe occidentale et méridionale. L'événement
2ui l'arrêta pendant de longues années, en lovffjnt dans plusieurs contrées les développements de la science humaine, fut celte même réforme qui annonçait si haut ses prétentions d alfranchir l'esprit de l'homme. La Réforme proscrivit comme inutile, pendant une longue périodo d'aveugle enthousiasme et de fanatisme insensé, l'étude des sciences et des arts; elle ne demanda aux lettres que ce qui pouvait servir è ses captieuses discussion*. » (A. Rknou, Précis d'histoire moderne.)
Le cardinal Gilles a fait des vers latins, dont on vantail l'élégante ftrjliié. Il nous rr»sl*de lui des Remarques sur les trois premiers chapitres de lu Genèse; des Commentaires sur quelques psaumes ; des Dialogues, des EpUres, des Odes a la louange de Jovianus Ponlanus, homme d'Etal et homme de lettres; lis Ecclesiat iuercmento, etc. DD. Martèoe et Durand reproduisent dans le tome 111 de VAmplissima collertio veterum monumentorum, plusieurs lettres de Gilles de Vilerbe, ol d'autres qui lui sont adressées. La plupart de ces lellressont intéressantes, en ce qu'elles font connaître plusieurs circonstances de la vie de l'auteur ut hument des détails sur les affaires de son temps. (Voy. Sadolet, Epi si., I. ni ; — Rkmbo, Epist.t I. n, epist. 13 et 14; — Guichaiuhn, I. su ; — Paul Jovb, Histor.f I. vi et in Elogiis doctorum, c. 85; — Cu«tius, in Elogiis virorum illustrium; — Uouelli, llalia sacra; — A l uery. tiisi. des cardinaux.)
GILON, dit de Paris, eu latin Mgydius Parisicmis, né s. Toucy , près d'Auxerre, mort vers 1142, vint, jeune encore à Paris où il se ût une grande réputation par ses •ounaissancf'S et son talent pour la poésie; mais en 1119, il quitta le monde et entra dans l'ordre de Cluny. Le Pape Calixte 11, qui l'avait remarqué pendant un voyage uu'il fit en France, se l'attacha, elle nomma évoque de Tusculum, puis cardinal. Sous le pontificat d Honoré II, Gilon fut envoyé à in Terre-Sainte pour apaiser les querelles qui divisaient le clergé; il fut ensuite nommé légal en Pologne. On 6 de lui : L De via Hier osoly mil aisa, quando, expulsis et occi si s payants, décida sunt Nicœu, Antiochia et Hierusalem a Christianis, Cette histoire, divisée en six livres, est écrite en vers hexamètres. Elle a été imprimée pour la première fois, mais sur un manuscrit défectueui, dans les Scriplores rerum Francica-
rum de Ducnesne, t. IV: II. Vie de saint Hugues, abbé de Cluny, imprimée par extrait dans le recueil des Bollandistes, su 39 avril. On en Irouve la Préface dans le Thtsaurus de dom Martèoe ; III. f pistais ad Bemardum Antiockenum pairiarchom, insérée dans les Rtliquiee manuscript. de Lodewig, tom. II.
Les vers suivants, attribués a Gilon de Paris, ont donné lieu à bien des querelles entre les commentateurs; les uns, et Fabricius de ce nombre, prétendant qu'ils désignaient deux personnages, les autres soutenant, avec Duboulay (Histoire de ÇAù:
versité de Paris, tom. II, p. 748 et 719), qu'ils n'en désignent qu'un seul.
Voici ces vers tels que les donne Duboulay :
Scire eu pis, lec'OT, qu is Codjcis islius suclur?
Audi qui J breviier dfcal ad isla liber. Petrus et OEgidlus me cunscripsere : sed ille Aucuw. correclor nltimue wte fuit.
. Ille prior lleraus, bk Parisieiisi» slamnus. Hic Leviu gradu, presbyler ille raaneni. Simples de riais hic, sacri orditrls ille professer,
Ambo graves amiis, hic vir et ille sene». Aller adinveiiil uperiu, sed io ordure peecam, Qufdquid dimisit sensibus ire vagis, - Aller acu aUpica distirirtis vernibiis unum ( jxwuil in corpus, atque revlntlt onu*. Aller abundanlis sludii, sed acuUor aller
Quis proponendi debuil orrio gerl.
DuUius ut sapèrent modula mine ootnilta me tri,
Pétri.
Pierre Riga, chanoine de Reims, sérail l'un des personnages, d'après Fabrlcius.nt Gilon, l'autre.
GINKTTI (Martio), né à Vetfétri, dans l'Etat ecclésiastique, élait majordome da Pape Urbain VIII et son plénipotentiaire auprès de l'empereur, quand on y Iraita de la paix générale. — Ce Pontife le nomma cardinal lo 19 janvier 1626, et le déclara le 30 août 1627. Il fut légat de Ferme, légat a latere en Allemagne, évoque d'Albano, de Sabine, de Porto, vicaire du Pape, et mourut sous-doyen du Sacré Collège, le l"mars 1671, âgé de 86ans,en la quarante-cinquième année du son cardinalat.
GINETTl (JbaX'Françoi6}, archevêque de Ferme, uuveudu précédent, étant trésorier* général du Saint Siège, fui nommé cardinal par le Pape Innocent XI, le 1" septembre 1681, et mourut à Romu, le 18 septembre 1691, âgé de soixante et dix ans.
GINNASIO (Dominique), né à CaslelBolognèse , près do Bologue, (Il de grands progrès dans l'étude de (a jurisprudence civile et canonique, et dans celle de l'Ecriture. Venu à Rome, il fut aimrécié, et le Pape Grégoire X 111 le ût référendaire de l'une et de l'autre signature. Sixte V lui donna l'archevêché de Manfredonia, dam le royaume de Naples, et Clément Vlll utilisa ses talents dans plusieurs circonstances. Après l'avoir envoyé en Espagne avec le litre de nonce, il le (Il entrer dans le Sacré Collège dans la dernière promotion de dit» huit cardinaux qu'il ût en 1664. Chinas") élait digue de cet honneur par sa piété et par soo savoir. Il mourut, fort âgé, en 1639»