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fidélité, qu'il fut fait archevêque de Malines, en Flandres, et deux années après cardinal, du titre de Saint-Barthélémy en l'Ile, par le Pape Pie IV , dans lesquelles dignités il retint la générosité de sa vertu, qui ne changea rien en lui, sinon qu'elle accrut d'autorité pour avancer tout ce qui regardait le bien et l'honneur de l'Eglise, principalement en la Flandre , où il emporta la gloire d'y avoir combattu pour la religion catholique, et défendu ses droits et sa possession avec autant de zèle et de courage qu'elle y fut attaquée avec d'ardeur et d'opiniâtreté des peuples révoltés, par lesquels il était communément appelé le chef du parti papistique, comme il fut aussi vivement attaqué et pris à partie par toute la faction hérétique. Et comme il était à délibérer prudemment de tout, et à tout faire heureusement, sa présence comme son consei', étaient jugés nécessaires partout. Il alla à Rome pour y traiter avec le Pape Pie V, d'une ligue catholique contre les Turcs , et fut en môme temps nommé vice-roi au royaume do Naples, où il se porta encore comme légat envoyé du Pape, pour mettre entre les mains de dom Jean d'Austria , général do l'année catholique, l'étendard bénit , et lui bailler avec sa bénédiction une certaine caution des glorieux événements qui réussirent do cette entreprise contre l'emiomi le plus dangereux de l'Eglise. De la, il fut encore rappelé pour la nécessité urgente des affaires publiques qui demandaient son conseil; toujours sérieusement occupé, et jamais ne semblait pressé. A quoi aidait grandement la fermeté de son jugement , joiote à une é^ale vivacité d'esprit , avec laquelle il lassait sept secrétaires , pour habiles qu'ils fussent , qui écrivaient dessous lui , leur dictant en autant de langues , et représentant en un seul homme la force et l'adresse de plusieurs génies.
« Mais encore l'ardent amour qu'il avait pour les intérêts du public n'étouffait point les charitables soins qu'il prenait pour le bien et l'avancement des particuliers : et quoique l'éminente condition , tant de son esprit que de ses emplois, le relevât beaucoup par-dessus le commun des hommes , *a douceur néanmoins, et sa façon tout affable et condescendante, le rendait familier à tous ceux qui avaient besoin de son aide ; jusqu'à leur faire part de ses avis et des rares et admirables secrots qu'il savait, pour la gtiérison des maladies et pour d'autres choses ; ne voulant non plus s'ingérer par ostentation aux affaires superflues , comme il ne voulait jamais manquer par charité aui nécessaires.
t II faisait ressentir les effets de sa libéralité tant aux pauvres nécessileui et affligés de maladie, pour lesquels il eut toujours de grandes tendresses, ne dédaignant pas ce visiter souvent en personne les hôpifeus, comme à toutes sortes d'habiles et curieux artisans, peintres, sculpteurs, ar-
chitectes, et à tous les hommes savants qu'il prisait et estimait boaucoup, et à la conversation desquels il se plaisait merveilleusement; assaisonnant toujours ses repas de leurs entretiens; éveillant partout, et piquant les beaux esprits au travail de l'étude, parla réputation véritable qui courait de lui, que la connaissance qu'il avait des mérites de l'esprit ne demeurait jamais infertile à ceux qui les possédaient.
« Son désir extrême élait de sonner la retraite aux affaires et aux honorables travaux qu'il avait pris jusqu'alors pour le bien de l'Etat , et de Unir doucement ses jours dans les exercices de la piété, au pays qui lui avait donné la naissance, principalement depuis qu'ayant quitté l'archevêché de Malines, en Flandre, il avait été fait, par le commun désir de ses patriotes, archevêque de Besançon. Mais ses mérites passés lui avaient douné tant de crédit dans l'exécution do toutes les grandes affaires, qu'il fut éloigné malgré lui do ce dessein, et envoyé en Espagne pour assister au sacre du roi Philippe III, et servir de conseil a l'établissement de son règne; et de 15 en Sicile pour la gouverner eu qualité de viceroi et présider au conseil des affaires d'Italie , d'où encore il fut tiré dans l'année , à l'occasion du mariage de Charles-Philibert, duc de Savoie, avec l'infanto Catherine, fille aînée du roi Philippe II , lesquels il épousa solennellement à Saragosse, en Aragon, faisant partout aussi bien espérer de la bénédiction de son caractère que do la sagesse de ses conseils.
« Enfin sa précieuse vie, qui ne s'était filée que pour le bien de l'Eglise et pour la gloire de la maison d'Autriche, s acheva heureusement au dernier voyage qu'il fit à Madrid ; où, après avoir accueilli une fièvre mortelle pour la rigueur avec laquello il pratiquait le jeûne du Carême en un âge déjà caduc, il attendit, durant sept mois qu'il eut à languir, le coup de ta mort ovec une disposition franche et résignée, jusqu'à railler les médecins qui se travaillaient vainement à chercher la cause do l'opiniâtreté de son mal, disant qu'il n'y en avait pas d'autre, sinon qu'il s'était levé trop matin et qu'il était temps de se coucher ; voulant signifier qu'il avait assez longuement vécu , et qu'il élait parvenu à la période quo la Providence, qui gouverne nos vies, assignaut à chacune sa durée , lui aurait marqué. Ainsi mourut ce grand homme, l'oraclo de son temps dus conseils d'Espagne, eu la cour d'Espagne, scellant sa glorieuse vie d'une mort vraiment chrétienne, le 22 septembre 1586, de son âge la soixante et douzième, regretté en sa mort des grands et des petits, qui avaient tous trouvé leurs intérêts dans sa vie. »
tombeau do cardinal grahvelle.
Hospes. Auliccs.
H. Qui* cubai hic inodica magnu» tellure scpultus?
A. Grandia cui ceUns vela dnbant litulos. II. Ciir pelapus vil* sulcnns Durate (9) sernndts
(9) Il poruil pour sa devise un navire secoué de la tuurmeiiie. avac es mol; Dueitl.
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Impôt.— A. qtiondain domina parla cadaiii, f.'ara illa hnperin Candi, regnuquc IMulippi Quorum cousiliis pr>i:fitit ante puions.
II. Kr-o inan» rlavuin strinx'u, navimqiic gubernans Ihiravit lalis?— A. Insuprrabililius.
H. Alnoclhi? — A. Dcdcs scplenos mil in aunos. S«'quaniciqiic fuil çlor'ta prima soli.
II. Quocapiiur purlu? — A. Cuuciis qui mêla laborum, Svii pueri, juveues, bis purrive *encs.
II. Su Oirc rex lulcio dubiisqui duret in midis, Quas fera res sacris gens ciel, atque libi.
GHASSELL1M (Gaspard), né à Païenne le 19 janvier 1796, a été créé et proclamé cardinal-diacre, par Sa Sainteté Pie IX, dans ie consistoire du 16 juin 1856. — Il était précédemment commissaire pontifical extraordinaire pour les quatre légations et prolégal de Bologne.
GRASSI (Achille du), évéque de Bologne, sa patrie, fait cardinal en 1511, par Jules II, mourut en 1523.
CiR ASSIS (Cn ari.es i»k), Bolonais, gouvorneur de Home, créé, en 1570, par le Pape Pio V, pretre-cardinal du titre de Saiule- Ecphémie, mourut en 1571.
G R ATI EN, de Pise, rut nommé, on 1178, diacre-cardinal du litre de Saint-Cornu et de Saint-Damien, par Alexandre 111,. Pape do 1159 à 1181, et qui, pendant un pontifical de vingt-deux ans, créa cinquante cardinaux en cinq promotions.
GRAVINÀ (Pierre), Sicilien, né en 1749, archevêque de Païenne, fut fait cardinal eu 1816. par Pie VII. Il mourut en 1830.
GRÉGOIRE VIII, dont le nom était Alrert dr MORA, naquit a Bénévenl. — Créé, en 1155, cardinal, par le Pape Adrien VI, il fut fait chancelier do l'Eglise, par Alexandre
III, qui l'envoya, avec lu caractère de légat, eu Espagne, puis en Angleterre. Ce prélat mecéda, le 20 octobre 1187, à Urbain III. [Voy. le Dict. des Papa.)
GRÉGOIRE IX, d'Anagni, précédemment nommé HUGOLIN, ou HUGl'ETIN, de la famille des comtes de Segui, était neveu du Pape Innocent III qui, en 1198, le fit cardinal et évéque d'Oslie. — Envoyé en Allemagne avec le titre de légat, et depuis employé en Italie, il ceignit la liare, après Honorius 111. le 19 mars 1227. [Voy. le Dict. des Papa.)
GRÉGOIRE X, dont le nom élailTHIBAUD, né a Plaisance, de la famille des Viçconti, était archidiacre de Liège. H fut élu par compromis, et a la persuasion de saint Bouaventure', le 1" septembre 1271, après que le siège eut vaqué deux ans et neuf mois, depuis la mort de Clément IV. Thibaud était alors dans la Terru-Sainle avec Edouard d'Angleterre, qui s'était croisé pour celle expédition. A la nouvelle de sa promotion, il monta en chaire, et lit un éloquent discours où il avait pris pour texte ces paroles du psaume cxxxvi : Si je t'oublie jamais, à Jérusalem, que ma droite sèche et soit vouée à l'oubli. Que ma langue s'attache à mon palais, si tu n'es toujours présente à mon esprit, si je ne place toujours Jérusalem comme le premier obiet de ma joie. Il arriva, le 10 février
1272, a Vilerbe, où les cardinaux l'alleu, daictit, et de là se rendit h Home, où il fut consacré et couronné le 27 mars suivant. (Voy. le Dict. des Papes.)
GRÉGOIRE XI (Pikhre-Rogeb), né, en 1329, au châjeau de Maiimont. dans In paroisse de Roziers, en Limousin, était fiUde Guillaume, comte de Beauforl en Vallée, qui jouissait d'une grande faveur à la coor de France et à celle du duc de Normandie. — Neveu de Clément VI, qui le fil cardinal a l'âge de 17 ans, il se distingua de bonne heure par les progrès qu'il fit dnm ses éludes, et acquit toutes les connaissances de son temps. Il était pourvu du prieuré de Rayeles-Angers, de Parchidûiconé de S/-ns, du doyenné de Bayeux, d'un canonient dan»
l'R'xliae de Paris, quand, le 29 décembre
1370, il fut élu, au premier tour de scrutin, pour succéder à Urbain V. Roger, devenu Grégoire XI, fut ordonné prêlrele k janvier
1371, et couronné le lendemain. Il retint auprès de lui le fameux jurisconsulte Balde, qui lui avait enseigné le droit; il le consultait dans les affaires épineuses, et il se servit utilement de ses conseils. [Voy. le Dict. des Papes.)
GRÉGOIRE XII, Ange CORARIO, Vénitien, avait été évéque de Chalcide et de Venise, et patriarche de Constanlinople. - Envoyé, en qualité de nonce, dans le royaume de Naples, par Bonilace IX, il fut élevé au cardinalat, en U05, par le Pape Innocent VII. auquel H succéda le 30 novembre 1106, alors quo l'Eglise était afll gée d'un schisme fâcheux. (Voy. la suite de la vie de Grégoire XII dans le Dict. des Papes.) - Disons seulement que la fin de sa vie appartient encore a l'histoire du cardinalat, car, après sa déposition, il fut nommé, en U15, doyen des cardinaux.
GREGOIRE XIII, Higubs BUONOOMPA- GNO, né è Bologne, cardinal du lilrodeS""'' Sixte, succéda a Pie V, Iel3mai 1572, à l'âge de 70 ans. C'était un des hommes de sou tnmns, les plus versés dans la jurisprudence civile et canonique, qu'il avait proférée avec grande réputation. Sous le pontifie*1 de Paul III, il prit part aux travaux du coq* cile de Trente. Depuis, promu au cardinuM par Pie IV, il fut porté sur le Saint-Siège par l'influence du cardinal detîranvelle. {Tog. ie Dictionn. des Panes.)
GRÉGOIRE XIV, Nicolas SFONDRATE.
de Milan, et dit leCardinat de Crémone, \mw qu'il élait originaire et évéque de celle fut élu le 8 décembre 1590, le siège avant vaqué deux mois et sept jours depuis !» mort d'Urbain VII. Le conclave d'où élait sortie son éleclion, composé de cinquantedeux cardinaux, avait été très-orageux. H fit distribuer h chacun mille écus, à litre d'indemnité pour leurs dépenses. Grégoire, nui fut couronné le jour de fa féto de la Conception de la Sainte Vierge, ne tint le pontifical que dix mois et dix jours. Ce court pontifical ne fut signalé que par une excommunication qu'il lança contre Henri IV et les Calvinistes de France, et par les
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