‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 206 sur 457 · CIO · texte numérisé non relu

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doyen des cardinaux, évéque d'0*lie. Il a il eut occasion do connaître Gioannetti, et laissé des Commtntairei tur ht Ptaume$. étant devenu Pape, il le fit, le 81 janvier Il avait aussi fondé plusieurs maison» reli- 1776, évéque d'Jméria et administrateur de gieuses. (Voy. la Continuation Ae Ciaoottius; Bologne. Le pieux abbé essaya vainement — Absolus, De ditb. crU. tom. II, p. 8; — de se soustraire à ces honneurs, Pie VI Ghium, Tkeat. d* huom. Ittltr.; — Léo Al- ne goâla aucune excuse, et Gioannetti fut latius, in Apib. urb.i — Janus Nicius F»tth«jius. Pinacihtea tirorum illtulr., cap. 99; — RâU.SKVoaDius, Biùliotheea curiota.)

GIOANNETTI.— Nous lisons dans Timi de

sacré le h février par le doyen du Sacré Collège. Il partit peu après pour Bologne et visita en i tassant les monastères qu'il avait habités. Son entrée dans le diocèse concourut avec la célébration du Jubilé : il or-

la religion du 38 septembre 1825 :« Nous no donna des prières, assista a des processions, pouvons nous refuser au plaisir de faire coo- et appela des missionnaires pour instruire nallrebrièvementundesplus vertueux prélats les peuples. Au mois de juin il fit la visite des derniers temps, le cardinal Gioannetti, du diocèse, et publia des Lettres pastorales archevêque de Bologne, mort en 1800. Sa pleines de sagesse. Le 23 juin 1777, Pie VI vie et ses exemples appartiennent & toute le fil eardinal et archevêque de Bologne; l'Eglise, et mériteraient même plus de place mais il ne déclara sa promotion au cardinaque noua ne pouvons leur en donner. Mel- lat que le 15 décembre suivant. Dans les ctror-Benotl-Lucidor Gioannetti naquit à deux années suivantes, la ville de Bologne Bologne le 6 janvier 1722. Les exemples fut affligée de divers fléaux; une sécheresse domesliqops et ses 'iwopres inclinations le opiniâtre et des tremblements de terre réportèrent a la piété, et a l'âge de dix-sept pandaienl la misère et la terreur. Le cardinal ans il se retira au couvent des Camaldules ordouna des prières publiques et des prode Ravenne, et y \.r\i l'habit de Sainl-Ro- cessions, et on le voyait, la nuit, aller prier tnuald. En 1740, il prononça ses vœux, et au pied de quatre croix, placées en dipril en cette occasion )o nom d'André, vers quartiers de la ville. Nouveau Borro- L'exaete observant» de la règle et l'esprit mée, il intercédait auprès de Dieu pour sou de retraite et d'oraison distinguaient le peuple. En 1784 il publia dix-huit Inslrucjeune religieux ; ses progrès dans la vertu lions pastorales, qui offrent un cours raiétaient chaque jour plus sensibles, et ceux sonné en faveur Je la religion L'auteur y qu'il faisait dans ses éludos n'étaient pas combat plusieurs objections de l'incrédulité, moins remarquables. Envoyé à Rome pour et signale les effets désastreux des ouvrages Achever son instruction, il mêlait les tra- qu'elle enfantait. Ces pastorales, qui furent «aux aux œuvres de piété, étudiant les imprimées eusemble, sont suivies d'un autours de l'antiquité, visitant les monu- appendice sur la suprématie du Saint-Siège, ment*, et en même temps vaquant aux contre Tamburini, Eybel et les autres novaœuvres de charité, allant dans les hôpitaux leurs de ce temps.

et les prisons, instruisant, exhortant et Les 2, 3, k septembre 1788, l'archevêque

soulageant les malades. Devenu docteur en tint un synode diocésain, dont les Actes

théologie, on le chargea d'enseigner cette furent depuis imprimés, et sont un monu-

ncience a Bertiooro ; nuis l'archevêque do ment du zèle et de la sagesse de l'illustre

Ravenne, Guiccioii , le fil son théologien, auteur. Ce synode, conçu dans un autre

En 1763, on te nomma abbé du monastère esprit que celui dePiatoie, fut remarquable

de Classe â Revenue. Son gouvernement fit non-aeulement par les bonnes doctrines qui

éclater son zèle, sa vigilanee, sa sagesse et y furent soutenues et par les précieux règle-

sa charité. Il eurichit son église, augmenta menta qui y furent dressés, mais encore

la bibliothèque et le musée, dessécha des par un caractère de modération, de con-

marais, et en même temps il observait exao* corde et (rattachement au Saint-Siège. Le

lement la règle, il instruisait les novices, père Griflini, Barnabile , est celui qui eut

prêchait la religion, dirigeait beaucoup de plus de part aux règlements. Ce théologien

personnes en dedans et en dehors du mo- était fort considéré du cardinal , oui pro-

nastère. One disette qui survint en 1766, nonça dans le synode plusieurs discours,

dans la Romagoe, et qui fut auivie d'une où l'on trouve autant de gravité que de

épidémie, ouvrit un vaste champ aux effu- douceur. Le synode forme uu volume in -4°

sions do sa «hari lé. Aussitôt il ouvrit aux de 500 pages, imprimé a Bologne eu 1788.

pauvres les greniers du monastère, mulli- La révolution française ayant poussé en

plia les aumônes ; et, quand il eut épuisé Italie beaucoup d'ecclésiastiques proscrits

sa caisse, il n'hésita pas à emprunter pour par une ingrate pairie, Gioannetti les ac«

faire venir des grains par mer. Tout le |*ys se ressentit de sa générosité, et la république de Saint-Marin lui témoigna sa reconnaissance en lui accordant d'être associé , lui et ses successeurs, à la noblesse de la

cueillit avec bonté, et excita ses diocésains à leur offrir des asiles. Sa Lettre pastorale, du 9 janvier 1797 au sénat de Bologne, fut un grand acte de courage dans un temps où l'Italie était envahie par les révolutionnai'

république. Le temps de son gouvernement res; le cardinal y exposait avec fermeté les

ayant fini en 1770, il fut, trois ans après, lois de l'Eglise. Au milieu des orages oui

élu abbé du monastère de Saint-Grégoire suivirent, sa piété et le respect des peuples

in monte CaHio, a Rome. Le cardinal Bres- le protégèrent constamment. Le 29 mars

tbi étant commeudatairo de ce monastère, 1798, il eut la consolation d'enlreteuU' peu-

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