‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 213 sur 457 · COI · texte numérisé non relu

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« nécessité reconnaître que la religion a été « primitivement révélée à no.s premiers pa- « rents, ou que nos premiers parents ont « vécu dons l'absence de tous sentiments « religieux, ou que la religion des patriar- « clies n'a été que le fétichisme, le paga- « nisine le plus grossier, ainsi que le pré-

< tendent certains rationalistes de nos jours, c Mais ces dernières hypothèses sont aussi « absurdes qu'elles sont contraires à l'his- « toire. »

« Nous avons déjà fait justice de ces hypothèses dans notre première conférence 5 et 6 (pag. 17-25); nous y avons coq: battu la théorie dégradante des deux écoles stoïcienne, épicurienne, attestée par Cicéron et Horace, et établissant que l'état murage a été l'étal primitif et originaire de l'homme; nous y avons aussi réfute cette ihéorie des anciens philosophes par leurs propres témoignages, que, en tant que théologiens, et d'accord avec les poêles, ils ont rendus eux-mêmes a la croyance antique, constante et universelle, d'un seul et unique Dieu , créateur tl maître du monde, et de l'origine divine de l'homme et de la toi naturelle. Mais revenons au savant cardinal, qui, en citant le passage suivant d'un excellent ouvrage, continue ainsi : « Quoil Dieu, en créant l'humanité, a-t il « pu la condamner tout entière è crouf ir « pendant une longue série de siècles dans m une ignorance invincible des vérités les » plus essentielles? Seul ici-bas, l'homme a reçu les facultés nécessaires pour connaître et servir son Créateur et son œil n'eut pas été fait dès l'origine pour voir, son cœur pour aimer celui qui est la vérité et la vie? Est-ce donc pour rester dans l'ombre qu'il avait reçu ces larges ailes qui « peuvent le soulever au-dessus de toutes « les choses qui passent, et ce regard d'aigle « oui cherche au fond des cieux le soleil « divin? L'hommo encore innocent, l'homme c sortant des mains de celle même Provi-

• denco [qui étend se» soins maternels sur

• toute» ses créatures) eût été délaissé par

■ elle? 11 n'a pas, lui, reçu en partage des « instincts qui se développent spontanément « comme ceux du castor ou de I abeille, pour « I» conduire d'une manière infaillible b « l'accomplissement parfait de sa destinée.

■ Il est perfectible, mais à la condition d'être

■ enseigné. Sans le secours d'une bonne « éducation religieuse, ses facultés les plus

• sublimes demeurent stériles et s'atro- « phienl par les déviations les plus monst trueuses. Et ce secours lui eût manqué

■ au moment même où il en avait le plus « pressant besoin, et le genre humain eût

< é;é condamné en masse, durant des mil- « liers d'années à des erreurs profondément « corruptrices et aux superstitions les plus « dégradantes 1 Cela est-il bien vreisemhla- » ble? Peut-on supposer a priori quand on

■ croit un Dieu bou et sage? Evidemment « nonl Cela ne saurait être possible qu'au « point de vue des athées et des panthéistes. « Quand on regarde le genre comme te pro- « duil du hasard, comme l'enfant d'une loi

aveugle, d'un progrès nécessaire; quand on ne voit en lui qu'une excroissance du chimpanzé, ohl alors je comprends qu'on refuse de croire è la révélation. Mais qu'on préfère des hypothèses comme celle de l'état de nature et du fétichisme primitif, m quand on croit sincèrement à la sagesse et

■ a la bonté de la Providence, c'est ce que a je ne comprends plus. » (De Valbog&b, Etudes critiques sur le rationalisme contemporain, liv. u , seel. u, ch. k, $ 5.)

« Ces hypothèses, a ajoute encore le car- « dinal Gousset, « sont d'ailleurs contraires * « l'histoire, au témoignage des monuments • les plus authentiques.

« En effet, nous avons ane preavedel» « révélation primitive dans la croyance de « tous les peuples; tous l'ont reconnue en « principe, en admettant comme venant de

■ Dieu les principales vérités do la religion, « même celles qui sont d'un ordre naturel.

■ Une croyance générale el constante dont on ne peul assigner l'origine qu'en rcmonlant à l'origine des chosos fait nécessairement partie de la religion des patriarches. Les dogmes qui ont toujours été dfl la croyance des peuples sont : l'existence do Dieu, d'un Etre éternel, unique auteur de toutes choses ; la divine Providence et le culte de Dieu ; la distinction des bons et des mauvais anges; la chute du premier homme suivie de la disgrâce

« du genre humain; l'alteiited'un libéraleur « el l'existence d'une autre vie. Ces dogmes.

■ il esl vrai, Ont été altérés par les erreurs « et les superstitions de l'idolâtrie, au point « que, sans le secours des traditions consi- « gnées dans les Livres saints, il serait iov « possible de débrouiller les traditions du « peuple païen el d'en faire un corps de « doclrine. Mais, en prenant pour guide les

auteurs sacrés, on peut suivre les traces de l'enseignement primitif qui s'est ré- « pandu par la dispersion des hommes dans « les différentes partios du raondo. » [Théologie dogmatique, par S. E. le cardinal Goesset, tom. I, m* partie, chap. 1".)

« Ces considérations, qui ne sont qua peine indiquées, sont cependant dune gronde portée et d'une grande force pou/ prouver l'existence de la révélation oninilive „ GOUT. — Voy. RiiMOND, Bfcn al d. Clèhm" GOZZAD1NI ou GOZAD1NO (MA«c-a«at hk), issu des seigneurs de Sil.uilo et autre; lies do l'Archipel, était patrie» de Bologne et cousin du Pape Grégoire XV, qui le w du poste de collatéral de Cnmpidogho, F°u le revêtir do la pourpre en 1622. — Il lui na aussi l'évêché de Tivoli, et peu apr« celui de Faénza, qu'il garda peu de temps, étant mort à Rome en septembre 1623, a&o dd 49 ans.

GOZZADINI (Ui ïsse-Josepb), iiôaBologn <\ le 10 octobre 1650, et de la môme fam'lio que le précédent, chanoine delà basiliq»0 de SaintPierre du Vatican, fut fait secré'air^ des mémoriaux en décembre 1695, P°|S!T ctélairo des brofaaux princes en juillet iwô

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