‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 243 sur 457 · LEO DES C · texte numérisé non relu

LEO DES C

LEON XI, de Florence, el de la maison de MEDICtS. était fils d'Oclavien. — Avant son exaltation, il s'appelait Alexan Ire, était cardinal de Saint-Jean et de Saint-Pau', et avait été envoyé par Clément VIII, son prédécesseur, comme légat en France, où il avait conquis l'estime générale par son affabilité, sa droiture el Tes qualités qui distinguaient la plupart des membres de sa famille. Elevé au pontifical le 1" avril 1605, a l'Age de 70 ans, il mourut le 27 du même mois. (Vou. le Diet. de» Pape»)

LEON XII, A su bal della GENGA, né d'une famille noble, alliée aux Médicis, naquit au chAieau della Genga, près de Spolète, le 2 août 1760. Il reçut une excellente éducation, dont il sut bien profiler, et, dès 1786, il était un des prélats lej plus remarquables de la cour de Pie VI. — En 1793, nommé nrebevêque de Tyr, il fut envoyé par Pie VI, avec le titre de nonce, h Cologne, puis, eu 1803, accrédité par Pie VU, en qualité de nonce extraordinaire près la diète de Ra- Jisbonne, et chargé d'y entendre les plaintes de l'Eglise d'Allemagne, en butte aux pré- 4entions toujours croissantes des 'princes protestants. En 1805, pendant que le nonce était allé rendre compte de sa mission à "Rome, Napoléon, qui intervenait dans tou% demanda a la cour de Rome que l'archevêque de Tyrfût remplacé par un autre nonce. On voit ensuite della Genga nonce a Munich, è l'égale satisfaction du Saint-Siège et de la cour de Munich. En 1808, il passait par Paris, en retournant en Italie, où, témoin des violences subies par Pie VII, il ne nul qu'en gémir. Retiré dans son abbaye de Monticelli, au diocèse de Fabriano, ify resta jusqu'eu 1814. Pie VII le chargea alors d'une lettre de félicitation adressée è Louis XVIII. Le célèbre cardinal Consalvi était alors è Paris ; il régnait, en quelque sorte, dans cette capitale, où il était accrédité du Saint- Siège auprès des souverains qui y étaient réunis. Il accueillit assez mal l'dirhevè'jue de Tyr, qui ne s'en souvint pas. En 18tG, celui-ci fut promu au cardinalat, et, en 1820, nommé cardinal-vicaire. On choisit d'ordinaire pour ces fondions un membre du Sacré Collège distingué par une piéléexem plaire et éclairée. Ces fonctions oui pour objet de veiller principalement sur les mœurs; olles sont importantes dans une grande ville où affluent des étrangers qui y sont amenés, en plus grand nombre, par fa curiosité et le goût des plaisirs, que par la piété. Le nouveau cardinal-vicaire, doux et indulgent, quoique ne transigeant pas avec le devoir, avait pour maxime, qu'il faut, autant que possible, prévenir les fautes, pour avoir moin* à punir. Le cardinal della Genga était d'ailleurs archiprêlre de la basilique de Sainte-Marie Majeure , préfet de plusieurs congrégations. Pie VII venait de descendre d«ns la tombe après un pontitical de vingttrois ans; son prédécesseur en avait régné vingt-cinq : leurs pontificats réunis donnent quarante-neuf ans, exemple unique dans l'histoire de la Papauté, comme sonl uniques,

RDINAbX. I.LR

dans l'histoire générale, les deux règnes de Louis XIV et de Louis XV, qui forment cent trente-deux ans. Le cardinal della Genga fut élu le 28 septembre 1823. {Voy. lo Ukt. de» Papes.)

LEON de MARSI . appelé en latin LEO MARSlCANUStl LEO OSTIENSIS, et né è Marsi en Italie, prit l'habit de religieux de Saint-Benoit dans le monastère du Mont- Cassin, et fut ensuite créé cardinal et évêqua d'Ostie. Il souscrivit aux actes du concile de Guastalla, convoqué en 1106. Il esl auteur d'une Chronique de l'abbaye du Mont.Cassin, divisée en trois livres, commençant au temps •le saint Benoit et finissant è rabbé Didier, élu Pape sous le nom de Victor III. Celle chronique, Irès-estimée, a été imprimée à Venise, en 1518 ; è Naples, eu 1616; à Paris, en 1603 et 1668, in-fol. Elle se trouve aussi dans Muratori. [Voy. Pibbrb Ducat, De viri» Mut tribu* M. C, c. 31 ; — Arnoul Wion in Lignovitœ; — Bellarmm ; — Baroaius; — Dunif, Bibliothèque des auteur» ecclésiastique» du xu" siècle.)

LEONARD PATRASSUSde Guerrino.évéque d'Alalri, puis de Jesi, fait cardinal éveil ne d'Albano, en 1300, par le Pape Boni face VIII. son neveu, mourut en 1311.

LEONARD DE SALERNE, général d«* l'ordre des Frères mineurs, créé, en 1378, par l'antipape Clément VII, prêtre-cardinal du titre de Saint-Sylvestre et de Saint-Martin aux Monts, évôque d'Ostie et légal en Sicile, mourut en H05.

LERCARI (Nicolas -Mark) naquit è Gènes, le 9 décembre 1675, d'une famille ancienne d'où sont sortis plusieurs hommes recommandables par la protection qu'ils ont accordée aux lettres. — Après avoir fait d'excellentes études, il entra dans les ordres sacrés, el vint è Rome, où son mérite lui ouvrit la carrière des emplois. Il y montra autant d'intelligence des affaires que de désintéressement. Pourvu du gouvernement de Pérouse le k mai 1717, il fut ensuite transféré à celui de Bénéveot, où il se concilia l'estime et l'amitié du cardinal Orsim", archevêque de cette ville, depuis Pape sous le nom de Benoit XIII, qui le déclara son maître de chambre le 29 mai 1724, jour de son exaltalion, et qui, le 12 juin suivant, proposa pour lui dans son premier consistoire l'archevêché titulaire de Nazianze. Le 12 juin 1726, il le nomma premier ministre et secrétaire d'Etal, el le créa cardinal le 9 décembre suivant. Le nouveau cardinal fut placé en même temps dans toutes les congrégations de la cour de Rome, et déclaré protecteur des chanoines de Saint -Jean de Latran le 22 septembre 1727. lt exerça la charge de secrétaire d'Etat jusqu'au 12 juillet 1730, que le nouveau Pape Clément XII en disposa en faveur du cardinal Bancbieri. Déchargé du fardeau des affaires publiques, la cardinal Lercari, après avoir partagé ses dernières années entre les exercices de piété, el la société des artistes, qu'il s'était toujours plu h encourager, mourut k Rome le 23 mars 1757, âgé de quairo-vingl-un ans.

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LESBIO GRASSES, Bolonais, fui créé, en 1180, rar le Pape Alexandre 111, prêtre-cardinal du tilre de Sainte-Susanne.

LEVIS (Philippe db), fila d'Eustache de Lévis, baron de Quélus, et d'Ali» de Damas, dame de Cousan, lut évêque d'Agde, el en* suite archevêque d'Auch. Le Pape Pie H dont il avait été référendaire, l'éleva, en U62, sur le siège de l'Eglise métropolitaine d'Arles, par la cession de Pierre, cardinal de Foix, qui en était archevêque. — En 1473, Pie IV le mit au nombre des cardinaux, de sorte que Philippe, obligé d'aller è Rome, laissa Te soin de son Eglise à Antoine Guiramands, depuis évéque de Digne. Il mourut, figé de quarante ans, lo 4 novembre 1475, à Renie, où il était l'ornement dujSacré Collège, et fut inhumé dans l'église de Sainte-Marie- Mojeure. Eustacbe de Lévis, son frère et sou successeur un l'archevêché d'Arles, fut placé dans le même tombeau eu 1489. (Yoy. Frizon, Galtiapurpurata;— Sa5CI, Ponliftcet Arelattnsts ; — Dochên e cl Albeut, Hi$t. ûet car à.)

Voici son éloge par le P. Alby [1644] : « L'honneur est un fruit de sun rotl,et un surgeon qui vient par rencontre sans être planté , quoiqu'il s enlèvo du plant de la vertu, et du mérite des actions honnêtes. «C'est un bien qu'on perd assurément quand on le cherche, et qn'on rencontre seulement en cherchant autre que lui. Voir tant s'en faut que la gloire puisse être l'objet et le but légitime do nos recherches, qu'elle attire la honte el le blâme a ceux qui l'aiment pour elle-même el qui ont du dessein formé sur 6a beauté. Et elle est tellement le fruit, el l'accessoire de la vertu, que qui veut avoir la gloire par la vertu, la dérobe ; et qui recherche la vertu pour l'amour de la g'oire, rend sa recherche el son amour criminels.

« C'est ce qui fui du tout louable en la vie du cardiual de Lévi, qui étant issu de la très-illustre maison des Lévis, d'où ont dérivé leur extraction des ducs de Ventadour et d'Usez, les marquis de Mirepoix et les comtes de Villars ; et pouvant prétendre autant par la vertu de ses aïeux, que par sou mérite particulier, aux charges publi-

aues etaux honneurs qui iesaccompagnent:

fit néanmoins toujours moins d'éiat de cette vaine pompe d'honneur, que de la verlu, jugeant qu'elle avait assez de beauté pour se faire désirer toute seule : comme ce fut aussi sa verlu, et les louables qualités de sa bonne vie, qui furent le seul sujet de sa promotion aux honneurs, el qui le firent aimer et estimer des grands, aussitôt qu'il en fut connu.

« Sou père, qui fut Eustacbe de Lévi, baron de Cousaan, el de Quélus, ayant reconnu les tendres inclinations qu'il avait pour la piété, la docilité de son esprit, et la douceur de ses mœurs, qui furent comme les premiers éclairs du génie qui parut en lui depuis son bas Age ; îe dédia à l'Eglise, dans l espérance qu'il avait, qu'il se rendrait un jour capable d y tenir les places d'hou-

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neur que ceux de sa famille avaient antrefois dignement remplies a Tulles, à Saint- Flour, à Mirepoix et ailleurs. La nature qui lui avait été libérale de ses dons l'avait doué d'une bonne Ame qu'elle avaii enchfcsée dans un corps revêtu d'un aspect plein d'attraits avec un mélange de douceur el de gravité, qui engendrait le respect el l'amour en tous ceux qui le pratiquaient : et comme il avait des qualités de corps et d'esprit agréables à chacun , il recevait aussi de chacun des louanges pour le tribut des vertus el des grâces qui étaient en lui.

« Il perfectionna ces belles qualités par l'élude des lettres qu'il apprit avec des soins extraordinaires a ceux de sa condition ; comme aussi les avancements qu'il y fit ne furent ni tardifs, ni communs. Ce fut aussi ce qui aida fort a se retirer des occasions du mal, et des actions vicieuses ou inutiles, qui impriment de molles et de vaines habitudes dans l'esprit des jeunes gens, s'il n'est sérieusement occupé aux exercices des scie»; ces, qui ne sont messéants qu'à ceux qui les méprisent. Donc encore ses études étant achevées, ses parents craignant que l'exemple ne l'attirât (comme il arrive aux autres) à des divertissements dangereux, où la perle du temps est Je moindre mal qu'on y fait, et qu'il ne se jelâl aux ébals ordinaires a ceux de son âge, qui lûi présentaient aulml de périls que de plaisirs, ils renvoyèrent! la cour de Rome, non moins pour y prendre la gravité des mœurs et les autres qualités sorlables a la profession a laquelle ils l'avaient destiné ; que pour le faire entrer par la porte de l'honneur aux dignités ecclésiastiques, le faisant connaître à eelui qui en a la dispensation, qui ne manquerait point de l'en gratifier, quand il s'en serait montré digne. .

• Il arriva è Rome, séant le Pape Pie H,i Pon life vraiment grand el illustre en son. gouvernement, et sous qui tous les mérim étaient en possession de récompense el de faveur; qui l'ayant tu et reconnu, l'aima et l'estima, et pour l'attacher & sa cour, le fit aussitôt son référendaire. La vertu d'ailleurs;

3ui est un beau commerce qu'on ne saurait éfendre, et qui n'a pas besoin de lettres patentes pour se faire recevoir, lui acquit autant de faveurs et d'amis qu'il y eut de personnes qui le pratiquèrent. Il u'avaitriende ravalé ni de superbe en sa conversation, rien de léger, de sévère m de passionné eo sa conduite ; el son action était si mesuré en un âge qui n'avait pas beaucoup d'expérience, qu'étant officieux envers tous, il M désobligea jamais personne.

« Tellement que se trouvant dans l'approbation commune, sans l'avoir autrement recherché que par les vertus qui l'avaient montré au public et rendu agréable * tout le momie; il fut nommé è réveehé d'Agde. el bientôtaprès promuè l'archevêché d'Auch, auxquelles charges l'honneur d'y avoirété appelé du propre mouvement d'un Pape, dont la vertu n était pas moins signalée que le jugement, ajouta beaucoup de. splendeur î

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