BERY
GUIBÉ (Robert de) était fils à'Adontl «le Guibé, gentilhomme breton, et d'Olive Landais, sœur de Pierre Landais, tailleur d'habits, qui devint favori du duc de Bretagne. Robert de Guibé eut part à la fortune deson oncle; et parle crédit de celui-ci. obtint successivement plusieurs évèchés. En 1W3, il fut nommé à celui do Tréguier; en 1302. transféré a Rennes, et, en 1506, de Rennes» Nantes. Après la mort du François II, duc de Bretagne, il suivit l'héritière do ce prince, la reine Anne, femme du roi Charles VIII. puis de Louis XII. Ce dernier l'onwa comme ambassadeur a Rome, pour y soutenir les intérêts de la France, et lui obtint le chapeau de cardinal, qu'il reçut en 1505, du Pape Jules II. Toutefois le Pontife sut si bien circonvenir le cardinal do Guibé, qu'ils gagna contre le roi même. Louis XU le prit' du revenu des bénéfices qu'il avait en Franc*; de sorte qu'à peine pouvait- il subsister À Rome, où il mourut en 1513. En 1511 il s'éun dérais de son évéché de Nantes en faveur d* François Hamon , son neveu, duquel nous avons un Bréviaire de Tan 1518, un Rilufl et un Missel, f Voy. Travers, Mst. abr^ des évéques de Nantes; — Guichardi*, Bitt-, liv. ix el x ;— d'Arûektrb , Mst. de Brtt. , liv. xxx ; — Frizon, G allia purpurata;- Saiytk-Marthe, GaUia Christiana; — Au* Rï. Uisl. des enrd.)
G UI DI (Rouu alu), né 5 Césène en 1722, mi fait cardinal par Pie VI, ea 1778. Il mourut en 1780.
GUIDICCIONI ou GUIDUICCIOM (Butbêleut) sortait d'une des meilleures fimillesde la ville de Lucques , en Toscane, où il naquit en 1470. — Après avoir étudt* les sciences humaines, la théologie et I»
jurisprudence, il se fit connaître h la cour «Je Rome, où il fui , comme on disait autrefois, domesliquo (c'est-a-dire Taisant partie de la maison) du cardinal Farnèse. qui le fit vicaire général dans l'êvêché de Parme. Ce cardinal, ayant ceint la tiare sous le nom de Paal III, rappela Guidiccioni , qui s'était retiré à la campagne, près de Lacques, où il était tout entier è l'élude de* lettres et aux exercices de piété. En 1539, il lui donna le chapeau de cardinal avec les évécbés de Cliiu.si, de Théramo et de Lucques, le fit gouverneur de Rome, dataire , grand péuitencier, etc. H avait remis les deus premiers evôchés au Pape, et résigné le dernier a son neveu. Il mourut le 28 août 15V9, âgé de 80 ans. Son corps fut transporté dans son église de Lucques , où Ton voit son tombeau. On a recueilli de lui vingt volumes de droit et quelques petits traités. (Voy. I 6HKi.Lt , Jlalia sacra ; — la Rocupozat, Somtnclalor cardinaHum; — Onuphre Pa«-
VIRI : — AUBEBT.)
GUIDICCIONI (Jiun), érudit et poêle italien, et de la même famille que le précé-
de ses onfanls. Dans celle ville il se lia avec un religieux, qui lui conseilla «l'aller a Paris plutôt que de tourner ses pas vers Rome H* suivit ce conseil , et n'eut pas a s'en repentir. Car, oulre les secours qu'il ireura dans celle villo pour subsister, il oblint une place régent , et fit de grands progrès dans In néologie. Revenu en Espagne, il y enseigna la philosophie dans l'université de Salamnnque, fut théologal de Coria, et choisi pour être prédicaleur de Philippe, infant d Espagne, fils de l'empereur Charles V. Il fut aussi aumônier el confesseur du prince qui lui fil donner l'ôvôché de Carlhagène! et, en 1543, l'envoya pour recevoir, à fladajoz, dona Maria, infante de Portugal , s,i fiancée. Le môme infant, qui fut le mi Philippe II, lui fit aussi donner l'archevêché de Tolède. Siliceo fit de grands présents a sou église , et fonda deux maisons , l'une pour I éducation de quarante jeunes garçons ,
3u'ou élevait dans la piété pour I» service ivin , l'autre pour sutant de tilles pauvres de naissance irréprochable. Elevé en 1555 au cardinalat par l<> Pape Panl IV, il mou-
du cardinal Farnèse qui , en 153* , parvint Ce prélat a composé des narap Trasts sur lé
pJm^i^^t1 "rît 10 D0^ ÎG P^nostert et sur l'^re Vwa, po,,r 'ins!
Paul III Dès 152», le Pape Clément VII fit truclion de sus diocésaine. Lorenco son
Guidiccioni évéque de Fossombrone, dans frère, s'allia a la manu! 1* > r3.'i i
HEial ecclésiastique. En 1535, Paul là le fit é^iïo^ 61
gouverneur de Rome, el, peu après, il GUILLAUME, évêque d Ztr fut
h nvoya. en qualité de nonce, auprès de fait cardinal par Calixte II. en llfl î , Jès
Charles V, que ce prélat accompagna «lans s.»n expédition conlre Tunis. Eu 1539, il fut fait gouverneur de la Romagne , el de la Marche en 1541. Il mourut dans ce môme temps, à la veille d'être promu au cardina. lat. Oulre ses poésies, Guidiccioni a laissé
un grand nombre de lettres, de discours, de Via /a/a, puis prêtre du titre de Saint-
, an- Pierre-ès-Liens.évêquedePorloet.le Sainte-
la mort d'Honoré II , il contribua à l'élection d'Innocent II (contre Anaclet II) Il mourut en 11 VO.
GUILLAUME MATINGUS, natif et archidiacre de Pa vie, créé en 1155, par Adrien IV, diocre-cardinal du litre de Siinle-Marie in Via /a/a, puis prêtre du titre de Saint-
satires adressées à Triphone Gabriello, ., ,., ,,. ;J „;i, ,„. „ , ,t ,,,, s . .....
pelé le Socrate de son temps. Le style de Ruûne, légat en Allemagne, eu France o en
Guidiccioni est noble , soutenu dans les su- Angleterre, mourut en 1177
jets graves et héroïques : il réussissait plus GUILLAUME, évêque de Modène , nommé
heureusement «Jans ces sujets que dans les en 12tt, par le Pape Innocent IV cardinal-
sujets légers. // pensait bien tout ce qu'il évôquo de Sabine, puis légat en Livonie en
duatt , et en fanait encore penser, beaucoup Suède, en Norwége, mour.it en 1251
dircaniage, suivant un critique italien. Les GUILLAUME DE TALLIANTE, Français
OEuvrea de Guidiccioni ont élé plusieurs fois abbé de Saint-Facond , diocèse do Léon
rTAX&n rAVArnm» ,v i Crlé cn 12"' P"r ,e PaP« Innocent IV
GU.DOBONO CA\ ALCHINI (FaA*çois)t prôtre-cardinal du titre des Djuie-Apùtres
né a Tortone en 17o5> fut fait cardinal par mourut en 1230 1 '
^rminn^'liiWmn™ ,8«8' , , GUILLAUME DE BRAI , né d,us la ville
GUIJENU ou SILICEO (Jbajv-Mabtii'ibx) , de ce nom , a.i diocèse de Sens , fut dot en
né a \illogarcia, en Casttlle , d'un pauvre de Laon, archidiacre de Reims, créé/en
laboureur, nommé Jean-Marliuex Guijeno , 1262, cardinal par le Pape Urbain IV et
el de Jeanne Mugnos , changea depuis sou mourut è Orviélo le 19 avril 1232 — Son
nom de Guijeno en celui de Siliceo. — Il épilaphe, qu'on voit aux Dominicains d'Oi-
cmamença à apprendre la grammaire à Hé- viéto, apprend que ce cardinal était iuris-
reo», petite ville près de Villiigarcia , où il consulte, mathématicien el poêle*. (Vou
revenait les samedis prendre «lu pain pour Fbixon, Gallin pur pur ai a; — Aubkhy, Hi*t
toute la semaine. On «lit même que, ses des card ; — la Kociiepozay, Nomenclnto'r
parents m pouvant toujours lui en fournir, cardinnlium ; — Cucoxits, Vit* et gesta
il fut obligé de s.;rvir do sacristain dans Homanorum Ponlificum et cardmuliuw.)
l'église de son village. Depuis, il fit son GU1LLAU.MK DKS FOltGliS. Français, fuit
cours de philosophie à Séville, et résolut en 1305, parle Pjp« Clément V, sou parent,
•J aller a Rome. Mais eu passant per Valence, diacr«!-car<lii«al du titre de Sainl-Côiue et
il fut coolrainl des' jr an ôter quelque temps, de Sainl-Daiweii, puis prêlre du titre do
et un gentilhomme lui confia lu conduito Sjinlo-Pudeuliane, mourut en 1311.
Diction*, des Casdmaui. 3%