‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 242 sur 457 · LEO · texte numérisé non relu

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savants, et qui lui valut la pourpre. Ru 1302, le successeur de Céleslio, Bonifaco \ III, l'envoya en France, auprès de Philippe* le-Bel, avec le titre de légat, pour lâcher de rétablir, entre ce prince et le Saint-Siège, la paix qui avait été troublée, à cause des subsides que le roi voulait lever sur le clergé. Le cardinal Lemoine, qui était très-propre h servir de médiateur entre les deux cours, puisqu'il avait la confiance de l'une et de l'autre, ne put rien obtenir de l'inflexible Philippe, qui ne voulut faire aucune concession. Boni face prescrivit alors è son légal de mettre le royaume en interdit, et de mener è Rome le confesseur du roi, pour qu'il y rendit compte de sa conduite et de celte du prince. Le cardinal , espérant arriver è une conciliation, différait d'exécuter cet ordre, lorsque le Pontife, toujours ennemi dus demi-mesures , chargea l'archidiacre de Coulances et un domestique du cardinal Lemoine, de porter eu France les bulles d'excommunication. Ces messagers furent peu discrets. Philippe, instruit de leur mission, les fil arrêter à Troyes. Le légat fut aussi entouré de sardes. On afficha jusque sur les murs de Saint-Martin de Tours, où il s'était retiré, l'ordonnance qui convoquait les étals généraux pour repousser les prétentions du Pontife. Le cardinal Lemoine assisiuii, en 1305, au conclave tenu a Péronse, pour l'élection de Clément V, qu'il suivit à Avignon, où ce Pontife fixa sa résidence. Il y mourut le 20 août 1313. Son corps, transporté à Paris, dans un cercueil de plomb, fut inhumé, selon ses désirs, dans l'église du collège qu'il y avait fondé, rue Saint-Victor. Il en fit et refit les règlements dans les années 1302, 1308 et suivantes. Ses intentions portaient qu'il y aurait dans ce collège cent étudiants, et six bourses en fareur des écoliers du diocèse d'Amiens, lesquels seraient a la nomination des chanoines de Saint-Wulfran d'Abbevillc, Ces bourses ont été servies jusqu'en 1701. Le fondateur régla le prix des bourses sur le poids et le titre de l'argent. Los bourses dos artistes se payaient quatre marcs d'argent fin, au poids de Paris, et celles des théologiens, six marcs. Celte suge disposition préserva le collège de l'appauvrissement que lui aurait fait subir la baisse de la valeurdes monnaies. « C'est,» dit Dulaure, « le premier exemple de cette précaution conservatrice que présente l'histoire des fonda* lions des collèges de Paris. »ll ne nous reste du cardinal Lemoine que sa Glose, imprimée à Paris, en 1535, et a Venise, en 1586, avec quelques autres fragments sur le droit canon, sous ce titre : G loua aurea nobis priori loeo super sexto Decretalium libro iradila per J. Monachum, etc. (Voy. Hist. dAbbevtlle et de Ponthieu ; — Louanobë , Bioornphie d'Abbevitte et de ses environs.)

LENIUS (Jbah-Baptiste), Romain, évêque de Milel, fait en 1008, par le Pape Paul V, prêtre-cardinal du titre de Saint-Sixte, puis de Sainte-Cécile, évêque de Ferrare, mouru eu 1627.

LENON COURT (Robebt de), fils .le Thierry, seigneur de Lénoncourt, baron deVignory, bailly de Vilry,etc, fut nommé par le roi François!", eh 1535, è révêdiédeCnâ!ons-«ur- Harue. Depuis, évêque de Meiz, il contribua beaucoup ft faire rendre cette villes la France en 1552.— Revêtu de la pourpre, dès 1538, par le Pape Paul III, il lut aussi archevêque d'Embrun , d'Arles , évêque de Sabine, prieur de la Charité, abbé de Saint-Reiui de Reims, etc. Ce prélat fit achever dans son abbaye de Sainl-Remi le magnifique tombeau du saint, qu'avait fait commencer son oncle, Robert de Lénoncourt, archer êque de Reims. Ce dernier, qui avait mérité le glorieux surnom de Père dis pautm, avait sacré le roi François 1", et était mort le 25 septembre 1531. Quant au cardinal de Lénoncourt, il termina sa carrière à la Charité-sur-Loire, le 4 février 1561. Les huguenots, qui, l'année suivante, prirent cette ville, ouvrirent son tombeau et dispersèrent ses os. (Voy.vK Thoo, Hist. ; HUt. du évéques de Metz :— Annales de Chélont du P. Rapine ; — Fbizom ; — Saints -Mabtbb ; - Acbeby.)

LENONCOURT (Philippe ob), d'une noble et ancienne maison de Lorraine, et neveu du précédent, était fils de Henri, comte de Nanteuil - le - Baudouin , gouverneur de Valois, et de Marguerite de Broyés. Le cardinal, son oncle, l'emmena avec lui eo Italie, où il se fit remarquer par son esprit et par ses manières distinguées. De retour en France, il prit l'habit ecclésiastique, et eut plusieurs bénéfices. Le roi Henri III lui accorda sa confiance et son amitié, le fit commandeur de ses ordres à la première création le 13 décembre 1578, et le nomma h l'évêché deChêlons, puis h celui d'Auxerre. Ce prélat eut encore les atomes de Rabais, d'Oigny, etc., et le prieuré de la Charité. Henri de Navarre, depuis Henri IV, avait pour lui beaucoup d'estime; et la Pape Sixte V, pour lui témoigner la sienne, le fil président de l'assemblée, instituée de son temps, pour l'indice des livres défendus. Revêtu de la pourpre sacrée, en 1586, par le même Pontife, qui le nomma archevêque de Reims en 1589, après le cardinal Louis de Lorraine, il ne prit point possession de cette église, étant mort à Rome le 13 décembre 1591, âgé de 65 ans.

LEON X, Jban de MKD1CIS, fils dépurent de Médicis, surnommé le Magnih*** et de Clarisse des Crsins, naquit è Florence le 11 décembre 1475. — En U89, a l'âge de ik ans, il avait été fait cardinal par innocent VIII, et il parvint au pontifical, M seulement de 38 ans, après Jules 11, I* y mars 15i3. Ange Politien, Démétrius CbaJcondyle et Urbain BoUane furent ses maîtres. Pic de la Mirandole, Erasme, Mars»* Ficin, Jean Lascaris, Christophe Landi, enfin les principaux savants, ses conlemp<> rains, fureot ses amis. Son éducation s entendit à toutes les branches des connaissances humaines; il réussit dans toutes.

{Voy. le Dict. des Popes.)

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