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déclaré archevêque 'le Théodosie en août 1700, et nommé, le 17 mai 1706, pour exercer pur intérim la cliarge do secrétaire de la congrégation de Propaganda fide, en l'absence d'Antoine Banchieri. — Le Pape Clament XI, le créa cardinal te 15 avril 1709, fit la cérémonie de lui donner le chapeau le 18 du mêm<! mois, et lui assigna le tilre <fe prcsbyléral de Sainte-Croix en Jérusalem. Le 17 février 1710, il fut aussi nommé évôqite il'lmola , el légal de la Romagne. Le 20 août 17U, le Pane le déclara son légat a lolere pour aller à Parme complimenter, en sun nom, la nouvelle reine d'Espagne. Il partit du Bolonais, pour remplir cette mission, le IV septembre, et ûlson entrée solennelle à Parme, le lendemain, avec une suite de plus de cinq cents personnes. Le 16, il fit la cérémonie des épousailles de cette princesse, et ayant eu, le 17, son audience do congé, il partit de celle cour le 20. Ce cardinal, justement estimé pour ses grandes qualités mourut en son évêchô dimola, le 20 mars 1728, dans la 78* année de son âge, H de son cardinalat la 19* année ; ayant institué pour son héritier le sénateur Gozzadini.son frère, è la charge d'exécuter les dispositions du testament.
GRAMMONT (Gabriel du) , évôque de Tarbes, puis archevêque de Bordeaux et de Toulouse , fils de Roger de Grammonl , et d'Eléonore, de Béa rn, eut, après un de ses fières, l'évêché de Conserans, lequel se trouve aujourd'hui dans le département de l'Ariége. — Do l'évêché de Conserans ii passa, en 1522, à celui de Tarbes, et c'est sous le nom d'évêque de Tarbes qu'il était connu. Très-considéré à la cour de François I", il fut un des ambassadeurs envoyés l'an lo26 en Espagne, pour traiter de* la délivrance du roi François 1". Il y étail encore l'année suivante; et l'empereur Charles V l'y fil arrêter, dès qu'il eut appris la ligue du même François r* avec Henri VIII, roi d'Angleterre; mais comme les ambassadeurs, qu'il avait lui-même dans les cours de ces deux princes furent arrêtés dans le même temps par représailles, il se vit obligé démettre en liberté l'évêque de Tarbes. Celui-ci, do retour en France, fut aussitôt renvoyé par te roi en Angleterre, avec ordre de travailler secrètement à faire casser le mariage de Henri VJII avec Catherine d'Aragon, el de proposer è ce prince la main de Marguerite d'Orléans, veuve de Charles duc d'Alençon. Elle était sœur du roi, et elle épousa peu après Henri d'Albret , roi de Navarre. Sanderus et d'autres ont prétendu que c'est le ordinal Wolsey qui avait conseillé cette ■'Igucialion. Quoi qu'il en soit , le même prélat alla bientôt après, en qualité d'ambas- "deur, a Rome, où le Pape Clément VII, le d'cora de la pourpre, le 8 juin 1530. 11 proposa ensuite le mariage du duc d'Orléans, '«'coud (ils du roi, avec Catherine de Médi- Cl», nièce du Souverain Pontife, et engagea ^éuie Clément à venir jusqu'à Marseille , c* qu'il lit en octobre 1533. Le cardinal de '' •luiuontse rcndil, par ses services, de
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plus en ptus agréable au roi qui lui avait donné l'évêché de Poitiers en 1532, et qui lui donna en 1533. l'archevêché de Toulouse. Attaqué d'une fièvre lente, il mourut nu château de Bnlma, près de Toulouse, le 20 mars 1534. Son corps, transporté à Bidache, y fut inhumé dans le l ombenu de sa maison. On remarqua que le roi François l" témoigna un dé>faisirextrêim{dela mort dece cardinal. (Voy. GuiCR4R.ni*, I. xiv «t xi; — Sadolet, lib. vi, epist. 17;— le Féron. Hist. de François I; — RoicHBT, Annttlet d'Aquitaine; — Catel, Mémoires du Languedoc ; — Sainte - M akthi, Gallia Chrittiana ;— Audert.) L'abbé Xaupi, dans une dissertation pré- . sentée à l'académie de Bordeaux, a prétendu que Gabriel de Graramont n'avait point accepté l'archevêché de Bordeaux auquel il avail été élu par le chapitre de cette ville. Mais il a été solidement réfuté par les auteurs du nouveau Gallia Christiana. qui, dans une lettre insérée au Mercure de France^ novembre 1752. démontrent que Gabriel deGr.immont fui élu par le chapitre le 1fc|uillei 15-20, après la mort de Jean de Foix, arrivée le 25 juin précédent; que cette élection étant contraire au concordai, le Pape le nomma de nouveau le 24 septembre suivant ; que ce prélat a joui plus de cinq mois de sa nouvelle dignité ; qu'ensuite il s'en démit volontairement en faveur de son frère atne, Charles de Grammonl, alors évêque d'Aire,
Îui fut aussi confirmé par le Pape le 9 mars 530, et que Gabriel fut nommé au cardinalat trois mois après sa cession.
GRANVELLE (Antoine Perrenot de) naquit le 20 août 1517 à Ornans, petite ville de la Franche-Comté, alors possession de la maison d'Autriche. — Oraans, voisine de Besançon, est aujourd'hui dans le département du Ooubs. Le père de Granvclle était chancelier de Charles V, dont il possédait touto la confiance, au point que, lorsqu'il mourut à Augsbourg, pendant la tenue de la diète, le 15 août 1550, ce prince écrivit è Philippe 11 : « Mon fils, je suis extrêmement louché de la mon de Granvelle; car nous avons perdu, vous el moi, un bon lit de repos. » Doué des dispositions les plus heureuses, le jeune Antoine fil ses premières études avec un grand succès h Padoue, qui appartenait alors b la république de Venise. L excès du travail ayant altéré sa santé, son père le rappela auprès de lui, el lui fit étudier la théologie è Louvain ; il l'initia ensuite à lous les secrets de la science administrative et politique. Sous la direction d'un tel pére, le jeune homme, dont la persévérance égalait la sagacité, eut bientôt acquis la prudence et la maturité, indispensables pour réussir dans les affaires. Bientôt il égala son père sur plusieurs points, et le surpassa en beaucoup d'autos, surtout en éloquence et en vivacité d'esprit; car ii lassait souvent cinq secrétaires, leur dictant en même temps des lettres en diverses langues, dont il savait sept parfaitement. D'abord chanoine el archidiacre de Besançon, puis évôque d'Arras, il accompagna, en
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15W), aux dtèios de Vorms oldo Ralisbonnn, son .père qui les présidait. Mais lo (aient do* deux négociateurs ne parvint pas h étouffer les (roubles suscités par Luther, et qui mêlaient l'Allemagne en combustion. En 15V5, il assistait également avec son père a l'ouverture du concile de Trente, où il fit entendre sa parole éloquente. La guerre s'étant rallumée entre François I" et Charles V, les Pères se séparèrent en ajournant le concile, dont la première réouverture n'eut lieu qu'en 155t. Le traité de Crespi en Valois [15H|, qui rétablissait la paix «mire ces deux princes, permit a Charles V détourner tontes ses forces contre les prolestants d'Allemagne. Vaincus à Mulhlberg [15V7] ils demandèrent la paix , dont Granvelle rédigea les conditions ; dans le mémo temps, il leur enlevait, par surprise, Constance, alors ville impériale, et aujourd'hui appartenant nu grand-duché de Bade. En 1550, Agé de 32 ans, il succédait h son père, comme garde des sceaux de l'empire, et devenait conseiller intime de Charles V. Ce prince avait espéré un instant terminer les
Suerelies religieuses par la soumission des issidents consternés : mais, fier de sa toute-puissance temporelle, il voulut prondreen main l'autorité spirituelle; le prince séculier prétendit imposer à tous une profession de foi conciliatrice, qui fut appelée V intérim. Il mécontenta les protestants qui crièrent à l'oppression, lus Catholiques qui crièrent au scandale. En môme temps il menaçait les libertés politiques de l'Allemagne, par sou projet de rendre la dignité impériale héréditaire dans sa maison. Cependant l'empereur ne s'inquiétait pas des murmures, et poursuivait l'exécution de ses plans, chargeant Maurice de Saie de réduire Magdebourg, qui seule lui opposait une résistance opiniâtre. Mais c'est Maurice, traître jadis en faveur de Chartes V, qui tout à coup mit fin à ses triomphes par uno trahison nouvelle. SbS prétentions ambitieuses auraient dû donner l'éveil à l'emporeur : mais il aima aueux croire, sur la parole de Granvelle, qu'un gros Allemand n'était pat capable de concevoir un plan, sans qu'il fût aussilêt découvert dans tous ses détails; et il ne s'aperçut pas que son mépris pour les Allemands, sa prédilection pour les Espagnols causaient un mécontentement général. A peine à la tète des troupes du de l'empereur, Maurice, exploitant avec adresse toutes les dispositions hostiles des princes, s'allia secrètement avec le landgrave prisonnier, avec le roi de France, et marcha tout à coup sur Inspruck, ou Charles résidait dans uno sécurité profonde. Une sédition dans l'armée do Maurice l'arrêta un instant et sauva l'empereur qui, infirme, malade, s'enfuit à grande peine au milieu de la nuit, et se réfugia dans les montagnes do la Carinlhie. Il lui fallut accepter la transaction de Passau, qui fit honneur à l'habileté de Granvelle. Cette trêve fut suivie de la paix d'Augsbourg 11555], qui accordait aux protestants le libre exercice do leur culte, et
leur maintenait les biens ee&ésiasliques dont ils étaient on possession. Malheureusement, il contenait plusieurs points litigieux, qui ne lardèrent |>a< à amener de nouvelles querelles. Charles V fatigué , accablé d'infirmités, avait déposé toutes sescoaronnes, laissant à Ferdinand, son frère, lo trône impérial, et, è son fils Philippe, l'Espagne, les Pays-Bas, Naples, etc. Granvelle jouit, auprès de ce prince, de la même fa* veur qu'il avait eue auprès du père. Il avait précédemment négocié le mariage île Phi* lippe avec Marie, reine d'Angleterre , mariago qui ne fut pas heureux. Après labdicalion de Charles V, Philippe II demeura quelque temps dans les Pays-Bis, pour y affermir son autorité; il redoutait à U fois le mécontentement des peuples et les projets de la Franco. Henri II rompit en effet la trôvo do Vaucclle. Granvelle fil poursuivre la guerre avec vigueur; par son ordre Saint- Quentin est assiégé [15571, et, sous les murs de celte ville, les Espagnols remportèrent une victoire éclatante; mais, l'année suivante, le duc de Guise reprit Calais. Grauvelle renoua les négociations pour la paix, qui fut conclue en 1559 à Cateau-Cambrcsi». En parlant pour l'Espagne , Philippe confite gouvernement des Pays-Bas II Marguerite d'Autriche, duchesse de Panne, sa sœur, avec Granvelle pour ministre. La froideur, la sévérité do Philippe lui avaient aliéné !* cœur des Flamands. Us voyaient avec pein« l'autorité passer entre les mains d'une femme et de Granvelle, qui était pour eux un étranger. La présence du roi n'avait pas contenu leurs murmures; dès qu'il fut parti, ils éditèrent contre Granvelle, et l'accusèrent auprès de Philippe Il.Golui-ci leur répondit en nommant Granvelle archevêque de Malioe*.
Vers le môme temps, en 1561, Pie IVI'elova au cardinalat. Ces nouveaux honneurs ne firent qu'exaspérer davantage ses ennemis. Granvelle avait à servir la sombre 8t I dure politique de son maître- Ce prince, malgré une opposition générale, avait établi, aux Pays-Bas, un tribunal semblable * celui de l'Inquisition, disant : Ptut4i**P" régner, que de régner sur des hérétiq***'* j[ avait laissé, aux frais du pays, une arœw espagnole pour comprimer les soulèvements, au mépris des privilèges des dix-**!'' provinces, dont Charles V lui-même constamment respecté la constitution- El" s'alarmèrent des atteintes portées à I* 'oli à leur liberté politique et à leur liberté religieuse. L'établissement de plusieurs niveaux ôvêchés, conférés à des Espagow et dotés avec les biens des anciennes abbayes, enfin la publication dos décrets du concile de Trenlo, dont les troupes du r)l furent chargées d'assurer l'exécution. m'i renl lo comble au mécontentement. Bu »»'* Granvelle avait demandé à son maître " modifier ses premiers ordres, en vain iJ|* sait-il tous ses efforts pour en adoucir l cution; l'irritation des Flamands contre l« devint telle , que Marguerite , princes*] oléine d'habileté et de modération. «'q
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que de dévouement à la fui catholique, se vit ohlixée de demander son rappel. Phi* lippe refusa d'abord d'accéder à cette demande; mais les instances étant réitérées, Granvelle reçut, en 1564, l'ordre de se rendre en Franche-Comté. Les Flamands ne lardèrent pas à regretter le sage administrateur qu'ils n'avaient pas su apprécier, quand Philippe leur eut envoyé le duc d'Albe, le cruel Alvarès de Tolède, qui fit partout dresser des échafauds. Marguerite elle-même, voyant les populations s'enfuir de leur malheureuse patrie, on périr dans les supplices, reconnut la faute qu'elle avait faite de se priver des services d'un conseiller sûr et éclairé; elle lui écrivit pour le presser de venir reprendre ses fonctions auprès d'elle, mais il déclina respectueusement ces offres, et elle donna sa démission. Granvelle, de retour dans sa patrie, trouvait sa consolation dans la culture des lettres. Il y avait amené l'érndit Justc-Lipse, son secrétaire, et l'habile helléniste Suffride Pétri* « Son palais était d'ailleurs constamment ouvert aux savants ; et c'est dans leur société qu'il passa cinq années qu'avec moins d'ambition il aurait regardées comme les plus heureuses de sa vie. Il avait assisté au conclave où Pie V fut élu Souverain Ponlifo. Philippe le renvoya à Rome en 1570 pour négocier un trailé avec !» Pape et les Vénitiens contre les Turcs. Les lenteurs de Philippe arrêtèrent les effets de la coalition. Les Turcs, maîtres de l'Ile de Cypre, mecsçaient le royaume de Naples d'une invasion : c'est dans ces circonstances qu«i Granvelle en fut nommé vice-roi. Il succédait au duc d'Atcala, chéri pour la douceur de son gouvernement ; pouvait-il espérer de le faire oublier? Jl s occupa d'abord de mettre les cèles a l'abri des in su Iles des jurâtes, assura, par de. sages règlements, la tranquillité inlérie ire du royaume, et réprima l'audace des nouveaux hérésiarques qui s'y étaient introduits; mais en môme temps qu'il prouvait son attachement sincère à la foi, il osa, quoique prince de l'Eglise, résister plusieurs fois an volontés de la cour de Rome, sous le frivole prétexte de niaiulenir & l'abri do toute atteinte les droits de son souverain. La garde, du royaume de Naples était confiée aux troupes étrangères : il tit rendre des armes aux habitants, les forma en milices ré-
Îlées, et sut en tirer do grands secours. I proscrivit le jeu et l'usure, deux sources de la misère publique, défendit qu'aucun ecclésiastique s'immisçât dans des tondions civiles, empêcha le trafic houleux des bénéfices, régla le prix des denrées, et lit renaître l'abondance dans un pays longtemps malheureux. On attendait, dit Giannone, de plus grands avantages encore de l'habileté et de l'intégrité du cardinal de Granvelle, lorsqu'il fut appelé, en 1575, au conseil d'Espagne. Philippe, jaloux de la réputation de gouverner par lui-uième, se contenta de donner à Granvelle les titres de président du conseil suprême d'Italie et
PlCTIOSN. DBS CaBDIMAUX.
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de Caslille; de sorte que, sans avoir le nom de premier ministre, le cardinal en eut les honneurs et les fonctions. Il négocia, avec plus do dextérité que do bonne foi, l'union du Portugal à l'Espagne ; fut témoin de la révolte des Pays-Ras, qu'il avait prévue, et u'il ne pût empêcher, et conclut le mariage e l'infante Catherine avec le duc de Savoie , allianco justement regardée alors comme un chef-d'œuvre de politique, puisqu'elle mettait un obstacle presque insdrmonlable aux vues que h France conser* vait sur le Milanais. » ( Micuaud, Biographie, art. Granvelle. )
Granvelle, élu en 153V archevêque de Besançon par le chapitre de cette ville, fut sensible a ce souvenir de ses compatriotes; t. se démit de l'archevêché de Malincs, et sollicita vainement do son maître la permission d'aller finir ses jours aux lieux qui l'avaient vu naître. 11 mourut a Madrid au comble des honneurs et de la gloire , aimé et regretté du roi, le 21 septembre 1586, à l'âge de 70 ans. Son corps, transporté à Besançon , fut inhumé dans l'église des Carmélites, auprès de celui de son père. Plusieurs historiens, et entre autres le Jésuite Strada , attribuent h ses fautes une partie des désordros des Pays-Bas; ils lui reprochent d'avoir été un homme dur, ambitieux, opiniâtre. Il est aujourd'hui démontré qu'il ne fut point consulté sur l'érection des nouveaux evôchés aux Pays-Ras, et qu'il s'opposa constamment aux mesures de rigueur prises contre des peuples égarés. « Quelque opinion qu'on ait de la conduite do Granvelle, on est obligé de convenir qu'il avait les qualités qui fout les grands ministres. Actif, ferme, l'esprit juste et élevé, constant dans ses projets, irréprochable dans son adminislration, modéré même envers ses ennemis lorsqu'il pouvait s'en vengor, toutes ses vues furent constamment tournées vers la prospérité de l'Espagne et raffermissement de la foi. Les écrivains prolestants, eu l'accusant d'avoir été la cause des troubles des Pays-Bas , ont cherché à excuser les excès et les désordres dont se souillèrent alors tes partisans de la réforme ; depuis longtemps les Flamands rendent plus de justice a son administration. Mais Granvello était ambitieux, fier, haut, sévère; l'approbation qu'il donna au massacre de la Saint- Barlhélemi, en disant qu'on avait seulement eu tort de le différer, prouve qu'il aurait été capable de conseiller cette affreuse journée. Granvelle aimait les lettres; il protégea et pensionna un grand nombre de savants; il soutint par ses libéralités l'imprimerie du Plantin à Anvers, et fit une partie des frais pour l'impression de la Bible polyglotte, sortie des presses de cet artiste célèbre. Il agrandit les bâtiments du collège fondé à Besançon par son père , et y attira , entre autres , Alciat et Dumoulin. Il enrichit sa galoric d'un grand nombre de tableaux des plus habiles artistes, tels qu'Albert Durer, Martin Devos, Michel-Ange, Raphaël, etc., et forma une collection de livres et de